Rues de Versailles
1194 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
1st North Street
patrimoine1st Street
patrimoine2nd Street
patrimoine3rd Street
patrimoine4th Street
patrimoineAbbey Alley
patrimoineAbbey Alley Spur
patrimoineAbbey Road
patrimoineAbdon Drive
patrimoineAdena Court
patrimoineAdena Trace
patrimoineAllée Claude Érignac
patrimoineAllée d'Apollon
patrimoineAllée d'Eau
patrimoineAllée de Bailly
patrimoineAllée de Choisy
patrimoineAllée de Flore
patrimoineAllée de Fontenay
patrimoineAllée de Gally
patrimoineAllée de Jardy
patrimoineAllée de l'Accroissement
patrimoineAllée de la Ceinture
patrimoineAllée de la Closerie
patrimoineAllée de l'Alliance
patrimoineAllée de La Petite Venise
patrimoineAllée de la Providence
patrimoineAllée de la Reine
patrimoineAllée de la Tuilerie
patrimoineAllée de l'Automne
patrimoineAllée de l'Été
patrimoineAllée de l'Etoile Royale
patrimoineAllée de Maintenon
patrimoineAllée de Marivel
patrimoineAllée de Saint-Cyr
patrimoineAllée de Saturne
patrimoineAllée des Bièvres
patrimoineAllée des Capucins
patrimoineAllée des Cèdres Bleus
natureConifère majestueux pouvant vivre jusqu'à 2000 ans et culminer à plusieurs dizaines de mètres, le cèdre du Liban est l'un des arbres les plus emblématiques du monde antique — présent dans la Bible, gravé sur le drapeau d'une République, et introduit en France au XVIIIᵉ siècle grâce à l'un des voyages les plus insolites de l'histoire de la botanique.
Comment le reconnaître ? Le cèdre adulte a une silhouette immédiatement identifiable : un tronc massif à l'écorce grise et écailleuse, et surtout une cime aplatie en plateaux étagés horizontalement, comme si le vent avait patiemment sculpté l'arbre par couches successives. Ses aiguilles persistantes — courtes, rigides, bleu-vert — poussent en rosettes sur de petits rameaux, jamais isolées : caractère distinctif qui le sépare des pins et des sapins. Ses cônes, appelés aussi « galbules », ont une particularité étonnante : ils poussent dressés vers le ciel comme de petits tonneaux debout sur les branches, et non pendants comme les pommes de pin. Ils mettent deux à trois ans à mûrir puis se désintègrent lentement sur l'arbre, écaille par écaille, sans jamais tomber d'un seul bloc.
Le bois du cèdre est imputrescible, parfumé et naturellement résistant aux insectes grâce à sa résine odorante. Ces qualités exceptionnelles expliquent son usage millénaire dans toute la Méditerranée orientale : les Égyptiens en firent leurs sarcophages pour préserver les momies, les Phéniciens leurs navires au long cours, les rois d'Israël leurs temples. La Bible en fait le bois sacré par excellence : le roi Salomon en fit venir des montagnes du Liban pour bâtir son temple de Jérusalem au Xᵉ siècle avant notre ère. Sa longévité extraordinaire et son parfum incorruptible en firent, dans tout l'Orient ancien, l'arbre du sacré et de l'éternité.
Originaire des montagnes du Moyen-Orient, où il forme des forêts millénaires aujourd'hui menacées et protégées par l'UNESCO, le cèdre du Liban apparaît fièrement sur le drapeau de la République libanaise : un cèdre vert sur fond blanc, encadré de deux bandes rouges horizontales — cas rare d'un arbre devenu emblème national.
Un arbre venu en France dans un chapeau. L'espèce fut introduite en France en 1734 par le grand botaniste Bernard de Jussieu, alors sous-démonstrateur au Jardin du Roi (l'actuel Jardin des Plantes). Rapportés d'Angleterre — où ils avaient été acclimatés dès 1683 au Chelsea Physic Garden —, deux jeunes plants firent le voyage jusqu'à Paris. La légende, attestée par son propre neveu, raconte que le pot se brisa en cours de route et que Jussieu, dans l'urgence, glissa les précieux plants dans son chapeau pour terminer le trajet. L'un des deux fut planté sur le flanc de la butte du Labyrinthe, au Jardin des Plantes : il y est toujours, près de trois siècles plus tard, culminant à plus de vingt mètres. C'est le doyen des cèdres français. Le second, planté à Montigny-Lencoup en Seine-et-Marne, mourut d'un orage en 1935 — deux siècles jour pour jour après sa plantation.
De cette poignée de premières graines, le cèdre a essaimé dans tous les parcs, châteaux et grands jardins de France, où il est devenu l'un des arbres d'ornement les plus prestigieux du paysage classique français. Il en existe aujourd'hui quatre espèces cultivées : le cèdre du Liban, le cèdre de l'Atlas (Cedrus atlantica) originaire du Maroc — reconnaissable à sa cime encore pointue —, le cèdre de Chypre et le cèdre de l'Himalaya — tous héritiers de la même famille méditerranéenne et asiatique.Allée des Chevaliers
patrimoineAllée des Closeaux
patrimoineAllée des Deux Trianons
patrimoineAllée des Filles d'Honneur
patrimoineAllée des Fougères
patrimoineAllée des Gardes Royales
patrimoineAllée des Hâ-Hâ
patrimoineAllée des Horticulteurs
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Matelots
patrimoineAllée des Mortemets
patrimoineAllée des Moutons
patrimoineAllée des Noyers
patrimoineAllée des Oies
patrimoineAllée des Paons
patrimoineAllée des Petits Bois
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Platanes
patrimoineAllée des Prés
patrimoineAllée des Prés Bouillons
patrimoineAllée des Réservoirs
patrimoineAllée des Sabotiers
patrimoineAllée des Trois Salons
patrimoineAllée de Travers
patrimoineAllée de Traverse
patrimoineAllée du Centre
patrimoineAllée du Cordon Boisé
patrimoineAllée du Mail
patrimoineAllée du Manège
patrimoineAllée du Petit Pont
patrimoineAllée du Petit Trianon
patrimoineAllée du Plat-Fond
patrimoineAllée du Potager
patrimoineAllée du Printemps
patrimoineAllée du Rendez-Vous
patrimoineAllée du Rond-d'Eau
patrimoineAllée du Roy
patrimoineAllée Emmanuel Chabrier
patrimoineAllée Gabriel Fauré
cultureEnfant surdoué venu du Sud-Ouest, Gabriel Fauré (1845-1924) fut envoyé à onze ans à Paris pour intégrer la toute nouvelle École Niedermeyer, institution originale qui, à l'écart du Conservatoire, formait ses élèves à la musique religieuse ancienne et à l'orgue plutôt qu'à la virtuosité pianistique. Cette formation à part fit toute la différence : Fauré développa un langage harmonique unique, aux modulations discrètes et aux tensions douces, qu'on qualifie encore aujourd'hui de « fauréen ». Toute sa vie, il mena de front la composition et la fonction : maître de chapelle puis titulaire du grand orgue de la Madeleine à Paris, cofondateur de la Société nationale de musique, enfin directeur du Conservatoire de Paris de 1905 à 1920 — où ses réformes lui valurent le surnom de « Robespierre », mais où il forma une génération entière de compositeurs : Maurice Ravel, Nadia Boulanger (qui elle-même formera Bernstein, Copland ou Piazzolla), Charles Koechlin, Georges Enesco. Son catalogue pianistique regorge d'œuvres intimistes — barcarolles, nocturnes, impromptus, valses-caprice — et il excella dans la mélodie, avec deux recueils sommets : La Bonne Chanson (1892-1894) et L'Horizon chimérique (1921). Mais l'œuvre par laquelle des millions de gens ont découvert Fauré est son Requiem (1888) — sublime dans son Pie Jesu et bouleversant dans son In Paradisum. À contre-courant des Requiem dramatiques de Berlioz ou Verdi, Fauré y a peint la mort comme « une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d'au-delà ». Belle prophétie personnelle : à partir de 1902, il devint progressivement sourd, composant ses dernières œuvres dans le silence — comme Beethoven un siècle plus tôt. Il mourut à Paris en 1924. Sur son Requiem, il n'y a rien à ajouter — sinon peut-être ce que Marcel Proust, grand admirateur, disait de sa musique : elle avait le pouvoir de rendre visible ce que d'autres ne pouvaient qu'espérer.
