Rues de Dumbéa
2102 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
1er Gué de la Branche Nord
patrimoine1er Pont de la Dumbéa
patrimoine24B - Houp Géant
patrimoine2ème Pont de la Dumbéa
patrimoine3ème Pont de la Dumbéa
patrimoine4ème Pont de la Dumbéa
patrimoineAccès Aérodrome de Nakutakoin
patrimoineAccès à l'Aérodrome Magenta
patrimoineAccès à l'Ancien Chemin de Fer
patrimoineAccès à l'Ancien Dépotoir
patrimoineAccès Amicale Vietnamienne
patrimoineAccès Ancienne Zone de Chargement SOGESCO
patrimoineAccès Arbé
patrimoineAccès Arizona
patrimoineAccès Arizona Nakutakoin
patrimoineAccès Auberge de Jeunesse
patrimoineAccès au Bienvenue
patrimoineAccès au Centre de Contrôle Technique
patrimoineAccès au Château Hagen
patrimoineAccès au Foyer Indonésien
patrimoineAccès au Pont Bascule
patrimoineAccès Auto Point
patrimoineAccès Axial
patrimoineAccès BHP Sicotec
patrimoineAccès Bilbiothèque Bernheim
patrimoineAccès BNC Magenta
patrimoineAccès Briconautes
patrimoineAccès Camp Est
patrimoineAccès Candide Koch
patrimoineAccès Carcopino
patrimoineAccès Carrière du Pont des Français
patrimoineAccès Carrière Fichter
patrimoineAccès Casino Mont-Dore
patrimoineAccès CDD Carrière de Dumbéa
patrimoineAccès Cegemetal
patrimoineAccès Centre Météo France de Nouméa
patrimoineAccès CET de Gadji (Dépotoir)
patrimoineAccès CFP
patrimoineAccès CFP Paita
patrimoineAccès Champion Magenta
patrimoineAccès Chenil de Ducos
patrimoineAccès Ciné City
patrimoineAccès Clinique Magnin
patrimoineAccès CMI
patrimoineAccès Colas
patrimoineAccès Dépot de Bus
patrimoineAccès Dépot de Scorie de la SLN
patrimoineAccès Dépotoir
patrimoineAccès DEPS
patrimoineAccès DINUM
patrimoineAccès DITTT et DEPS (parking)
patrimoineAccès Drive-In
patrimoineAccès DTSI
patrimoineAccès Ducos Factory
patrimoineAccès du Foyer Reznik
patrimoineAccès Dumez
patrimoineAccès du Parking Ducos Centre
patrimoineAccès du Tribunal de Nouméa
patrimoineAccès du Vol Libre de Nouville
patrimoineAccès École Les Capucines
patrimoineAccès École Marguerite
patrimoineAccès École "Petit Poucet"
patrimoineAccès École Provisoire
patrimoineAccès EMC
patrimoineAccès examen 2 routes
patrimoineAccès FOL
patrimoineAccès Fourrière Ducos
patrimoineAccès GBNC
patrimoineAccès Gendarmerie
patrimoineAccès Groupe Scolaire
patrimoineAccès IMDEX
patrimoineAccès Institut Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Accès Kaori Géant
patrimoineAccès Karting
patrimoineAccès Ko We Kara
patrimoineAccès LABM de Ducos
patrimoineAccès LABM DSM et ATIR
patrimoineAccès Leader Price Magenta
patrimoineAccès Libre Service du Parc
patrimoineAccés Mairie
patrimoineAccès Mairie
patrimoineAccès Mairie de Dumbéa
patrimoineAccès Mairie du Mont Dore
patrimoineAccès Maison de Quartier
patrimoineAccès Maison Lacroix
patrimoineAccès Marconnet
patrimoineAccès McDrive
patrimoineAccès Mobil Calvaire
patrimoineAccès Nord de l'Aérodrome de Magenta
patrimoineAccès OCEF
patrimoineAccès OPT
patrimoineAccès Park Fayard
patrimoineAccès Parking de l'Hôpital CHT Gaston Bourret
patrimoineAccès Piétons Université de Nouville
patrimoineAccès Pompiers du Mont-Dore
patrimoineAccès Porsche
patrimoineAccès Port du Sud
patrimoineAccès Quick
patrimoineAccès Renault
patrimoineAccès Renault Trucks
patrimoineAccès Résidence Magenta IV
patrimoineAccès Résidence Port du Sud
patrimoineAccès RIMAP de Plum
patrimoineAccès Route de la Baie des Dames
patrimoineAccès Royal Motors
patrimoineAccès SCET
patrimoineAccès Segelec
patrimoineAccès Sérical
patrimoineAccès Service d'Hygiène
patrimoineAccès Shell Pacific Petroleum
patrimoineAccès Shell Portes des Fer
patrimoineAccès Siège Enercal
patrimoineAccès SLN Doniambo
patrimoineAccès Socam Carrière de Tonghoué
patrimoineAccès Socométra
patrimoineAccès Sogesco Ducos
patrimoineAccès Sous-Sol Trjibaou
patrimoineAccès SPB
patrimoineAccès Stand de Tir
patrimoineAccès Station Capy
patrimoineAccès Station du Marais
patrimoineAccès Station Sérvice Kenu-In
patrimoineAccès Station Total
patrimoineAccès Stim
patrimoineAccès Total Patch
patrimoineAccès Total Riviéra André de Bechade
patrimoineAccès Usine de l'Eau du Mont-Dore
patrimoineAccès Villa Musée
patrimoineAgave the power
patrimoineAllée Aubryl
patrimoineAllée Claude Vincent
patrimoineAllée d'Auvergne
patrimoineAllée de Gaiacs
patrimoineAllée de la Caulry
patrimoineAllée de la Cité Jean Creugnet
patrimoineAllée de l'Apothicaire
patrimoineAllée de la Prele
patrimoineAllée de Lepidota
patrimoineAllée de l'Herbilleur
patrimoineAllée des Balisiers
patrimoineAllée des Bougainvillées
patrimoineAllée des Écoles
patrimoineAllée des Faux Teck
patrimoineAllée des Fraisiers
patrimoineAllée des Frangipaniers
patrimoineAllée des Galeries
patrimoineAllée des Geckos
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Loches
patrimoineAllée des Mandariniers
patrimoineAllée des Oiseaux du Paradis
patrimoineAllée des Palmiers
patrimoineAllée des Peupliers
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des résidences du Parc
patrimoineAllée du Collège d'Auteuil
patrimoineAllée du Coquetier
patrimoineAllée du Corossol
patrimoineAllée du Gattilier
patrimoineAllée du Goyavier
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAllée du Val Boisé
patrimoineAllée Ernest Creugnet
patrimoineAllée Henri Toune
patrimoineAllée Jacques Naturel
patrimoineAllée Jean-Louis Marie
patrimoineAllée Louise Creugnet
patrimoineAllée Nicolas Schohn
patrimoineAllée Nuku Hiva
patrimoineAllée Thomas Johnston
patrimoineAllée Zico
patrimoineAlmatrium
patrimoineAncien Barrage
patrimoineAncien Chemin de Fer
patrimoineAncien chemin de fer de paita
patrimoineAncien chemin d'extraction du minerai
patrimoineAncien Chemin mine Cosinus
patrimoineAncienne Route Territoriale 1
patrimoineAncien Pont de la Dumbéa
patrimoineAvenue Andrée Collard
patrimoineAvenue Antoine Becquerel
patrimoineAvenue Bonaparte
patrimoineAvenue Boutan
patrimoineAvenue Boutan Prolongée
patrimoineAvenue d'Auteuil
patrimoineAvenue de la Baie de Koutio
patrimoineAvenue de l'Aiguillage
patrimoineAvenue de la Vallée
patrimoineAvenue de la Victoire - Henri Lafleur
patrimoineAvenue de Normandie
patrimoineAvenue des Arrivées
patrimoineAvenue des Départs
patrimoineAvenue des Deux Baies
patrimoineAvenue des Frères Carcopino
patrimoineAvenue des Messageries Maritimes
patrimoineAvenue des Parachutistes Calédoniens
patrimoineAvenue des Passagers
patrimoineAvenue des Télégraphes
patrimoineAvenue des Vieux Métiers
patrimoineAvenue des Voyages
patrimoineAvenue de Tonghoué
patrimoineAvenue Dick Ukeiwé
patrimoineAvenue du Centre Koutio
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue du Golf de Tina
patrimoineAvenue du Grand Large
patrimoineAvenue du Lagon
patrimoineAvenue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Avenue du Président Kennedy
patrimoineAvenue du Vélodrome
patrimoineAvenue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Avenue Gribeauval
patrimoineAvenue James Cook
patrimoineAvenue Johannes Brahms
patrimoineAvenue Koenig
patrimoineAvenue Numa Joubert
patrimoineAvenue Paul Doumer
patrimoineAvenue Paul-Émile Victor
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Béleps
patrimoineBoucle Fabrice Leconte
patrimoineBoucle FL
patrimoineBoulevard de la Plaine d'Adam
patrimoineBoulevard de l'Arène du Sud
patrimoineBoulevard du Rail Calédonien
patrimoineBoulevard Exterieur
patrimoineBoulevard Exterieur Auguste Mercier
patrimoineBoulevard Extérieur Auguste Mercier
patrimoineBoulevard Joseph Wamytan
patrimoineBoulevard Vauban
patrimoineBretelle du Poney Club de l'Étrier
patrimoineBretelle Express du Leques / MT Dore
patrimoineBretelle Express du MT Dore / Leques
patrimoineBretelle vers V.E.2 Nord
patrimoineBretelle vers V.E.2 Sud
patrimoineBUS
patrimoineCentralma
patrimoineChameau
patrimoineChemin
patrimoineChemin accotement voie expresse
patrimoineChemin contournement Aérodrome
patrimoineChemin de Boro
patrimoineChemin de Gadji
patrimoineChemin de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Chemin de Haute Tamoa
patrimoineChemin de la forêt Demazures
patrimoineChemin de la Mine des Barbouilleurs
patrimoineChemin de la Vilette
patrimoineChemin de mangrove
patrimoineChemin de Prony
patrimoineChemin de Saint-Joseph
patrimoineChemin des Colliers Blancs
patrimoineChemin des Écoles
patrimoineChemin des Latérites
patrimoineChemin des Mackeea
patrimoineChemin des Morari
patrimoineChemin des Veillonia
patrimoineChemin des Verts Coteaux
patrimoineChemin de Wikaato
patrimoineChemin Émile Marie
patrimoineChemin Forêt Demazures
patrimoineChemin Joseph Vergoz
patrimoineChemin Marie Louis Genet
patrimoineChemin Moro
patrimoineChemin Patrick Chevalier
patrimoineChemin pedestre
patrimoineChemin Pédestre Yahoué-Rivière Salée
patrimoineChemin Piéton
patrimoineChemin Station Zootechnique de Port Laguerre
patrimoineChemin vers cote 541
patrimoinechemin vers l'usine
patrimoineCollège de Kaméré
patrimoineContour des Grosses Gouttes
patrimoineCôte de l'Amiral Halsey
patrimoineCoulee
patrimoineDéchèterie
patrimoineDéviation suite éboulement
patrimoineDomaine de Sarah
patrimoineDrive in
patrimoineDrive In
patrimoineDromadaire
patrimoineÉchangeur Bonaparte
patrimoineÉchangeur de l'Arène - Zipad
patrimoineÉchangeur de Nakutakoin
patrimoineÉchangeur des Érudits
patrimoineÉchangeur du Littoral-Ondémia
patrimoineÉchangeur Etrier/kowe Kara
patrimoineÉchangeur Savannah - Nouré
patrimoineÉchangeur Zac Panda
patrimoineÉchangeur Zico
patrimoineÉchangeur Ziza
patrimoineÉchangeur Ziza - Zico
patrimoineEntrée Enercal Auteuil
patrimoineEscalier de la FOL
patrimoineForêt humide
patrimoineGiratoire échangeur de Koutio
patrimoinegite du tour du monde Rue de la Roche Lengereau
patrimoineGros mollets
patrimoineGué
patrimoineGué de la Couvelée
patrimoineGué de la Dumbéa
patrimoineGué du Pont Gilbert Ruf
patrimoineImpasse Albert Salles
patrimoineImpasse Albert Varin
patrimoineImpasse André Chitty
patrimoineImpasse Antonio Vivaldi
cultureDestiné à la prêtrise par sa famille, le Vénitien Antonio Vivaldi (1678-1741) fut très tôt admis à la Chapelle ducale grâce à ses talents de violoniste, transmis par son père. Ordonné prêtre en 1703 à vingt-cinq ans, il fut connu de toute l'Europe sous le surnom pittoresque de il Prete Rosso — « le Prêtre roux », en raison de sa flamboyante chevelure. Une santé fragile (probablement une asthme sévère depuis l'enfance) l'empêcha d'exercer pleinement son ministère : il devint alors maître de violon et compositeur en résidence à l'Ospedale della Pietà, célèbre orphelinat vénitien pour jeunes filles. Il y dirigea un orchestre réputé dans toute l'Europe, composant sans relâche aussi bien pour les concerts dominicaux qu'offrait l'hospice que pour ses élèves. Ses tournées européennes, où il apparaissait souvent en interprète de ses propres œuvres, assurèrent une immense diffusion à sa musique. Son catalogue vertigineux dépasse les 700 compositions, dont plus de 500 concertos et 45 opéras. Prenez quelques minutes pour vous laisser bercer par l'Estro armonico (« L'invention harmonique », 1711), la Stravaganza (« L'extravagance », 1714), ou surtout les célébrissimes Quattro Stagioni (« Les Quatre Saisons », 1723), quatre des douze concertos réunis sous le titre Il cimento dell'armonia e dell'inventione — « Le combat entre l'harmonie et l'invention ». Ironie tragique : ce musicien encensé de son vivant mourut misérable à Vienne en 1741, enterré à la fosse commune de l'hôpital des pauvres — puis presque entièrement oublié pendant deux siècles, avant d'être redécouvert au XXᵉ siècle grâce à la mise au jour de ses manuscrits à Turin. Aujourd'hui, ses Quatre Saisons sont l'œuvre classique la plus jouée au monde. Il aura fallu à Vivaldi trois siècles pour retrouver sa gloire — mais quelle gloire.
