Rues de Toulon
2352 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès à la Passerelle de la Place des Droits de l'Homme et du Citoyen.
patrimoineAccès à la Place Georges Ponpidou
patrimoineAccès au débarcadère Bateau-Bus du Réseau Mistral.
patrimoineAccès au Parking du Palais Liberté.
patrimoineAccès au Parking Facultés.
patrimoineAccès au Parking Lafayette
patrimoineAccès au Parking Qpark Liberté Coeur de Ville
patrimoineaccès au Square des Iles d'or
patrimoineAccès Douanes
patrimoineAccès et Sortie de la Station Service Total.
patrimoineAccès Parking Mayol
patrimoineAccès Parking Privé les Balisiers
patrimoineAccès Parking sous-Terrain
patrimoineAccès Parking Sous-Terrain
patrimoineAccès Piéton Parking Lafayette
patrimoineAccès Piéton Parking Mayol
patrimoineAccés Portail Principal
patrimoineAccès Réservé Livraison Centre Mayol et Fac de Droit
patrimoineAccès Station Service
patrimoineAllée Adolphe Bravet
patrimoineAllée "A" Elie Monteux
patrimoineAllée A Gabriel Watrelot
patrimoineAllée A-J Petit
patrimoineAllée Alexandre Abbat
patrimoineAllée Alphonse Abel
patrimoineAllée Amiel André
patrimoineAllée Amiral Baudin
patrimoineAllée André Allar
patrimoineAllée Anne Vidal
patrimoineAllée Arene François
patrimoineAllée Armand Valle
patrimoineAllée Auguste Reynaud
patrimoineAllée Augustin Daumas
patrimoineAllée Aumonier Robineau
patrimoineAllée Barthelon
patrimoineAllée "B" Jacques Baudouin
patrimoineAllée Bourganel Ferdinand
patrimoineAllée Boy-Scout Léon Millou
patrimoineAllée Camille Ledeau
patrimoineAllée Casimir Martini
patrimoineAllée Castigneau
patrimoineAllée Centrale
patrimoineAllée centrale B
patrimoineAllée centrale C
patrimoineAllée centrale D
patrimoineAllée Chantebois
patrimoineAllée Charles Beville
patrimoineAllée Charles Joseph Balestra
patrimoineAllée Darbon René
patrimoineAllée de Besagne
patrimoineAllée de Cassiopée
patrimoineAllée de la Charbonnière
patrimoineAllée de la Charité
patrimoineAllée de la Légion Etrangère
patrimoineAllee de la Messone
patrimoineAllée de l'Armée d'Afrique
patrimoineAllée de La Spezia
patrimoineAllée de Mannheim
patrimoineAllée des Acanthes
patrimoineAllée des Alizés
patrimoineAllée des Aviateurs
patrimoineAllée des Bastidons
patrimoineAllée des Bougainvillées
patrimoineAllée des Églantiers
patrimoineAllée des Flamboyants
patrimoineAllée Désiré Soule
patrimoineAllée des Lauriers Roses
patrimoineAllée des Lices
patrimoineAllée des Magnolias
patrimoineAllée des Pervenches
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Tourterelles
patrimoineAllée Docteur Henri Raoulx
patrimoineAllée du Basilic
patrimoineAllée du Bosquet
patrimoineAllée du Commandant Scias
patrimoineAllée du Fenouillet
patrimoineAllée du Jardin Botanique de la Marine
patrimoineAllée du Kiosque à Musique
cultureAllée du Lieutenant-Colonel Carmi
patrimoineAllée du Martiniquais
patrimoineAllée du Micocoulier
patrimoineAllée du Parc Saint-Jean
patrimoineAllée Dupuy Delome
patrimoineAllée du Trélus
patrimoineAllée du Val Doux
patrimoineAllée "E"
patrimoineAllée Edmond Mouska
patrimoineAllée Felix Lisbonne
patrimoineAllée Felix Roux dit Lafoux
patrimoineAllée Fenelon
patrimoineAllée Fleury
patrimoineAllée Fontan
patrimoineAllée François Auguste Berthon
patrimoineAllée François Consalvi
patrimoineAllée François Cressy
patrimoineAllée François Etienne Girard
patrimoineAllée François Fabié
patrimoineAllée François Fischer
patrimoineAllée François Martin
patrimoineAllée François Zenon Isnard
patrimoineAllée Fulcran Suchet
patrimoineAllée Gambin
patrimoineAllée Garaud Gustave
patrimoineAllée Général Azan
patrimoineAllée Georges Leygues
patrimoineAllée Ginoux Charles
patrimoineAllée Granjean
patrimoineAllée Guiol
patrimoineAllée Gustave Paul Rouvière
patrimoineAllée Henri Dutasta
patrimoineAllée Henri Louis Mathis
patrimoineAllée Honoré Sausse
patrimoineAllée J-B Roux
patrimoineAllée Jean Antoine Guieu
patrimoineAllée Jean Baptiste Bertholet
patrimoineAllée Jean Benoit Carlat
patrimoineAllée Joseph de Martelli Chautard
patrimoineAllée Joseph Gassin
patrimoineAllée Jules Lafay
patrimoineAllée Jules Muraire dit Raimu
patrimoineAllée Lacroix Jean Baptiste
patrimoineAllée Laindet
patrimoineAllée Lazarre Nicolini
patrimoineAllée Louis Fréderic Pelabon
patrimoineAllée Louis Jourdan
patrimoineAllée L. Roumieu
patrimoineAllée Lt. Colonel Pigeaud
patrimoineAllée Madere Marius
patrimoineAllée Marie Verse
patrimoineAllée Marie Wendling
patrimoineAllée Marius Champagne
patrimoineAllée Marius Felix Touzet
patrimoineAllée Marius François Alibert
patrimoineAllée Marius Montagne
patrimoineAllée Marquis
patrimoineAllée Maurice Eron
patrimoineAllée Mesquida
patrimoineAllée M J Emeriau
patrimoineAllée M J Seren
patrimoineAllée Modeste Rouquier
patrimoineAllée Nestor Noble
patrimoineAllée Pascale Jacquinet
patrimoineAllée Pastoureau
patrimoineAllée Paul Baylon
patrimoineAllée Paul Marotte
patrimoineAllée Paul Rouviere
patrimoineAllée Perreymond
patrimoineAllée Pierre François Aguillon
patrimoineAllée Pierre Meissonier
patrimoineAllée Raymond Reymoneno
patrimoineAllée Rose Constant
patrimoineAllées Amiral Courbet
patrimoineAllées du 8 Mai 1945
patrimoineAllées du Docteur Laures
patrimoineAllée Senes dit La Sinse
patrimoineAllée Theodore Gantelme
patrimoineAllée Thérèse Saurin
patrimoineAllée Trigance
patrimoineAllée Victor Asquier
patrimoineAllée Victorin Laure
patrimoineAllée Victor Micholet
patrimoineAllée Victor Petit
patrimoineAllée Vincent Courdouan
patrimoineAllée W. de Ruyter
patrimoineAncien Chemin de la Valette
patrimoineAncien Chemin de Toulon à Evenos
patrimoineAncienne Place de la Fontaine aux Pucelles
patrimoineAngle Robert
patrimoineArrowhead Drive
patrimoineAvenue Abel Gance
patrimoineAvenue Albert Camus
patrimoineAvenue Alfred de Musset
patrimoineAvenue Alphonse Juin
patrimoineAvenue Alsace Lorraine
patrimoineAvenue Amiral Aube
patrimoineAvenue Amiral Barjot
patrimoineAvenue Amiral Daveluy
patrimoineAvenue Amiral Krantz
patrimoineAvenue Amiral Ravel
patrimoineAvenue André Ampère
patrimoineAvenue André Le Chatelier
patrimoineAvenue André Vuillet
patrimoineAvenue Aristide Briand
patrimoineAvenue Aristide Briand Prolongée
patrimoineAvenue Auguste Aiguier
patrimoineAvenue Auguste Battarel
patrimoineAvenue Bellaud de la Bellaudière
patrimoineAvenue Bellevue
patrimoineAvenue Benoît Malon
patrimoineAvenue Bir-Hakeim
patrimoineAvenue Bozon-Verduraz
patrimoineAvenue Brindejonc des Moulinais
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Avenue Charles Gantelme
patrimoineAvenue Charles Marenco
patrimoineAvenue Chevalier de Clerville
patrimoineAvenue Chiarisoli Bey
patrimoineAvenue Claude Farrère
patrimoineAvenue Clovis Hugues
patrimoineAvenue Colbert
patrimoineAvenue Colonel Driant
patrimoineAvenue Colonel Duboin
patrimoineAvenue Colonel Fabien
patrimoineAvenue Colonel Picot
patrimoineAvenue Commandant Guilbaud
patrimoineAvenue Commandant Jean Loste
patrimoineAvenue Commandant Jules Hamel
patrimoineAvenue Commandant Marchand
patrimoineAvenue Constant Perroud
patrimoineAvenue Contre Amiral Trolley de Prévaux
patrimoineAvenue de Beaulieu
patrimoineAvenue de Bellegarde
patrimoineAvenue de Besagne
patrimoineAvenue de Bourgogne
patrimoineAvenue de Brunet
patrimoineAvenue de Claret
patrimoineAvenue de Font Pré
patrimoineAvenue de Forbin
patrimoineAvenue de la Bourdonnais
patrimoineAvenue de la Gaie Vallée
patrimoineAvenue de la Haye
patrimoineAvenue de l'Amiral Collet
patrimoineAvenue de la Mitaine
patrimoineAvenue de la Mitre
patrimoineAvenue de la Montagne Sainte-Victoire
patrimoineAvenue Delaneau
patrimoineAvenue de La Palasse
patrimoineAvenue de la Pivotte
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Avenue de la Samaritaine
patrimoineAvenue de l'Assomption
patrimoineAvenue de la Station
patrimoineAvenue de la Tour Royale
patrimoineAvenue de la Victoire du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue de l'Elisa
patrimoineAvenue de l'Elysée
patrimoineAvenue de l'Ermitage
patrimoineAvenue de l'Infanterie de Marine
patrimoineAvenue de l'Oasis
patrimoineAvenue de Locarno
patrimoineAvenue de Picardie
patrimoineAvenue de Provence
patrimoineAvenue de Saint-Roch
patrimoineAvenue des Arènes
patrimoineAvenue de Savoie
patrimoineAvenue des Dardanelles
patrimoineAvenue des Fils Marescot
patrimoineAvenue des Fleurs
patrimoineAvenue des Fusiliers Marins
patrimoineAvenue de Siblas
patrimoineAvenue des Îles d'Or
patrimoineAvenue des Lices
patrimoineAvenue des Mésanges
patrimoineAvenue des Meuniers
patrimoineAvenue des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Avenue des Oliviers
patrimoineAvenue des Pins
patrimoineAvenue des Roses
patrimoineAvenue des Routes
patrimoineAvenue des Sources
patrimoineAvenue des Tirailleurs Sénégalais
patrimoineAvenue des Vignettes
natureAvenue de Valbourdin
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue de Vert Coteau
patrimoineAvenue Docteur Doyen
patrimoineAvenue Docteur Fontan
patrimoineAvenue Donchery
patrimoineAvenue d'Orient
patrimoineAvenue du 1er Bataillon de Choc
patrimoineAvenue du 22ème Régiment d'Infanterie Coloniale
patrimoineAvenue du 3e Régiment des Tirailleurs Algériens
patrimoineAvenue du Carmel
patrimoineAvenue du Chêne Vert
natureAvenue du Commandant Houot
patrimoineAvenue du Contre-Amiral Trolley de Prévaux
patrimoineAvenue du Contre-Amiral Trolley Pprevaux
patrimoineAvenue du Gai Coteau
patrimoineAvenue du Las
patrimoineAvenue Dumonceau
patrimoineAvenue du Port de Plaisance
patrimoineAvenue du Pré des Pécheurs
patrimoineAvenue du Pré Fauchier
patrimoineAvenue Dussap
patrimoineAvenue du Stade Amiral Jauréguiberry
patrimoineAvenue du Val Fleuri
patrimoineAvenue du XVème Corps
patrimoineAvenue Edmond Rostand
patrimoineAvenue Édouard Branly
patrimoineAvenue Édouard Herriot
patrimoineAvenue Édouard Latil
patrimoineAvenue Édouard Le Bellegou
patrimoineAvenue Élie Ceccaldi
patrimoineAvenue Émile Barla
patrimoineAvenue Émile Fabre
patrimoineAvenue Émile Vincent
patrimoineAvenue Ernest Nogre
patrimoineAvenue Ernest Roller
patrimoineAvenue Estelle
patrimoineAvenue Estienne d'Orves