Allée Georges Bertrand
patrimoineAllée Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Allée Jacques Lemercier
patrimoineAllée Jean de la Bruyère
patrimoineAllée Jean-Paul II
patrimoineAllée Le Nôtre / Mortemets
patrimoineAllée Léo Delibes
patrimoineAllée Maurice Dormann
patrimoineAllée Pierre de Coubertin
patrimoineAllée Pompadour
patrimoineAllée Royale
patrimoineAllée Saint-Antoine
patrimoineAllée Sombre
patrimoineAlum Springs Road
patrimoineAmsden Avenue
patrimoineAncienne Piste de Vitesse de Versailles-Satory
patrimoineAngell Avenue
patrimoineAngell Haven Court
patrimoineAnn Street
patrimoineAp Indy Lane
patrimoineApple Road
patrimoineApple Way
patrimoineArbor Meadow Court
patrimoineArbor Meadow Way
patrimoineArbor Place Drive
patrimoineArnhold Avenue
patrimoineAsh Avenue
patrimoineAshgrove Road
patrimoineAshmore Street
patrimoineAshwood Drive
patrimoineAustin Street
patrimoineAvenue Chauchard
patrimoineAvenue Clément Ader
patrimoineAvenue Debasseux
patrimoineAvenue de Gribeauval
patrimoineAvenue de la Division Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue de la Maye
patrimoineAvenue de l'Amiral Serre
patrimoineAvenue de la Tranquillité
patrimoineAvenue de l'Europe
patrimoineAvenue de Maintenon
patrimoineAvenue de Nepveu Nord
patrimoineAvenue de Nepveu Sud
patrimoineAvenue de Normandie
patrimoineAvenue de Paris
patrimoineAvenue de Porchefontaine
patrimoineAvenue de Saint-Cloud
patrimoineAvenue des Arts
patrimoineAvenue de Sceaux
patrimoineAvenue des États-Unis
patrimoineAvenue des Eudistes
patrimoineAvenue de Vaucresson
patrimoineAvenue de Versailles
patrimoineAvenue de Villeneuve l'Étang
natureAvenue du Commerce
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue du Général Éblé
patrimoineAvenue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue du Général Mangin
patrimoineAvenue du Louvre
patrimoineAvenue du Maréchal Douglas Haig
patrimoineAvenue du Maréchal Franchet d'Esperey
patrimoineAvenue du Maréchal Juin
patrimoineAvenue du Maréchal Moncey
patrimoineAvenue du Progrès
patrimoineAvenue du Trianon
patrimoineAvenue Fourcault de Pavant
patrimoineAvenue Guichard
patrimoineAvenue Henri de Bournazel
patrimoineAvenue Henri De Bournazel
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Louvois
patrimoineAvenue Mirabeau
patrimoineAvenue of the Champions
patrimoineAvenue Rockfeller
patrimoineAvenue Weber
patrimoineBaker Alley
patrimoineBaker Road
patrimoineBaker Street
patrimoineBall Drive
patrimoineBarroway Lane
patrimoineBartram Lane
patrimoineBasi Drive
patrimoineBassi Drive
patrimoineBayne Street
patrimoineBeacon Hill Drive
patrimoineBeasley Road
patrimoineBeech Street
patrimoineBell Avenue
patrimoineBell Court
patrimoineBellview Avenue
patrimoineBerry Avenue
patrimoineBetty Court
patrimoineBig Sink Road
patrimoineBig Spring Trail
patrimoineBirch Alley
patrimoineBishop Lane
patrimoineBlackburn Court
patrimoineBoone Street
patrimoineBoston Bridge
patrimoineBoston Drive
patrimoineBoulevard de Glatigny
patrimoineBoulevard de Jardy
patrimoineBoulevard de la Porte Verte
patrimoineBoulevard de la Reine
patrimoineBoulevard de la République
patrimoineBoulevard de Lesseps
patrimoineBoulevard des Jeux Olympiques
patrimoineBoulevard des Jeux Olympiques Nord
patrimoineBoulevard des Jeux Olympiques Sud
patrimoineBoulevard du Roi
patrimoineBoulevard Saint-Antoine
patrimoineBoulevard Soult
patrimoineBowmar Street
patrimoineBrahma Street
patrimoineBramblewood Court
patrimoineBrandon Street
patrimoineBreckinridge Drive
patrimoineBremond Street
patrimoineBroadway Street
patrimoineBrown Road
patrimoineBryanwood Drive
patrimoineBuffalo Trace
patrimoineCallaway Court
patrimoineCambridge Drive
patrimoineCamden Avenue
patrimoineCardinal Avenue
patrimoineCarré à la Terre
patrimoineCarré à l'Avoine
patrimoineCarrefour de la Porte Verte
patrimoineCatalpa Drive
patrimoineCedar Ridge Lane
patrimoineCenter Drive
patrimoineCenter Street
patrimoineChad Drive
patrimoineChemin Cyclable des Fonds Maréchaux
cultureVoie de circulation réservée ou sécurisée pour les vélos, la voie cyclable est aujourd'hui l'un des visages les plus dynamiques de l'aménagement urbain français — la France compte en 2023 près de 57 000 kilomètres de voies cyclables sécurisées, chiffre qui devrait atteindre 80 000 km à l'horizon 2027, témoignage d'un retour spectaculaire de la bicyclette au cœur des politiques de mobilité, cent trente ans après la création de la première piste cyclable de l'histoire.
Le mot « cyclable » recouvre en réalité plusieurs réalités techniques distinctes. La piste cyclable est une chaussée entièrement séparée du trafic motorisé, généralement par un séparateur physique, un dénivelé ou de la végétation — c'est le degré de sécurité maximal. La bande cyclable n'est qu'une voie tracée par un marquage au sol sur une chaussée partagée, sans séparation physique — solution moins coûteuse mais plus exposée. La voie verte est une voie exclusivement réservée aux mobilités douces (vélos, piétons, rollers, cavaliers), interdite aux véhicules motorisés — souvent aménagée sur d'anciennes voies ferrées ou chemins de halage. La véloroute enfin désigne un itinéraire de longue distance balisé et sécurisé, empruntant selon les tronçons pistes, voies vertes ou routes peu circulées, dédié au cyclotourisme.
La première piste cyclable au monde naît à Utrecht (Pays-Bas) en 1885. La France suit vite : le 6 avril 1897, le journal La Presse annonce la création à Paris, sur l'avenue de la Grande-Armée, de la première piste cyclable française — appelée alors « trottoir cyclable », large de quatre mètres, à une hauteur intermédiaire entre la chaussée et le trottoir. Elle permettait d'isoler les cyclistes des voitures à cheval et de leur épargner les pavés inconfortables des chaussées. Sous l'impulsion du Touring Club de France (fondé en 1890), un premier réseau ambitieux se constitue : en 1912, la région parisienne compte déjà 250 kilomètres de pistes cyclables. La France des années 1930 compte quant à elle un bon millier de kilomètres de pistes, principalement construites hors agglomération le long des grands axes.
L'essor massif de la voiture individuelle après la Seconde Guerre mondiale efface progressivement le vélo du paysage urbain français. Dans les années 1960, on va jusqu'à supprimer de nombreuses pistes cyclables existantes pour élargir les voies automobiles. Le vélo devient un loisir dominical, non plus un mode de transport. Il faut attendre les années 1970 pour qu'une prise de conscience revienne : premières pistes cyclables des « plans de circulation » finançés par l'État, création de la FUB (Fédération des usagers de la bicyclette) à Strasbourg en 1980. La grève des transports parisiens de 1995 joue un rôle inattendu : des milliers de Franciliens redécouvrent le vélo comme moyen de transport quotidien. Paris passe de 6 kilomètres d'aménagements cyclables en 1995 à plus de 200 kilomètres au début des années 2000.
L'année 2019 marque un tournant national avec le lancement du Plan Vélo doté d'un budget de 350 millions d'euros sur sept ans. La crise sanitaire de 2020, avec ses fameuses « coronapistes » — pistes cyclables provisoires devenues pérennes dans de nombreuses métropoles —, accélère la transformation. Les grandes villes françaises investissent massivement : Paris, Strasbourg, Nantes, Bordeaux, Rennes, Grenoble, Lyon développent des réseaux ambitieux. La part modale du vélo dépasse 10 % dans certaines métropoles (contre moins de 3 % au niveau national) — encore loin des 40 % d'Amsterdam ou de Copenhague, mais en progression rapide.
Au-delà des villes, la France s'est dotée d'un réseau national de véloroutes parmi les plus denses d'Europe, coordonné depuis 2001 par la Mission nationale véloroutes et voies vertes. Parmi les itinéraires emblématiques : La Loire à Vélo (900 km de Cuffy à Saint-Brévin-les-Pins, longeant le plus long fleuve de France) ; La Vélodyssée (1 300 km reliant Roscoff en Bretagne à Hendaye au Pays basque, le long de l'Atlantique) ; La ViaRhôna (le long du Rhône, du Léman à la Méditerranée) ; La Vélomaritime (Roscoff-Dunkerque, la façade Manche-Mer du Nord). L'ensemble forme un réseau que le cyclotourisme international emprunte de plus en plus — la France est aujourd'hui la deuxième destination mondiale de tourisme à vélo après l'Allemagne, activité générant plus de 5 milliards d'euros par an.
Créer une voie cyclable dans une commune, c'est aujourd'hui redessiner la place laissée à chaque mode de transport — moins d'espace pour la voiture, plus pour le vélo, la marche, les enfants qui vont à l'école, les personnes âgées. C'est aussi participer à la transition écologique (le vélo n'émet aucun CO₂), à la santé publique (30 minutes de vélo quotidien réduisent de 40 % le risque de mortalité prématurée) et à la vitalité économique locale (le cycliste consomme davantage dans les commerces de proximité qu'il traverse).
La bicyclette a inspiré tout un imaginaire culturel français, de Jacques Tati aux affiches du Tour de France. En 1968, Yves Montand immortalisait dans une chanson signée Pierre Barouh et Francis Lai — devenue depuis un classique populaire — la nostalgie des balades d'enfance à vélo sur les petits chemins de terre, souvenir que Barouh tenait de sa jeunesse cachée en Vendée pendant la Seconde Guerre mondiale.