Impasse Aristide Briand
patrimoineImpasse Balard
patrimoineImpasse Bela Bartok
patrimoineImpasse Bouo
patrimoineImpasse Camille Saint-Saens
patrimoineImpasse Corail
patrimoineImpasse Daniel Bénéteau
patrimoineImpasse Daniel Lalié Selefen
patrimoineImpasse de la Briqueterie
patrimoineImpasse de la Butte
patrimoineImpasse de la Dumbéa
patrimoineImpasse de la Grive
patrimoineImpasse de la Sterne
patrimoineImpasse de l'ECURIE
patrimoineImpasse de l'Étonnement
patrimoineImpasse de l'ETRIER
patrimoineImpasse des Agaves
patrimoineImpasse des Barringtonia
patrimoineImpasse des Becs de Perroquet
patrimoineImpasse des Cannas
patrimoineImpasse des Caoutchoucs
patrimoineImpasse des Cordylines
patrimoineImpasse des Daturas
patrimoineImpasse des Ficus
patrimoineImpasse des Hévéas
patrimoineImpasse des Kaoris
patrimoineImpasse des Kapokiers
patrimoineImpasse des Kohus
patrimoineImpasse des Occitanes
patrimoineImpasse des PALISSANDRES
patrimoineImpasse des Pensées
patrimoineImpasse des Pétunias
patrimoineImpasse des Pinèdes
patrimoineImpasse des Radiers
patrimoineImpasse des Ricins
patrimoineImpasse des Romarins
patrimoineImpasse des Yuccas
patrimoineImpasse de Uitoë
patrimoineImpasse Donald LEVANGON
patrimoineImpasse du Bourrelier
patrimoineImpasse du Café
patrimoineImpasse du Capricorne
patrimoineImpasse du Gouverneur Eboue
patrimoineImpasse du Houp
patrimoineImpasse du JOCKEY
patrimoineImpasse du Révérend Père Jean Vigouroux
patrimoineImpasse du Rire
patrimoineImpasse du Russélia
patrimoineImpasse du Tambour de ville
patrimoineImpasse Faraday
patrimoineImpasse Fauré
patrimoineImpasse Francis Dezelak
patrimoineImpasse François Couperin
patrimoineImpasse Franz Liszt
patrimoineImpasse Gabriel Georget
patrimoineImpasse Gaston Lemetti
patrimoineImpasse Gaston Pallot
patrimoineImpasse Gelin
patrimoineImpasse Georges Dubois
patrimoineImpasse Georg Friedrich Haendel
patrimoineImpasse Guillaume
patrimoineImpasse Gustave Gazengel
patrimoineImpasse Guy Petre
patrimoineImpasse Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Impasse Henry Colardeau
patrimoineImpasse Hui-Rémi Ruru
patrimoineImpasse Jules Elmour
patrimoineImpasse Le Leydour
patrimoineImpasse Léon Lucas
patrimoineImpasse Lévy
patrimoineImpasse Louis Bernard
patrimoineImpasse Louis Mayet
patrimoineImpasse Louis Thomas
patrimoineImpasse Maurice Gane
patrimoineImpasse Michel Kaouma
patrimoineImpasse Minniti
patrimoineImpasse Modeste Moussorgski
patrimoineImpasse Pierre Voyer
patrimoineImpasse privée du Val
patrimoineImpasse Robert Blum
patrimoineImpasse Robert Fessard
patrimoineImpasse Rocheliane
patrimoineImpasse Sarah O'Callaghan
patrimoineImpasse Victor Barbou
patrimoineImpasse Victor Fayard
patrimoineImpasse Yvonne Germain
patrimoineJonction Bangou - Koéalagogumba - UTNC 2018
patrimoinejonction Chimère
patrimoinejonction Marco
patrimoineJonction Marco
patrimoineJonction Tour Sommets - Grosses Gouttes
patrimoinejonction Trail de la Rentrée
patrimoineJump Line
patrimoineKalouéhola vers Camp des Chinois (UTNC 2018)
patrimoineKoureu-Deni
patrimoineLa Corniche du Mont Dore
patrimoineLa sente électrique
patrimoineLiaison de piste cyclable le long de l’aérodrome de Magenta
patrimoineLiaison-Mourange- 2-Tétons
patrimoineliaison Notophagus mois de Mai
patrimoineMarché de Ducos
patrimoineMénard Auto
patrimoineMini-Karting
patrimoineMobil Ducos
patrimoineMonts Koumoingoue
patrimoineNormandie NE-1
patrimoineNouveau pont de Nouville
patrimoineond-Point Ohlen / Ulm
patrimoineParc de la Rivière Bleue
patrimoinePasserelle Sainte-Marie
patrimoinePetite Route
patrimoinePiste
patrimoinePiste Bangou - Camp des Chinois par la Koéalagoguamba
patrimoinePiste Bleue
patrimoinePiste cyclable
patrimoinePiste Cyclable de Pierre Vernier
patrimoinePiste Cyclable de Tina Golf
patrimoinePiste de la Baie Papaye
patrimoinePiste de la Branche Nord
patrimoinePiste de la Case Départ
patrimoinePiste de la Gracieuse
patrimoinePiste de la Koéalagoguamba
patrimoinepiste de la mine Cosinus
patrimoinePiste de la mine Cosinus
patrimoinePiste de la mine Renaissance
patrimoinePiste de la Ni
patrimoinePiste de la Ouinné
patrimoinePiste de la Réserve Intégrale
patrimoinePiste de la Rivière Blanche
patrimoinePiste de la Rivière Bleue
patrimoinePiste de la Zone de Remblai Autorisé
patrimoinePiste de Roulage Port Autonome - SLN
patrimoinePiste des barbouilleurs
patrimoinePiste des Dzumac
patrimoinePiste d'Essais du Centre de Contrôle Technique
patrimoinePiste du Ball-trap
patrimoinePiste du Barrage de la coulée
patrimoinePiste du Mont Poudéhoume
patrimoinePiste du Pic du Rocher
patrimoinePiste du Plateau des Callitropsis
patrimoinePiste du Réservoir d'Eau
patrimoinePiste du Vol Libre du Dzumac
patrimoinePiste Koéalagoguamba - camp des chinois
patrimoinePiste Plaine Adam
patrimoinePiste VTT du Mois de Mai
patrimoinePlace La Constantine
patrimoinePont bascule
patrimoinePont Bascule
patrimoinePont Bascule CDD
patrimoinePont Bascule Lefebvre Ducos
patrimoinePont Carignan
patrimoinePont Carignan - Rue James Paddon
patrimoinePont de Bois
patrimoinePont de Doniambo
patrimoinePont de Gadji - Route de la Caricouié
patrimoinePont de Ko We Kara - Ampère
patrimoinePont de la Belle Vie RT1
patrimoinePont de la Coulée
patrimoinePont de la Dumbéa
patrimoinePont de la Dumbéa V.E.2
patrimoinePont de la Nondoué
patrimoinePont de la Ouanéoué 1 Route Territoriale 1
patrimoinePont de la Ouanéoué 2 Route Territoriale 1
patrimoinePont de la Ouanéoué 3 Route Territoriale 1
patrimoinePont de La Plum
patrimoinePont de la Rhumérie
patrimoinePont de la Spanc
patrimoinePont de La Thy
patrimoinePont de la Tonghoué
patrimoinePont de l'Impérial
patrimoinePont de Lucky Creek
patrimoinePont de Montravel
patrimoinePont de Normandie
patrimoinePont de Nouville
patrimoinePont de Rivière Sallée
patrimoinePont des Canoés
patrimoinePont de Tina
patrimoinePont du Carigou
patrimoinePont du Diable
patrimoinePont du Kaori
patrimoinePont du mois de Mai
patrimoinePont Germain
patrimoinePont Gilbert Ruf
patrimoinePonton K1
patrimoinePont Pédestre de la Thy
patrimoinePont sur Canal de la SLN
patrimoinePont Ziza - Zico
patrimoinePR-DOR1 - Ascension du Mont-Dore
patrimoinePromenade de Koutio
patrimoinePromenade Jules Renard
patrimoinePromenade Panoramique
patrimoineQuick Drive
patrimoineRadier de la Route du Lac Tonghoué
patrimoineRadier du Stand de Tir
patrimoineresd des collines de yahoue
patrimoineRéservoir
patrimoineRond-Point Anova
patrimoineRond-Point Bernanos
patrimoineRond-Point Berthelot (de Mageco)
patrimoineRond-Point Bonaparte
patrimoineRond-Point d'Auteuil
patrimoineRond-Point de Fréjus
patrimoineRond-Point de Green Valley
patrimoineRond-Point de Jules Garnier
patrimoineRond-Point de Kaméré
patrimoineRond-Point de Katiramona
patrimoineRond-Point de la Belle Vie
patrimoineRond-Point de la Colline Paddon
patrimoineRond-Point de la Conception
patrimoineRond-Point de la Croix de Lorraine
patrimoineRond-Point de l'Aérodrome
patrimoineRond-Point de la Gourmette
patrimoineRond-Point de la Maison Paddon
patrimoineRond-Point de la Petite Normandie 1
patrimoineRond-Point de la Petite Normandie 2
patrimoineRond-Point de la Pharmacie d'Auteuil
patrimoineRond-Point de la Résidence du Golf
patrimoineRond-Point de la Route Express
patrimoineRond-Point de l'Éléphant Bleu
patrimoineRond-Point de l'Etrier
patrimoineRond-Point de l' Impérial
patrimoineRond-Point de l'ISE
patrimoineRond-Point de l'OPT de Koutio
patrimoineRond-Point de Magenta Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rond-Point de Mont Ravel
patrimoineRond-Point de Nakutakoin
patrimoineRond-Point de Normandie
patrimoineRond-Point de Papeete
patrimoineRond-Point de Plum
patrimoineRond-Point de Port Vila
patrimoineRond-Point de Punaauia
patrimoineRond-Point des Allamandas
patrimoineRond-Point de Savannah
patrimoineRond-Point de Schmidt
patrimoineRond-Point des Deux Vallées
patrimoineRond-Point des Fraisiers
patrimoineRond-Point des HARAS
patrimoineRond-Point des Sports
patrimoineRond-Point de Tina
patrimoineRond-Point de Tina Golf
patrimoineRond-Point de Tindu
patrimoineRond-Point du 18 Juin
patrimoineRond-Point Dubuisson
patrimoineRond-Point du Collège de Kaméré
patrimoineRond-Point du Collège de Normandie