patrimoineAvenue Faye Garaud
patrimoineAvenue Francis Garnier
patrimoineAvenue François Cuzin
patrimoineAvenue François Nardi
patrimoineAvenue François Roustan
patrimoineAvenue Frandore
patrimoineAvenue Franklin Roosevelt
patrimoineAvenue Frédéric Passy
patrimoineAvenue Gabriel Aube
patrimoineAvenue Général Brière de l'Isle
patrimoineAvenue Général Coronat
patrimoineAvenue Général Gouraud
patrimoineAvenue Général Magnan
patrimoineAvenue Général Noguès
patrimoineAvenue Général Pruneau
patrimoineAvenue Général Wéygand
patrimoineAvenue Georges Bizet
patrimoineAvenue Georges Clemenceau
patrimoineAvenue Georges Giraud
patrimoineAvenue Guichon de Grandpont
patrimoineAvenue Guiramand
patrimoineAvenue Henri Barbusse
patrimoineAvenue Henri Dunant
patrimoineAvenue Henri Mathis
patrimoineAvenue Ingénieur Groignard
patrimoineAvenue Jacques Cartier
patrimoineAvenue Jean Duplessis de Grenadan
patrimoineAvenue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Avenue Jean Rambaud
patrimoineAvenue Jean Rouden
patrimoineAvenue Joseph-Francois Ramel
patrimoineAvenue Joseph Gasquet
patrimoineAvenue Joseph-Louis Ortolan
patrimoineAvenue Jules Charleux
patrimoineAvenue Latil
patrimoineAvenue Laurent Mattio
patrimoineAvenue Lazare Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Avenue Lefebvre de Cerisy
patrimoineAvenue Lieutaud
patrimoineAvenue Lieutaud Prolongée
patrimoineAvenue Lieutenant-Colonel Chabriel
patrimoineAvenue Louis Barthou
patrimoineAvenue Louis Blériot
patrimoineAvenue Louis Bozzo
patrimoineAvenue Louis Michel Van Loo
patrimoineAvenue Louis Ortolan
patrimoineAvenue Louis Roche
patrimoineAvenue Louis Sorel
patrimoineAvenue Marceau
patrimoineAvenue Marcel Castié
patrimoineAvenue Maréchal Bugeaud
patrimoineAvenue Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Avenue Maréchal Gallieni
patrimoineAvenue Maréchal Lyautey
patrimoineAvenue Maréchal Maunoury
patrimoineAvenue Massillon
patrimoineAvenue Max Dormoy
patrimoineAvenue Médicis
patrimoineAvenue Michel Montaigne
patrimoineAvenue Mirasouléou
patrimoineAvenue Mireille
patrimoineAvenue Monte Carlo
patrimoineAvenue Monticelli
patrimoineAvenue Nobel
patrimoineAvenue Philippe Lebon
patrimoineAvenue Pierre Loti
patrimoineAvenue Pierre Renaudel
patrimoineAvenue Rageot de la Touche
patrimoineAvenue Regrutto
patrimoineAvenue René Cassin
patrimoineAvenue Roger Decouvoux
patrimoineAvenue Roland Morillot
patrimoineAvenue Saint-Joseph
patrimoineAvenue Savorgnan de Brazza
patrimoineAvenue Sénéquier
patrimoineAvenue Sergent Gabriel Jourdan
patrimoineAvenue Sylvain Thurin
patrimoineAvenue Vauban
patrimoineAvenue Victor Agostini
patrimoineAvenue Winston Churchill
patrimoineBalcon d'Escartefigue
patrimoineBalcon des Sangliers
patrimoineBalcon du Diable de Dahu
patrimoineBalcon du Marronnier
patrimoineBel’Ombra
patrimoineBenoît Malon - Les Ameniers
patrimoineBir Hakeim - Benoît Malon
patrimoineBlack Hawk Boulevard
patrimoineBoulevard Abbé Duployé
patrimoineBoulevard Alata
patrimoineBoulevard Alexandre Julien
patrimoineBoulevard Alphand
patrimoineBoulevard Amiral de Grasse
patrimoineBoulevard Amiral Vence
patrimoineBoulevard Antoine Sarraire
patrimoineBoulevard Auguste Fournier
patrimoineBoulevard Azan
patrimoineBoulevard Barthélémy
patrimoineBoulevard Bauchière
patrimoineBoulevard Bazeilles
patrimoineBoulevard Beaumarchais
patrimoineBoulevard Bianchi
patrimoineBoulevard Bourcier
patrimoineBoulevard Castel Lautier
patrimoineBoulevard Charles Baudin
patrimoineBoulevard Clamour
patrimoineBoulevard Colonel Albert Grant
patrimoineBoulevard Commandant André Bourges
patrimoineBoulevard Coste Chaude
patrimoineBoulevard de la Convention
histoireLa Convention nationale est une assemblée qui détint le pouvoir exécutif et législatif de 1792 à 1795. Elle proclama la Première République en rédigeant la Constitution de l'an I, mettant fin à la monarchie constitutionnelle concédée difficilement par Louis XVI depuis 1789. C'est de la Convention Nationale qu'est issu le Comité de Salut Public, responsable des nombreuses exécutions pendant la Terreur. La Convention fut dissoute en 1795 et laissa la place au Directoire, lui même dissout après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.
Boulevard de la Démocratie
patrimoineBoulevard de l'Aguillon
patrimoineBoulevard de la Marquisanne
patrimoineBoulevard de la Martille
patrimoineBoulevard de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Boulevard de la Roseraie
patrimoineBoulevard de l'Escaillon
patrimoineBoulevard Delescluze
patrimoineBoulevard de l'Hélvétie
patrimoineBoulevard de Paris
patrimoineBoulevard des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Boulevard Desaix
patrimoineBoulevard des Allobroges
patrimoineBoulevard des Armaris
patrimoineBoulevard des Baguiers
patrimoineBoulevard des Collines
patrimoineBoulevard de Strasbourg
patrimoineBoulevard de Tesse
patrimoineBoulevard Docteur Amouretti
patrimoineBoulevard Docteur André Chantemesse
patrimoineBoulevard Docteur Charles Barnier
patrimoineBoulevard Docteur Cunéo
patrimoineBoulevard Docteur Félix Escudier
patrimoineBoulevard d'Orléans
patrimoineBoulevard du 112e Régiment d'Infanterie
patrimoineBoulevard du 11 Novembre
patrimoineBoulevard du Commandant Nicolas
patrimoineBoulevard du Docteur Bourgarel
patrimoineBoulevard du Docteur Fénelon
patrimoineBoulevard du Faron
patrimoineBoulevard Édgard Amigas
patrimoineBoulevard Édouard Aiguier
patrimoineBoulevard Émile Jacquemin
patrimoineBoulevard Enseigne de Vaisseau Guès
patrimoineBoulevard Eugène Pelletan
patrimoineBoulevard Ferdinand de Lesseps
patrimoineBoulevard Fisquet
patrimoineBoulevard Flamenq
patrimoineBoulevard Fourniol
patrimoineBoulevard Général Brosset
patrimoineBoulevard Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Boulevard Georges
patrimoineBoulevard Georges Clemenceau
patrimoineBoulevard Georges Richard
patrimoineBoulevard Glassendi
patrimoineBoulevard Grignan
patrimoineBoulevard Henri Fabre
patrimoineBoulevard Ingénieur Bonnier
patrimoineBoulevard Jacquard
patrimoineBoulevard Jacques Olive
patrimoineBoulevard Jean-Baptiste Abel
patrimoineBoulevard Jean Noble
patrimoineBoulevard Jean Ullmann
patrimoineBoulevard Joseph Antoine Borne
patrimoineBoulevard Jouve
patrimoineBoulevard Jules Michelet
patrimoineBoulevard Lagane
patrimoineBoulevard Laplace
patrimoineBoulevard Laugier
patrimoineBoulevard Lavène
patrimoineBoulevard Léon Bourgeois
patrimoineBoulevard Leopold Gence
patrimoineBoulevard Louis Picon
patrimoineBoulevard Louvois
patrimoineBoulevard Maréchal Joffre
patrimoineBoulevard Mège
patrimoineBoulevard Michel de Bourges
patrimoineBoulevard Miramar
patrimoineBoulevard Montesquieu
patrimoineBoulevard Paban
patrimoineBoulevard Paul Bert
patrimoineBoulevard Paulin Bertrand
patrimoineBoulevard Péllicot
patrimoineBoulevard Philippe Ripert
patrimoineBoulevard Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Boulevard Pierre Toesca
patrimoineBoulevard Raynouard
patrimoineBoulevard Regis Dusserre
patrimoineBoulevard Robespierre
patrimoineBoulevard Rossillon
patrimoineBoulevard Sainte-Anne
patrimoineBoulevard Sainte-Hélène
patrimoineBoulevard Saint-Henri
patrimoineBoulevard Saint-Jacques
patrimoineBoulevard Salicis
patrimoineBoulevard Sébastien Pezetti
patrimoineBoulevard Toucas
patrimoineBoulevard Trucy
patrimoineCap Brun
patrimoineCap Espérance
patrimoineCarraire du Collet Saint Pierre
patrimoineCarraire du Pas de la Masque
patrimoineCarré Beurmann
patrimoineCarré du Port
patrimoineCarré Emile Gimelli
patrimoineCarrefour Antonin Chaude
patrimoineCarrefour Bon-Rencontre et d'Estienne d'Orves
patrimoineCarrefour Villevieille
patrimoineChemin A 5
patrimoineChemin Antoine Dottori
patrimoineChemin Arthur
patrimoineChemin Aspirant François Bougarel
patrimoineChemin Bagatelle
patrimoineChemin Barthélémy Florent
patrimoineChemin Barthélémy Taladoire
patrimoineChemin Beau Site
patrimoineChemin Belle Visto
patrimoineChemin Claude Lorrain
patrimoineChemin Col Canto
patrimoineChemin Colline Giraud
patrimoineChemin de Blida
patrimoineChemin de Bonnegrace
patrimoineChemin de Costebelle
patrimoineChemin de Favières
patrimoineChemin de Flore
patrimoineChemin de Fontanieu
patrimoineChemin de Forgentier
patrimoineChemin de Gaudissard
patrimoineChemin de Geffrier
patrimoineChemin de Gratte Semelle
patrimoineChemin de la Barbasse
patrimoineChemin de la Barre
patrimoineChemin de la Barre de Liesteau
patrimoineChemin de la Batterie Basse
patrimoineChemin de la Baume
patrimoineChemin de la Beaucaire
patrimoineChemin de la Bosquette
patrimoineCheminde la Bosquette
patrimoineChemin de la Calade
patrimoineChemin de la Caladette
patrimoineChemin de la Canaillette
patrimoineChemin de la Canolle
patrimoineChemin de la Carraire
patrimoineChemin de la Caserne du Centre
patrimoineChemin de la Chapelle Notre-Dame
patrimoineChemin de la Chartreuse
patrimoineChemin de la Clairette
patrimoineChemin de la Clapière
patrimoineChemin de la Colline
patrimoineChemin de la Commanderie
patrimoineChemin de la Croix du Sud
patrimoineChemin de la Farigoulette
patrimoineChemin de la Gaie Vallée
patrimoineChemin de la Garnière
patrimoineChemin de la Guerinière
patrimoineChemin de la Gypière
patrimoineChemin de la Jonquière
patrimoineChemin de la Juliette
patrimoineChemin de l'Alma
patrimoineChemin de la Loubière
patrimoineChemin de la Majourane
patrimoineChemin de la Malguette
patrimoineChemin de la Martelle
patrimoineChemin de la Maurinière
patrimoineChemin de la Mer
patrimoineChemin de la Miougarno
patrimoineChemin de la Mourelette
patrimoineChemin de la Moutte
patrimoineChemin de l'Ancien Champ de Tir
patrimoineChemin de la Paveigne
patrimoineChemin de la Pinède
patrimoineChemin de la Pivotte
patrimoineChemin de la Poudrière
patrimoineChemin de la Première Poudrière
patrimoineChemin de la Providence
patrimoineChemin de la Redoute
patrimoineChemin de la Ressence
patrimoineChemin de la Rivière
natureChemin de la Roquette
patrimoineChemin de la Serinette
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de l'Aubépine
patrimoineChemin de l'Aubisque