<iframe width="560" height="315"
src="https://www.youtube.com/embed/1SG1uOu4CYc"
title="À bicyclette - Yves Montand"
allowfullscreen></iframe>Chemin de Fausses Reposes
patrimoineChemin des Fonds Maréchaux
patrimoineChemin du Belvédère
patrimoineChemin du Cordon
patrimoineChemin du Janicule
patrimoineChenault Alley
patrimoineCheney Road
natureCherry Hill Court
patrimoineCherry Street
patrimoineChestnut Street
patrimoineChilders Alley
patrimoineChinoe Road
patrimoineChurch Road
patrimoineChurch Street
patrimoineCircuit de Satory
patrimoineCircuit des Bois de Versailles-Satory
patrimoineClay Road
patrimoineClearview Lane
patrimoineCleveland Avenue
patrimoineCliffside Drive
patrimoineClifton Road
patrimoineColonnade de Mansart
patrimoineColumbia Street
patrimoineColvin Drive
patrimoineCommerce Drive
patrimoineCommunauté des Diaconesses de Reuilly
patrimoineCopernic 1
patrimoineCopernic 11
patrimoineCopernic 3
patrimoineCopernic 5
patrimoineCopernic 7
patrimoineCopernic 9
patrimoineCory Lane
patrimoineCountry Place Drive
patrimoineCounty Road 1275 East
patrimoineCounty Road 1330 East
patrimoineCounty Road 315 North
patrimoineCour de la Bouche du Roi
patrimoineCour de l'Apothicairerie
patrimoineCour de la Reine
patrimoineCour de l'Opéra
patrimoineCour des Cerfs
patrimoineCour des Deux Portes
patrimoineCour des Senteurs
patrimoineCour du Cheval-Blanc
patrimoineCour du Dauphin
patrimoineCourt Street
patrimoineCrabapple Road
patrimoineCrossfield Court
patrimoineCrossfield Drive
patrimoineCrosskey Road
patrimoineCrown Plaza
patrimoineCulpepper Court
patrimoineCurie A
patrimoineCurie B
patrimoineCurry Court
patrimoineDaisy Hill Drive
patrimoineDale Avenue
patrimoineDan Court
patrimoineDan Drive
patrimoineDavid Lane
patrimoineDay Street
patrimoineDebra Street
patrimoineDegas Lane
patrimoineDepot Street
patrimoineDouglas Avenue
patrimoineDouglas Drive
patrimoineDuell Drive
patrimoineDuff Road
patrimoineDuplex A86
patrimoineDylan Place
patrimoineEast 1st Street
patrimoineEast 2nd North Street
patrimoineEast 2nd Street
patrimoineEast 3rd North Street
patrimoineEast 3rd Street
patrimoineEast 4th Street
patrimoineEast Austin Street
patrimoineEast County Road 25 South
patrimoineEast County Road 50 South
patrimoineEast Dekalb Street
patrimoineEast Della Street
patrimoineEast Glaze Street
patrimoineEast Greene Street
patrimoineEast Green Street
patrimoineEast Jackson Street
patrimoineEast Jasper Street
patrimoineEast la Fayette Street
patrimoineEast Lafayette Street
histoireGilbert du Motier, marquis de La Fayette (1757-1834) est probablement le plus américain des Français. En 2002, le Congrès des États-Unis lui a conféré la citoyenneté américaine à titre posthume — un honneur exceptionnel réservé à sept personnages seulement dans l'histoire du pays, dont Winston Churchill et Mère Teresa. En 1917, quand les troupes du général Pershing débarquèrent en France pour combattre à nos côtés dans la Grande Guerre, un officier américain se rendit à sa tombe au cimetière Picpus à Paris et lança cette phrase devenue légendaire : « Lafayette, nous voici ! ». À dix-sept ans pourtant, tout le destinait à une brillante carrière de cour. Orphelin de père (tué à Minden par les Anglais en 1759) et de mère, Gilbert du Motier héritait à cet âge d'une immense fortune — l'une des plus considérables de France. Son mariage arrangé avec Adrienne de Noailles l'introduisait dans une famille puissante, proche de Louis XVI. Il avait tout pour réussir à Versailles. Il refusa une charge à la Cour et choisit la carrière militaire. Jeune officier passionné par la cause des insurgés américains, il rencontra secrètement Benjamin Franklin à Paris, embarqua à ses frais sur La Victoire en avril 1777 malgré l'interdiction expresse du roi, et débarqua en Amérique à dix-neuf ans. « Je viens servir à mes dépens », déclara-t-il fièrement au Congrès américain qui le nomma major général. Blessé à la bataille de Brandywine en septembre 1777, il se lia d'une amitié filiale avec George Washington, qui le traita comme un fils. Il partagea l'hiver terrible de Valley Forge, rallia les Indiens Oneidas à la cause américaine (qui lui donnèrent le nom de Kayewla, « cavalier redoutable »), et contribua à la victoire décisive de Yorktown le 19 octobre 1781. De retour à la Cour, il connut un triomphe : au Trianon, il dansa un quadrille avec Marie-Antoinette, et Louis XVI, malgré les opinions progressistes du jeune homme, continua de le traiter avec bienveillance. Les États-Unis avaient fait germer en lui les idées de liberté. En juin 1789, député aux États généraux, il fut le principal rédacteur de la première Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, largement inspirée du modèle américain. Nommé commandant de la Garde nationale au lendemain de la prise de la Bastille, il inventa la cocarde tricolore — bleu et rouge de Paris encadrant le blanc du roi — symbole que la République française n'a plus jamais quitté. Partisan d'une monarchie constitutionnelle à l'anglaise, il tenta l'impossible : concilier ordre royal et Révolution. On le surnomma bientôt « capitaine Morphée » — pour sa tentative de « dormir sur les deux rives » des factions opposées. En octobre 1789, quand le peuple marcha sur Versailles, il fut débordé mais sauva Marie-Antoinette d'un massacre imminent. Déclaré traître par les Jacobins en août 1792, il fut arrêté par les Autrichiens et passa cinq années dans les geôles d'Olmütz, en Moravie, où sa femme et ses filles vinrent le rejoindre volontairement. Libéré en 1797, longtemps tenu à l'écart, il resurgit une dernière fois de l'histoire en 1830. À soixante-treize ans, la révolution des Trois Glorieuses le rappela au commandement de la Garde nationale. C'est lui qui remit à Louis-Philippe le nouveau drapeau national bleu-blanc-rouge — les couleurs qu'il avait données à sa garde nationale quarante et un ans plus tôt. Belle boucle historique. Il mourut à Paris le 20 mai 1834 et fut enterré au cimetière Picpus, sous de la terre rapportée d'Amérique comme il l'avait souhaité. Depuis 1917, un drapeau américain flotte en permanence sur sa tombe. On ne l'a jamais retiré, même sous l'Occupation.
East Magnolia Street
patrimoineEast Main Street
patrimoineEast McNair Street
patrimoineEast Newton Road
patrimoineEast Newton Street
patrimoineEast Perry Street
patrimoineEast South Street
patrimoineEast Street
patrimoineEast Tyson Street
patrimoineEast Versailles Street
patrimoineEast Ward Street
patrimoineEast Washington Street
patrimoineEast Water Street
patrimoineEast Williamson Street
patrimoineEast Wood Street
patrimoineEdgedale Street
patrimoineEdmonds Crossing
patrimoineEleanor Rigby Place
patrimoineElizabeth Street
patrimoineElliot Street
patrimoineElm Street
patrimoineElm Street Heights
patrimoineElmwood Drive
patrimoineEmerson Street
patrimoineEPAPS
patrimoineEquestrian Park
patrimoineEsplanade Grand Siècle
patrimoineÉtoile Royale
patrimoineEuclid Street
patrimoineEurope
patrimoineFairground Road
patrimoineFairview Avenue
patrimoineFermi A
patrimoineFermi B
patrimoineFermi C
patrimoineFermi D
patrimoineFern Drive
patrimoineFielding Drive
patrimoineField of Dreams Road
patrimoineFieldview Drive
patrimoineFlint Ridge
patrimoineFloyd Avenue
patrimoineFrankfort Road
patrimoineFrankfort Street
patrimoineFranklin Street
patrimoineFulton Street
patrimoineGalerie des Batailles
patrimoineGalerie des Glaces
patrimoineGalerie des Manèges
patrimoineGallus Street
patrimoineGare des Chantiers
patrimoineGare de Versailles Rive-Gauche
patrimoineGarnett Court
patrimoineGaslight Drive
patrimoineGeorgia Street
patrimoineGlensted Road
patrimoineGormley Drive
patrimoineGrand Avenue
patrimoineGrande Impasse des Glaces
patrimoineGranducci Alley
patrimoineGrandview Drive
patrimoineGrange
patrimoineGrant Street
patrimoineGravois Street
patrimoineGray Street
patrimoineGreentree Road
patrimoineGreenwich Street
patrimoineGunn Road
patrimoineHackett Alley
patrimoineHall Avenue
patrimoineHarkness Lane
patrimoineHarphen Street
patrimoineHarrison Street
patrimoineHarvest Lane
patrimoineHelms Deep Drive
patrimoineHelmsley Lane
patrimoineHenton Court
patrimoineHeritage Court
patrimoineHiawatha Court
patrimoineHickey Avenue
patrimoineHickory Drive
patrimoineHighland Avenue
patrimoineHigh Street
patrimoineHighview Drive
patrimoineHillary Terrace
patrimoineHillcrest Drive
patrimoineHill Street
patrimoineHomer Street
patrimoineHorton Drive
patrimoineHoudan Street
patrimoineHoward Court
patrimoineH T Keaton Street
patrimoineHubert Drive
patrimoineHughes Street
patrimoineHuntertown Road
patrimoineImpasse Adèle Mulot
patrimoineImpasse de Clagny
patrimoineImpasse de la Blanchisserie
patrimoineImpasse de la Butte de Picardie
patrimoineImpasse de la Reine
patrimoineImpasse de l'Expérience
patrimoineImpasse des Chantiers
patrimoineImpasse des Chevau-Légers
patrimoineImpasse des Écuries
patrimoineImpasse des Gendarmes
patrimoineImpasse des Matelots
patrimoineImpasse de Toulouse
patrimoineImpasse du Débarcadère
patrimoineImpasse du Docteur Wapler
patrimoineImpasse du Plateau
patrimoineImpasse Duplessis
patrimoineImpasse du Pont Colbert
patrimoineImpasse Étienne Mulot
patrimoineImpasse Eugénie Lépine
patrimoineImpasse Jenner
patrimoineImpasse Legris
patrimoineImpasse Lulli
patrimoineImpasse Magenta
patrimoineImpasse Marguerite
patrimoineImpasse Nattier
patrimoineImpasse Nungesser et Coli
patrimoineImpasse Porcher
patrimoineImpasse Saint-Henri
patrimoineImpasse Villa Édith
patrimoineIndigo Parking Grand Siècle
patrimoineIndustrial Park Way
patrimoineIndustry Drive
patrimoineJackson Street
patrimoineJamison Road
patrimoineJanet Street
patrimoineJarvis Drive
patrimoineJefferson Place
patrimoineJefferson Road
patrimoineJefferson Street
patrimoineJohn Paul Street
patrimoineJonction des Pistes
patrimoineJones Street
patrimoineJuniper Street
patrimoineKathline Court
patrimoineKay Avenue
patrimoineKennedy Street
patrimoineKentucky Avenue
patrimoineKidwell Drive
patrimoineKilmer Street
patrimoineKingsway Drive
patrimoineKley Road
patrimoineKlipstine Road
patrimoineKroger Way
patrimoineKuhlman Boulevard X
patrimoineLa cour du Plessis
patrimoineLagardère A
patrimoineLagardère B
patrimoineLagardère C
patrimoineLagardère D