patrimoineRond-Point du Collège de Plum
patrimoineRond-Point du Collège des Portes de Fer
patrimoineRond Point Ducos Factory
patrimoineRond-Point Ducos Le Centre
patrimoineRond-Point du Domaine Paddon
patrimoineRond-Point du Mont Mou
patrimoineRond-Point du Pont des Français
patrimoineRond-Point Edouard Magnier
patrimoineRond-Point Forest
patrimoineRond-Point Forest 2
patrimoineRond-Point Gervolino / Dumas
patrimoineRond-Point Gustave Clain
patrimoineRond-Point Hagen
patrimoineRond-Point Jean-Gustave Ungler
patrimoineRond-Point Kaméré / Trois Baies
patrimoineRond-Point Ko We Kara
patrimoineRond-Point Louise Michel
patrimoineRond-Point Notre-Dame-du-Pacifique
patrimoineRond-Point Ohlen / Artigue
patrimoineRond-Point Olympe de Gouges
patrimoineRond-Point Pouillet
patrimoineRond-points des Érudits
patrimoineRond-points Emilie du Chatelet
patrimoineRond-Point SLN
patrimoineRond-Point Zico
patrimoineRond-Point Ziza
patrimoineRont-point de Prony
patrimoineRoute Alain Baille
patrimoineRoute Antoine Chérika
patrimoineroute d acces
patrimoineRoute d'Auteuil
patrimoineRoute Daver
patrimoineRoute de Kaméré
patrimoineRoute de Koé
patrimoineRoute de Koé Prolongée
patrimoineRoute de la Baie des Dames
patrimoineRoute de la Baie de Toro
patrimoineRoute de la Boucle Fayard dit Franko
patrimoineRoute de la Caférie
patrimoineRoute de la Caricouié
patrimoineRoute de la Coulée
patrimoineRoute de la Couvelée
patrimoineRoute de la Fontaine du Mont d'Or
patrimoineRoute de la Fontaine du Mont-Dore
patrimoineRoute de la Katiramona
patrimoineRoute de la Mine des Barbouilleurs
patrimoineRoute de la Montagne des Sources
patrimoineRoute de la Nondoué
patrimoineRoute de l'Anse Vata
patrimoineRoute de la Ouanéoué
patrimoineRoute de la Pointe Kongou
patrimoineRoute de la Pouéro
patrimoineRoute de la Roche Blanche
patrimoineRoute de la Socafim
patrimoineRoute de la Spanc
patrimoineRoute de la Station Maraîchère
patrimoineRoute de la Tribu de la Pirogue
patrimoineRoute de la Vallée
patrimoineRoute de la Ziza Paita
patrimoineRoute de l'Église de Saint-Louis
patrimoineRoute de l'Esplanade
patrimoineRoute de Mouirange
patrimoineRoute de N'Dé
patrimoineRoute de Nekuya
patrimoineRoute Denis Smadja
patrimoineRoute de Port-Laguerre
patrimoineRoute de Sainte-Marie
patrimoineRoute de Saint Louis
patrimoineRoute des Americains
patrimoineRoute des Artifices
patrimoineRoute des Bancouliers
patrimoineRoute des Bassins
patrimoineRoute des Charbonniers
patrimoineRoute des Deux Communes
patrimoineRoute des Deux Vallées
patrimoineRoute des Deux Vallées - Rue Jaques Barrau
patrimoineRoute des Dzumac
patrimoineRoute des Forêts
patrimoineRoute des Jardins de Kati
patrimoineRoute des Koghis
patrimoineRoute des Monts Koghis
patrimoineRoute des Tours
patrimoineRoute des Trois Baies
patrimoineRoute des Verts Coteaux
patrimoineRoute des vignerons
patrimoineRoute des Vignerons
patrimoineRoute de Tiati
patrimoineRoute de Yahoué
patrimoineRoute de Yaté
patrimoineRoute de Yereka
patrimoineRoute d'Ondémia
patrimoineRoute du Bain Militaire
patrimoineRoute du Barrage
patrimoineRoute du Bassin de Koé
patrimoineRoute du Carigou
patrimoineRoute du CHS
patrimoineRoute du Cimetière
patrimoineRoute du Col de la Pirogue
patrimoineRoute du Fort Tereka
patrimoineRoute du Golf de Dumbéa
patrimoineRoute du Golf de Tina
patrimoineRoute du Lac Tonghoué
patrimoineRoute du Lotissement Berton
patrimoineRoute du Lotissement Di Luccio
patrimoineRoute du Lotissement Ductane
patrimoineRoute du Lotissement KSI
patrimoineRoute du Lotissement Lacroix
patrimoineRoute du Mont Mou
patrimoineRoute du Mont Thabor
patrimoineRoute du Mont Wivetre
patrimoineRoute du Motocross
patrimoineRoute du Port Despointes
patrimoineRoute du Quai de Gadji
patrimoineRoute du Ranch
patrimoineRoute du Square
patrimoineRoute du Stand de Tir
patrimoineRoute du Sud
patrimoineRoute du Sud RP1
patrimoineRoute du Trou des Nurses
patrimoineRoute du Val Fleury
patrimoineRoute du Vallon Dore
patrimoineRoute Express du Mont-Dore
patrimoineRoute Intérieure
patrimoineRoute Marc Monnier
patrimoineRoute Provinciale du Normandie
patrimoineRoute Provinciale du Normandie E-1
patrimoineRoute Provinciale Yahoué
patrimoineRoutes des Sources - Rue Daniel Lefort
patrimoineRoute Stratégique - Rue Paul Cacot
patrimoineRoute Territoriale 1
patrimoineRoute Vigneron
patrimoineRue Adam de Villiers
patrimoineRue Ader
patrimoineRue Adolphe Barrau
patrimoineRue Adolphe et Louise Laplagne
patrimoineRue Adolphe Unger
patrimoineRue Adrien Riaria
patrimoineRue Agez
patrimoineRue Alain Gerbault
patrimoineRue Albani
patrimoineRue Albert 1er
patrimoineRue Albert Blum
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Albert Ferre
patrimoineRue Albert Kakéa
patrimoineRue Albert Komedji
patrimoineRue Albert Rapadzi
patrimoineRue Albert Satragne
patrimoineRue Albert Schweitzer
patrimoineRue Alcide Desmazures
patrimoineRue Alexandre Courtot
patrimoineRue Alexandre Dumas
patrimoineRue Alexandre Olonde
patrimoineRue Alexis Leboeuf
patrimoineRue Alfred de Musset
patrimoineRue Alfred de Vigny
patrimoineRue Alfred Edighoffer
patrimoineRue Alfred Rambaud
patrimoineRue Algaoué
patrimoineRue Ali Raleb
patrimoineRue Alphonse Dillenseger
patrimoineRue Alphonse Leberre
patrimoineRue Alphonse Médard
patrimoineRue Amété Mackenzie
patrimoineRue Amiral Nimitz
patrimoineRue Ampère
patrimoineRue Anatole France
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Rue André Burck
patrimoineRue André Caillard
patrimoineRue André Capiez
patrimoineRue André Chollet
patrimoineRue André Citroen
patrimoineRue André Cubadda
patrimoineRue André de Béchade
patrimoineRue Andrée Collard
patrimoineRue André Gide
patrimoineRue André Rolly
patrimoineRue André Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Rue André Trichard
patrimoineRue Ange Berlioz
patrimoineRue Antoine Bonnace
patrimoineRue Antoine d'Entrecasteaux
patrimoineRue Antoine Griscelli
patrimoineRue Antoine Metzger
patrimoineRue Antoine Watteau
cultureNé dans une famille modeste de Valenciennes — son père était couvreur —, Jean-Antoine Watteau (1684-1721) monta à Paris à dix-huit ans, sans le sou, et gagna d'abord sa vie en peignant des enseignes de boutique et des décors de fêtes militaires. Un talent hors du commun le fit vite remarquer. Il devint le peintre le plus original de son temps, inventant un genre entièrement nouveau : la fête galante — ces réunions élégantes où l'aristocratie, loin du faste écrasant de Versailles, s'adonne dans des parcs et des pavillons ombragés à la conversation, à la musique, à la séduction, dans un esprit directement inspiré du théâtre populaire italien, la commedia dell'arte. Le succès fut tel que l'Académie royale de peinture dut, en 1717, créer une catégorie inédite pour pouvoir l'admettre : jusque-là, on ne peignait officiellement que des sujets nobles — histoire, mythologie, religion. Watteau obligea l'institution à reconnaître un art nouveau. Son morceau de réception, l'immense Embarquement pour Cythère (aujourd'hui au Louvre - en illustration), est l'archétype et le sommet du genre. Son œuvre s'inscrit dans l'élan du Rococo naissant, ce style d'après le Grand Siècle qui, après la mort de Louis XIV en 1715, remplaçait les colonnades majestueuses par des courbes légères, des ornements en rocaille, des couleurs claires — le nom même vient de « rocaille » (les fausses grottes et coquillages des jardins) mêlé au « barocco » portugais qui signifie « perle irrégulière ». Mais Watteau, plus qu'un décorateur du bonheur, fut le peintre secret d'une mélancolie voilée : dans ses fêtes brille toujours, quelque part, un couple qui se sépare, un visage perdu dans l'ombre, un Pierrot solitaire au regard triste — son sublime Gilles du Louvre pourrait bien être son propre autoportrait spirituel. La raison de cette gaieté teintée de tristesse est simple : Watteau était tuberculeux. Il mourut à trente-six ans, en 1721, à peine quatre ans après son entrée triomphale à l'Académie. Cent cinquante ans plus tard, un jeune poète nommé Paul Verlaine puiserait à cette même source pour ses Fêtes galantes — preuve qu'un peintre peut vraiment inventer, pour toujours, un climat de l'âme.
