Rues de Ploeren
267 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Doaren Vras
patrimoineAllée de Kerbosser
patrimoineAllée de la Villemarqué
patrimoineAllée de Lescran
patrimoineAllée de l'Étang
natureAllée des Cerisiers
patrimoineAllée des Écureuils
patrimoineAllée des Hirondelles
natureAllée des Îles
patrimoineAllée des Limousines
patrimoineAllée des Mathurin
patrimoineAllée du Beau Pré
patrimoineAllée du Bois du Garo
patrimoineAllée du Clos de Tréoguer
patrimoineAllée du Garo
patrimoineAllée du Liorh-Bras
patrimoineAllée du Ménaty
patrimoineAllée du Petit Bois
patrimoineAllée du Phare de Pen Men
patrimoineAllée du Ruisseau
natureAllée du Verger
patrimoineAllée Jean Dorat
patrimoineAllée Joachim du Bellay
patrimoineAllée Lann-Vras
patrimoineAllée Parc Er Velene
patrimoineAllée Pierre de Ronsard
patrimoineAllée Rémi Belleau
patrimoineAllée Yves Nicolazic
patrimoineAvenue de la Marne
patrimoineAvenue Éric Tabarly
patrimoineAvenue Louis de Cadoudal
patrimoineBois de Kerthomas
patrimoineBotcoan
patrimoineChemin d'Assénac
patrimoineChemin de Culéac
patrimoineChemin de Plesterven
patrimoineChemin des Demoiselles Le Vey
patrimoineChemin des Ormes
patrimoineChemin du Lannic
patrimoineClos de Kermartin
patrimoineClos Parc Fosec
patrimoineColoret
patrimoineGiratoire de Cadoudal
patrimoineGiratoire de Coët Bihan
patrimoineGiratoire de Guernehué
patrimoineGiratoire de Kerthomas
patrimoineGiratoire de l'Armor
patrimoineGiratoire des Deux Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Giratoire Éric Tabarly
patrimoineHameau de Plesterven
patrimoineImpasse Aimé Bonpland
patrimoineImpasse Amaryllis
patrimoineImpasse Angèle Vannier
patrimoineImpasse Antonio Vivaldi
cultureDestiné à la prêtrise par sa famille, le Vénitien Antonio Vivaldi (1678-1741) fut très tôt admis à la Chapelle ducale grâce à ses talents de violoniste, transmis par son père. Ordonné prêtre en 1703 à vingt-cinq ans, il fut connu de toute l'Europe sous le surnom pittoresque de il Prete Rosso — « le Prêtre roux », en raison de sa flamboyante chevelure. Une santé fragile (probablement une asthme sévère depuis l'enfance) l'empêcha d'exercer pleinement son ministère : il devint alors maître de violon et compositeur en résidence à l'Ospedale della Pietà, célèbre orphelinat vénitien pour jeunes filles. Il y dirigea un orchestre réputé dans toute l'Europe, composant sans relâche aussi bien pour les concerts dominicaux qu'offrait l'hospice que pour ses élèves. Ses tournées européennes, où il apparaissait souvent en interprète de ses propres œuvres, assurèrent une immense diffusion à sa musique. Son catalogue vertigineux dépasse les 700 compositions, dont plus de 500 concertos et 45 opéras. Prenez quelques minutes pour vous laisser bercer par l'Estro armonico (« L'invention harmonique », 1711), la Stravaganza (« L'extravagance », 1714), ou surtout les célébrissimes Quattro Stagioni (« Les Quatre Saisons », 1723), quatre des douze concertos réunis sous le titre Il cimento dell'armonia e dell'inventione — « Le combat entre l'harmonie et l'invention ». Ironie tragique : ce musicien encensé de son vivant mourut misérable à Vienne en 1741, enterré à la fosse commune de l'hôpital des pauvres — puis presque entièrement oublié pendant deux siècles, avant d'être redécouvert au XXᵉ siècle grâce à la mise au jour de ses manuscrits à Turin. Aujourd'hui, ses Quatre Saisons sont l'œuvre classique la plus jouée au monde. Il aura fallu à Vivaldi trois siècles pour retrouver sa gloire — mais quelle gloire.