patrimoineChemin de l'Olivaie
patrimoineChemin de l'Oratoire
patrimoineChemin de l'Uba
patrimoineChemin de Mogador
patrimoineChemin de Moneiret
patrimoineChemin de Montzey
patrimoineChemin de Peyresourde
patrimoineChemin de Plaisance
patrimoineChemin de Provence
patrimoineChemin de Rigoumel
patrimoineChemin de ronde
patrimoineChemin de Saint-Honorat
patrimoineChemin de Saint-Marc
patrimoineChemin de Saint-Pons
patrimoineChemin des Antilles
patrimoineChemin des Armoises
patrimoineChemin des Bagnards
patrimoineChemin des Bergers
patrimoineChemin des Bonnes Herbes
patrimoineChemin des Carrière Donnamorte
patrimoineChemin des Clochettes
patrimoineChemin des Crécerelles
patrimoineChemin des Cyprès
patrimoineChemin des Douaniers
patrimoineChemin des Écureuils
patrimoineChemin des Fours à Chaux
patrimoineChemin des Haut de l'Oratoire
patrimoineChemin des Iris
patrimoineChemin des Moineaux
patrimoineChemin des Pervenches
patrimoineChemin des Pins
patrimoineChemin des Pomets au Revest
patrimoineChemin des Quatre Vents
patrimoineChemin des Restanques
patrimoineChemin des Sembles
patrimoineChemin des Terres Rouges
patrimoineChemin de Tombouctou
patrimoineChemin de Valbourdin
patrimoineChemin du Banier
patrimoineChemin du Baou de 4 Auros
patrimoineChemin du Baou de Quatre Ouro
patrimoineChemin du Baou des 4 Auro
patrimoineChemin du Bauç de 4 Auras
patrimoineChemin du Béal
patrimoineChemin du Bosquet
patrimoineChemin du Château Rose
patrimoineChemin du Chêne Vert
natureChemin du Collet Saint Pierre
patrimoineChemin du Coucou
patrimoineChemin du Fontainier
patrimoineChemin du Fort Blanc
patrimoineChemin du Fort Cap Brun
patrimoineChemin du Fort Faron
patrimoineChemin du Fort Rouge
patrimoineChemin du Galibier
patrimoineChemin du Grand Baou
patrimoineChemin du Jonquet
patrimoineChemin du Lieutenant-Aviateur Paul Gayraud
patrimoineChemin du Moulin Rose
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pas de Louchon
patrimoineChemin du Pélican
patrimoineChemin du Pelvoux
patrimoineChemin du Petit Baou
patrimoineChemin du Petit Bois
patrimoineChemin du Point Sublime
patrimoineChemin du Pont de Bois
patrimoineChemin du Revest à La Valette
patrimoineChemin du Soleil Levant
patrimoineChemin du Temple
patrimoineChemin du Tourmalet
patrimoineChemin du Val d'Aigues
patrimoineChemin du Val Doux
patrimoineChemin du Vallon des Hirondelles
natureChemin du Vallon des Oliviers
patrimoineChemin du Vieux Colombier
patrimoineChemin Emile Vincent
patrimoineChemin Fabry
patrimoineChemin Florian
patrimoineChemin Foucou
patrimoineChemin Gaëtan Gastaldo
patrimoineChemin Jean-Baptiste Henry
patrimoineChemin Jean de la Fontaine
patrimoineChemin Jean Pierre Hascoett
patrimoineChemin Jules Maunier
patrimoineChemin Ma Solitude
patrimoineChemin Meylan
patrimoineChemin Mon Paradis
patrimoineChemin Pietonnier de la Poudrière
patrimoineChemin René Grailles
patrimoineChemin Ricord
patrimoineChemin Sachs
patrimoineChemin Sainte-Agathe
patrimoineChemin Sauvan
patrimoineChemin Sergent Jean-Pierre Le Bris
patrimoineChemin Tourmalet
patrimoineChemin Veyrier
patrimoineCircle Drive
patrimoineCité Amiral Evenou
patrimoineCité Beaulieu
patrimoineCité Bellevue
patrimoineCité Brunet
patrimoineCité Génin
patrimoineCité La Baume
patrimoineCité Lamalgue
patrimoineCité Mireille
patrimoineClos Bonaparte
patrimoineClos des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Colline Giraud
patrimoineCorniche Émile Fabre
patrimoineCorniche Faron
patrimoineCorniche Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Corniche Louis Valéry Roussel
patrimoineCorniche Marius Escartefigue
patrimoineCour de l'Espérance
patrimoineCours Lafayette
patrimoineCros Méjean
patrimoineDépose Minute Gratuit
patrimoineDescente des Iris
patrimoineDescente Jules Verne
patrimoineDownend Street
patrimoineEast Clinton Street
patrimoineEast Commercial Street
patrimoineEast Greenwood Street
patrimoineEast Jefferson Street
patrimoineEast Prairie Avenue
natureEast South Street
patrimoineEast Street
patrimoineEast Thomas Street
patrimoineEast Thorne Street
patrimoineEast Turner Avenue
patrimoineEast Vine Street
patrimoineE Court
patrimoineEmbarcadère Toulon
patrimoineEntre les 2 Forts
patrimoineEscalator de la Passerelle de la Rode.
patrimoineÉscalier Côté Nord de la Passerelle
patrimoineÉscalier Côté Sud de la Passerelle
patrimoineEscalier d'Accès à l'I.S.E.N.
patrimoineEscalier de la Passerelle de la Rode
patrimoineEscalier de la Passerelle de la Rode.
patrimoineEscalier de la Passerelle Depuis le Centre Comercial Mayol vers La Rode.
patrimoineEscalier des Anciennes Halles Municipales
patrimoineEscalier sous l'Immeuble.
patrimoineEscaliers Vallon Beauséjour
patrimoineEsplanade Roger Perona
patrimoineFaron Plaisance
patrimoineFin du Temor de La Guinguette
patrimoineFleurs des Champs
patrimoineGiratoire du Docteur Scarrone
patrimoineGrain Bin Road
patrimoineGreenwood Street
patrimoineHagy Street
patrimoineHameau du Suve
patrimoineHôpital Sainte-Anne
patrimoineÎlot du Columbarium
patrimoineImpasse Abbé Edmond Eude
patrimoineImpasse Allongue
patrimoineImpasse Ambroise Thomas
patrimoineImpasse Amiel
patrimoineImpasse Astrancia
patrimoineImpasse Augarde
patrimoineImpasse Autran
patrimoineImpasse Aza Vincent
patrimoineImpasse Baille
patrimoineImpasse Barnier
patrimoineImpasse Barthélémy Taladoine
patrimoineImpasse Bava
patrimoineImpasse Bayle
patrimoineImpasse Beau Regard
patrimoineImpasse Bel Horizon
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Bernard
patrimoineImpasse Bernardi
patrimoineImpasse Bertrand
patrimoineImpasse Bidon
patrimoineImpasse Bir-Hakeim
patrimoineImpasse Biskra
patrimoineImpasse Blanc
patrimoineImpasse Boccaron
patrimoineImpasse Bocchecciampe
patrimoineImpasse Bosano
patrimoineImpasse Brémond
patrimoineImpasse Brissaud
patrimoineImpasse Bruno
patrimoineImpasse Cabissol
patrimoineImpasse Calendau
patrimoineImpasse Calvi
patrimoineImpasse Canonica
patrimoineImpasse Carrera
patrimoineImpasse Cassini
patrimoineImpasse Castel
patrimoineImpasse Centrale
patrimoineImpasse Champoux
patrimoineImpasse Charles Battezzatti
patrimoineImpasse Clémence
patrimoineImpasse Coguiec
patrimoineImpasse Col Canto
patrimoineImpasse Commandant Raynal
patrimoineImpasse Corniche Supérieure
patrimoineImpasse Corriol
patrimoineImpasse Coulonier
patrimoineImpasse Cunéo
patrimoineImpasse David
patrimoineImpasse de Beaulieu
patrimoineImpasse de Domrémy
patrimoineImpasse de Flore
patrimoineImpasse de Konakri
patrimoineImpasse de La Bade
patrimoineImpasse de la Bergerie
patrimoineImpasse de la Berthonnière
patrimoineImpasse de la Carraire
patrimoineImpasse de la Cigale
patrimoineImpasse de la Fauvette
patrimoineImpasse de la Flonde
patrimoineImpasse de la Gaie Vallée
patrimoineImpasse de la Jonquière
patrimoineImpasse de la Juliette
patrimoineImpasse de la Palasse
patrimoineImpasse de la Paveigne
patrimoineImpasse de la Petite Colline
patrimoineImpasse de la Pivotte
patrimoineImpasse de la Première Poudrière
patrimoineImpasse de la Redoute
patrimoineImpasse de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Impasse de la Sariette
patrimoineImpasse de la Sauge
patrimoineImpasse de la Valbourdine
patrimoineImpasse Deprez
patrimoineImpasse de Saint-Marc
patrimoineImpasse des Alouettes
patrimoineImpasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Anémones
patrimoineImpasse des Arbousiers
patrimoineImpasse des Armoises
patrimoineImpasse des Bonnes Herbes
patrimoineImpasse des Buissons
patrimoineImpasse des Cades
patrimoineImpasse des Capucines
patrimoineImpasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Chérubins
patrimoineImpasse des Citronniers
patrimoineImpasse des Collines
patrimoineImpasse des Colombes
patrimoineImpasse des Coteaux Fleuris
patrimoineImpasse des Cystes
patrimoineImpasse des Dames
patrimoineImpasse des Fleurs
patrimoineImpasse des Frères Bonifay
patrimoineImpasse des Fripounets
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Genévriers
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Jasmins
patrimoineImpasse des Lambrusques
patrimoineImpasse des Lauriers-Thyms
patrimoineImpasse des Lavandes
patrimoineImpasse des Lentisques
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Loriots
patrimoineImpasse des Lys
patrimoineImpasse des Marguerites
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Muriers
patrimoineImpasse des Myrtilles
patrimoineImpasse des Oliviers
patrimoineImpasse des Palmiers
patrimoineImpasse des Papillons
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Pinsons
patrimoineImpasse des Platanes
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Trois Cèdres
patrimoineImpasse des Tulipes
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse Docteur Blanchard
patrimoineImpasse Docteur Loustau
patrimoineImpasse Docteur Valentin Henseling
patrimoineImpasse du Bon Coin
patrimoineImpasse du Cap
patrimoineImpasse du Caroubier
patrimoineImpasse du Char d'Aquitaine
patrimoineImpasse du Chêne-Vert
natureImpasse du Grand Bau
patrimoineImpasse du Grand Pin
patrimoineImpasse du Hoggar
patrimoineImpasse du Levant
patrimoineImpasse du Liban
patrimoineImpasse du Lotissement Turri
patrimoineImpasse du Mas des Rochers
patrimoineImpasse Dumetz
patrimoineImpasse du Parc Saint-Jean
patrimoineImpasse du Serpolet
patrimoineImpasse du Soleil Levant
patrimoineImpasse du Souvenir
patrimoineImpasse Dutasta
patrimoineImpasse El Kantara
patrimoineImpasse Emeric
patrimoineImpasse Ernest Roller
patrimoineImpasse Estampe
patrimoineImpasse Estelle
patrimoineImpasse Eugène Dauphin
patrimoineImpasse Eugène Taradel
patrimoineImpasse Euros
patrimoineImpasse Eyraud
patrimoineImpasse Fabre
patrimoineImpasse Faure
patrimoineImpasse Fleur de Rocaille
patrimoineImpasse Forest
patrimoineImpasse Fornica
patrimoineImpasse Foucou
patrimoineImpasse François Cruciani
patrimoineImpasse François Giaume
patrimoineImpasse François Marcel
patrimoineImpasse François Xavier
patrimoineImpasse Frédéric Mireur
patrimoineImpasse Fresnel
patrimoineImpasse Gasquet
patrimoineImpasse Gay Lussac
patrimoineImpasse Gensollen