patrimoineLa Grange Road
patrimoineLane Circle
patrimoineLarch Street
patrimoineLaurel Street
patrimoineLaval Heights
patrimoineLewis Walton Walking Trail
patrimoineLexington Road
patrimoineLexington Street
patrimoineLincoln Street
patrimoineLinden Circle
patrimoineLinden Drive
patrimoineLinden Street
patrimoineLindsey Avenue
patrimoineLong Run Road
patrimoineLonnie Lane
patrimoineLoy Street
patrimoineLuther Bland Court
patrimoineLyndon Avenue
patrimoineMacey Avenue
patrimoineMacey Avenue Y
patrimoineMacey Boulevard
patrimoineMack Street
patrimoineMaiden Lane
patrimoineMail 30 Bastion
patrimoineMail 30 Piste
patrimoineMain Street
patrimoineMaple Avenue
patrimoineMaple Street
patrimoineMarcella Drive
patrimoineMarilyn Avenue
patrimoineMarion Street
patrimoineMarker Road
patrimoineMarket Place
patrimoineMarkham Drive
patrimoineMarquis Avenue
patrimoineMarsailles Road
patrimoineMartin L King Jr Boulevard
patrimoineMartin L King Jr Court
patrimoineMcConnell Drive
patrimoineMcCowans Ferry Road
patrimoineMcCracken Pike
patrimoineMcDavid Drive
patrimoineMcDonald Avenue
patrimoineMcDonald Drive
patrimoineMcFarland Avenue
patrimoineMcGreevey Road
patrimoineMcKeesport-Versailles LOOP Trail
patrimoineMc Nair
patrimoineMeadow Lane
patrimoineMerewood Drive
patrimoineMidway Road
patrimoineMildred Street
patrimoineMiller Avenue
patrimoineMinary Avenue
patrimoineMissouri Avenue
patrimoineMissouri Place
patrimoineMolière A
patrimoineMolière B
patrimoineMolière C
patrimoineMolière D
patrimoineMolly Street
patrimoineMonet Lane
patrimoineMontgomery Avenue
patrimoineMonument Street
patrimoineMoore Parkway
patrimoineMoreau Drive
patrimoineMorgan Street
patrimoineMurray Street
patrimoineNancy Street
patrimoineNorth 2nd Street
patrimoineNorth 3rd Street
patrimoineNorth 6th Street
patrimoineNorth Adams Street
patrimoineNorthampton Court
patrimoineNorth Avenue
patrimoineNorth Center Street
patrimoineNorth Chestnut Street
patrimoineNorth East Street
patrimoineNorth Fisher Street
patrimoineNorth Greenlawn Avenue
patrimoineNorth High Street
patrimoineNorth Hunter Avenue
patrimoineNorth Hunter Street
patrimoineNorth Jefferson Road
patrimoineNorth Krekel Street
patrimoineNorth Lane
patrimoineNorth Locust Street
patrimoineNorth Main Street
patrimoineNorth Maple Avenue
patrimoineNorth Maple Street
patrimoineNorth Monroe Street
patrimoineNorth Myers Street
patrimoineNorth Olive Street
patrimoineNorth Richardson Street
patrimoineNorth Ridge
patrimoineNorth Ridge Road
patrimoineNorth Seymour Street
patrimoineNorth Steffen Street
patrimoineNorth Street
patrimoineNorth Thruston Street
patrimoineNorth Van Buren Street
patrimoineNorth Walnut Avenue
patrimoineNorth Walnut Street
patrimoineNorth Washington Street
patrimoineNorth West Street
patrimoineNorth Williamson Street
patrimoineOak Street
patrimoineOak Tree Lane
patrimoineOard Street
patrimoineOld Dry Ridge Road
patrimoineOld Hickory Lane
patrimoineOld Marvin Road
patrimoineOld W Road
patrimoineOlive Street
patrimoineOlympia Park
patrimoineOlympia Park Plaza
patrimoineOlympia Shopping Center
patrimoineOxford Road
patrimoinePaddock Drive
patrimoinePaige Court
patrimoinePamela Drive
patrimoinePandy Street
patrimoineParc de Clagny
patrimoineParcours pieds-nus
patrimoinePark and Recreations Footpath
patrimoinePark Boulevard
patrimoinePark Street
patrimoineParkview Place
patrimoineParvis Colonel Arnaud Beltrame
patrimoinePassage Abbé Picard
patrimoinePassage de la Charité
patrimoinePassage de la Gare
patrimoinePassage de la Geôle
patrimoinePassage de la Maréchalerie
patrimoinePassage de l'Avenir
patrimoinePassage des Antiquaires
patrimoinePassage des Deux Portes
patrimoinePassage des Étangs Gobert
naturePassage des Jardins
patrimoinePassage de Toulouse
patrimoinePassage du Marquis de la Londe
patrimoinePassage Jeanne d'Arc
patrimoinePassage Madame Elisabeth
patrimoinePassage Pilâtre de Rozier
patrimoinePassage Roche
patrimoinePassage Saint-Louis
patrimoinePassage Saint-Pierre
patrimoinePassage Saladin
patrimoinePassage Vedi Saint-Charles
patrimoinePassage Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Pasteur A
patrimoinePasteur B
patrimoinePasteur C
patrimoinePasteur D
patrimoinePat Avenue
patrimoinePauli
patrimoinePearl Street
patrimoinePenn Way
patrimoinePenny Alley
patrimoinePenny Lane
patrimoinePetite Cour du Roi
patrimoinePetite Impasse des Glaces
patrimoinePetite Rue du Refuge
patrimoinePetty Drive
patrimoinePine Grove Road
patrimoinePine Street
patrimoinePinetree Road
patrimoinePlace Alexandre 1er de Yougoslavie
patrimoinePlace André Mignot
patrimoinePlace Charost
patrimoinePlace d'Armes
patrimoinePlace de la Brèche
patrimoinePlace de la Gare Grande Ceinture
patrimoinePlace de la Loi
patrimoinePlace de la Paix
patrimoinePlace des Francine
patrimoinePlace des Manèges
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Place de Touraine
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Bel-Air
patrimoinePlace du Marché Notre-Dame
patrimoinePlace du Maréchal Lyautey
patrimoinePlace du potager
patrimoinePlace Édouard de Laboulaye
patrimoinePlace Élisabeth Brasseur
patrimoinePlace Hoche
patrimoinePlace Laboulaye
patrimoinePlace Léon Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Place Louis XIV
patrimoinePlace Pierre Semard
patrimoinePlace Poincaré
patrimoinePlace Raymond Aron
culturePhilosophe, sociologue et journaliste — éditorialiste du Figaro pendant trente ans —, Raymond Aron (1905-1983) fut l'une des grandes consciences politiques et intellectuelles de la France du XXᵉ siècle. Issu d'une famille juive alsacienne, camarade de promotion à Normale sup de Jean-Paul Sartre (avec qui il partagea l'amitié la plus intime avant les brouilles politiques d'après-guerre), il rejoignit Londres dès 1940 pour devenir rédacteur en chef de La France libre, la grande revue de la France libre. Dans l'après-guerre, alors que l'intelligentsia française majoritaire se rangeait derrière l'URSS, Aron devint le spectateur engagé — titre d'un de ses livres — de la Guerre froide : anticommuniste ferme, libéral au sens philosophique, défenseur des démocraties parlementaires, il incarna un courant profondément minoritaire dans une France intellectuelle largement gagnée aux idéaux marxistes. Son grand essai L'Opium des intellectuels (1955) fut un pamphlet célèbre contre la fascination communiste de ses collègues — dont Sartre, précisément. La postérité résuma cette fracture par la formule fameuse : « Il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron. » Aron aurait souri : elle disait tout ce contre quoi il avait lutté. Il n'en poursuivit pas moins une œuvre immense — Paix et Guerre entre les nations (1962), traité fondateur des relations internationales, Les Étapes de la pensée sociologique, cours à la Sorbonne devenu classique, et ses splendides Mémoires (1983), best-seller inattendu publié peu avant sa mort. Pour Aron, savoir et action n'étaient pas incompatibles : « La possession du savoir objectif, si elle n'est peut-être pas indispensable, est à coup sûr favorable à une action raisonnable. » Il fut réhabilité tardivement, dans les années 1970-1980, comme la conscience lucide et libérale de son siècle. Sa fin fut à l'image de sa vie : il mourut d'une crise cardiaque au Palais de Justice de Paris, le 17 octobre 1983, alors qu'il venait témoigner en faveur d'un journaliste attaqué en diffamation. Il mourut en défendant la liberté de la presse — meilleur épilogue possible pour l'éditorialiste qu'il n'avait cessé d'être.
Place Robert Deny
patrimoinePlace Royale
patrimoinePlace Saint-Louis
patrimoinePlace Saint-Symphorien
patrimoinePlace Thiers
patrimoinePoplar Circle
patrimoinePorte du Bois Robert
patrimoinePraire Rose Way
patrimoinePreston Court
patrimoinePrice Avenue
patrimoinePrincess Circle
patrimoineProgress Way
patrimoinePromenade de la Grande Terrasse
patrimoinePromenade Mona Lisa
patrimoinePromenade Venezia
patrimoineProvidence Alley
patrimoineQueensway Drive
patrimoineRaider Drive
patrimoineRailroad Street
patrimoineRampe Saint-Martin
patrimoineRaven Road
patrimoineRavenscroft Avenue
patrimoineRed Oak Trail
patrimoineReed Avenue
patrimoineRésidence de la Roseraie
patrimoineRichard Allen Way
patrimoineRidge Road
patrimoineRidge View Alley
patrimoineRidge View Road
patrimoineRidgewood Drive
patrimoineRock Island Drive
patrimoineRock Island Trail (Closed)
patrimoineRolling Hills Road
patrimoineRond des Cèdres
natureConifère majestueux pouvant vivre jusqu'à 2000 ans et culminer à plusieurs dizaines de mètres, le cèdre du Liban est l'un des arbres les plus emblématiques du monde antique — présent dans la Bible, gravé sur le drapeau d'une République, et introduit en France au XVIIIᵉ siècle grâce à l'un des voyages les plus insolites de l'histoire de la botanique.
Comment le reconnaître ? Le cèdre adulte a une silhouette immédiatement identifiable : un tronc massif à l'écorce grise et écailleuse, et surtout une cime aplatie en plateaux étagés horizontalement, comme si le vent avait patiemment sculpté l'arbre par couches successives. Ses aiguilles persistantes — courtes, rigides, bleu-vert — poussent en rosettes sur de petits rameaux, jamais isolées : caractère distinctif qui le sépare des pins et des sapins. Ses cônes, appelés aussi « galbules », ont une particularité étonnante : ils poussent dressés vers le ciel comme de petits tonneaux debout sur les branches, et non pendants comme les pommes de pin. Ils mettent deux à trois ans à mûrir puis se désintègrent lentement sur l'arbre, écaille par écaille, sans jamais tomber d'un seul bloc.
Le bois du cèdre est imputrescible, parfumé et naturellement résistant aux insectes grâce à sa résine odorante. Ces qualités exceptionnelles expliquent son usage millénaire dans toute la Méditerranée orientale : les Égyptiens en firent leurs sarcophages pour préserver les momies, les Phéniciens leurs navires au long cours, les rois d'Israël leurs temples. La Bible en fait le bois sacré par excellence : le roi Salomon en fit venir des montagnes du Liban pour bâtir son temple de Jérusalem au Xᵉ siècle avant notre ère. Sa longévité extraordinaire et son parfum incorruptible en firent, dans tout l'Orient ancien, l'arbre du sacré et de l'éternité.