Impasse de Béléan
patrimoineImpasse de Belle-Île
patrimoineImpasse de Belle-Vue
patrimoineImpasse de Bénalo
patrimoineImpasse de Brémentec
patrimoineImpasse de Cadoudal
patrimoineImpasse de Cliscoët
patrimoineImpasse de Kerfosse
patrimoineImpasse de Kermaro
patrimoineImpasse de Kermoing
patrimoineImpasse de Kerverec
patrimoineImpasse de Kervihan Nord
patrimoineImpasse de Kervihan Ouest
patrimoineImpasse de la Grande Prairie
natureImpasse de la Grande Vallée
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse de Mény Bras
patrimoineImpasse de Morboulo
patrimoineImpasse de Plesterven
patrimoineImpasse de Pliant
patrimoineImpasse de Pont Louis
patrimoineImpasse de Prat Braz
patrimoineImpasse des Arums
patrimoineImpasse des Bouvreuils
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Catamarans
patrimoineImpasse des Frères Le Blévenec
patrimoineImpasse des Korrigans
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Longères
patrimoineImpasse des Lys
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Mouettes
patrimoineImpasse des Pommiers
patrimoineImpasse des Praos
patrimoineImpasse des Prés Carrés
patrimoineImpasse de Tréoguer
patrimoineImpasse d'Hoédic
patrimoineImpasse d'Houat
patrimoineImpasse d'Ouessant
patrimoineImpasse du Grand-Air
patrimoineImpasse du Grand Garo
patrimoineImpasse du Gumenen
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Manoir
patrimoineImpasse du Nordet
patrimoineImpasse du Parc de Kerthomas
patrimoineImpasse du Parc de Lestréhan
patrimoineImpasse du Petit Pré
patrimoineImpasse du phare d'Armen
patrimoineImpasse du Phare des Cardinaux
patrimoineImpasse du Phare du Stiff
patrimoineImpasse du Phare Rosédo
patrimoineImpasse du Pont er Vouialh
patrimoineImpasse du Puits
patrimoineImpasse du Raquer Vihan
patrimoineImpasse François Budet
patrimoineImpasse Frédéric Plessis
patrimoineImpasse Georges Guynemer
patrimoineImpasse Gui de la Brosse
patrimoineImpasse Guillaume des Autels
patrimoineImpasse Guillaume Dufresne
patrimoineImpasse Henri Verneuil
patrimoineImpasse Jacques Pelletier du Mans
patrimoineImpasse Jean Bastier de la Péruse
patrimoineImpasse Jean François de Surville
patrimoineImpasse Jean Frelaut
patrimoineImpasse Jean Mermoz
patrimoineImpasse Lann-Vras
patrimoineImpasse Le Guern
patrimoineImpasse Louis Blériot
patrimoineImpasse Louis Tiercelin
patrimoineImpasse Michel Audiard
patrimoineImpasse René Clair
patrimoineImpasse Sacha Guitry
patrimoineImpasse Surcouf
patrimoineImpasse Ty Losquet
patrimoineKerbosser
patrimoineLe Clos de l'Eucalyptus
patrimoineLe Clos du Manoir
patrimoineLe Croisen
patrimoineLe Hameau de Kerponsal
patrimoineLe Hameau du Pré Neuf
patrimoineLe Parc de Lann Vraz
patrimoineLe Poteau Nord
patrimoineLieu-dit Keradio Nord
patrimoineLieu-dit Keradio Sud
patrimoineLieu-dit Kermurier
patrimoineLieu-dit Lescoedec
patrimoineLieu-dit Lignol
patrimoineLieu-dit Luzullec
patrimoineLieu-dit Parc Fosec
patrimoineLotissement Lann Park Coët
patrimoineModification d'un sentier en voie cyclable
patrimoineNoevranche
patrimoineParc de la Petite Suisse
patrimoineParc-Er-Hont
patrimoinePlace Armor
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace Georges Bizet
patrimoinePlace Gilles Gahinet
patrimoinePlace Jules Gillet
patrimoinePlace Loïc Caradec
patrimoinePlace Maurice Ravel
patrimoinePlace Nicolas Jardin
patrimoineRésidence du Verger
patrimoineRésidence Villabois
patrimoineRoute de Beg Er Lann
patrimoineRoute de Keneah
patrimoineRoute de Kergavat
patrimoineRoute de Kermorio
patrimoineRoute de Kerponsal
patrimoineRoute de Lescran
patrimoineRoute de Lignol
patrimoineRoute de Plescop
patrimoineRoute de Plesterven
patrimoineRoute du Pont du Roch
patrimoineRoute du Poulic
patrimoineRue Abbé Guillevin
patrimoineRue André Le Nôtre
patrimoineRue Antoine de Jussieu
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Bernard Moitessier
patrimoineRue Camille Corot
patrimoineRue Claude Chabrol
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue de Cornizan
patrimoineRue de Guernehué
patrimoineRue de Ker Anna
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Maison Blanche
patrimoineRue de la Pléiade
patrimoineRue de la Scierie
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Île d'Arz
patrimoineRue de l'Iroise
patrimoineRue de Méaban
patrimoineRue de Molène
patrimoineRue de Porh Priendo
patrimoineRue des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Rue des Ajoncs
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Chaumières
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Deux Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Écoles
patrimoineRue des Églantiers
patrimoineRue des Fontaines
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Glénans
patrimoineRue des Goélettes
patrimoineRue des Îles
patrimoineRue des Logoden