patrimoineImpasse Georges Bizet
patrimoineImpasse Georges Leygues
patrimoineImpasse Georges Moineaux
patrimoineImpasse Gérantes
patrimoineImpasse Gilette
patrimoineImpasse Gillet
patrimoineImpasse Grandval
patrimoineImpasse Gubler
patrimoineImpasse Guichon de Grandpont
patrimoineImpasse Guy Froc
patrimoineImpasse Hélène
patrimoineImpasse Honoré
patrimoineImpasse Jaine
patrimoineImpasse Jean-Baptiste de la Rose
patrimoineImpasse Jeanne
patrimoineImpasse Jeanne Jugan
patrimoineImpasse Joseph Étienne
patrimoineImpasse Kairouan
patrimoineImpasse Krantz
patrimoineImpasse la Baptistine
patrimoineImpasse Lalay
patrimoineImpasse Lang
patrimoineImpasse Le Rocher Rouge
patrimoineImpasse Les Mas des Terres Rouges
patrimoineImpasse Leverrier
patrimoineImpasse Lieutenant Daumas
patrimoineImpasse Louis
patrimoineImpasse Louis Bonamici
patrimoineImpasse Louis Cinti
patrimoineImpasse Louis Gros
patrimoineImpasse Lou Seccadou
patrimoineImpasse Magiani
patrimoineImpasse Maistre
patrimoineImpasse Marenco
patrimoineImpasse Mathieu
patrimoineImpasse Mayen
patrimoineImpasse Mercier
patrimoineImpasse MIrabeau
patrimoineImpasse Mireille
patrimoineImpasse Nicolas Saboly
patrimoineImpasse Nièl Bauchière
patrimoineImpasse Nussbaum
patrimoineImpasse Paillier
patrimoineImpasse Paule Levers
patrimoineImpasse Paulin et Gabrielle Henry
patrimoineImpasse Paul Mellon
patrimoineImpasse Paul Pistone
patrimoineImpasse Père Charles Olmi
patrimoineImpasse Pérot
patrimoineImpasse Philip
patrimoineImpasse Pierre Vignainolo
patrimoineImpasse Plein Soleil
patrimoineImpasse Pondichéry
patrimoineImpasse Prosper Mérimée
patrimoineImpasse Prunai
patrimoineImpasse Raoul
patrimoineImpasse Regimbaud
patrimoineImpasse Ribouet
patrimoineImpasse Ricaud
patrimoineImpasse Rigoumel
patrimoineImpasse Ripert
patrimoineImpasse Roger Rossi
patrimoineImpasse Rolle
patrimoineImpasse Rosine
patrimoineImpasse Roubaud
patrimoineImpasse Roux
patrimoineImpasse Saint-Dominique
patrimoineImpasse Sainte-Anne
patrimoineImpasse Sainte-Madeleine
patrimoineImpasse Saint-Paul
patrimoineImpasse Sans Souci
patrimoineImpasse Séraphin
patrimoineImpasse Sergent-Chef Mariani
patrimoineImpasse Siravo
patrimoineImpasse Soavi
patrimoineImpasse Solaro
patrimoineImpasse Sous-Marin Dauphin
patrimoineImpasse Symphorine
patrimoineImpasse Tamatave
patrimoineImpasse Tesi
patrimoineImpasse Thouard
patrimoineImpasse Tiran
patrimoineImpasse Touchard
patrimoineImpasse Turc
patrimoineImpasse Turco
patrimoineImpasse Turri
patrimoineImpasse Val des Rosiers
patrimoineImpasse Val-Doux
patrimoineImpasse Van Gogh
patrimoineImpasse Verviers Dit Auclair
patrimoineImpasse Videau
patrimoineImpasse Viel
patrimoineItinéraire dangereux;accès aux voies d'escalade
patrimoineJacquet
patrimoineLa Barre
patrimoineLa Basse Lamalgue
patrimoineLa Bosquette
patrimoineLa Brunette
patrimoineLa Capriere
patrimoineLa Chapelle
patrimoineLa Chêneraie
natureUne chênaie n'est pas une simple forêt, c'est un écosystème : un monde patiemment tissé autour de l'arbre dominant, où chaque plante, chaque animal, chaque champignon trouve sa place précise. Marcher dans une vieille chênaie, c'est entrer dans une cathédrale végétale — silence feutré, colonnes claires, humus épais qui craque sous les pas. Un seul vieux chêne héberge plus de 400 espèces d'insectes, dix fois plus qu'un pin. Ajoutez les mésanges, les pics, les écureuils qui dispersent les glands, les sangliers qui les mangent en automne, les cerfs qui s'y frottent leurs bois, et les geais qui les enterrent — c'est d'ailleurs à ces oiseaux amnésiques que la chênaie doit sa propagation. À la fin de l'été, elle livre son plus précieux secret : les champignons, cèpes, girolles, trompettes-de-la-mort, et surtout les truffes du Sud-Ouest et du Périgord, toutes en symbiose invisible avec les racines du chêne. Longtemps forêts nourricières où l'on menait les cochons se gaver de glands à l'automne — le fameux droit de « paisson » —, les chênaies furent aussi les grandes réserves de bois royales : Fontainebleau, Compiègne, Tronçais, plantées sous Colbert pour la marine et devenues aujourd'hui parmi les plus belles forêts d'Europe. Le nom même de « chênaie » qui subsiste dans tant de lieux-dits rappelle parfois un massif ancien, défriché, dont le souvenir persiste dans les mots. Un mot est parfois tout ce qui reste d'une forêt.
La Closerie
patrimoineLa Croix du Sud
patrimoineLa Grande Prairie
natureLa Grassette
patrimoineLa Jausserane
patrimoineLa Licorne
patrimoineLamalgue Ouest
patrimoineLamalgue Sainte Marie
patrimoineLa Maurinière
patrimoineLa Palmeraie
patrimoineLa Pinède
patrimoineL'Aquila
patrimoineLa Rampe de Saint-Antoine
patrimoineLa Ripelle
patrimoineLa Sauvageonne
patrimoineLa Savonnerie
patrimoineLa Toulonnaise
patrimoineLa Valbourdine
patrimoineLa Victoire
patrimoineLe Bellegarde
patrimoineLe Boreal
patrimoineLe Brasilia
patrimoineLe Caladou
patrimoineLe Chantalou
patrimoineLe Clan
patrimoineLe Clos de la Bade
patrimoineLe Clos des Oliviers
patrimoineLe Clos Villy
patrimoineLe Commodore
patrimoineLe Corambe
patrimoineLe Courteline
patrimoineLe Faivre
patrimoineLe Floriana
patrimoineLe Fragonard
patrimoineLe Georges
patrimoineLe Gouverneur
patrimoineLe Hameau de la Pivotte
patrimoineLe Jardin Daspres
patrimoineLe Jardin des Colombes
patrimoineLe Jardin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Le Mail
patrimoineLe Manoir de la Calade
patrimoineLe Montzey
patrimoineLe Napoli
patrimoineLe Nautile
patrimoineL'Ensoledo
patrimoineL’Eolienne
patrimoineLe Paganel
patrimoineLe Parc des Feuillantines
patrimoineLe Perou
patrimoineLe Petit Hameau
patrimoineLe Pont de Suve
patrimoineLe Pot a Na
patrimoineLe Régina
patrimoineLes 100 virages du Baou P2
patrimoineLes 3 Voiles
patrimoineLe Sainte-Marie
patrimoineLe Saint Francois
patrimoineLe Saint-Thomas
patrimoineLes Ameniers
patrimoineLes Ameniers - Pont du Suve
patrimoineLes Balcons du Faron
patrimoineLes Bosquets
patrimoineLes Bougainvilliers
patrimoineLes Cedres
patrimoineLes Cèdres
patrimoineLes Cerisiers
patrimoineLes Cigognes
patrimoineLes Coralines
patrimoineLes Coteaux Bas du Faron
patrimoineLes Coteaux Haut du Faron
patrimoineLes Cottages Fleuris
patrimoineLes Cyclades
patrimoineLes Demeures de la Roucassiere
patrimoineLes Demeures de la Serinette
patrimoineLes Dolimards
patrimoineLes Églantiers
patrimoineLes Fauvettes
patrimoineLes Fontaines
patrimoineLes Frênes
patrimoineLes Frênes 2
patrimoineLes Genêts
patrimoineLes Grandes Futaies
patrimoineLes Grands Pins
patrimoineLes Grenadines II
patrimoineLes Hautes Terres
patrimoineLes Hauts de Châteauvallon
patrimoineLes Hespérides
patrimoineLes Heures Claires
patrimoineLes Jardin de Montzey
patrimoineLes Jardins de Fanny
patrimoineLes Jardins de l'Olympe
patrimoineLes Jardins de Mélanie
patrimoineLes Jardins d’Emilie
patrimoineLes Jardins de Montfleury
patrimoineLes Jardins du Faron
patrimoineLes Jarres
patrimoineLes Lys
patrimoineLes Mas du Faron
patrimoineLes Mazets
patrimoineLes Moniques
patrimoineLes Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Les Nymphes
patrimoineLe Socrate
patrimoineLes Oiseaux
patrimoineLes Palétuviers
patrimoineLes Pinsons
patrimoineLes Pins Tranquilles
patrimoineLes Restanques de la Carraire
patrimoineLes Restanques des Terres Rouges
patrimoineLes Roches Vertes
patrimoineLes terrasses du Cap Brun
patrimoineLe Trucy
patrimoineL'Everest
patrimoineL'Exocet
patrimoineL'Eygoutier
patrimoineL'Harmonie
patrimoineLiberté
patrimoineLittoral Frédéric Mistral
patrimoineLotissement Calendaou
patrimoineLotissement d'Artigues
patrimoineLotissement de la Rade
patrimoineLotissement Desprez
patrimoineLotissement Le Caroubier
patrimoineLotissement Les Hirondelles
natureLotissement L'Oratoire
patrimoineLotissement Orovida
patrimoineLotissement Saurel
patrimoineLotissement Segond
patrimoineLotissement Siaud
patrimoineLot. Magaud
patrimoineLyons Court
patrimoineMohawk
patrimoineMontee Casse Cou
patrimoineMontée de la Paveigne
patrimoineMontée de la Pivotte
patrimoineMontée des Garrigues
patrimoineMontée des Horiae
patrimoineMontee du Queyras
patrimoineMontée du Renard
patrimoineMontée du Val Fleuri
patrimoineMontée Jules Verne
patrimoineMontée Saint-Charles
patrimoineMourillon Parc
patrimoineMur Dispan
patrimoineMur Tassy
patrimoineMusselman
patrimoineNorth Culbertson Street
patrimoineNorth Elm Street
patrimoineNorth Franklin Street
patrimoineNorth Fuller Street
patrimoineNorth Henderson Street
patrimoineNorth Miller Street
patrimoineNorth Oak Street
patrimoineNorth Ogle Street
patrimoineNorth Olive Street
patrimoineNorth Union Street
patrimoineNorth Washington Street
patrimoineOak Ridge Road
patrimoinePanorama 2000
patrimoineParc Baudelaire
patrimoineParc de la Calade
patrimoineParc de la Chartreuse
patrimoineParc de l'Epargne
patrimoineParc de l'Olivaie
patrimoineParc des Armaris
patrimoineParc Isthmia
patrimoineParcours de Santé
patrimoineParcours Santé
patrimoineParc Saint Michel
patrimoineParking du Mourillon
patrimoineParking Lidl
patrimoineParking Préfecture 1
patrimoineParking Préfecture 2
patrimoineParvis des Écoles
patrimoineParvis Jean-Paul II
patrimoinePas. des Cerisiers
patrimoinePassage Baboulène
patrimoinePassage Baudricourt
patrimoinePassage Burgues
patrimoinePassage Charles Jouvin
patrimoinePassage d'Aziyade
patrimoinePassage de la Barentine
patrimoinePassage de la Binette
patrimoinePassage de la Porte d'Italie
patrimoinePassage de l'Échelle
patrimoinePassage des Cèdres
patrimoinePassage des Cottages
patrimoinePassage des Fortifications
patrimoinePassage des Remparts
patrimoinePassage des Riaux
patrimoinePassage du Globe
patrimoinePassage du Gymnase
patrimoinePassage du Vice-Amiral Court de la Bruyère
patrimoinePassage François Fenelon
patrimoinePassage Grande Rue
patrimoinePassage Lambert
patrimoinePassage Louis Moneau
patrimoinePassage Marc Gérard
patrimoinePassage Michel Berthele
patrimoinePassage Montcalm
patrimoinePassage Pécheret
patrimoinePassage Piétons
patrimoinePassage Saint-Bernard
patrimoinePassage Sergent Guerini
patrimoinePassage sous l'Immeuble.