Originaire des montagnes du Moyen-Orient, où il forme des forêts millénaires aujourd'hui menacées et protégées par l'UNESCO, le cèdre du Liban apparaît fièrement sur le drapeau de la République libanaise : un cèdre vert sur fond blanc, encadré de deux bandes rouges horizontales — cas rare d'un arbre devenu emblème national.
Un arbre venu en France dans un chapeau. L'espèce fut introduite en France en 1734 par le grand botaniste Bernard de Jussieu, alors sous-démonstrateur au Jardin du Roi (l'actuel Jardin des Plantes). Rapportés d'Angleterre — où ils avaient été acclimatés dès 1683 au Chelsea Physic Garden —, deux jeunes plants firent le voyage jusqu'à Paris. La légende, attestée par son propre neveu, raconte que le pot se brisa en cours de route et que Jussieu, dans l'urgence, glissa les précieux plants dans son chapeau pour terminer le trajet. L'un des deux fut planté sur le flanc de la butte du Labyrinthe, au Jardin des Plantes : il y est toujours, près de trois siècles plus tard, culminant à plus de vingt mètres. C'est le doyen des cèdres français. Le second, planté à Montigny-Lencoup en Seine-et-Marne, mourut d'un orage en 1935 — deux siècles jour pour jour après sa plantation.
De cette poignée de premières graines, le cèdre a essaimé dans tous les parcs, châteaux et grands jardins de France, où il est devenu l'un des arbres d'ornement les plus prestigieux du paysage classique français. Il en existe aujourd'hui quatre espèces cultivées : le cèdre du Liban, le cèdre de l'Atlas (Cedrus atlantica) originaire du Maroc — reconnaissable à sa cime encore pointue —, le cèdre de Chypre et le cèdre de l'Himalaya — tous héritiers de la même famille méditerranéenne et asiatique.Rond-point de Bir-Hakeim
patrimoineRond-Point de la Chapelle
patrimoineÉdifice religieux de dimensions modestes, la chapelle est la petite sœur intime de l'église paroissiale — dédiée à un saint, à une dévotion particulière ou attachée à un domaine privé, elle jalonne les campagnes, les cimetières, les châteaux et les grandes églises depuis plus de mille ans, portant en son nom même le souvenir du manteau partagé de saint Martin. Le mot vient du latin médiéval cappella, diminutif de cappa — la cape, le manteau à capuche. L'histoire est célèbre : au IVᵉ siècle, à Amiens, le jeune légionnaire romain Martin partage sa cappa militaire avec un mendiant grelottant. Devenu évêque de Tours puis saint tutélaire de la Gaule, il laisse cette demi-cape en relique aux rois francs, qui la conservent précieusement. À l'époque mérovingienne et carolingienne, la relique accompagne le roi dans ses déplacements, gardée par des clercs appelés cappellani — les chapelains. Le lieu où l'on abrite la cappella — l'oratoire, la petite salle — prend lui aussi ce nom. Et voilà comment, par un simple manteau partagé un soir d'hiver, tout un vocabulaire religieux est né : chapelle, chapelain, chapellenie. C'est aussi de cette même racine que descend, dit-on, le nom des Capétiens — la dynastie royale qui hérita de la relique. Le mot désigne d'abord, à partir du VIIIᵉ siècle, l'oratoire privé du souverain — puis, par extension, tout édifice religieux secondaire, non paroissial. Cette distinction reste essentielle : l'église est le lieu de la communauté paroissiale (baptêmes, mariages, sépultures collectives), tandis que la chapelle est un lieu de dévotion plus intime, souvent dédié à un saint particulier, dépourvu des pleins droits paroissiaux, desservi par un chapelain plutôt que par un curé. Les formes sont innombrables. La chapelle castrale — dans le château, réservée au seigneur et à sa maisonnée. La chapelle rurale — au milieu des champs, souvent en bordure d'un chemin, dédiée à un saint guérisseur ou protecteur des récoltes. La chapelle de cimetière — parfois plus ancienne que l'église paroissiale elle-même, veillant sur les tombes. La chapelle de pèlerinage — étape sur les grandes routes de foi, comme les innombrables chapelles jalonnant le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. La chapelle votive — construite en remerciement d'une grâce reçue, d'une guérison, d'un vœu exaucé. La chapelle funéraire — familiale, monumentale, dans les grands cimetières bourgeois du XIXᵉ siècle. Et la chapelle latérale enfin — nichée à l'intérieur même d'une grande église, dédiée à une confrérie ou à un saint particulier, souvent la plus richement ornée de l'édifice. Architecture souvent modeste — un simple rectangle voûté, un petit clocheton, une croix au faîte, quelques vitraux — la chapelle rurale française porte pourtant une charge affective considérable. Elle est le lieu des pardons bretons, des pèlerinages locaux encore vivants, des messes votives qui rassemblent une fois par an les habitants du hameau. Beaucoup, aujourd'hui désaffectées, sont restaurées par des associations bénévoles — signe que le lien affectif à ces petites pierres traverse la sécularisation. Souvent oubliées des cartes touristiques mais tenaces dans la mémoire des villages, les chapelles témoignent qu'à côté de la grande histoire des cathédrales et des paroisses, il y a une histoire tendre, presque secrète, du sentiment religieux français — celui qui monte au bord d'un chemin creux, sous un tilleul, jusqu'à une petite porte close qu'on n'ouvre qu'à la fête du saint.
Rond-Point de l'Alliance
patrimoineRond-Point de Normandie
patrimoineRond-Point des Condamines
patrimoineRond-Point du 5e Génie
patrimoineRond-Point du Commerce
patrimoineRond-Point Paul Weil
patrimoineRose Bay Road
patrimoineRose Bud Road
patrimoineRosecomb Way
patrimoineRose Hill Avenue
patrimoineRose Ridge Road
patrimoineRosewood Drive
patrimoineRoute de la Faisanderie
patrimoineRoute de la Fontaine
patrimoineRoute de la Fontaine Blanche
patrimoineRoute de la Fontaine des Nouettes
patrimoineRoute de la Minière
patrimoineRoute de la Reine
patrimoineRoute de l'Epi d'Or
patrimoineRoute de l'Impératrice
patrimoineRoute de Madagascar
patrimoineRoute de Porchefontaine
patrimoineRoute de Rueil
patrimoineRoute de Saint-Cyr
patrimoineRoute de Satory
patrimoineRoute des Célestins
patrimoineRoute des Châtaigniers
patrimoineRoute des Chevreuils
patrimoineRoute des Docks
patrimoineRoute de Sebaque
patrimoineRoute des Fonds
patrimoineRoute des Grands Bois
patrimoineRoute des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Le mot vient du latin molinum, dérivé de mola — la meule, cette lourde pierre ronde qui broie le grain. De la même racine sont nés le verbe moudre, la mouture, le meunier, le moulinet, et jusqu'à nos dents molaires, ces meules de chair qui écrasent la nourriture. Toute une famille de mots pour dire une seule chose : broyer, réduire en poudre. Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de deux mille ans. Le moulin à vent, lui, gagne l'Europe au XIIᵉ siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile de noix et d'olive, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan. Mais le moulin n'a pas vraiment disparu : leurs descendants, les alternateurs des centrales hydroélectriques, tournicotent tout autant pour fournir l'énergie de nos maisons. Ce sont les mêmes principes — la force de l'eau, du vent, transformée en mouvement utile — qui font aujourd'hui tourner nos vies.
Route des Mulets
patrimoineRoute du Butard
patrimoineRoute du Cordon de Marnes
patrimoineRoute du Cordon du Nord
patrimoineRoute du Grand Bois
patrimoineRoute du Grand Cordon
patrimoineRoute du Lavoir de la Voirie
patrimoineRoute du Pré Vert
patrimoineRoute Rivoli
patrimoineRu de Gally
patrimoineRue Abel Lauvray
patrimoineRue Albert Joly
patrimoineRue Albert Quero
patrimoineRue Albert Samain
patrimoineRue Albert Sarraut
patrimoineRue Albert Truffaut
patrimoineRue Alexandre Bontemps
patrimoineRue Alexandre Lange
patrimoineRue Alexis de Tocqueville
patrimoineRue Alexis Fourcault
patrimoineRue Anatole France
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Rue André Campra
patrimoineRue André Chénier
patrimoineRue André-Jean Vauchelle
patrimoineRue Antoine Coypel
patrimoineRue Antoine Coysevox
patrimoineRue Antoine Richard
patrimoineRue Antoine Thierry de Ville d'Avray
patrimoineRue Augusta Holmes
patrimoineRue Augustin Pajou
patrimoineRue au Pain
patrimoineRue Baillet-Réviron
patrimoineRue Bailly
patrimoineRue Bazin
patrimoineRue Benjamin Franklin
patrimoineRue Bernard de Jussieu
patrimoineRue Berthelot
patrimoineRue Berthier
patrimoineRue Boileau
patrimoineRue Borgnis-Desbordes
patrimoineRue Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Rue Champ Lagarde
patrimoineRue Charles Gounod
cultureÉlevé dans une famille de mélomanes parisienne — sa mère était pianiste et son père peintre —, Charles Gounod (1818-1893) étudia au Conservatoire de Paris et remporta le prestigieux Prix de Rome en 1839. Le séjour à la Villa Médicis lui révéla la musique italienne et la spiritualité catholique romaine, deux influences durables. Devenu maître de chapelle et organiste en 1843, il suivit des cours de théologie et faillit entrer dans les ordres — mais y renonça peu après l'avènement de la Deuxième République. Sa foi profonde imprégnera néanmoins toute son œuvre. Il connut la gloire avec son cinquième opéra, Faust (1859), pourtant en rupture avec les codes de son époque : là où l'opéra italien célébrait la virtuosité vocale, Gounod privilégiait le lyrisme mélodique et l'expression intime des sentiments. Ce fut le succès mondial. Après trois opéras peu remarqués, la reconnaissance revint avec Roméo et Juliette (1867), autre sommet de son art. Mais son œuvre déborde largement l'opéra : Gounod composa un catalogue considérable de musique sacrée — dont la sublime Messe solennelle de sainte Cécile et deux grands oratorios, Rédemption et Mors et Vita — et surtout la mélodie qu'on entend depuis 150 ans dans tous les mariages, tous les baptêmes et tous les enterrements catholiques du monde : son fameux Ave Maria (sous sa forme définitive en 1859), méditation posée en apesanteur sur le premier prélude en do majeur du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach — union miraculeuse de deux siècles. Détail plus inattendu : Gounod composa aussi une petite pièce humoristique, la Marche funèbre d'une marionnette (1872), qui devint mondialement célèbre lorsqu'Alfred Hitchcock en fit l'indicatif de son émission télévisée Alfred Hitchcock présente. Après un exil à Londres consécutif à la Commune, marqué par une relation orageuse avec la chanteuse Georgina Weldon, Gounod rentra en France et poursuivit sa carrière. Il mourut à Saint-Cloud en 1893, à soixante-quinze ans, alors qu'il composait un Requiem qu'il ne put achever. Son écriture claire et mesurée aura contribué à définir le style français que développeront après lui Bizet et Saint-Saëns. Connaissez-vous ces deux compositeurs ? Cherchez-les, ils ne sont pas loin !