Rue Antonin Dvorak
patrimoineRue Antonin Lenez
patrimoineRue Arabica
patrimoineRue Arago
patrimoineRue Arkasan Konon
patrimoineRue Armand
patrimoineRue Armand Ohlen
patrimoineRue Armand Wenegei
patrimoineRue Armel Lacourt
patrimoineRue Arnold Daly
patrimoineRue Arsène Choise
patrimoineRue Artemis
patrimoineRue Arthur Magnin
patrimoineRue Arthur Pelletier
patrimoineRue Arthur Rimbaud
patrimoineRue Audrain
patrimoineRue Auer
patrimoineRue Augias
patrimoineRue Auguste Bénébig
patrimoineRue Auguste Bernanos
patrimoineRue Auguste Blanchet
patrimoineRue Auguste Bourgine
patrimoineRue Auguste Brun
patrimoineRue Auguste Déméné
patrimoineRue Auguste Novis
patrimoineRue Auguste Rolland
patrimoineRue Aymard
patrimoineRue Bataille
patrimoineRue Baudelaire
patrimoineRue Benjamin Coste
patrimoineRue Bernard Laroque
patrimoineRue Berthelot
patrimoineRue Bichat
patrimoineRue Blanc
patrimoineRue Blandine Nemoadjou
patrimoineRue Bolivar
patrimoineRue Bora Bora
patrimoineRue Bossuet
patrimoineRue Bouarate
patrimoineRue Bougainville
patrimoineRue Boullanger
patrimoineRue Bouquet de la Grye
patrimoineRue Bourdaloue
patrimoineRue Bourdinat
patrimoineRue Bourvil
patrimoineRue Boutmy
patrimoineRue Brève
patrimoineRue Brisson
patrimoineRue Brosset
patrimoineRue Buffon
patrimoineRue Bureau
patrimoineRue Caea Drudi Dit Doudi
patrimoineRue Calmette
patrimoineRue Camille Corot
patrimoineRue Camille Hoff
patrimoineRue Camille Jamin
patrimoineRue Camille Julia
patrimoineRue Cari
patrimoineRue Carlo Léoni
patrimoineRue Carl Orff
patrimoineRue Carmen Girard
patrimoineRue Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Rue Casey
patrimoineRue Castex
patrimoineRue Catimor
patrimoineRue Cécile Peronnet
patrimoineRue Cécile Tétumu
patrimoineRue Chabert
patrimoineRue Champollion
patrimoineRue Charles Baudelaire
patrimoineRue Charles Berthelin
patrimoineRue Charles Carret
patrimoineRue Charles Chaplin
cultureRien ne prédestinait Charlie Chaplin (1889-1977) petit garçon né dans la misère du sud de Londres à devenir la plus grande star mondiale du XXᵉ siècle — sauf, précisément, cette misère. Père alcoolique disparu très tôt, mère internée en asile psychiatrique après avoir sombré dans la folie, orphelinats successifs, faim, froid, workhouses victoriennes dignes de Dickens : Charles Spencer Chaplin traversa une enfance qu'il évoquera toute sa vie sans complaisance ni pathos. Il commença à travailler sur scène à cinq ans, remplaçant sa mère aphone lors d'un music-hall où il fit rire le public en imitant les gestes qui l'avaient trahie. Ce fut sa première leçon : du désastre humain naît le comique.À vingt-quatre ans, il embarqua pour l'Amérique avec une troupe de pantomime anglaise. Repéré par un producteur d'Hollywood, il fit ses premiers films en 1914. Dès son deuxième tournage, sur un coup de tête, il enfila un vieux chapeau melon, une redingote trop étroite, un pantalon trop grand, des chaussures démesurées empruntées à Fatty Arbuckle, ajouta une petite moustache et une canne : Charlot venait de naître. Le personnage, mélange de dignité et de gaucherie, d'insolence et de tendresse, fit immédiatement rire le monde entier. En quelques années, Chaplin devint l'homme le plus célèbre de la planète — reconnu jusque dans les villages chinois où l'on ne savait ni où était l'Amérique ni ce qu'était le cinéma.Il fit tout : acteur, réalisateur, scénariste, monteur, compositeur (il signait ses musiques), producteur. Il co-fonda United Artists en 1919 avec Mary Pickford, Douglas Fairbanks et D.W. Griffith, prenant ainsi son indépendance vis-à-vis des grands studios. Les chefs-d'œuvre s'enchaînent : Le Kid (1921), La Ruée vers l'or (1925, où il mange sa chaussure bouillie), Le Cirque (1928), Les Lumières de la ville (1931, dont la scène finale reste l'une des plus émouvantes de l'histoire du cinéma), Les Temps modernes (1936, satire glaciale du travail à la chaîne). Quand le parlant s'imposa, Chaplin résista longtemps : Charlot ne parlait pas, il gestualisait. Puis il céda et fit basculer son cinéma dans la parole avec le film le plus courageux de son époque : Le Dictateur (1940), parodie sublime d'Hitler, dont le discours final au peuple reste l'un des grands textes politiques du siècle. Il l'écrivit et le tourna alors que les États-Unis n'étaient pas encore en guerre.Sa liberté d'esprit lui coûta cher. Après Monsieur Verdoux (1947, où il jouait un tueur en série élégant, réquisitoire contre la peine de mort et le capitalisme), et surtout Les Feux de la rampe (1952), le FBI de J. Edgar Hoover et la commission McCarthy le harcelèrent, l'accusant de sympathies communistes. En 1952, alors qu'il faisait la traversée vers l'Europe pour la première mondiale des Feux de la rampe, son visa américain fut annulé en pleine mer. Il ne reviendrait aux États-Unis que vingt ans plus tard, en 1972, pour recevoir un Oscar d'honneur sous une ovation debout de douze minutes — la plus longue de l'histoire de la cérémonie.Il s'installa en Suisse, au manoir de Ban à Corsier-sur-Vevey, où il vécut vingt-cinq années paisibles avec sa dernière épouse Oona O'Neill (fille du dramaturge Eugene O'Neill, elle était trente-six ans plus jeune que Chaplin) et leurs huit enfants. Il y mourut la nuit de Noël 1977, à quatre-vingt-huit ans. Trois mois plus tard, dans une histoire digne d'un de ses films, deux mécaniciens en chômage volèrent son cercueil pour rançonner sa famille — ils furent vite arrêtés et le corps retrouvé dans un champ de maïs. Chaplin repose depuis, tranquillement, à quelques mètres du lac Léman.
Rue Charles Charbonneaux
patrimoineRue Charles Charbonnel
patrimoineRue Charles Cornaille
patrimoineRue Charles Devambez
patrimoineRue Charles Devaux
patrimoineRue Charles de Verneilh
patrimoineRue Charles Floquet
patrimoineRue Charles François Beautemps-Beaupré
patrimoineRue Charles Gaveau
patrimoineRue Charles Gounod
cultureÉlevé dans une famille de mélomanes parisienne — sa mère était pianiste et son père peintre —, Charles Gounod (1818-1893) étudia au Conservatoire de Paris et remporta le prestigieux Prix de Rome en 1839. Le séjour à la Villa Médicis lui révéla la musique italienne et la spiritualité catholique romaine, deux influences durables. Devenu maître de chapelle et organiste en 1843, il suivit des cours de théologie et faillit entrer dans les ordres — mais y renonça peu après l'avènement de la Deuxième République. Sa foi profonde imprégnera néanmoins toute son œuvre. Il connut la gloire avec son cinquième opéra, Faust (1859), pourtant en rupture avec les codes de son époque : là où l'opéra italien célébrait la virtuosité vocale, Gounod privilégiait le lyrisme mélodique et l'expression intime des sentiments. Ce fut le succès mondial. Après trois opéras peu remarqués, la reconnaissance revint avec Roméo et Juliette (1867), autre sommet de son art. Mais son œuvre déborde largement l'opéra : Gounod composa un catalogue considérable de musique sacrée — dont la sublime Messe solennelle de sainte Cécile et deux grands oratorios, Rédemption et Mors et Vita — et surtout la mélodie qu'on entend depuis 150 ans dans tous les mariages, tous les baptêmes et tous les enterrements catholiques du monde : son fameux Ave Maria (sous sa forme définitive en 1859), méditation posée en apesanteur sur le premier prélude en do majeur du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach — union miraculeuse de deux siècles. Détail plus inattendu : Gounod composa aussi une petite pièce humoristique, la Marche funèbre d'une marionnette (1872), qui devint mondialement célèbre lorsqu'Alfred Hitchcock en fit l'indicatif de son émission télévisée Alfred Hitchcock présente. Après un exil à Londres consécutif à la Commune, marqué par une relation orageuse avec la chanteuse Georgina Weldon, Gounod rentra en France et poursuivit sa carrière. Il mourut à Saint-Cloud en 1893, à soixante-quinze ans, alors qu'il composait un Requiem qu'il ne put achever. Son écriture claire et mesurée aura contribué à définir le style français que développeront après lui Bizet et Saint-Saëns. Connaissez-vous ces deux compositeurs ? Cherchez-les, ils ne sont pas loin !
Rue Charles Lavigne
patrimoineRue Charles Loupias
patrimoineRue Charles Ohlen
patrimoineRue Charles Péguy
patrimoineRue Charles Perrault
patrimoineRue Charles Porcheron
patrimoineRue Charles Pricot
patrimoineRue Charles Steinmetz
patrimoineRue Chateaubriand
patrimoineRue Chitty
patrimoineRue Christian Gastaldi
patrimoineRue Christian GASTALDI
patrimoineRue Circulaire
patrimoineRue Claude Bernard
patrimoineRue Claude Cateau
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Claude Rieu
patrimoineRue Clemen
patrimoineRue Clément GERMAIN
patrimoineRue Clément Marot
patrimoineRue Cloos
patrimoineRue Condé
patrimoineRue Constant Caulry
patrimoineRue Contre-Amiral Joseph du Bouzet
patrimoineRue Copernic
patrimoineRue Cosinus
patrimoineRue Coudelou
patrimoineRue Cyprien Equerre
patrimoineRue Cyrille Louison
patrimoineRue d'Alsace
patrimoineRue Dange
patrimoineRue Daniel Barbier
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue d'Aquitaine
patrimoineRue d'Arsonval
patrimoineRue d'Artois
patrimoineRue d'Austerlitz
patrimoineRue de Ba
patrimoineRue de Barleux
patrimoineRue de Beaune
patrimoineRue de Belep
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Bourgogne
patrimoineRue de Bozouls
patrimoineRue de Brecey
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Casabianca
patrimoineRue de Castellane
patrimoineRue de Champagne
patrimoineRue de Charleroi
patrimoineRue de Franche-Comté
patrimoineRue de Gascogne
patrimoineRue de Guyenne
patrimoineRue de Karagreu
patrimoineRue de Kiribati
patrimoineRue de la Baie
patrimoineRue de la Baie d'Huigié
patrimoineRue de la Barbadine
patrimoineRue de la Boudeuse
patrimoineRue de la Boussole
patrimoineRue de la Brillante
patrimoineRue de la Caférie
patrimoineRue de la Carignan
patrimoineRue de la Carrière
patrimoineRue de la Cascade
patrimoineRue de la ceinture