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue des Prés Carrés
patrimoineRue des Quatre Vents
patrimoineRue des Sept Îles
patrimoineRue des Troënes
patrimoineRue de Toul Meingleu
patrimoineRue de Tréoguer
patrimoineRue de Ty Losquet
patrimoineRue de Ty Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue de Ty Pressoir
patrimoineRue Docteur Leonce Franco
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Grand Phare
patrimoineRue Duguay Trouin
patrimoineRue du Lain
patrimoineRue du Marais
patrimoineRue du Phare de Créach
patrimoineRue du Phare de la Jument
patrimoineRue du Phare de Pen-Men
patrimoineRue du Phare des Poulains
patrimoineRue du Phare du Paon
patrimoineRue du Pré de l'Ange
patrimoineRue du Pré du Loup
patrimoineRue du Raquer Vras
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Vallon
patrimoineRue Edgar Touffreau
patrimoineRue Edmond Caron
patrimoineRue Étienne Jodelle
patrimoineRue Galerne
patrimoineRue Glenmor
patrimoineRue Henri Dunant
patrimoineRue Henri-Georges Clouzot
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jacques Tati
cultureRien ne destinait Jacques Tati (1907-1982), grand escogriffe d'un mètre quatre-vingt-onze, petit-fils d'un général comte russe émigré et fils d'un encadreur d'art parisien, à devenir l'un des plus grands cinéastes du monde. Jacques Tatischeff — son vrai nom — passa d'abord par le rugby (il joua au Racing Club de France) puis par les music-halls où il inventa dans les années 1930 des numéros de pantomime sportive stupéfiants : il mimait à lui seul un match de tennis, un combat de boxe, une partie de rugby, un cheval au galop, jusqu'à devenir une gloire des cabarets parisiens. Colette, son admiratrice, écrivit qu'il avait « créé quelque chose de tout à fait extraordinaire, à savoir un athlète imaginaire ».Il ne réalisa que six longs métrages en trente-cinq ans. Six seulement — mais chacun est un monument. Jour de fête (1949) invente sur la place d'un village le facteur cycliste François, jamais rassuré face à la vitesse américaine. Puis vient Les Vacances de Monsieur Hulot (1953), où naît son double éternel : silhouette efflanquée, chapeau, pipe, parapluie, gabardine trop courte, démarche à la fois pressée et suspendue. Hulot ne parle presque pas. Il traverse le monde moderne comme un enfant curieux et perpétuellement en retard, faisant apparaître, par sa seule présence, tout ce que ce monde a d'absurde. Suivront Mon Oncle (1958), critique féroce et tendre de la modernité pavillonnaire — Oscar du meilleur film étranger —, puis le vertigineux Playtime (1967), tourné dans un immense décor de verre et d'acier que Tati fit construire à ses frais dans la banlieue parisienne : « Tativille ». Le film le ruina. C'est aujourd'hui l'un des films préférés des cinéastes du monde entier (Wes Anderson, David Lynch, Roy Andersson, Miyazaki en font une référence obsessionnelle).Tati était un maniaque du son. Dans ses films, on entend chaque pas, chaque grincement de porte, chaque tintement de couvert, chaque bruit de machine — la musique du monde moderne devient une partition comique. Il retravaillait ses bandes-son pendant des mois. Il retouchait, remontait, ajoutait des détails invisibles qui n'apparaissent qu'à la dixième vision. Playtime comporte des scènes où des dizaines de gags se déroulent simultanément dans le même plan — comme dans une toile de Bruegel — et où le spectateur doit choisir où poser son regard.Après la ruine de Playtime, il ne réalisa plus que Trafic (1971) et le tardif Parade (1974), commande de la télévision suédoise. Il mourut en 1982 dans une relative discrétion, sans jamais avoir été richement récompensé de son vivant en France. Sa réhabilitation viendra après, portée par les cinéastes plus que par le public. Aujourd'hui, la silhouette de Hulot est reconnue dans le monde entier au même titre que Chaplin ou Buster Keaton — comme si un immense inventeur du burlesque s'était glissé, discrètement, entre les tours de verre et les ronds-points de nos vies.
Rue Jean-Antoine de Baïf
patrimoineRue Jean Frelaut
patrimoineRue Jean-Michel Caradec
patrimoineRue Joachim le Ménajour
patrimoineRue Joseph Le Lan
patrimoineRue Julien-Marie Crozet
patrimoineRue Léonard Fuchs
patrimoineRue Louis de Bougainville
patrimoineRue Marcel Carné
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Pierre-et-Ange-Le-Mellec
patrimoineRue Pierre Jakez Hélias
patrimoineRue Pontus de Tyard
patrimoineRue Saint-Armel
patrimoineRue Saint-Martin
patrimoineRue Sergent Jouannot
patrimoineRue Théodore Botherel
patrimoineRue Xavier Grall
patrimoineRue Yves de Kerguelen
patrimoineSentier du Lavoir
patrimoineSquare de Ty Yann Bras
patrimoineSquare du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Voie Express de Nantes à Brest
patrimoine