Rue Claude Debussy
patrimoineRue Claude Perrault
patrimoineRue Colbert
patrimoineRue Coste
patrimoineRue d'Angiviller
patrimoineRue d'Angoulême
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue d'Artois
patrimoineRue Dauthiau
patrimoineRue d'Auvergne
patrimoineRue de Beauvau
patrimoineRue de Bourgogne
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Condé
patrimoineRue de Fontenay
patrimoineRue de Glatigny
patrimoineRue de l'Abbé de l'Épée
patrimoineRue de l'Abbé Rousseaux
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Rue de la Bonne Aventure
patrimoineRue de la Bourboule
patrimoineRue de la Cathédrale
patrimoineRue de la Ceinture
patrimoineRue de la Celle
patrimoineRue de la Chancellerie
patrimoineRue de la Chaumière
patrimoineRue de la Concorde
patrimoineRue de la Côte d'Ivoire
patrimoineRue de la Division Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue de Lafayette
histoireGilbert du Motier, marquis de La Fayette (1757-1834) est probablement le plus américain des Français. En 2002, le Congrès des États-Unis lui a conféré la citoyenneté américaine à titre posthume — un honneur exceptionnel réservé à sept personnages seulement dans l'histoire du pays, dont Winston Churchill et Mère Teresa. En 1917, quand les troupes du général Pershing débarquèrent en France pour combattre à nos côtés dans la Grande Guerre, un officier américain se rendit à sa tombe au cimetière Picpus à Paris et lança cette phrase devenue légendaire : « Lafayette, nous voici ! ». À dix-sept ans pourtant, tout le destinait à une brillante carrière de cour. Orphelin de père (tué à Minden par les Anglais en 1759) et de mère, Gilbert du Motier héritait à cet âge d'une immense fortune — l'une des plus considérables de France. Son mariage arrangé avec Adrienne de Noailles l'introduisait dans une famille puissante, proche de Louis XVI. Il avait tout pour réussir à Versailles. Il refusa une charge à la Cour et choisit la carrière militaire. Jeune officier passionné par la cause des insurgés américains, il rencontra secrètement Benjamin Franklin à Paris, embarqua à ses frais sur La Victoire en avril 1777 malgré l'interdiction expresse du roi, et débarqua en Amérique à dix-neuf ans. « Je viens servir à mes dépens », déclara-t-il fièrement au Congrès américain qui le nomma major général. Blessé à la bataille de Brandywine en septembre 1777, il se lia d'une amitié filiale avec George Washington, qui le traita comme un fils. Il partagea l'hiver terrible de Valley Forge, rallia les Indiens Oneidas à la cause américaine (qui lui donnèrent le nom de Kayewla, « cavalier redoutable »), et contribua à la victoire décisive de Yorktown le 19 octobre 1781. De retour à la Cour, il connut un triomphe : au Trianon, il dansa un quadrille avec Marie-Antoinette, et Louis XVI, malgré les opinions progressistes du jeune homme, continua de le traiter avec bienveillance. Les États-Unis avaient fait germer en lui les idées de liberté. En juin 1789, député aux États généraux, il fut le principal rédacteur de la première Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, largement inspirée du modèle américain. Nommé commandant de la Garde nationale au lendemain de la prise de la Bastille, il inventa la cocarde tricolore — bleu et rouge de Paris encadrant le blanc du roi — symbole que la République française n'a plus jamais quitté. Partisan d'une monarchie constitutionnelle à l'anglaise, il tenta l'impossible : concilier ordre royal et Révolution. On le surnomma bientôt « capitaine Morphée » — pour sa tentative de « dormir sur les deux rives » des factions opposées. En octobre 1789, quand le peuple marcha sur Versailles, il fut débordé mais sauva Marie-Antoinette d'un massacre imminent. Déclaré traître par les Jacobins en août 1792, il fut arrêté par les Autrichiens et passa cinq années dans les geôles d'Olmütz, en Moravie, où sa femme et ses filles vinrent le rejoindre volontairement. Libéré en 1797, longtemps tenu à l'écart, il resurgit une dernière fois de l'histoire en 1830. À soixante-treize ans, la révolution des Trois Glorieuses le rappela au commandement de la Garde nationale. C'est lui qui remit à Louis-Philippe le nouveau drapeau national bleu-blanc-rouge — les couleurs qu'il avait données à sa garde nationale quarante et un ans plus tôt. Belle boucle historique. Il mourut à Paris le 20 mai 1834 et fut enterré au cimetière Picpus, sous de la terre rapportée d'Amérique comme il l'avait souhaité. Depuis 1917, un drapeau américain flotte en permanence sur sa tombe. On ne l'a jamais retiré, même sous l'Occupation.
Rue de la Guinée
patrimoineRue de la Martinière
patrimoineRue de la Paroisse
patrimoineRue de la Patte d'Oie
patrimoineRue de la Porte de Buc
patrimoineRue de la Porte Saint-Antoine
patrimoineRue de la Pourvoierie
patrimoineRue de la Quintinie
patrimoineRue de la Sablière
patrimoineRue de l'Assemblée Nationale
patrimoineRue Delaunay
patrimoineRue de l'École des Postes
patrimoineRue de l'Ermitage
patrimoineRue de l'Espérance
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Étang du Désert
natureRue de l'Île-de-France
patrimoineRue de Limoges
patrimoineRue de l'Indépendance Américaine
patrimoineRue Delly
patrimoineRue de l'Occident
patrimoineRue de l'Orangerie
patrimoineRue de l'Orient
patrimoineRue de l'Union
patrimoineRue de Marly
patrimoineRue de Maurepas
patrimoineRue de Metz
patrimoineRue de Montreuil
patrimoineRue de Nancy
patrimoineRue de Noailles
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue Deroisin
patrimoineRue de Satory
patrimoineRue de Savoie
patrimoineRue des Bourdonnais
patrimoineRue des Célestins
patrimoineRue des Chantiers
patrimoineRue des Condamines
patrimoineRue des Deux Portes
patrimoineRue des Étangs Gobert
natureRue des États Généraux
patrimoineRue des Frères Coustou
patrimoineRue des Frères Keller
patrimoineRue des Frères Marsy
patrimoineRue des Missionnaires
patrimoineRue des Moines
patrimoineRue des Nouettes
patrimoineRue des Petits Bois
patrimoineRue des Prés aux Bois
patrimoineRue des Récollets
patrimoineRue des Réservoirs
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue des Tournelles
patrimoineRue de Tunisie
patrimoineRue de Turenne
patrimoineRue Devalois
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue de Vergennes
patrimoineRue de Versailles
patrimoineRue de Villars
patrimoineRue du Bailliage
patrimoineRue du Béarn
patrimoineRue du Berry
patrimoineRue du Chanoine Boyer
patrimoineRue du Chemin de Fer
patrimoineRue Ducis
patrimoineRue du Colonel de Bange
patrimoineRue du Congo
patrimoineRue du Dahomey
patrimoineRue Dufétel
patrimoineRue du Foyer Versaillais
patrimoineRue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Général Pershing
patrimoineRue du Hameau Saint-Antoine
patrimoineRue du Hazard
patrimoineRue du Jeu de Paume
patrimoineRue du Marché Neuf
patrimoineRue du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineRue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue du Maréchal Gallieni
patrimoineRue du Maréchal Joffre
histoireEn septembre 1914, Joseph Joffre (1852-1931) sauva peut-être la France — ou du moins, sa République. En décembre 1916, l'opinion publique commençait à se lasser de lui. Entre les deux dates, il fut le général le plus populaire que le pays ait connu depuis Napoléon : entre 1915 et 1918, 398 garçons français reçurent le prénom Joffre, et 700 filles celui de Joffrette. Peu d'hommes ont connu une telle apothéose civile de leur vivant. Il naquit le 12 janvier 1852 à Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, fils d'un tonnelier catalan. Élève brillant, il obtint à seize ans une bourse pour Polytechnique, dont il fut le benjamin de sa promotion. La guerre de 1870 éclata pendant sa première année d'école ; il participa à la défense de Paris comme sous-lieutenant d'artillerie, à peine sorti de l'adolescence. Son destin militaire était scellé — il choisit le Génie, arme rigoureuse et technique qui correspondait à son tempérament méthodique. Sa longue carrière avant la Grande Guerre se déroula presque entièrement dans les colonies : Tonkin en Indochine, Soudan français (aujourd'hui Mali) où il commanda la marche sur Tombouctou en 1894, Madagascar sous les ordres de Gallieni. Il y bâtit sa réputation d'organisateur méthodique, spécialiste des transports et de la logistique ferroviaire — qualités qui lui vaudront, en 1911, le poste ultime : chef d'état-major général de l'Armée. Il s'attelle à préparer l'armée française à l'affrontement qu'il prévoit avec l'Allemagne. Août 1914 : la guerre éclate, et le plan XVII de Joffre — offensive massive en Alsace-Lorraine à la baïonnette, dans l'esprit de « l'offensive à outrance » — s'effondre en quinze jours. Trois cent mille victimes françaises dans la seule bataille des Frontières. C'est le pire désastre militaire français depuis 1870. Joffre réagit avec un sang-froid glacial : il limoge en trois semaines cinquante généraux — carnage hiérarchique sans précédent —, nomme des hommes compétents à leur place (Gallieni à Paris, Franchet d'Espèrey à la 5ᵉ armée, Foch à la 9ᵉ armée), puis attend son moment. Il vint le 6 septembre 1914. Alors que l'armée allemande pivote imprudemment vers le sud-est au lieu de contourner Paris, Joffre déclenche la contre-attaque générale sur la Marne, précédée d'un ordre du jour resté célèbre : « Au moment où s'engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n'est plus de regarder en arrière. » Une semaine plus tard, les Allemands reculent. Paris est sauvé, la France aussi. Joffre devient du jour au lendemain le « vainqueur de la Marne », adulé dans tout le pays et chez les Alliés. La suite fut moins glorieuse. Toute l'année 1915, Joffre s'obstina dans une litanie d'offensives sanglantes et vaines en Artois, en Champagne, sur la Somme, avec sa formule tristement célèbre : « Je les grignote » — parlant des Allemands, mais accusant surtout des dizaines de milliers de soldats français par mois. Verdun en 1916 aggrava les tensions avec le pouvoir politique. Après le désastre de la Somme (juillet-novembre 1916), le gouvernement le remplaça par Nivelle — qui ne fera guère mieux. Pour ménager l'opinion, on éleva Joffre à la dignité de maréchal de France le 26 décembre 1916 : il fut le premier maréchal de la IIIᵉ République, dignité qui n'avait plus été attribuée depuis la chute de Napoléon III. La mission diplomatique aux États-Unis en 1917 aux côtés de René Viviani fut l'un des derniers grands services rendus au pays : elle contribua largement à l'entrée américaine en guerre. Élu à l'unanimité à l'Académie française en 1918, Joffre mourut à Paris le 3 janvier 1931, presque octogénaire. Il n'est pas une ville de France qui ne lui ait donné son nom à une rue, une place ou une avenue. Peu importe que la postérité historique ait, depuis, nuancé la légende : dans la mémoire collective française, Joffre reste l'homme qui n'a pas cédé quand tout menaçait de céder.