patrimoinePassage Traversant Semi-Couvert (Treillis)
patrimoinePassage VA de la Bruyère
patrimoinePasserelle
patrimoinePasserelle à Piétons
patrimoinePasserelle de la Place des Droits de l'Homme et du Citoyen.
patrimoinePasserelle de la Rode
patrimoinePélican Village
patrimoinePlace Abbé Léon Spariat
patrimoinePlace Adolphe Béguin
patrimoinePlace Albert 1er de Belgique
patrimoinePlace Albert Tanguy
patrimoinePlace à l'Huile
patrimoinePlace Alice Bernard Fleury
patrimoinePlace Amiral Duperre
patrimoinePlace Amiral Sénès
patrimoinePlace Armand Valle
patrimoinePlace Beausoleil
patrimoinePlace Benjamin Rimbaud
patrimoinePlace Besagne
patrimoinePlace Biscarre
patrimoinePlace Bouzigues
patrimoinePlace Camille Ledeau
patrimoinePlace Cauvière
patrimoinePlace Chabre
patrimoinePlace Charles Alessi
patrimoinePlace Christine
patrimoinePlace Colonel Bonnier
patrimoinePlace Colonel Déssert
patrimoinePlace Commandant Jean Sénéquier
patrimoinePlace Commandant Lamy
patrimoinePlace Commandant Paul Anselmi
patrimoinePlace Dame Sibille
patrimoinePlace d'Armes
patrimoinePlace de Douaumont
patrimoinePlace de la Canaillete
patrimoinePlace de la Cathédrale
patrimoinePlace de la Cordeille
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de la Poissonnerie
patrimoinePlace de la Visitation
patrimoinePlace de l'Equerre
patrimoinePlace de l'Europe
patrimoinePlace de L'Europe
patrimoinePlace de l'Eventail
patrimoinePlace des Droits de l'Homme et du Citoyen
patrimoinePlace des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Place des Orfèvres
patrimoinePlace des Pins
patrimoinePlace des Trois Dauphins
patrimoinePlace de Syrie
patrimoinePlace Docteur Charles Aubin
patrimoinePlace du 14 Juillet
patrimoinePlace du 18 Juin
patrimoinePlace du 4 Septembre
patrimoinePlace du Docteur Horace Cristol
patrimoinePlace du Globe
patrimoinePlace du Grand Couvent
patrimoinePlace du Guesclin
patrimoinePlace du Murier
patrimoinePlace du Polygone
patrimoinePlace Dupuy de Lome
patrimoinePlace du Souvenir Français
patrimoinePlace Émile Claude
patrimoinePlace Emile Rouchon
patrimoinePlace Eugène Baboulène
patrimoinePlace Fulcran Suchet
patrimoinePlace Gabriel Péri
patrimoinePlace Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Place Général Baratier
patrimoinePlace Général Pouyade
patrimoinePlace Georges Pompidou
patrimoinePlace Gustave Lambert
patrimoinePlace Henri IV
patrimoinePlace Hubac
patrimoinePlace Ingénieur Monsenergue
patrimoinePlace Jean Bourguet
patrimoinePlace Jean Mermoz
patrimoinePlace Jean Portalis
patrimoinePlace Jurien de La Gravière
patrimoinePlace Keraudren
patrimoinePlace Louis Blanc
patrimoinePlace Louis Charry
patrimoinePlace Louis Martial Laporterie
patrimoinePlace Louis Martial Laportiere
patrimoinePlace Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Place Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Place Marius Champagne
patrimoinePlace Martin Bidouré
patrimoinePlace Maurice Berteaux
patrimoinePlace Mazarin
patrimoinePlace Monseigneur Deydier
patrimoinePlace Montserrat
patrimoinePlace Noël Blache
patrimoinePlace Olive Tamari
patrimoinePlace Parmentier
patrimoinePlace Paul Comte
patrimoinePlace Paul Morel
patrimoinePlace Pavé d'Amour
patrimoinePlace Pécheret
patrimoinePlace Père Chaillot Résistant
patrimoinePlace Pierre Puget
patrimoinePlace Professeur Bergonie
patrimoinePlace Professeur Calmette
patrimoinePlace Puget
patrimoinePlace Raimu
patrimoinePlace Roger Lauret
patrimoinePlace Roger Pierrat
patrimoinePlace Sadi Carnot
histoireIssu d'une des grandes lignées républicaines et scientifiques françaises — petit-fils du révolutionnaire Lazare Carnot et neveu du physicien Sadi Carnot, père de la thermodynamique — Marie François Sadi Carnot (1837-1894) suivit d'abord la voie familiale : Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées. Républicain modéré, il devint président de la Troisième République en 1887, après que le scandale des décorations eut contraint son prédécesseur Jules Grévy (1807-1891) à démissionner — le gendre de Grévy monnayait honteusement des Légions d'honneur. Réputé pour sa rigueur et son honnêteté dans une République secouée par les scandales, Carnot dut affronter une société française agitée : le retentissant scandale de Panama (1892), où plusieurs centaines de députés et de journaux s'étaient laissés corrompre par la Compagnie interocéanique de Ferdinand de Lesseps, ruinée après l'échec du percement du canal ; les attentats anarchistes qui frappaient Paris (Vaillant à la Chambre des députés, Ravachol, Émile Henry au café Terminus…) ; et la crise boulangiste, du nom du général Georges Boulanger (1837-1891), populaire et menaçant, qui rêvait d'un pouvoir personnel et d'une revanche militaire contre l'Allemagne pour reconquérir l'Alsace-Moselle, cédée par le traité de Francfort en 1871. La politique extérieure de Carnot poursuivit l'expansion coloniale (Afrique, Indochine) tout en se rapprochant de la Russie tsariste — jetant les bases de l'alliance qui structurera le début du XXᵉ siècle. Sa fin fut brutale : à Lyon, le 24 juin 1894, alors qu'il quittait un banquet à la Chambre de commerce, il fut poignardé par Sante Caserio, jeune boulanger anarchiste italien de vingt-et-un ans, qui vengeait ainsi l'exécution récente de Vaillant. Ses funérailles nationales rassemblèrent des centaines de milliers de Parisiens en deuil. Il fut inhumé au Panthéon — seul président de la Troisième République à y entrer directement à sa mort. Avez-vous déjà entendu parler de son oncle et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Carnot.
Place Saint-Flavien
patrimoinePlace Vatel
patrimoinePlace Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Place Victor Passani
patrimoinePlace Vincent Raspail
patrimoinePlace Voltaire
histoireIssu de la bourgeoisie parisienne, François-Marie Arouet (1694-1778) fit de brillantes études chez les jésuites de Louis-le-Grand. Son pseudonyme Voltaire est l'anagramme d'Arovet L.J. — « Arouet le Jeune » — à une époque où u et v ne se distinguaient pas encore à l'écrit. Ses vers irrévérencieux contre le Régent lui valurent onze mois de Bastille en 1717, où il écrivit sa première tragédie et se choisit son nouveau nom. Un franc-parler récidiviste l'exila ensuite en Angleterre pendant trois ans, séjour décisif : il en revint transformé, avec une philosophie réformatrice de la justice et de la société inspirée du modèle anglais, et une défense ardente de la liberté d'expression. Rentré en France, il ne cessa dès lors de critiquer la guerre, le dogme chrétien et surtout la monarchie absolue de droit divin. Historiographe du roi en 1745, il entra à l'Académie française l'année suivante — mais ses écrits scandaleux (Zadig, 1747) le forcèrent à l'exil, d'abord chez Frédéric II à Berlin, puis en Suisse. En 1759, il s'installa à Ferney, village frontalier de la Suisse qui portera désormais son nom : il y accueillit toute l'Europe éclairée pendant vingt ans, devenant le « patriarche de Ferney », référence intellectuelle du siècle. La même année, il publia Candide, roman satirique où sa naïveté imaginaire dénonce le fanatisme, la guerre, l'esclavage et l'optimisme métaphysique de Leibniz — le fameux « Il faut cultiver notre jardin » qui clôt le livre. Avec ses pamphlets mordants, il se battit contre les injustices judiciaires : l'affaire Calas (protestant toulousain roué en 1762, réhabilité grâce à lui en 1765), l'affaire Sirven, l'exécution du jeune chevalier de La Barre. À chacun il opposa sa devise, signée à la fin de ses lettres : « Écrasons l'infâme » — l'infâme étant le fanatisme religieux. En 1778, à quatre-vingt-trois ans, il revint triomphalement à Paris après vingt-huit ans d'absence : la Comédie-Française l'acclama debout, la foule l'idolâtra. Il mourut trois mois plus tard. Refusé de sépulture chrétienne, enterré à la sauvette en Champagne, il fut transféré au Panthéon par la Révolution en 1791. Il y repose depuis, face à Rousseau — les deux frères ennemis des Lumières.