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la chromite
patrimoineRue de la Chromite
patrimoineRue de la Clairière
patrimoineRue de la Collerie
patrimoineRue de la Colline
patrimoineRue de la Constantine
patrimoineRue de la Coulée
patrimoineRue de la Courbet
patrimoineRue de la Dieppoise
patrimoineRue de la Drosera
patrimoineRue de la Dunkerquoise
patrimoineRue de la Forêt
patrimoineRue de la Forêt de la Tonnerre
patrimoineRue de la France Australe
patrimoineRue de la Frégate Nivôse
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Garniérite
patrimoineRue de la Garonne
patrimoineRue de l'Agate
patrimoineRue de la Gazelle
patrimoineRue de la Glorieuse
patrimoineRue de la Gravure
patrimoineRue de la Havannah
patrimoineRue de la Havraise
patrimoineRue de la Jeunesse
patrimoineRue de la Joliette
patrimoineRue de la Juliette
patrimoineRue de l'Alamanda
patrimoineRue de la Lanterne
patrimoineRue de la Lembi
patrimoineRue de l'Alezan
patrimoineRue de l'Algéroba
patrimoineRue de L'Alizé
patrimoineRue de l'Alma-André Ballande
patrimoineRue de l'Aloes
patrimoineRue de la Loire
patrimoineRue de la Loyale
patrimoineRue de l'Alpinia
patrimoineRue de la Luzerne
patrimoineRue de la Maçonnaise
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Malmaison
patrimoineRue de la Mangrove
patrimoineRue de la Mare
patrimoineRue de l'Amaryllis
patrimoineRue de la Maryvonne
patrimoineRue de l'Amborella
patrimoineRue de l'Ambre
patrimoineRue de l'Ambrevade
patrimoineRue de l'Ambroua
patrimoineRue de l'Amethyste
patrimoineRue de L'Amiral Halsey
patrimoineRue de la Monique
patrimoineRue de la Montagne
patrimoineRue de l'Angora
patrimoineRue de l'Anse Apogoti
patrimoineRue de l'Anse de la Mission
patrimoineRue de l'Anse Taa
patrimoineRue de l'Anthurium
patrimoineRue de la Perruche d'Ouvéa
patrimoineRue de la Plaine
patrimoineRue de la Pointe Bovis
patrimoineRue de la Pointe Coulio
patrimoineRue de la Pointe d'Och
patrimoineRue de la Pointe Lasalle
patrimoineRue de la Pointe Moro
patrimoineRue de la Puech
patrimoineRue de la raquette
patrimoineRue de la Recherche
patrimoineRue de Lareignère
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Revue Illustrée
patrimoineRue de la Riviéra
patrimoineRue de la Roche Élise
patrimoineRue de la Roche Grise
patrimoineRue de la Roche Rolland
patrimoineRue de la Roussette
patrimoineRue de la Savane
patrimoineRue de la Seine
patrimoineRue de la Somme
patrimoineRue de la Steppe
patrimoineRue de l'Astrolabe
patrimoineRue de l'Atalai
patrimoineRue de la Thi
patrimoineRue de la Tourmaline
patrimoineRue de la Tribu de Saint-Louis
patrimoineRue de la Turquoise
patrimoineRue de la Valbonne
patrimoineRue de la Vanille
patrimoineRue de la Vannerie
patrimoineRue de la Verdure
patrimoineRue de la Vigne
patrimoineRue de l'Azalée
patrimoineRue de la Zelée
patrimoineRue de l'Ecuyère
patrimoineRue de l'Émile Renouf
patrimoineRue de l'Emu
patrimoineRue de l'Entrée
patrimoineRue de l'Epicerie de la Plaine
patrimoineRue de l'Escale
patrimoineRue de l'Espadon
patrimoineRue de l'Espérance
patrimoineRue de l'Espoir
patrimoineRue de l'Etoile
patrimoineRue de l'Étoile
patrimoineRue de l'Etrange
patrimoineRue de l'Ever Prosperity
patrimoineRue de l'héliconia
patrimoineRue de l'Henriette
patrimoineRue de l'Hibiscus
patrimoineRue de Liège
patrimoineRue de Lifou
patrimoineRue de Lille
patrimoineRue de l'Îlot Crouy
patrimoineRue de l'Îlot Freycinet
patrimoineRue de l'Îlot Lareignère
patrimoineRue de l'Îlot Noumba
patrimoineRue de l'Îlot Nouré
patrimoineRue de l'Îlot Signal
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue de l'Iphigénie
patrimoineRue d'El Kantara
patrimoineRue de l'Observatoire
patrimoineRue de l’Océanien
patrimoineRue de l'Orchidée
patrimoineRue de Lorraine
patrimoineRue de l'Osier
patrimoineRue de Lyon
patrimoineRue de l'Yser
patrimoineRue de Maré
patrimoineRue de Marseille
patrimoineRue de Maubeuge
patrimoineRue de Metz
patrimoineRue de Mirabel
patrimoineRue de Morari
patrimoineRue de Namur
patrimoineRue de Nauru
patrimoineRue Denise Frey
patrimoineRue de Normandie
patrimoineRue d'Entrecasteaux
patrimoineRue de Ouatsindia
patrimoineRue de Papeete
patrimoineRue de Picardie
patrimoineRue de Pontorson
patrimoineRue de Pothée
patrimoineRue de Prony
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue de Reims
patrimoineRue de Rouen
patrimoineRue des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Rue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Acajous
patrimoineRue des Accords de Matignon
patrimoineRue de Saint-Paul
patrimoineRue de Saint-Sébastien
patrimoineRue de Saint-Tarcisus
patrimoineRue de Saint-Thomas
patrimoineRue des Albizias
patrimoineRue des Alizés
patrimoineRue des Allamandas-Timi Schmidt
patrimoineRue des Aloes
patrimoineRue des Aloës
patrimoineRue de Salomon
patrimoineRue de Salonique
patrimoineRue des Alpinias
patrimoineRue des Amaryllis
patrimoineRue des Anchois
patrimoineRue des Anciens Combattants
patrimoineRue des Arangas
patrimoineRue des Araucarias
patrimoineRue des Arbres
patrimoineRue des Arbres du Bonheur
patrimoineRue des Ardennes
patrimoineRue des Arènes
patrimoineRue des Aréquiers
patrimoineRue des Arpenteurs
patrimoineRue des Artifices
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Arts et Métiers
patrimoineRue des Auraucarias
patrimoineRue des Avocatiers
patrimoineRue des Azous
patrimoineRue des Badamiers
patrimoineRue des Bambous
patrimoineRue des Bancouliers
patrimoineRue des Banians
patrimoineRue des Barbouilleurs
patrimoineRue des Bénitiers
patrimoineRue des Bois Bleus
patrimoineRue des Bois de Fer
patrimoineRue des Bois Noirs
patrimoineRue des Bougainvillées
patrimoineRue des Bouraos
patrimoineRue des Bourbons Rouges
patrimoineRue des Brasselinia
patrimoineRue des Bruguieras
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Bunis
patrimoineRue des Cactus
patrimoineRue des Cagous
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Candelabres
patrimoineRue des Caniches
patrimoineRue des Cannas
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Caraibes
patrimoineRue Descartes
patrimoineRue des Cassis
patrimoineRue des Cerisiers Bleus
patrimoineRue des Cévennes
patrimoineRue des Chambeyronia
patrimoineRue des Charpentiers
patrimoineRue des Chefferies
patrimoineRue des Cheminots
patrimoineRue des Chênes Gommes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Citronelles
patrimoineRue des Cocotiers
patrimoineRue des Colliers Blancs
patrimoineRue des Cônes
patrimoineRue des Cosmos
patrimoineRue des Crêtes
patrimoineRue des Cycas
patrimoineRue des Cypres
patrimoineRue des Dahlias
patrimoineRue des Dalmatiens
patrimoineRue des Dattiers
patrimoineRue des Dauphins
patrimoineRue de Sébastopol
patrimoineRue des Epagneuls
patrimoineRue des Eucalyptus
patrimoineRue des Flamboyants
patrimoineRue des Folies de Jeune Fille
patrimoineRue des Forgerons
patrimoineRue des Fougères
patrimoineRue des Fox Terriers
patrimoineRue des Fraisiers
patrimoineRue des Frères Canel
patrimoineRue des Frères Charpentier
patrimoineRue des Frères Debien
patrimoineRue des Frères Dévaux
patrimoineRue des Frères Duhamel
patrimoineRue des Frères Guépy
patrimoineRue des Frères Leca
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue des Frères Maestrati
patrimoineRue des Frères Rossi
patrimoineRue des Frères Terrasson
patrimoineRue des Frères Vautrin
patrimoineRue des Gaiacs
patrimoineRue des Gaïacs
patrimoineRue des Gardenias
patrimoineRue des Gardénias
patrimoineRue des Géomètres Pionniers
patrimoineRue des Géraniums
patrimoineRue des Gerberas
patrimoineRue des Gommiers
patrimoineRue des Goyas
patrimoineRue des Goyaviers
patrimoineRue des Grosses Pierres
patrimoineRue des Hameaux du Golf
patrimoineRue des Hêtres Noirs
patrimoineRue des Hibiscus
patrimoineRue des Horizons
patrimoineRue des Houpes
patrimoineRue des Hugonia
patrimoineRue des Industries
patrimoineRue Désiré Rigot
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Jacarandas
patrimoineRue des Jambosa
patrimoineRue des Jameloniers
patrimoineRue des Jardins de Sainte-Marie
patrimoineRue des Kaoris
patrimoineRue des Kentias
patrimoineRue des Kohus
patrimoineRue des Langues de Boeuf
patrimoineRue des Lantanas
patrimoineRue des Latérites
patrimoineRue des Lavoixias
patrimoineRue des Letchis
patrimoineRue des Lianes Jade
patrimoineRue des Libellules
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Limoniers
patrimoineRue des Liserons
patrimoineRue des Locomotives
patrimoineRue des Lys
patrimoineRue des Madrépores
patrimoineRue des Manguiers
patrimoineRue des Marguerites
patrimoineRue des Mascareignes
patrimoineRue des Métiers
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Mines
patrimoineRue des Moratia
patrimoineRue des Moustiquaires
patrimoineRue des Mulets
patrimoineRue des Muriers
patrimoineRue des Nautiles
patrimoineRue des Nepenthes
patrimoineRue des Niaoulis
patrimoineRue des Nids d'Oiseaux
patrimoineRue des Notous
patrimoineRue des Oiseaux
patrimoineRue de Soissons
patrimoineRue des Olives
patrimoineRue des Opui
patrimoineRue des Orchidées
patrimoineRue des Palefreniers
patrimoineRue des Palétuviers
patrimoineRue des Palmiers
patrimoineRue des Palourdes
patrimoineRue des Pandanus
patrimoineRue des Papayers
patrimoineRue des Papillons
patrimoineRue des Papyrus
patrimoineRue des Passiflores
patrimoineRue des Perruches
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Petites Affiches
patrimoineRue des Pétroglyphes
patrimoineRue des Philodendrons
patrimoineRue des Phoenix
patrimoineRue des Pigeons Verts
patrimoineRue des Pluies d'Or
patrimoineRue des Poinsettias
patrimoineRue des Porcelaines
patrimoineRue des Promeneurs
patrimoineRue des Ramoneurs
patrimoineRue des Raphias
patrimoineRue des Roches Noires
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Roussettes
patrimoineRue des Sables
patrimoineRue des Santals
patrimoineRue des Sapins
patrimoineRue des Sapins SL
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Siamois
patrimoineRue des sous Bois