Rue du Parc de Clagny
patrimoineRue du Peintre Lebrun
patrimoineRue du Plateau Saint-Antoine
patrimoineRue du Pont Colbert
patrimoineRue du Refuge
patrimoineRue du Sénégal
patrimoineRue du Serment de Koufra
patrimoineRue Dussieux
patrimoineRue du Vautrait
patrimoineRue du Vieux Versailles
patrimoineRue Edme Bouchardon
patrimoineRue Edmé Frémy
patrimoineRue Édouard Charton
patrimoineRue Édouard Lalo
patrimoineRue Édouard Lefebvre
patrimoineRue Émile Clermont
patrimoineRue Émile Cousin
patrimoineRue Émile Deschamps
patrimoineRue Ernestine
patrimoineRue Étienne Le Hongre
patrimoineRue Eudore Soulié
patrimoineRue Exelmans
patrimoineRue Fesch
patrimoineRue Fragonard
patrimoineRue Francisco Ferrer
patrimoineRue François Boucher
patrimoineRue François Le Moyne
patrimoineRue Gabriel
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Clemenceau
histoirePeu de vies politiques françaises couvrent une telle amplitude. Élu maire de Montmartre à vingt-neuf ans en septembre 1870, il fut soixante ans plus tard, à soixante-seize ans, rappelé au pouvoir par son vieil ennemi Poincaré pour conduire le pays à la victoire dans la Grande Guerre. Entre les deux moments : un demi-siècle de journalisme, de duels au parlement et à l'épée, de gouvernements renversés, de campagnes gagnées et perdues, de trahisons soupçonnées et de fidélités absolues. Aucun homme du XIXᵉ siècle finissant et du XXᵉ siècle commençant n'a autant marqué la vie publique française. Il naquit le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds, en Vendée, d'une famille de médecins républicains et anticléricaux dont il hérita l'esprit rebelle. Médecin lui-même — c'est son premier métier —, il s'installa quelque temps aux États-Unis où il enseigna le français dans une école pour jeunes filles et épousa l'une de ses élèves, Mary Plummer, dont il aura trois enfants avant de divorcer. De retour à Paris, il abandonna la médecine pour la politique et le journalisme, ses deux passions durables. Député radical à partir de 1871, il siégea sans interruption pendant vingt-deux ans à la Chambre. Ses discours cinglants, ses interruptions vengeresses, sa parole qui coupait comme une lame lui valurent bientôt son premier surnom légendaire : « le Tigre », ou plus prosaïquement « le tombeur de ministères ». Il contribua à la chute de Gambetta en 1882, de Jules Ferry en 1885 — deux immenses figures républicaines qu'il fit tomber non par calcul mais par principe : il leur reprochait leur politique coloniale, qu'il tenait pour une diversion coupable au moment où la France devait préparer sa revanche contre l'Allemagne pour l'Alsace-Lorraine perdue en 1871. Le scandale de Panama en 1893, où il fut injustement soupçonné de corruption, brisa temporairement sa carrière. Il revint dans le débat public par un chemin inattendu : le journalisme. C'est dans son journal L'Aurore qu'il publia, le 13 janvier 1898, le célèbre « J'accuse ! » d'Émile Zola en défense du capitaine Dreyfus — c'est même Clemenceau qui suggéra à Zola ce titre devenu mythique. Aux côtés de Jaurès et de Zola, il fit partie du trio dominant des grands défenseurs de Dreyfus. La justice triompha en 1906 avec la réhabilitation complète du capitaine. Élu sénateur du Var en 1902, il accéda enfin au pouvoir à soixante-cinq ans — âge auquel d'autres songent à la retraite. Ministre de l'Intérieur en mars 1906, puis président du Conseil d'octobre 1906 à juillet 1909, il gouverna avec la même férocité qu'il avait mise à renverser les autres : réprimant les grèves de mineurs après la catastrophe de Courrières, envoyant l'armée face aux vignerons du Languedoc, se faisant appeler « premier flic de France » par ses rivaux de gauche — dont Jaurès. Il mena aussi à son terme la séparation des Églises et de l'État avec Aristide Briand. Vint la Première Guerre mondiale. Écarté du pouvoir, Clemenceau critiquait le gouvernement dans son nouveau journal L'Homme libre — vite renommé L'Homme enchaîné en protestation contre la censure. En novembre 1917, alors que le moral s'effondrait, Poincaré fit un choix héroïque : rappeler son vieil ennemi pour sauver la France. À soixante-seize ans, Clemenceau devint président du Conseil et ministre de la Guerre. Sa formule fondatrice : « Je fais la guerre. » Il nomma Foch généralissime unifié des armées alliées, rassembla toutes les énergies du pays, refusa toute idée de paix négociée. Le 11 novembre 1918 consacra sa gloire : il devint pour toujours « le Père la Victoire », tandis que les poilus des tranchées l'appelaient plus simplement « le Vieux » — signe d'une affection qu'aucun autre politique n'avait suscitée depuis Gambetta. Il négocia la paix au traité de Versailles le 28 juin 1919, avec une intransigeance jugée excessive par les Alliés anglo-saxons — il voulait que l'Allemagne ne pût plus jamais menacer la France. La suite fut amère : critiqué de toutes parts, il échoua à l'élection présidentielle de janvier 1920 face à Paul Deschanel. Il se retira alors dans sa Vendée natale, aux Sables-d'Olonne, écrivit, voyagea, s'entretint avec son ami de jeunesse Claude Monet — qu'il avait encouragé à peindre les Nymphéas pour l'Orangerie —, et mourut à Paris le 24 novembre 1929, à quatre-vingt-huit ans, dans un simple deux-pièces de la rue Franklin. Selon sa volonté, il fut enterré debout dans un cercueil sans couvercle à Colombier, en Vendée, sous un simple hêtre, sans discours ni cérémonie officielle. Fidèle à lui-même jusqu'au bout : farouche, libre, incompatible.
Rue Georges Guynemer
patrimoineRue Georges Lacombe
patrimoineRue Gilbert de Guingand
patrimoineRue Girardon
patrimoineRue Guilloteaux Vatel
patrimoineRue Hardy
patrimoineRue Hélène Andrée
patrimoineRue Henri de Régnier
patrimoineRue Henri Le Sidaner
patrimoineRue Henri Simon
patrimoineRue Hoche
patrimoineRue Honoré de Balzac
patrimoineRue Jacques Boyceau
patrimoineRue Jacques Lemercier
patrimoineRue Jean-Baptiste Tuby
patrimoineRue Jean de La Bruyère
patrimoineRue Jean de la Fontaine
patrimoineRue Jean des Vignes Rouges
natureRue Jean Duplessis
patrimoineRue Jean-François Chalgrin
patrimoineRue Jean Houdon
patrimoineRue Jean Jouvenet
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Joseph Chaleil
patrimoineRue Jouvencel
patrimoineRue Jules Massenet
patrimoineRue Jules Raulin
patrimoineRue Lacordaire
patrimoineRue Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Laurent Gaudet
patrimoineRue Le Nôtre
patrimoineRue Léon Gatin
patrimoineRuelle de la Ceinture
patrimoineRue Louis Haussmann
patrimoineRue Louis Hervé
patrimoineRue Louis Le Vau
patrimoineRue Lucien Sergent
patrimoineRue Madame
patrimoineRue Mademoiselle
patrimoineRue Magenta
patrimoineRue Mansart
patrimoineRue Marc-Antoine Charpentier
patrimoineRue Marie Henriette
patrimoineRue Mazière
patrimoineRue Ménard
patrimoineRue Michel-Richard de Lalande
natureRue Molière
patrimoineRue Monseigneur Gibier
patrimoineRue Montbauron
patrimoineRue Montebello
patrimoineRue Montfleury
patrimoineRue Mouchy
patrimoineRue Neuve Notre-Dame
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Garnier
patrimoineRue Pétigny
patrimoineRue Philippe de Dangeau
patrimoineRue Pierre Berland
patrimoineRue Pierre Bertin
patrimoineRue Pierre Corneille
patrimoineRue Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Rue Pierre de Nolhac
patrimoineRue Pierre Lescot
patrimoineRue Pierre Mignard
patrimoineRue Ploix
patrimoineRue Racine
patrimoineRue Rameau
patrimoineRue Remilly
patrimoineRue Rémont
patrimoineRue René Aubert
patrimoineRue Richard Mique
patrimoineRue Richaud
patrimoineRue Robert de Cotte
patrimoineRue Royale
patrimoineRue Saint-Bernard
patrimoineRue Saint-Charles
patrimoineRue Sainte-Adélaïde
patrimoineRue Sainte-Anne
patrimoineRue Sainte-Claire
patrimoineRue Sainte-Famille
patrimoineRue Sainte-Geneviève
patrimoineRue Sainte-Sophie
patrimoineRue Sainte-Victoire
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Saint-Fiacre
patrimoineRue Saint-Honoré
patrimoineRue Saint-Joseph
patrimoineRue Saint-Julien
patrimoineRue Saint-Lazare
patrimoineRue Saint-Louis
patrimoineRue Saint-Médéric
patrimoineRue Saint-Michel
patrimoineRue Saint Nicolas
patrimoineRue Saint-Nicolas
patrimoineRue Saint-Simon
patrimoineRue Saint-Symphorien
patrimoineRue Salomon de Brosse
patrimoineRue Samuel Sandler
patrimoineRue Solferino
patrimoineRue Traversière
patrimoineRue Vauban
patrimoineRue Victor André Robert
patrimoineRue Victor Bart
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Yves le Coz
patrimoineRumsey Circle
patrimoineRussell Avenue
patrimoineRussell Court
patrimoineRutter Road
patrimoineRyley Court
patrimoineRyne Court
patrimoineSable Avenue
patrimoineSaint Clair Street