Plateau Lamalgue
patrimoinePont Levi de la Porte d'Italie
patrimoinePont Louis Armand
patrimoinePont Saint-Pierre
patrimoinePort Méjean
patrimoinePromenade Henri Fabre
patrimoineQuai Belle Rive
patrimoineQuai Colbert
patrimoineQuai Commandant Rivière
natureQuai Cronstadt
patrimoineQuai de la Chaîne
patrimoineQuai de la Cloche
patrimoineQuai de la Corse
patrimoineQuai de la Ligurienne
patrimoineQuai de la Minerve
patrimoineQuai de la Pigoulière
patrimoineQuai de l'Artillerie
patrimoineQuai de la Sinse
patrimoineQuai de Norfolk
patrimoineQuai des Flotilles
patrimoineQuai des Pécheurs
patrimoineQuai des Pétroliers
patrimoineQuai des Pétroliers Sud
patrimoineQuai des Sous-Mariniers
patrimoineQuai des Torpilles
patrimoineQuai d'Honneur
patrimoineQuai du Grand Rang
patrimoineQuai du Parti
patrimoineQuai du Petit Rang
patrimoineQuai du Président Pierre Fournel
patrimoineQuai Dupuy-de-Lôme
patrimoineQuai Émile Grenier
patrimoineQuai Forbin d'Oppède
patrimoineQuai Ingénieur Isabelle
patrimoineQuai Ingénieur Laubeuf
patrimoineQuai Intendant de Vauvré
patrimoineQuai Intendant Malouët
patrimoineQuai Jean Charcot
patrimoineQuai Joseph Lafontan
patrimoineQuai Marcel Pagnol
patrimoineQuai Marmora
patrimoineQuai Missiessy Est
patrimoineQuai Missiessy Ouest
patrimoineQuai Noël
patrimoineQuai Pierre Puget
patrimoineQuai René Audry
patrimoineQuai Rivière Neuve
natureQuai Vigie Castigneau
patrimoineRampe d'Accès Parking Mayol
patrimoineRésidence 2 étoiles
patrimoineRésidence Clair
patrimoineRésidence Clair Soleil
patrimoineRésidence La Prairie
natureRésidence "Le Fenelon"
patrimoineRésidence "Les Pépinières du Las"
patrimoineRésidence L'Institut
patrimoineRésidence l'Olympe
patrimoineRésidence Parc Saint-Maur
patrimoineRésidence Saint Marc
patrimoineRésidence Sans Souci
patrimoineRocade
patrimoineRock Island Trail
patrimoineRond-Point Bachaga Saïd Boualam
patrimoineRond-Point Bazeilles
patrimoineRond-Point Bir-Hakeim
patrimoineRond-Point de la 1re D.F.L.
patrimoineRond-Point de la Florane
patrimoineRond-Point de Lagoubran
patrimoineRond-Point de la Neuvième Division d'Infanterie Colonial
patrimoineRond-Point de l'Appel du 18 Juin
patrimoineRond-Point de l'Artillerie
patrimoineRond-Point de l'Artillerie de Marine
patrimoineRond-Point des Médaillés Militaires
patrimoineRond-Point Docteur Jean Vitel
patrimoineRond-Point du Combattant d'Indochine
patrimoineRond-Point Général Bonaparte
patrimoineRond-Point Général Lefort
patrimoineRond-Point Maréchal Lyautey
patrimoineRond-Point Mirasouléou
patrimoineRoute de La Garde
patrimoineRoute de La Valette
patrimoineRoute de Marseille
patrimoineRoute de Nice
patrimoineRoute de Plaisance
patrimoineRoute des Commoni
patrimoineRoute des Favières
patrimoineRoute de Toulon
patrimoineRoute du Faron
patrimoineRoute du Val d'Ardène
patrimoineRoute Sommet du Faron
patrimoineRue Abbé de l'Épée
patrimoineRue Abd-el-Kader
patrimoineRue Adam de Craponne
patrimoineRue Adjudant-Chef Ollivier
patrimoineRue Adolphe Bony
patrimoineRue Adolphe Guiol
patrimoineRue Albert
patrimoineRue Albert Guillot
patrimoineRue Alexandre Borrelly
patrimoineRue Alexandre Volta
patrimoineRue Alexis Agarrat
patrimoineRue Alezard
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Amable Mabily
patrimoineRue Ambroise Paré
patrimoineRue Amiral Cellier
patrimoineRue Amiral Charner
patrimoineRue Amiral Dumesnil
patrimoineRue Amiral Emeriau
patrimoineRue Amiral Jaujard
patrimoineRue Amiral Nomy
patrimoineRue Amiral Villaret de Joyeuse
patrimoineRue Anatole France
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Rue André Blondel
patrimoineRue André Chénier
patrimoineRue André Filippi
patrimoineRue Antoine
patrimoineRue Antoine Bonnet
patrimoineRue Antoine Chasteuil
patrimoineRue Antoine Coulet
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Antoine Groignard
patrimoineRue Arago
patrimoineRue Arnaud
patrimoineRue Aspirant Roger Erbetti
patrimoineRue Audibert Esclangon
patrimoineRue Auffan
patrimoineRue Auguste Berthon
patrimoineRue Augustin Daumas
patrimoineRue Augustin Gueymard
patrimoineRue Augustin Thierry
patrimoineRue Ballatore
patrimoineRue Baptistin Semori
patrimoineRue Barthelon
patrimoineRue Basire
patrimoineRue Bastide
patrimoineRue Baudelaire
patrimoineRue Bausset
patrimoineRue Bayard
patrimoineRue Bayle
patrimoineRue Beaussier
patrimoineRue Bel Air
patrimoineRue Berluc Pérussie
patrimoineRue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. La légende raconte qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Rue Berrier-Fontaine
patrimoineRue Berthelot
patrimoineRue Berthier
patrimoineRue Bertrand de Saussine
patrimoineRue Bigeault
patrimoineRue Blanc
patrimoineRue Bokanowski
patrimoineRue Bonfante
patrimoineRue Bon Séjour
patrimoineRue Borée
patrimoineRue Bosano
patrimoineRue Bossuet
patrimoineRue Boursset
patrimoineRue Brusquet
patrimoineRue Cabissol
patrimoineRue Caire
patrimoineRue Caliope
patrimoineRue Camille Chaigneau
patrimoineRue Camille Flammarion
patrimoineRue Canrobert
patrimoineRue Capitaine Colonna
patrimoineRue Capitaine de Vaisseau Renon
patrimoineRue Capitaine Georges Barisset
patrimoineRue Capitaine Henri Gautier
patrimoineRue Capitaine Joseph Casanova
patrimoineRue Capitaine Masson
patrimoineRue Casabianca
patrimoineRue Cassard
patrimoineRue Cassini
patrimoineRue Castel
patrimoineRue Castel Blaze
patrimoineRue Castillon
patrimoineRue Cauvière
patrimoineRue Centrale
patrimoineRue Cesar Vezzani
patrimoineRue Cézanne
patrimoineRue Chabre
patrimoineRue Challier
patrimoineRue Chalucet
patrimoineRue Champlain
patrimoineRue Champollion
patrimoineRue Chanoine Bouisson
patrimoineRue Chantazur
patrimoineRue Chantefleur
patrimoineRue Chantemer
patrimoineRue Chantemont
patrimoineRue Chantepin
patrimoineRue Chaptal
patrimoineRue Charlemagne
patrimoineRue Charles Lejeune
patrimoineRue Charles Péguy
patrimoineRue Charles Poncy
patrimoineRue Charles Sandro
patrimoineRue Charles Vaillant
patrimoineRue Charloun Rieu
patrimoineRue Chartreuse de Montrieux
patrimoineRue Châteaubriand
patrimoineRue Château Vert
patrimoineRue Chaulieu
patrimoineRue Chenard Huché
patrimoineRue Chevalier d'Assas
patrimoineRue Chevalier Paul
patrimoineRue Claire Joie
patrimoineRue Clair Horizon
patrimoineRue Clairs Matins
patrimoineRue Claude Barthélémy
patrimoineRue Claude Bernard
patrimoineRue Claude Chappe
patrimoineRue Clémence
patrimoineRue Clio
patrimoineRue Cloquet
patrimoineRue Clos Malèche
patrimoineRue Coli
patrimoineRue Colomb-Béchar
patrimoineRue Colonel Débés
patrimoineRue Colonel Langlois
patrimoineRue Colonel Moll
patrimoineRue Commandant Bernard
patrimoineRue Commandant Emmanuel Davin
patrimoineRue Commandant Général Charles Fayal
patrimoineRue Commandant Guyon
patrimoineRue Commandant Houot
patrimoineRue Commandant Infernet
patrimoineRue Commandant l'Herminier
patrimoineRue Commandant Morazzani
patrimoineRue Commandant Mozzarini
patrimoineRue Commandant Thal
patrimoineRue Commissaire Becker
patrimoineRue Commissaire Général de la Marine Charles Fayal
patrimoineRue Condorcet
patrimoineRue Corneille
patrimoineRue Coulmier
patrimoineRue Courmes
patrimoineRue Courteline
patrimoineRue Cugnot
patrimoineRue Curie
patrimoineRue Cuvier
patrimoineRue d'Abidjan
patrimoineRue d'Aboukir
patrimoineRue Dagobert
patrimoineRue Daguerre
patrimoineRue Daillon
patrimoineRue d'Alep
patrimoineRue d'Alexandrie
patrimoineRue d'Alger
patrimoineRue Danes de Marly
patrimoineRue Danielle Casanova
patrimoineRue d'Annam
patrimoineRue Danton
patrimoineRue d'Antrechaus
patrimoineRue Darius Milhaud
patrimoineRue d'Astour
patrimoineRue Daucourt
patrimoineRue d'Aumale
patrimoineRue Daumier
patrimoineRue David
patrimoineRue David d'Angers
patrimoineRue Davoust
patrimoineRue d'Azaguie
patrimoineRue de Castellas
patrimoineRue de Chabannes
patrimoineRue de Choiseul
patrimoineRue de Colmar
patrimoineRue de Coste Vieille
patrimoineRue de Cotonou
patrimoineRue de Crillon
patrimoineRue de Crimée
patrimoineRue de Dakar
patrimoineRue de Damas
patrimoineRue de Domrémy
patrimoineRue de Douala
patrimoineRue de Genève
patrimoineRue de Gergovie
patrimoineRue Dei Cigaloun
patrimoineRue Dejussieu Pontcarral
patrimoineRue de la Bergerie
patrimoineRue de la Bresque
patrimoineRue de la Brise
patrimoineRue de la Cassine
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Comédie
patrimoineRue de la Consigne
patrimoineRue de la Darse
patrimoineRue de la Douane
patrimoineRue de la Fraternité
patrimoineRue de la Galissonnière
patrimoineRue de la Glacière
patrimoineRue de la Guadeloupe
patrimoineRue de la Louisiane
patrimoineRue de la Marette
patrimoineRue de la Marne
patrimoineRue de la Martinique
patrimoineRue de l'Angle
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la passe Missiessy
patrimoineRue de la Pointe Noire
patrimoineRue de la Porte de France
patrimoineRue de la Reine Jeanne
patrimoineRue de la Réunion
patrimoineRue de l'Artillerie
patrimoineRue de la Tour d'Auvergne
patrimoineRue de la Tranchée
patrimoineRue de la Tréluzière
patrimoineRue de la Victoire
patrimoineRue de la Vigie
patrimoineRue de la Visitation
patrimoineRue de l'Eglantine
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Equerre
patrimoineRue de l'Étoile
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de l'Hôpital Font-Pré
patrimoineRue de l'Humilité
patrimoineRue de l'Iseran
patrimoineRue de l'Observatoire
patrimoineRue de l'Orangerie
patrimoineRue de l'Ordonnance
patrimoineRue de Lorgues
patrimoineRue Delpech
patrimoineRue de Lyon
patrimoineRue de Malte
patrimoineRue de Metz
patrimoineRue de Montserrat
patrimoineRue de Narvik
patrimoineRue de Niamey
patrimoineRue de Nice
patrimoineRue Denis Litardi
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue d'Entrecasteaux
patrimoineRue d'Entrevignes
natureRue de Palmyre
patrimoineRue de Pen-Bé
patrimoineRue de Pomet
patrimoineRue des Adrets
patrimoineRue de Sagone
patrimoineRue des Aloes
patrimoineRue des Anthémis
patrimoineRue des Baumelles
patrimoineRue des Bonnetières
patrimoineRue des Bonnettes
patrimoineRue des Boucheries
patrimoineRue Descartes
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Chèvrefeuilles
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Cornouailles
patrimoineRue des Cottages Fleuris
patrimoineRue de Sevigne
natureRue des Fils Blancard
patrimoineRue des Frêres Bonifay
patrimoineRue des Frères Gay
patrimoineRue des Frères Perrault
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Genevriers
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue de Siou Blanc
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Kermes
patrimoineRue des Marguerites
patrimoineRue des Marie-Louise
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Olivades
patrimoineRue des Oliviers
patrimoineRue des Ormeaux
patrimoineRue d'Espagne
patrimoineRue Despaigne
patrimoineRue des Paquerettes
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Posidonies
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Riaux
patrimoineRue des Rouges-Gorges
natureCette petite boule de plumes brunes au poitrail orange vif qui vous observe, tête penchée, pendant que vous bêchez le potager, c'est lui : Erithacus rubecula, le rouge-gorge familier. S'il vous suit à la trace, ce n'est pas par affection mais par opportunisme — à l'origine, il escortait les sangliers qui fouissaient le sol et faisaient remonter vers et insectes. Rareté chez les oiseaux, il chante presque toute l'année, y compris en plein hiver ; sa voix flûtée et un peu triste résonne dans les matins gris de novembre alors que tous les autres se sont tus. Sous ses airs mignons, c'est une petite terreur : territorial jusqu'à l'obsession, il chasse sans pitié tout intrus, y compris ses propres congénères, et il n'est pas rare qu'un rouge-gorge meure tué par un autre rouge-gorge. Le folklore chrétien raconte qu'il aurait pris cette teinte en tentant de retirer une épine de la couronne du Christ, tachant sa poitrine à jamais. Dans le monde anglo-saxon, il est indissociable de Noël — vous le verrez sur toutes les cartes de vœux britanniques. Sa vie est brève, deux ans en moyenne. Mais pendant ces quelques saisons, il aura chanté sans relâche, tenu son bout de haie contre vents et marées. Peu d'oiseaux méritent autant qu'on leur laisse une place.