patrimoineRue des Tabous
patrimoineRue des Tamanous
patrimoineRue des Tamariniers
patrimoineRue des Tamarins
patrimoineRue des Tamaris
patrimoineRue des Thazards
patrimoineRue des Tiarés
patrimoineRue des Tourneurs
patrimoineRue des Toutoutes
patrimoineRue de Strasbourg
patrimoineRue des Traverses
patrimoineRue des Trocas
patrimoineRue des Trois Banians
patrimoineRue des Tulipiers
patrimoineRue des Tumulus
patrimoineRue des Turverts
patrimoineRue de Suffren
patrimoineRue des Vétivers
patrimoineRue des Wagonnets
patrimoineRue des Zinnias
patrimoineRue de Tiga
patrimoineRue de Tonga
patrimoineRue de Touho
patrimoineRue de Touraine
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue de Verteuil
patrimoineRue Diégo Sanuy
patrimoineRue Dorbritz
patrimoineRue Doudi Caea
patrimoineRue Douglas Mac Arthur
patrimoineRue Doui Matayo Wetta
patrimoineRue d'Ouvéa
patrimoineRue Dragomir Topalovic
patrimoineRue du 18 Juin
patrimoineRue du 1er Mai
patrimoineRue du 24 Septembre
patrimoineRue du 5 Mai
patrimoineRue du Badamier
patrimoineRue du Balisier
patrimoineRue du Bancoulier
patrimoineRue du Banian
patrimoineRue du Bataillon du Pacifique
patrimoineRue du Béarn
patrimoineRue du Bellay
patrimoineRue du Bengali
patrimoineRue du Berry
patrimoineRue du Bicentenaire
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bougainvillier
patrimoineRue du Bourao
patrimoineRue du Bucephale
patrimoineRue du Cagou
patrimoineRue du Camélia
patrimoineRue du Capitaine Bois
patrimoineRue du Capitaine de Vaisseau Eugène Gautier de la Richerie
patrimoineRue du Capitaine Gaudriault
patrimoineRue du Capitaine Lucien Lefevre
patrimoineRue du Capitaine Perraud
patrimoineRue du Capitaine Robineau
patrimoineRue du Capitaine Vidal
patrimoineRue du Cardinal
patrimoineRue du cassis
patrimoineRue du Cavalère
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Chambeyronia
patrimoineRue du Charbon
patrimoineRue du Chef Androu
patrimoineRue du Chef de Bataillon Savey
patrimoineRue du Chef de Gare Fontaine
patrimoineRue du Chef Kandjio
patrimoineRue du Chemin de Fer
patrimoineRue du Cirque
patrimoineRue du Citronnier
patrimoineRue du Clairbois
patrimoineRue du Coeur de Boeuf
patrimoineRue du Collier Blanc
patrimoineRue du Colonel Driant
patrimoineRue du Colporteur
patrimoineRue du Commandant Alexandre Babo
patrimoineRue du Commandant Charcot
patrimoineRue du Commandant de Bovis
patrimoineRue du Commandant de Mersuay
patrimoineRue du Commandant Paul Déméné
patrimoineRue du Commandant Rougy
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Conducteur Benebig
patrimoineRue du Coq d'Or
patrimoineRue du Creek
patrimoineRue du Creek Jack
patrimoineRue du Croissant
patrimoineRue du Cuivre
patrimoineRue du Cycas
patrimoineRue du Dahlia
patrimoineRue du Dauphiné
patrimoineRue du Docteur Drayton
patrimoineRue du Docteur Eschembrenner
patrimoineRue du Docteur Georges Collard
patrimoineRue du Docteur Guégan
patrimoineRue du Docteur Jean Richard
patrimoineRue du Docteur Jubin
patrimoineRue du Docteur Le Scour
patrimoineRue du Docteur Loison
patrimoineRue du Docteur Paul Tollinchi
patrimoineRue du Docteur Roland Germain
patrimoineRue du Docteur Schweitzer
patrimoineRue du Docteur Sylvio Tiburzio
patrimoineRue du Docteur Tivollier
patrimoineRue du Domino
patrimoineRue du Flamboyant
patrimoineRue du France 2
patrimoineRue du Frère Aristide
patrimoineRue du Frère Arthur
patrimoineRue du Frère Candide
patrimoineRue du Frère Darius
patrimoineRue du Frère Germain
patrimoineRue du Frère Louis-Antonio
patrimoineRue du Frère Marmoiton
patrimoineRue du Frère Philothère
patrimoineRue du Frère Prudence
patrimoineRue du Frère Théophane
patrimoineRue du Frère Ulbert
patrimoineRue du Gaïac
patrimoineRue du Gardenia
patrimoineRue du Général Alleyron
patrimoineRue du Général Gallieni
patrimoineRue du Général Mangin
patrimoineRue du Général Patch
patrimoineRue du Général Sarrail
patrimoineRue du Géranium
patrimoineRue du Gibier
patrimoineRue du Gommier
patrimoineRue du Gouverneur Guillain
patrimoineRue du Gouverneur Guyon
patrimoineRue du gouverneur Sautot
patrimoineRue du Gouverneur Testard
patrimoineRue du Grand Cerf
patrimoineRue du Grand Chef Henri Naisseline
patrimoineRue du Hameau Saint-Michel
patrimoineRue du Havre
patrimoineRue du Jade
patrimoineRue du Jura
patrimoineRue du Kaori
patrimoineRue du Kohu
patrimoineRue du Languedoc
patrimoineRue du Lantana
patrimoineRue du Lieutenant Colonel Broche
patrimoineRue du Lieutenant Jean Caillard
patrimoineRue du Macrocarpa
patrimoineRue du Marais
patrimoineRue du Maréchal De Lattre de Tassigny
patrimoineRue du Maréchal Juin
patrimoineRue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Maréchal Lyautey
patrimoineRue du Marlin
patrimoineRue du Mécanicien Guittet
patrimoineRue du Mekoua
patrimoineRue du Midi
patrimoineRue du Moniteur Imperial
patrimoineRue Dumont-d'Urville
patrimoineRue du Mont Moné
patrimoineRue du Mont Té
patrimoineRue du Nautilus
patrimoineRue du Notou
patrimoineRue du Nouvelliste
patrimoineRue du Palladium
patrimoineRue du Panorama
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Pasteur Marcel Ariège
patrimoineRue du Pasteur Marc Lacheret
patrimoineRue du Père Teppaz
patrimoineRue du Perroquet
patrimoineRue du Petit Bois Doré
patrimoineRue du Petit Couli
patrimoineRue du Petit Train
patrimoineRue du Pic Kou
patrimoineRue du Pic Malaoui
patrimoineRue du Pigeon Vert
patrimoineRue du Plateau
patrimoineRue du Platine
patrimoineRue du Point de Vue
patrimoineRue du Poitou
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Pont Tournant
patrimoineRue du Pouatte
patrimoineRue du POULAIN
patrimoineRue du Pourpier
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue Duquesne
patrimoineRue du Radier
patrimoineRue du Ralliement
patrimoineRue du Ranch
patrimoineRue du RANCH
patrimoineRue du Récif Sénez
patrimoineRue du Révérend Père Boileau
patrimoineRue du Révérend Père Bussy
patrimoineRue du Révérend Père Clément
patrimoineRue du Révérend Père de Bussy
patrimoineRue du Révérend Père de Fenoyl
patrimoineRue du Révérend Père Deloire
patrimoineRue du Révérend Père de Mijolla
patrimoineRue du Révérend Père Gaudet
patrimoineRue du Révérend Père Goujon
patrimoineRue du Révérend Père Lambert
patrimoineRue du Révérend Père Montrouzier
patrimoineRue du Révérend Père Palazzi
patrimoineRue du Révérend Père Roman
patrimoineRue du Révérend Père Rougeyron
patrimoineRue du Révérend Père Sagato
patrimoineRue du Rhin
patrimoineRue du Rhône
patrimoineRue du Roussillon
patrimoineRue du Ruisseau
patrimoineRue du Sacré Coeur
patrimoineRue du Saint-Antoine
patrimoineRue du Saint-Louis
patrimoineRue du Saint-Pierre
patrimoineRue du Sextant
patrimoineRue du Siffleur
patrimoineRue du Snark
patrimoineRue du Soleil
patrimoineRue du Sous-Bois
patrimoineRue du Tabou
patrimoineRue du Tacite
patrimoineRue du Tamanou
patrimoineRue du Tazard
patrimoineRue du Titane
patrimoineRue du Titania
patrimoineRue du Tournant
patrimoineRue du Tunnel d'Erambéré
patrimoineRue du Vallon Dore
patrimoineRue du Var
patrimoineRue du Vétiver
patrimoineRue du vieux pont
patrimoineRue du Vieux Pont
patrimoineRue du Wagonnet Decauville
patrimoineRue du Zinc
patrimoineRue d'Ypres
patrimoineRue Edmond Caillard
patrimoineRue Edmond Harbulot
patrimoineRue Edmond Paulin
patrimoineRue Edouard Bocquet
patrimoineRue Edouard Dalmayrac
patrimoineRue Edouard Mercier
patrimoineRue Edouard Pouillet
patrimoineRue Edouard Soulard
patrimoineRue Edouard Unger
patrimoineRue Eiffel
patrimoineRue Einstein
patrimoineRue El Alamein
patrimoineRue Elie Laffete
patrimoineRue Émile Heiny
patrimoineRue Émile Lesson
patrimoineRue Émile Mouledous
patrimoineRue Émile Nechero
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Emma Meyer
patrimoineRue Engler
patrimoineRue Enrico Caruso
patrimoineRue Eric Satie
patrimoineRue Ernest Darnaud
patrimoineRue Ernest Oliveau
patrimoineRue Ethel Barrau
patrimoineRue Eugène Delacroix
patrimoineRue Eugène Levesque
patrimoineRue Eugène Mamelin
patrimoineRue Eugène Porcheron
patrimoineRue Evenor de Greslan
patrimoineRue Faidherbe
patrimoineRue Fanny Schmidt
patrimoineRue Faustine Bernut
patrimoineRue Febvrier-Despointes
patrimoineRue Félix Bernut
patrimoineRue Félix Broche
patrimoineRue Félix Raoul Thomas
patrimoineRue Félix Russeil
patrimoineRue Félix Trombe
patrimoineRue Félix Trubert
patrimoineRue Fenelon
patrimoineRue Fernand Colardeau
patrimoineRue Fernandel
patrimoineRue Fernande Leriche
patrimoineRue Fernand Forest
patrimoineRue Fernand Gerdolle
patrimoineRue Fernand Raynaud
patrimoineRue Fleming
patrimoineRue Florindo Paladini
patrimoineRue France Castanet
patrimoineRue Francis Blanche
patrimoineRue Francis Cornaille
patrimoineRue Francis Rossi
patrimoineRue François Anewy
patrimoineRue François Douyère
patrimoineRue François Frey
patrimoineRue François Villon
patrimoineRue Franklin
patrimoineRue Frantz Metzger
patrimoineRue Franz Liszt
patrimoineRue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue Frédérick Martin
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Frédéric Surleau
patrimoineRue Fulton
patrimoineRue Gabriel Laigle
patrimoineRue Gabriel Lecourieux
patrimoineRue Gabriel Simonin
patrimoineRue Gaétan Brini
patrimoineRue Galet Kiolet Nea
patrimoineRue Galilée
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Gaston Constant
patrimoineRue Georges Baudoux
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Georges Champion
patrimoineRue Georges CHAMPION
patrimoineRue Georges Claude
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Georges Dubois
patrimoineRue Georges Guillermet
patrimoineRue Georges Guynemer
patrimoineRue Georges Kabar
patrimoineRue Georges Kihm
patrimoineRue Georges Lèques
patrimoineRue Georges Mandel
patrimoineRue Georges Montagnat
patrimoineRue Georges Nagle
patrimoineRue Georges Pisier
patrimoineRue Georges Potter
patrimoineRue Georgette Mourin
patrimoineRue Gérald Bonnard
patrimoineRue Géraldine Bigourd
patrimoineRue Gérard de Nerval
patrimoineRue Gerolimo Draghiceviz