patrimoineSale Barn Road
patrimoineSalle des Alésiers
patrimoineSalle des Arbres de Neige
patrimoineSalle des Catalpas
patrimoineSalle des Cytises
patrimoineSalle des Marronniers
patrimoineSalle des Sumacs
patrimoineScarborough Drive
patrimoineSchoberth Street
patrimoineSchoolhouse Road
patrimoineSelma Street
patrimoineSequoia Lane
patrimoineSequoya Trail
patrimoineSeth Drive
patrimoineShaw Avenue
patrimoineShaw Court
patrimoineSheffield Drive
patrimoineShort Street
patrimoineSimmons Street
patrimoineSoper Street
patrimoineSouth 2nd Street
patrimoineSouth 3rd Street
patrimoineSouth 6th Street
patrimoineSouth Adams Street
patrimoineSouth Benham Road
patrimoineSouth Buckeye Street
patrimoineSouth Burke Street
patrimoineSouth Center Street
patrimoineSouth Drive
patrimoineSouth East Street
patrimoineSouth Fisher
patrimoineSouth Fisher Street
patrimoineSouth Gaslight Street
patrimoineSouth High Street
patrimoineSouth Hill Road
patrimoineSouth Hunter Street
patrimoineSouth Industrial Park Road
patrimoineSouth Krekel Street
patrimoineSouthland Drive
patrimoineSouth Locust Street
patrimoineSouth Main Street
patrimoineSouth Maple Avenue
patrimoineSouth Monroe Street
patrimoineSouth Oak Street
patrimoineSouth Olive Street
patrimoineSouth Richardson Street
patrimoineSouth Ripley Estates Drive
patrimoineSouth Ross Street
patrimoineSouth Russell Avenue
patrimoineSouth Seymour Street
patrimoineSouth Steffen Street
patrimoineSouth Stourbridge Street
patrimoineSouth Tanglewood Road
patrimoineSouth Thruston Street
patrimoineSouth Van Buren
patrimoineSouth Van Buren Street
patrimoineSouth Walnut Street
patrimoineSouth Washington Street
patrimoineSouth West Street
patrimoineSouth Williamson Street
patrimoineSpencer
patrimoineSpring Court
patrimoineSpring Run Road
patrimoineSpruce Street
patrimoineSquare Bugeaud
patrimoineSquare des Chevau-Légers
patrimoineSquare du Cerf Volant
patrimoineSquare du Pont Colbert
patrimoineSquare Joseph Adrien le Roi et Jean Lagny
patrimoineSquare Mérimée
patrimoineStevenson Drive
patrimoineStourbridge Court
patrimoineStourbridge Spur
patrimoineStourbridge Street
patrimoineStout Avenue
patrimoineStratford Place
patrimoineSubler Drive
patrimoineSugartree Lane
patrimoineSugartree Park
patrimoineSummerset Drive
patrimoineSunset Strip
patrimoineTalon Court
patrimoineTecumseh Trail
patrimoineTerrasse
patrimoineTerrasse du Couchant
patrimoineTerrasse du Levant
patrimoineTerrasse La Quintinie
patrimoineTerrasse Nord
patrimoineThomas Lane
patrimoineTilford Alley
patrimoineTincher Drive
patrimoineTower View Drive
patrimoineTroy Pike
patrimoineTuscan Way
patrimoineTyrone Pike
patrimoineTyson Street
patrimoineUnited Drive
patrimoineVehr-Sye Drive
patrimoineVenelle de Choisy
patrimoineVersailles Bypass
patrimoineVersailles Road
patrimoineVersailles-Southeastern Road
patrimoineVersailles Street
patrimoineVertie Lane
patrimoineVilla Champ Lagarde
patrimoineVilla de la Bonne Aventure
patrimoineVilla de la Reine
patrimoineVilla de l'Ermitage
patrimoineVillage des Antiquaires
patrimoineVilla la Source
patrimoineVilla Saint-Charles
patrimoineVilla Saint-Symphorien
patrimoineVine Street
patrimoineVirginia Avenue
patrimoineVirginia Street
patrimoineVista Drive
patrimoineWalnut Street
patrimoineWampler Street
patrimoineWarren Street
patrimoineWashington Street
patrimoineWater Plant Street
patrimoineWater Street
patrimoineWayne Street
patrimoineWest 1st North Street
patrimoineWest 1st Street
patrimoineWest 2nd North Street
patrimoineWest 2nd Street
patrimoineWest 3rd Street
patrimoineWest 4th Street
patrimoineWest Clark Street
patrimoineWest Clay Street
patrimoineWest Cleveland Street
patrimoineWest County Road 200 South
patrimoineWest Dekalb Street
patrimoineWest Greene Street
patrimoineWest Green Street
patrimoineWest Hicks Street
patrimoineWest Jackson Street
patrimoineWest Jasper Street
patrimoineWest Lafayette Street
histoireGilbert du Motier, marquis de La Fayette (1757-1834) est probablement le plus américain des Français. En 2002, le Congrès des États-Unis lui a conféré la citoyenneté américaine à titre posthume — un honneur exceptionnel réservé à sept personnages seulement dans l'histoire du pays, dont Winston Churchill et Mère Teresa. En 1917, quand les troupes du général Pershing débarquèrent en France pour combattre à nos côtés dans la Grande Guerre, un officier américain se rendit à sa tombe au cimetière Picpus à Paris et lança cette phrase devenue légendaire : « Lafayette, nous voici ! ». À dix-sept ans pourtant, tout le destinait à une brillante carrière de cour. Orphelin de père (tué à Minden par les Anglais en 1759) et de mère, Gilbert du Motier héritait à cet âge d'une immense fortune — l'une des plus considérables de France. Son mariage arrangé avec Adrienne de Noailles l'introduisait dans une famille puissante, proche de Louis XVI. Il avait tout pour réussir à Versailles. Il refusa une charge à la Cour et choisit la carrière militaire. Jeune officier passionné par la cause des insurgés américains, il rencontra secrètement Benjamin Franklin à Paris, embarqua à ses frais sur La Victoire en avril 1777 malgré l'interdiction expresse du roi, et débarqua en Amérique à dix-neuf ans. « Je viens servir à mes dépens », déclara-t-il fièrement au Congrès américain qui le nomma major général. Blessé à la bataille de Brandywine en septembre 1777, il se lia d'une amitié filiale avec George Washington, qui le traita comme un fils. Il partagea l'hiver terrible de Valley Forge, rallia les Indiens Oneidas à la cause américaine (qui lui donnèrent le nom de Kayewla, « cavalier redoutable »), et contribua à la victoire décisive de Yorktown le 19 octobre 1781. De retour à la Cour, il connut un triomphe : au Trianon, il dansa un quadrille avec Marie-Antoinette, et Louis XVI, malgré les opinions progressistes du jeune homme, continua de le traiter avec bienveillance. Les États-Unis avaient fait germer en lui les idées de liberté. En juin 1789, député aux États généraux, il fut le principal rédacteur de la première Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, largement inspirée du modèle américain. Nommé commandant de la Garde nationale au lendemain de la prise de la Bastille, il inventa la cocarde tricolore — bleu et rouge de Paris encadrant le blanc du roi — symbole que la République française n'a plus jamais quitté. Partisan d'une monarchie constitutionnelle à l'anglaise, il tenta l'impossible : concilier ordre royal et Révolution. On le surnomma bientôt « capitaine Morphée » — pour sa tentative de « dormir sur les deux rives » des factions opposées. En octobre 1789, quand le peuple marcha sur Versailles, il fut débordé mais sauva Marie-Antoinette d'un massacre imminent. Déclaré traître par les Jacobins en août 1792, il fut arrêté par les Autrichiens et passa cinq années dans les geôles d'Olmütz, en Moravie, où sa femme et ses filles vinrent le rejoindre volontairement. Libéré en 1797, longtemps tenu à l'écart, il resurgit une dernière fois de l'histoire en 1830. À soixante-treize ans, la révolution des Trois Glorieuses le rappela au commandement de la Garde nationale. C'est lui qui remit à Louis-Philippe le nouveau drapeau national bleu-blanc-rouge — les couleurs qu'il avait données à sa garde nationale quarante et un ans plus tôt. Belle boucle historique. Il mourut à Paris le 20 mai 1834 et fut enterré au cimetière Picpus, sous de la terre rapportée d'Amérique comme il l'avait souhaité. Depuis 1917, un drapeau américain flotte en permanence sur sa tombe. On ne l'a jamais retiré, même sous l'Occupation.
West Magnolia Street
patrimoineWest Main Street
patrimoineWest Newton Street
patrimoineWest Oak Street
patrimoineWest Perry Street
patrimoineWest Street
patrimoineWest Tanglewood Road
patrimoineWest Tyson Street
patrimoineWest Versailles Street
patrimoineWestview Drive
patrimoineWest View Drive
patrimoineWest Ward Street
patrimoineWest Washington Street
patrimoineWest Water Street
patrimoineWest Williamson Street
patrimoineWest Wood Street
patrimoineWilhelm Drive
patrimoineWilliams Street
patrimoineWillis Street
patrimoineWill Parkway
patrimoineWilson Avenue
patrimoineWinnie Drive
patrimoineWoodbine Avenue
patrimoineWood Drive
patrimoineWoodford County Parks Trail
patrimoineWoodford County Park Trail
patrimoineWoodford Street
patrimoineWoodford Village Drive
patrimoineWoodland Drive
patrimoineWood Lane
patrimoineWoodlawn Drive
patrimoineWoodson Drive
patrimoineWood Terrace
patrimoineWoolridge Lane
patrimoineWorthington Avenue
patrimoineWorthington Street
patrimoineYates Street
patrimoineYellow Jacket Drive
patrimoineYost Alley
patrimoineYough Street
patrimoine