Rue des Ruisseaux
natureRue des Savonnières
patrimoineRue des Tombades
patrimoineRue de Suez
patrimoineRue des Vieux Ordinaires
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue de Turenne
patrimoineRue de Vaucouleurs
patrimoineRue Diane
patrimoineRue Diderot
cultureFils d'un couvreur devenu maître coutelier de Langres, dans la Haute-Marne, Denis Diderot (1713-1784) fut l'un des esprits les plus vastes et les plus audacieux de son siècle. Athée, matérialiste, précurseur de l'évolutionnisme un siècle avant Darwin, hostile aux dogmes religieux comme aux tyrannies politiques, il incarna toutes les hardiesses des Lumières. Sa réputation moderne tient d'abord à son grand œuvre : l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, coécrite avec le mathématicien Jean Le Rond d'Alembert, à laquelle il consacra vingt années de sa vie. Initialement conçue comme une simple traduction de la Cyclopædia de l'Anglais Chambers, elle explosa sous sa plume en une entreprise philosophique et militante d'une ampleur inédite : 17 volumes de texte, 11 volumes de planches, 71 818 articles — véritable arsenal de la raison contre les préjugés, mise à l'Index par le pape et plusieurs fois interdite. Mais Diderot ne fut pas seulement encyclopédiste. Il est aussi l'un des grands prosateurs français : Le Neveu de Rameau (dialogue vertigineux entre un philosophe et un parasite génial, découvert et traduit par Goethe), Jacques le Fataliste (roman précurseur du modernisme), La Religieuse (réquisitoire brûlant contre la vie conventuelle forcée). Il inventa aussi la critique d'art moderne avec ses Salons commentant les expositions du Louvre. Il pensa le théâtre avec le Paradoxe sur le comédien. Et sa correspondance avec sa maîtresse Sophie Volland compte parmi les plus belles pages du XVIIIᵉ siècle. Emprisonné à Vincennes en 1749 pour ses écrits athées — c'est là que Rousseau vint le voir à pied depuis Paris, moment fondateur de leur amitié —, il vécut toute sa vie dans une gêne financière que sa gloire n'atténuait pas. À soixante ans, il vendit sa bibliothèque à Catherine II de Russie, qui lui en laissa l'usage jusqu'à sa mort, et fit le voyage à Saint-Pétersbourg dans l'espoir vain de convaincre l'impératrice d'appliquer les principes des Lumières. Il mourut à Paris en 1784, cinq ans avant la Révolution qu'il avait tant fait pour préparer. Étrangement, il n'entra jamais au Panthéon — malgré plusieurs tentatives récentes. Il repose discrètement dans l'église Saint-Roch, à quelques rues du Louvre — un des rares grands des Lumières que la République n'a jamais consacré. L'héritage d'une vie de travail au service de la raison.
Rue Diégo Suarez
patrimoineRue d'Isly
patrimoineRue Docteur Alexandre Prat-Flottes
patrimoineRue Docteur Auran
patrimoineRue Docteur Branzon
patrimoineRue Docteur Camille Auban
patrimoineRue Docteur Carence
patrimoineRue Docteur de Lespinois
patrimoineRue Docteur Fouques
patrimoineRue Docteur Gauran
patrimoineRue Docteur Gibert
patrimoineRue Docteur JB Beranger Feraud
patrimoineRue Docteur Jules Daspres
patrimoineRue Docteur Lobligeois
patrimoineRue Docteur Longchamp
patrimoineRue Docteur Martinenq
patrimoineRue Docteur Maurin
patrimoineRue Docteur Paul Marotte
patrimoineRue Docteur Perrimond
patrimoineRue Docteur Raynaud
patrimoineRue Docteur Théophile Sambuc
patrimoineRue Docteur Valentin Henseling
patrimoineRue Docteur Vincent
patrimoineRue Dominique Santini
patrimoineRue Dragon
patrimoineRue Drouet
patrimoineRue du Belvédère
patrimoineRue du Bon Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue du Bosphore
patrimoineRue du Bourget
patrimoineRue du Capitaine Aniort
patrimoineRue du Capitaine Gauld
patrimoineRue du Capitole
patrimoineRue du Castellet
patrimoineRue du Chemin de Fer
patrimoineRue du Cmdt Général Charles Fayal
patrimoineRue du Commissaire Morandin
patrimoineRue du Congo
patrimoineRue du Dahomey
patrimoineRue du Docteur Barrois
patrimoineRue du Docteur Bertholet
patrimoineRue du Docteur Fernand Clément
patrimoineRue du Docteur Louis Puy
patrimoineRue du Four-Vieux
patrimoineRue du Gabon
patrimoineRue Dugommier
patrimoineRue Duguay Trouin
patrimoineRue du Haras
patrimoineRue du Jeu de Paume
patrimoineRue du Lieutenant de Vaisseau Poucel
patrimoineRue du Mont des Eaux
patrimoineRue du Mont des Oiseaux
patrimoineRue Dumont d’Urville
patrimoineRue du Muguet
patrimoineRue du Murier
patrimoineRue du Noyer
patrimoineRue du Plessis Ollivault
patrimoineRue du Progrès
patrimoineRue Duquesne
patrimoineRue du Repos
patrimoineRue du Révérend Père Joseph Marie Amiot
patrimoineRue du Roi René
patrimoineRue du Romulus
patrimoineRue du Ruisseau Saint-Joseph
natureRue du Saint-Pilon
patrimoineRue du Sénégal
patrimoineRue du Soudan
patrimoineRue du Sous-Marin La Minerve
patrimoineRue du Sous-Marin L'Eurydice
patrimoineRue du Sous-Réseau Anne
patrimoineRue Dutasta
patrimoineRue du Thym
patrimoineRue du Tonkin
patrimoineRue du Trélus
patrimoineRue du Val Soleil
patrimoineRue du Vélodrome
patrimoineRue Edmond Haraucourt
patrimoineRue Édouard Chevallier
patrimoineRue Édouard Jaujard
patrimoineRue Édouard Perrichi
patrimoineRue Élisée Reclus
patrimoineRue Elysée Roere
patrimoineRue Elzéard Jouveau
patrimoineRue Émile Ollivier
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Ernest Renan
patrimoineRue Escalon
patrimoineRue Espanet
patrimoineRue Esselier
patrimoineRue Étienne Dauphin
patrimoineRue Étienne Dolet
patrimoineRue Étienne Lantelme
patrimoineRue Étienne Pelabon
patrimoineRue Eugène Manuel
patrimoineRue Eugène Sylvain
patrimoineRue Euterpe
patrimoineRue Eve Lavallière
patrimoineRue Fabrègue
patrimoineRue Favier
patrimoineRue Félix Banette
patrimoineRue Félix Brun
patrimoineRue Félix Mayol
patrimoineRue Félix Pyat
patrimoineRue Fely Mouttet
patrimoineRue Ferdinand
patrimoineRue Ferdinand Brunetière
patrimoineRue Ferdinand Pelloutier
patrimoineRue Fernand Sardou
patrimoineRue Fiandino
patrimoineRue Firmin Cauvin
patrimoineRue Flechier
patrimoineRue Fortuna
patrimoineRue Fougassière
patrimoineRue Fragonard
patrimoineRue Fraize
patrimoineRue Franchet d'Esperey
patrimoineRue Francis de Pressensé
patrimoineRue Francis Garnier
patrimoineRue François Andreani
patrimoineRue François Consalvi
patrimoineRue François Coppée
patrimoineRue François Cuzin
patrimoineRue François de Clinchamp
patrimoineRue François Deguiraud
patrimoineRue François Fabié
patrimoineRue Franklin
patrimoineRue Fravéga
patrimoineRue Gabriel
patrimoineRue Gabriel Drageon
patrimoineRue Gabriel Hanoteau
patrimoineRue Ganteaume
patrimoineRue Garibaldi
patrimoineRue Garnero
patrimoineRue Gay Lussac
patrimoineRue Général Caillet
patrimoineRue Général Changarnier
patrimoineRue Général Faidherbe
patrimoineRue Général Ferrie
patrimoineRue Général Mangin
patrimoineRue Général Marchand
patrimoineRue Général Maurice David
patrimoineRue Général Michel Audéoud
patrimoineRue Général Partourneaux
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Berton
patrimoineRue Georges Mandel
patrimoineRue Gilbert Kersaho
patrimoineRue Gilly
patrimoineRue Gimelli
patrimoineRue Giraudin de Vouvre
patrimoineRue Gorlier
patrimoineRue Gourrier
patrimoineRue Gouverneur Général Binger
patrimoineRue Gouverneur Général Eboué
patrimoineRue Gozza
patrimoineRue Grandval
patrimoineRue Groignard
patrimoineRue Gubler
patrimoineRue Gueit
patrimoineRue Guillaume Ponteil
patrimoineRue Guiot
patrimoineRue Gustave Flaubert
patrimoineRue Gustave Garaud
patrimoineRue Gustave Zédé
patrimoineRue Guynemer
patrimoineRue Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Rue Hector Blerioz
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Barbusse
patrimoineRue Henri Graglia
patrimoineRue Henri IV
patrimoineRue Henri Matisse