patrimoineRue Gilbert Allègre
patrimoineRue Ginette Harbulot
patrimoineRue Girofano
patrimoineRue Gogenmos
patrimoineRue Gouassem
patrimoineRue Goyetche
patrimoineRue Gué Xi
patrimoineRue Guillaume Apollinaire
patrimoineRue Gustave Flaubert
patrimoineRue Gustave Glaumont
patrimoineRue Gustave Mouchet
patrimoineRue Gutenberg
patrimoineRue Guy Ammann
patrimoineRue Guy Chapuis
patrimoineRue Guy Esparbes
patrimoineRue Guy Pètre
patrimoineRue Hanckar
patrimoineRue Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Rue Hélène Chaniel
patrimoineRue Héloïse Luiggi
patrimoineRue Henri Baudoeuf
patrimoineRue Henri Bergson
patrimoineRue Henri Bernanos
patrimoineRue Henri Boissery
patrimoineRue Henri Brown
patrimoineRue Henri Chitty
patrimoineRue Henri Cortot
patrimoineRue Henri Delrieu
patrimoineRue Henri de Rochefort
patrimoineRue Henri Dubuisson
patrimoineRue Henri Guillebaud
patrimoineRue Henri Hannequin
patrimoineRue Henri Lafleur
patrimoineRue Henri Mainguet
patrimoineRue Henri Martinet
patrimoineRue Henri Niautou
patrimoineRue Henri Saliman
patrimoineRue Henri Schmidt
patrimoineRue Henri Simonin
patrimoineRue Hercule
patrimoineRue Higginson
patrimoineRue Hinatéa
patrimoineRue Hippolyte Cheval
patrimoineRue Hippolyte Passy
patrimoineRue Honoré Pantaloni
patrimoineRue Honoré PANTALONI
patrimoineRue Humboldt
patrimoineRue Hyppolite Passy
patrimoineRue Isaac Newton
patrimoineRue Isidore Pancher
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jacques Iékawé
patrimoineRue Jacques Jeandot
patrimoineRue Jacques Lods
patrimoineRue Jacques Mainguet
patrimoineRue Jacques Monod
patrimoineRue Jacques Naturel
patrimoineRue Jacques Prévert
patrimoineRue Jacques Tavan
patrimoineRue Jacques-Yves Cousteau
patrimoineRue James Cook
patrimoineRue James Paddon
patrimoineRue Jean Apach
patrimoineRue Jean Arnould
patrimoineRue Jean Banuelos
patrimoineRue Jean-Baptiste Dezarnaulds
patrimoineRue Jean-Baptiste Lulli
patrimoineRue Jean-Baptiste Marillier
patrimoineRue Jean Bart
patrimoineRue Jean Barthe
patrimoineRue Jean Bernard
patrimoineRue Jean Chalier
patrimoineRue Jean Creugnet
patrimoineRue Jean de la Fontaine
patrimoineRue Jean Dillenseger
patrimoineRue Jean Fabre
patrimoineRue Jean-François Cherrier
patrimoineRue Jean-François de La Pérouse
patrimoineRue Jean Frayssinet
patrimoineRue Jean Gabin
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Rue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Le Chenadec
patrimoineRue Jean Lecomte
patrimoineRue Jean Lomont
patrimoineRue Jean-Louis Loupias
patrimoineRue Jean-Louis Merignac
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jeanne de Vaismes
patrimoineRue Jean Ohlen
patrimoineRue Jean-Paul Leyraud
patrimoineRue Jean-Pierre Lapous
patrimoineRue Jean Pinelli
patrimoineRue Jean Prévost
patrimoineRue Jean Prevot
patrimoineRue Jean Sébastien Bach
patrimoineRue Jeanson
patrimoineRue Jean Tranape
patrimoineRue Jean Verges
patrimoineRue Jean Wasman
patrimoineRue Jenner
patrimoineRue Jérôme Gaia Benoit
patrimoineRue Joachim du Bellay
patrimoineRue Johannes Brahms
patrimoineRue Johannes Karevie Homou
patrimoineRue Johann Sebastian Bach
patrimoineRue Johann Strauss
patrimoineRue Jolimont Kabar
patrimoineRue Joliot-Curie
patrimoineRue José-Maria de Heredia
patrimoineRue Joseph Brun
patrimoineRue Joseph Leclere
patrimoineRue Joseph Santino
patrimoineRue Joule
patrimoineRue Julen Belet
patrimoineRue Jules Dolbeau
patrimoineRue Jules Dumont Durville
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Harbulot
patrimoineRue Jules Ollivaud
patrimoineRue Jules Romains
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Julien Belet
patrimoineRue Juliette Bernard
patrimoineRue Junker
patrimoineRue Kataouï
patrimoineRue Kersaint
patrimoineRue Kiolet Néa Gallet
patrimoineRue Ko-Oüa
patrimoineRue Kouaré
patrimoineRue Kowi Bouillant
patrimoineRue La Bayonnaise
patrimoineRue La Brillante
patrimoineRue La Bruyère
patrimoineRue Lacave-Laplagne
patrimoineRue La Fayette
patrimoineRue La Fly
patrimoineRue La Fontaine
patrimoineRue La Forte
patrimoineRue Laguimiville
patrimoineRue La Havannah
patrimoineRue Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue La Pérouse
patrimoineRue La Sarcelle
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue le Brigand
patrimoineRue Le Carrour
patrimoineRue le Catinat
patrimoineRue Léo Delibes
patrimoineRue Léon Bourgeois
patrimoineRue Léon Coursin
patrimoineRue Léon Renaud
patrimoineRue Léon Trubert
patrimoineRue Léon Vincent
patrimoineRue Léopold Baronnet
patrimoineRue Léopold de Pritzbuer
patrimoineRue Léopold Rousselot
patrimoineRue le Pacifique
patrimoineRue Le Polynesia
patrimoineRue Leprédour
patrimoineRue Le Prédour
patrimoineRue le Prony
patrimoineRue Le Rhin
patrimoineRue Leroy
patrimoineRue Le Styx
patrimoineRue Le Tane Manu
patrimoineRue Limousin
patrimoineRue Loiseau
patrimoineRue Louis Beauvilliers
patrimoineRue Louis Cheval
patrimoineRue Louis Colette
patrimoineRue Louis Cuer
patrimoineRue Louis de Bougainville
patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Louis Flize
patrimoineRue Louis Forest
patrimoineRue Louis Freycinet
patrimoineRue Louis Garrigou
patrimoineRue Louis Gex
patrimoineRue Louis Hénin
patrimoineRue Louis Imbault
patrimoineRue Louis Kaddour
patrimoineRue Louis Lagarde
patrimoineRue Louis Le Mescam
patrimoineRue Louis Leques
patrimoineRue Louis Malaval
patrimoineRue Louis Moreau
patrimoineRue Louis Nas de Tourris
patrimoineRue Louis Pauty
patrimoineRue Louis Pelatan
patrimoineRue Louis Renault
patrimoineRue Louis Revercé
patrimoineRue Louis Salomon
patrimoineRue Louis Thédore Bérard
patrimoineRue Louis Yamamoto
patrimoineRue Luc Amoura
patrimoineRue Lucien Fuguere
patrimoineRue Lucien Hénin
patrimoineRue Lucien Hervouet
patrimoineRue Lucienne Breval
patrimoineRue Lucien Nielly
patrimoineRue Luc Wadé
patrimoineRue Ludwig van Beethoven
cultureFils d'un père alcoolique qui le voulait enfant prodige à la manière de Mozart, Ludwig van Beethoven (1770-1827) s'imposa à Vienne dès sa jeunesse comme un pianiste virtuose fulgurant, élève de Haydn, promis à un brillant avenir. Descendant d'une famille flamande — le nom évoque en vieux néerlandais l'idée d'un « jardin de betteraves » — il grandit dans une Europe en pleine ébullition sociale et politique, et s'enthousiasma pour la Révolution française et la naissance de la démocratie, devenant un grand admirateur de Napoléon Bonaparte. Sortant du cadre musical classique de son temps, il fit basculer la musique dans le romantisme, favorisant l'expression des sentiments et des états d'âme sur les codes de forme hérités du XVIIIᵉ siècle. Il alla jusqu'à dédier au Premier Consul français sa Symphonie n°3, l'Héroïque (1803), rêvant de transgresser les codes sociaux d'une noblesse viennoise qui le jugeait talentueux mais toujours par son sang. La proclamation du Premier Empire l'année suivante fut vécue comme une trahison : il déchira rageusement la dédicace. « [Napoléon] n'est rien de plus qu'un homme ordinaire ! Maintenant il va fouler aux pieds tous les droits humains, il n'obéira plus qu'à son ambition, il deviendra un tyran ! » C'est à la même époque que commença sa surdité progressive, apparue vers 1798 et devenue presque totale vers 1818. Le fougueux Beethoven, rongé par le silence et la solitude, écrivit dès 1802 le bouleversant Testament de Heiligenstadt, lettre à ses frères où il envisageait le suicide — puis renonça à mourir *« pour l'art »*. Après avoir mis un terme à sa carrière de pianiste, il continua de composer des œuvres qu'il ne pourrait plus jamais entendre autrement que par son audition intérieure, comme sa monumentale Symphonie n°9, chef-d'œuvre que Richard Wagner qualifiera de « dernière des symphonies » — et dont le mouvement final, l'Ode à la joie, est aujourd'hui l'hymne officiel de l'Union européenne. Ce que Beethoven avait espéré de Napoléon, l'Europe des peuples le lui aura finalement rendu, deux siècles plus tard.
Rue Lully
patrimoineRue Malia Heitakava
patrimoineRue Mallarmé
patrimoineRue Marcel Coursin
patrimoineRue Marcel Exbroyat
patrimoineRue Marcel Gervolino
patrimoineRue Marcel Guépy
patrimoineRue Marcel Lacourt
patrimoineRue Marcel Nusbaum
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Marcel Petron
patrimoineRue Marcel Toofa
patrimoineRue Marconi
patrimoineRue Maria Callas
cultureNée à New York de parents grecs, la soprano Maria Kalogeropoulos (1923-1977) décida à quatorze ans de rentrer en Grèce avec sa mère et sa sœur pour y poursuivre ses études de musique. Entrée à l'opéra d'Athènes en 1941, elle fut remarquée aux Arènes de Vérone en 1947 dans La Gioconda de Ponchielli, où le chef Tullio Serafin la prit sous son aile. Ce fut le début de sa carrière italienne : d'abord des rôles dramatiques et lourds — Turandot de Puccini, ou l'Isolde wagnérienne de Tristan et Isolde —, puis, tournant décisif, la découverte du bel canto italien avec Les Puritains de Bellini. Voix dramatique capable pourtant d'une souplesse et d'une virtuosité inouïes, elle réinventa des partitions oubliées (Cherubini, Spontini, Donizetti), qu'elle rendit à jamais siennes. Sous la direction du metteur en scène Luchino Visconti, notamment dans La Traviata à la Scala en 1955, elle imposa une révolution : Callas ne chantait pas les rôles, elle les vivait, avec une intensité théâtrale qui bouleversa l'opéra du XXᵉ siècle. Sa carrière prit un tournant en 1962 : usée par le surmenage, marquée par sa passion tragique pour l'armateur Aristote Onassis — qui l'abandonna en 1968 pour épouser Jackie Kennedy —, elle perdit peu à peu son étendue vocale, qui avait atteint les trois octaves. Elle mourut seule à Paris en 1977, à cinquante-trois ans, dans son appartement de l'avenue Georges-Mandel. Actrice admirable doublée d'une musicienne inspirée, la Divina a profondément marqué l'évolution du théâtre lyrique — au point que, presque un demi-siècle après sa mort, aucune soprano ne peut interpréter Norma ou Violetta sans que son ombre plane encore.
Rue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Marius Archambault
patrimoineRue Martial Danton
patrimoineRue Martinet
patrimoineRue Marx Lang
patrimoineRue Mato
patrimoineRue Maurice Berge
patrimoineRue Maurice Bichon
patrimoineRue Maurice Chatenay
patrimoineRue Maurice Ducoin
patrimoineRue Maurice Herzog
patrimoineRue Maurice Lafleur
patrimoineRue Maurice Nenou
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Max Deve
patrimoineRue Max Frouin
patrimoineRue Maxime Thelotte
patrimoineRue Maximilien Berthelin
patrimoineRue Max Meyer
patrimoineRue Melvin Jones
patrimoineRue Merano
patrimoineRue Mère Jeanne Jugan
patrimoineRue Michelet
patrimoineRue Mickaele Manuka
patrimoineRue Miki Miki
patrimoineRue Millot
patrimoineRue Monseigneur Bresson
patrimoineRue Monseigneur Chanrion
patrimoineRue Monseigneur Douarré
patrimoineRue Monseigneur Fraysse
patrimoineRue Montcalm
patrimoineRue Mouirange
patrimoineRue Mouren (du Sémaphore)
patrimoineRue Munch
patrimoineRue Narcisse Bernanos
patrimoineRue Narcisse BERNANOS
patrimoineRue Négandi
patrimoineRue Neil Armstrong
patrimoineRue Nha Dang
patrimoineRue Nicolas Hagen
patrimoineRue Nicolas Poussin
patrimoineRue Nicolas Ratzel
patrimoineRue Nobel
patrimoineRue Noël Bastien
patrimoineRue Noël Kaoutche
patrimoineRue Noellat
patrimoineRue Noël Pardon
patrimoineRue Nole
patrimoineRue Nouméa-Soir
patrimoineRue Numa Lethezer
patrimoineRue Odette Richard
patrimoineRue Olry
patrimoineRue Ouatrepe Trua
patrimoineRue Oules
patrimoineRue Paixhans
patrimoineRue Palasete Sako
patrimoineRue Pallu de la Barrière
patrimoineRue Papin
patrimoineRue Parawi Reybas
patrimoineRue Pascal Baylen
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Patrice Nielly
patrimoineRue Patrick Djiram
patrimoineRue Paul Bert
patrimoineRue Paul Bloc
patrimoineRue Paul Boissery
patrimoineRue Paul Deligny
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Paul Harris
patrimoineRue Paul Henin
patrimoineRue Paul Idoux
patrimoineRue Paul Joseph David
patrimoineRue Paul Klein
patrimoineRue Paul Leyraud
patrimoineRue Paul Mahoux
patrimoineRue Paul Mascart
patrimoineRue Paul Mercier
patrimoineRue Paul Mourot
patrimoineRue Paul Robineau
patrimoineRue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Paul Vois
patrimoineRue Paul Wantiez
patrimoineRue Père Félix Boutin
patrimoineRue Père O'Reilly
patrimoineRue Périgord
patrimoineRue Pétélo Laakaupau
patrimoineRue Pey-Berland
patrimoineRue Philémon Pidjot
patrimoineRue Philippe Wanaite
patrimoineRue Philogène Lalande Desjardins
patrimoineRue Pic Malaoui
patrimoineRue Pierre Artigue
patrimoineRue Pierre Berges
patrimoineRue Pierre Bourgoin
patrimoineRue Pierre Corneille
patrimoineRue Pierre Coste
patrimoineRue Pierre Dezarnaulds
patrimoineRue Pierre Grangie
patrimoineRue Pierre Issamatro
patrimoineRue Pierre Jeannin
patrimoineRue Pierre Lecole
patrimoineRue Pierre Loti
patrimoineRue Pierre Puech
patrimoineRue Pierre Rabu
patrimoineRue Pierre Ronsard
patrimoineRue Pilate
patrimoineRue Pinelli
patrimoineRue Piotr Ilitch Tchaikovski
patrimoineRue Placido Domingo
patrimoineRue Porte Dore
patrimoineRue Prosper Merimée
patrimoineRue Quiros
patrimoineRue Rabelais
patrimoineRue Racine
patrimoineRue Raoul Follereau
patrimoineRue Raoul Péné
patrimoineRue Raphael Ménard
patrimoineRue Raphael Pidjot
patrimoineRue Raymond Brun
patrimoineRue Raymond Chautard
patrimoineRue Raymonde Jore
patrimoineRue Raymonde Rolly
patrimoineRue Raymond Lacroix
patrimoineRue Raymond Pognon
patrimoineRue Réaumur
patrimoineRue Rédika
patrimoineRue Reine Pomaré
patrimoineRue Rémi Le Goff
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue René Coty
patrimoineRue René Dumont
patrimoineRue Renée Celieres
patrimoineRue René Gentil
patrimoineRue René-Jacques Sintes
patrimoineRue René Jourdain
patrimoineRue René Loucheron
patrimoineRue René-Louis Cuer
patrimoineRue René Milliard
patrimoineRue René Pètre
patrimoineRue Réveillon
patrimoineRue Richard Song
patrimoineRue Robert Chevolot
patrimoineRue Robert Emery
patrimoineRue Robert Harbulot
patrimoineRue Robert Souprayen
patrimoineRue Robert Succo
patrimoineRue Robert Surcouf
patrimoineRue Robusta
patrimoineRue Rock David Pouya
patrimoineRue Rock Pidjot
patrimoineRue Roger Gervolino
patrimoineRue Roger Letocart
patrimoineRue Roger Martin du Gard
patrimoineRue Roger Pene
patrimoineRue Roger Saminadin
patrimoineRue Romain Rolland
patrimoineRue Rose Beaumont
patrimoineRue Rosette Baldini
patrimoineRue Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Rue Rp André Chapuy
patrimoineRue Rp Pionnier
patrimoineRue Sainte-Cécile
patrimoineRue Saint-Saens
patrimoineRue Sautot
patrimoineRue Scholastique Pidjot
patrimoineRue Sedona
patrimoineRue Seguin
patrimoineRue Serguei Prokofiev
patrimoineRue Silipeleto Sekeme
patrimoineRue Simon
patrimoineRue Simone Creugnet
patrimoineRue Simone Houde
patrimoineRue Simon Simoeh
patrimoineRue Soenne
patrimoineRue Soeur Charlotte Canel
patrimoineRue Soeur Martine
patrimoineRue Soeur Othilde
patrimoineRue Sœur Theodonie
patrimoineRue Sosefo Luaki
patrimoineRue Soséfo Mackenzie
patrimoineRue Sosimo Malalua
patrimoineRue Stéphane de Saint-Quentin
patrimoineRue Surcouf
patrimoineRue Suzanne Ulm
patrimoineRue Sylvain Audet
patrimoineRue Sylvain Gargon
patrimoineRue Sylvestre Leconte
patrimoineRue Taragnat
patrimoineRue Tcho ka
patrimoineRue Teilhard de Chardin
patrimoineRue Teu Api
patrimoineRue Teyssandier de Laubarède
patrimoineRue Théodore Berard
patrimoineRue Théodore Lachaume
patrimoineRue Théodore Monod
patrimoineRue Théophile Betfort
patrimoineRue Théophile Mialaret
patrimoineRue Thomas Hagen
patrimoineRue Tiaré Anani
patrimoineRue Togo
patrimoineRue Tourville
patrimoineRue Tuband
patrimoineRue Ulm
patrimoineRue Vaima
patrimoineRue Vanikoro
patrimoineRue Varin
patrimoineRue Victor Bernut
patrimoineRue Victor Chodzko
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Victorin Boewa
patrimoineRue Victor Roffey
patrimoineRue Victor TESTARD
patrimoineRue Victor Weiss
patrimoineRue Vincent Auriol
patrimoineRue Vincent Kafoa
patrimoineRue Vincent van Gogh
patrimoineRue Voltaire
histoireIssu de la bourgeoisie parisienne, François-Marie Arouet (1694-1778) fit de brillantes études chez les jésuites de Louis-le-Grand. Son pseudonyme Voltaire est l'anagramme d'Arovet L.J. — « Arouet le Jeune » — à une époque où u et v ne se distinguaient pas encore à l'écrit. Ses vers irrévérencieux contre le Régent lui valurent onze mois de Bastille en 1717, où il écrivit sa première tragédie et se choisit son nouveau nom. Un franc-parler récidiviste l'exila ensuite en Angleterre pendant trois ans, séjour décisif : il en revint transformé, avec une philosophie réformatrice de la justice et de la société inspirée du modèle anglais, et une défense ardente de la liberté d'expression. Rentré en France, il ne cessa dès lors de critiquer la guerre, le dogme chrétien et surtout la monarchie absolue de droit divin. Historiographe du roi en 1745, il entra à l'Académie française l'année suivante — mais ses écrits scandaleux (Zadig, 1747) le forcèrent à l'exil, d'abord chez Frédéric II à Berlin, puis en Suisse. En 1759, il s'installa à Ferney, village frontalier de la Suisse qui portera désormais son nom : il y accueillit toute l'Europe éclairée pendant vingt ans, devenant le « patriarche de Ferney », référence intellectuelle du siècle. La même année, il publia Candide, roman satirique où sa naïveté imaginaire dénonce le fanatisme, la guerre, l'esclavage et l'optimisme métaphysique de Leibniz — le fameux « Il faut cultiver notre jardin » qui clôt le livre. Avec ses pamphlets mordants, il se battit contre les injustices judiciaires : l'affaire Calas (protestant toulousain roué en 1762, réhabilité grâce à lui en 1765), l'affaire Sirven, l'exécution du jeune chevalier de La Barre. À chacun il opposa sa devise, signée à la fin de ses lettres : « Écrasons l'infâme » — l'infâme étant le fanatisme religieux. En 1778, à quatre-vingt-trois ans, il revint triomphalement à Paris après vingt-huit ans d'absence : la Comédie-Française l'acclama debout, la foule l'idolâtra. Il mourut trois mois plus tard. Refusé de sépulture chrétienne, enterré à la sauvette en Champagne, il fut transféré au Panthéon par la Révolution en 1791. Il y repose depuis, face à Rousseau — les deux frères ennemis des Lumières.
Rue Walpole
patrimoineRue Wilhelm Cehak
patrimoineRue Winston Churchill
patrimoineRue Wolfgang Amadeus Mozart
patrimoineRue Wright
patrimoineRue Youri Gagarine
patrimoineRue Yves Montand
patrimoineRue Yves Prigent
patrimoineRue Yvon Jauneau
patrimoineSentier Cavalier
patrimoineSentier découverte forêt sèche
patrimoineSentier de Découverte de la Mongrove de Ouémo
patrimoineSentier de la Branche Nord
patrimoineSentier de la Crête
patrimoineSentier de la Dérivation
patrimoineSentier de la haute Pourina
patrimoinesentier de la mine chimère 4
patrimoinesentier de la mine du mois de mai
patrimoineSentier de la mine Gaspard
patrimoineSentier de la Thy
patrimoineSentier de la vierge Montravel
patrimoineSentier de robinson
patrimoineSentier des bucherons
patrimoineSentier des Cagous
patrimoineSentier des Cochons
patrimoineSentier des cohons
patrimoineSentier des éoliennes
patrimoineSentier des kakarikis
patrimoineSentier des Kaoris
patrimoineSentier des Méliphages
patrimoineSentier des nothofagus
patrimoineSentier des Prospecteurs
patrimoineSentier des Trois Forêts
patrimoineSentier du fort Koumourou
patrimoineSentier du Mois de Mai
patrimoineSentier du Mont Algoué
patrimoineSentier du mur de koé
patrimoineSentier du Parc Fayard
patrimoineSentier du pic buse
patrimoineSentier du Pic de Buse
patrimoineSentier du pic du rocher
patrimoineSentier Faux Noyer
patrimoineSentier Glissant
patrimoineSentier muletier
patrimoineSentier muletier du mont dore
patrimoineSentier muletier Fabrice Leconte
patrimoineSentier Muletier vers le Mont To
patrimoineSentier randonnée du Pic Malaoui par Yaoué
patrimoineSentier rocher
patrimoineSentiers des Monts Koghis
patrimoineSentier vers le Gurunyi
patrimoineServitude Leconte
patrimoineServitude privée
patrimoineShell Ducos
patrimoineSingle track VTT
patrimoineSLN Casse-Fonte / THF
patrimoineSLN : Engins Mobiles
patrimoineSLN : Entretien
patrimoineSLN : Parking FD10
patrimoineSLN : Parking FD11
patrimoineSLN : Parking FD9
patrimoineSLN Route Nord
patrimoineSLN Route Sud
patrimoineSLN : Station Service
patrimoineSLN Tank Fuel
patrimoineSLN : Zone UB1/UB2
patrimoineSortie Dumbéa sur Mer
patrimoineSortie Kenu In
patrimoineSortie Renault
patrimoineSunshine-Dumbéa
patrimoineTina Slide
patrimoineTour des Sommets
patrimoineTunnel de lavage
patrimoineTunnel de l'Erambéré
patrimoineVallée des Houps
patrimoineV.E.1
patrimoineV.E. 2
patrimoineV.E.2
patrimoineVoie cyclable
patrimoineVoie de Bus
patrimoineVoie dégagement Shell TINA
patrimoineVoie Maurice Meunier
patrimoineVoie piétonne de Pierre Vernier
patrimoineVoie privée Agathe Togna
patrimoineVoie privée Berton
patrimoineVoie privée Cariou
patrimoineVoie Privée Charpentier 3
patrimoineVoie Privée Colline des Poètes
patrimoineVoie Privée de Cherubini
patrimoineVoie Privée de l’Espoir
patrimoineVoie privée des Hauts de Koé
patrimoineVoie privée des Loups
patrimoineVoie Privée du Plateau des Koghis
patrimoineVoie Privée Franz Liszt
patrimoineVoie privée Giozzi
patrimoineVoie Privée Hinatéa
patrimoineVoie privée Isan
patrimoineVoie privée Komornicki R.T.1
patrimoineVoie privée les Hibiscus
patrimoineVoie privée les Niaoulis
patrimoineVoie Privée Schubert 2
patrimoineVoie Privée Victor Fayard
patrimoineVoie RAI NC
patrimoineVoie réservée Néobus L1
patrimoineVoie réservée Néobus - Tanéo
patrimoineVTT Pérignon
patrimoineVU 112
patrimoine