culture« Un fauteuil pour l'esprit fatigué »Rien ne destinait Henri Matisse (1869-1954), fils d'un marchand de grains du Nord, à devenir l'un des plus grands peintres du XXᵉ siècle. Étudiant en droit à Paris, employé chez un avoué à Saint-Quentin, Henri Matisse menait une vie modeste et sans éclat quand, à vingt ans, une crise d'appendicite le cloua au lit pour de longues semaines. Sa mère lui offrit une boîte de peinture pour l'occuper. Ce fut une révélation. « Le moment où j'ai eu cette boîte de couleurs dans les mains, j'ai senti que là était ma vie. » Il abandonna le droit, monta à Paris étudier la peinture, et n'arrêta plus jamais.Ses débuts furent obscurs et pauvres. Il copiait des maîtres au Louvre pour survivre, épousa Amélie Parayre en 1898, eut trois enfants, exposa dans l'indifférence. Puis vint le scandale fondateur : au Salon d'automne de 1905, il présente avec Derain, Vlaminck et quelques autres des toiles aux couleurs pures, violentes, non naturalistes. Un critique, effaré, les traite de « fauves ». Le nom est resté : le fauvisme venait de naître, premier mouvement d'avant-garde du siècle. En quelques années, Matisse devient le rival déclaré de Picasso à Paris — les deux hommes se surveillent, s'admirent, se moquent, s'influencent secrètement. « Nous devons parler l'un à l'autre autant que nous le pouvons », disait Picasso. « Quand l'un de nous mourra, il y a des choses que l'autre ne pourra plus dire à personne. »À partir des années 1910, Matisse voyage — Maroc, Russie, Tahiti — et cherche partout la même chose : la couleur pure, la ligne dansante, la joie. En 1908, il avait formulé son idéal dans une phrase célèbre : « Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité… un lambrissement qui repose de la fatigue, un fauteuil pour l'esprit fatigué. » Cette exigence de sérénité, à contre-courant des angoisses du siècle, lui vaudra parfois d'être jugé décoratif — reproche qu'il portera comme une décoration.Installé à Nice à partir de 1917, il peint ses grandes odalisques baignées de lumière méditerranéenne, puis se réinvente à chaque décennie : lithographies, sculptures, illustrations pour Mallarmé et Joyce. En 1941, un cancer du duodénum le laisse alité pour la vie — mais loin d'abandonner, il invente une nouvelle technique : les gouaches découpées. Depuis son lit, ciseaux à la main, il « dessine dans la couleur » de vastes compositions collées, éclatantes, joyeuses. La Tristesse du roi, La Piscine, Nu bleu — les chefs-d'œuvre de sa dernière période sont ceux d'un homme couché qui, à quatre-vingts ans, réinvente son art.Sa dernière grande œuvre est la chapelle du Rosaire de Vence (1948-1951), qu'il conçoit intégralement — vitraux, fresques, mobilier, chasubles — comme un cadeau à la religieuse dominicaine qui l'avait soigné pendant sa maladie. Il mourut à Nice en 1954, à quatre-vingt-quatre ans. Picasso, apprenant la nouvelle, se serait tu longuement, puis aurait murmuré : « Il n'y a plus que moi maintenant. »
Rue Henri Pastoureau
patrimoineRue Henri Pertus
patrimoineRue Henri Poincaré
patrimoineRue Henri Sainte-Claire Deville
patrimoineRue Henri Seillon
patrimoineRue Henri Vanquèrp
patrimoineRue Henri Vienne
patrimoineRue Hippolyte Duprat
patrimoineRue Hippolyte Mourdeille
patrimoineRue Hippolyte Taine
patrimoineRue Hitar
patrimoineRue Hoche
patrimoineRue Honoraty
patrimoineRue Honoré
patrimoineRue Honoré Pourchier
patrimoineRue Jacquemet
patrimoineRue Jacques Voyer
patrimoineRue Jacquinot
patrimoineRue Jahandiez
patrimoineRue Janvier
patrimoineRue Jean Agnèse
patrimoineRue Jean Aicard
patrimoineRue Jean Ayral
patrimoineRue Jean-Baptiste Alphonse Baudin
patrimoineRue Jean Baptiste Aymard
patrimoineRue Jean Baptiste Gaignebet
patrimoineRue Jean-Baptiste Pascalis
patrimoineRue Jean-Baptiste Vin
patrimoineRue Jean Bart
patrimoineRue Jean Bartolini
patrimoineRue Jean Bonnet
patrimoineRue Jean Cauvin
patrimoineRue Jean de Chaumont
patrimoineRue Jean Duville
patrimoineRue Jean Guillaume Viennet
patrimoineRue Jean Guiton
patrimoineRue Jean Henri Fabre
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Labrosse
patrimoineRue Jean Lombard
patrimoineRue Jean Mallard
patrimoineRue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jeanne Hachette
patrimoineRue Jean Paul Rouquerol
patrimoineRue Jean Pezous
patrimoineRue Jean Philippe Rameau
patrimoineRue Jean Racine
patrimoineRue Jean Scunzani
patrimoineRue Jean Trinchero
patrimoineRue José d'Arbaud
patrimoineRue José Mange
patrimoineRue Joseph
patrimoineRue Joseph Cesari
patrimoineRue Joséphine
patrimoineRue Joseph Reymonenq
patrimoineRue Jouany
patrimoineRue Jules César
patrimoineRue Jules Conforti
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Moroselli
patrimoineRue Jules Renoux
patrimoineRue Julien
patrimoineRue July
patrimoineRue Junique
patrimoineRue Kalo
patrimoineRue Kerguelen
patrimoineRue Kleber
patrimoineRue la Bastidette
patrimoineRue Laborde
patrimoineRue Lacordaire
patrimoineRue Laennec
patrimoineRue Laindet-Lalonde
patrimoineRue Lamalgue
patrimoineRue Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Laminois
patrimoineRue Lamothe Guerin
patrimoineRue Langeron
patrimoineRue Larmodieu
patrimoineRue Latouche-Tréville
patrimoineRue Laurent Mongin
patrimoineRue Lavigerie
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue Leblond Saint-Hilaire
patrimoineRue Lenoir Sarraire
patrimoineRue Léon Isnard
patrimoineRue Léon Jouhaux
patrimoineRue Léon Reboul
patrimoineRue Léon Verane
patrimoineRue Lieutenant André Fournier
patrimoineRue Lieutenant Aviateur Paul-José Leonetti
patrimoineRue Lieutenant-Colonel Jean Bernard
patrimoineRue Lieutenant Davet
patrimoineRue Lieutenant de Vaisseau Lavier
patrimoineRue Lieutenant Henri Lacroix
patrimoineRue Lieutenant Jean Pianelli
patrimoineRue Lieutenant Joseph André
patrimoineRue Lieutenant Leandri
patrimoineRue Lieutenant Lecerf
patrimoineRue Lieutenant Maurice de Peretti
patrimoineRue Lieutenant Thierry
patrimoineRuelle Martin
patrimoineRuelle Videau
patrimoineRue Louis Audoye
patrimoineRue Louis Braille
patrimoineRue Louis Brès
patrimoineRue Louis Carles
patrimoineRue Louis Cotelle
patrimoineRue Louise
patrimoineRue Louis Ferrand
patrimoineRue Louis Henseling
patrimoineRue Louis Jourdan
patrimoineRue Louis Jouvet
patrimoineRue Louis Legrand
patrimoineRue Louis Peise
patrimoineRue Lulli
patrimoineRue Mac Mahon
patrimoineRue Madeleine Désiré
patrimoineRue Mademoiselle Strassel
patrimoineRue Magenta
patrimoineRue Magnaque
patrimoineRue Mairaud
patrimoineRue Maissin
patrimoineRue Mansard
patrimoineRue Marcel Castié
patrimoineRue Marcel Sembat
patrimoineRue Marc et Yvonne Baron
patrimoineRue Marc Gérard
patrimoineRue Marco de Saint-Hilaire
patrimoineRue Maréchal des Logis Lorenzi
patrimoineRue Maréchal Lannes
patrimoineRue Maréchal Maunoury
patrimoineRue Marie-Thérèse
patrimoineRue Marius Andrieu
patrimoineRue Marius Jules Louis André
patrimoineRue Marius Riolfo
patrimoineRue Marius Touzet
patrimoineRue Marnata
patrimoineRue Marquetas
patrimoineRue Martial
patrimoineRue Masséna
patrimoineRue Massenet
patrimoineRue Massiges
patrimoineRue Mathieu
patrimoineRue Maurice Barres
patrimoineRue Maxime
patrimoineRue Melchior Daniel
patrimoineRue Melchior de Vogue
patrimoineRue Mélpomène
patrimoineRue Menna
patrimoineRue Méridienne
patrimoineRue Merle
patrimoineRue Messager
patrimoineRue Meyer
patrimoineRue Michel Bonnus
patrimoineRue Michel Muscatelli
patrimoineRue Mignet
patrimoineRue Mirabeau
patrimoineRue Mireille
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Mondésir
patrimoineRue Monseigneur Freppel
patrimoineRue Montauban
patrimoineRue Montebello
patrimoineRue Montenard
patrimoineRue Moreau
patrimoineRue Muiron
patrimoineRue Muraire
patrimoineRue Murat
patrimoineRue Muscari
patrimoineRue Nicolas Appert
patrimoineRue Nicolas Laugier
patrimoineRue Nicolas Robert
patrimoineRue Nicolas Vauquelin
patrimoineRue Noël Castel
patrimoineRue Notos
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineRue Nungesser
patrimoineRue Nussbaum
patrimoineRue Octave Tessier
patrimoineRue Octave Virgily
patrimoineRue Olive Tamari
patrimoineRue Oradour-sur-Glane
patrimoineRue Orves
patrimoineRue Oswald Larroque
patrimoineRue Pascal
patrimoineRue Pascal d'Oriano
patrimoineRue Pastoureau
patrimoineRue Paul Arène
patrimoineRue Paul Giera
patrimoineRue Paulin Guérin
patrimoineRue Paul Jolly
patrimoineRue Paul Lendrin
patrimoineRue Paul Louis Courier
patrimoineRue Paul Marchelli
patrimoineRue Paul Mestres
patrimoineRue Pécheret
patrimoineRue Pégulu
patrimoineRue Peiresc
patrimoineRue Peyre Ferry
patrimoineRue Picot
patrimoineRue Pierre Bazus
patrimoineRue Pierre Bories
patrimoineRue Pierre Dévoluy
patrimoineRue Pierre Duhem
patrimoineRue Pierre Lavenne
patrimoineRue Pierre Letuaire
patrimoineRue Pierre Montagne
patrimoineRue Pierre Reynier
patrimoineRue Pierre Semard
patrimoineRue Pilote Pierre Reboul
patrimoineRue Pithéas
patrimoineRue Plein Soleil
patrimoineRue Pomme de Pin
patrimoineRue Poncet
patrimoineRue Possel
patrimoineRue Pourquoi Pas
patrimoineRue Pradier
patrimoineRue Président Robert Schuman
patrimoineRue Primauguet
patrimoineRue Professeur Pinard
patrimoineRue Professeur Roux
patrimoineRue Prosper Ferrero
patrimoineRue Proudhon
patrimoineRue Pyanet
patrimoineRue Racine
patrimoineRue Raoul
patrimoineRue Raphaël
patrimoineRue Raymond et Edgar Maufrais
patrimoineRue Rebufat
patrimoineRue Regimbaud
patrimoineRue Réhel
patrimoineRue Renaux
patrimoineRue René Darbon
patrimoineRue Revel
patrimoineRue Reverdit
patrimoineRue Révérend-Père Charles de Foucauld
patrimoineRue Revest
patrimoineRue Richard Andrieu
patrimoineRue Richelieu
patrimoineRue Robert
patrimoineRue Robert Guillemard
patrimoineRue Robert Surcouf
patrimoineRue Roche
patrimoineRue Roger Giraud
patrimoineRue Roland Garros
patrimoineRue Romain
patrimoineRue Ronsard
patrimoineRue Rosa Bonheur
patrimoineRue Rossini
patrimoineRue Rouget de l'Isle
patrimoineRue Rouvillois
patrimoineRue Sagnes
patrimoineRue Saint-Andrieu
patrimoineRue Saint-Bernard
patrimoineRue Saint-Cyprien
patrimoineRue Sainte-Adelaïde
patrimoineRue Sainte-Adèle
patrimoineRue Sainte-Andréa
patrimoineRue Sainte-Anne
patrimoineRue Sainte-Christine
patrimoineRue Sainte-Elisabeth
patrimoineRue Sainte-Élise
patrimoineRue Sainte-Germaine
patrimoineRue Saint-Eloi
patrimoineRue Sainte-Marie
patrimoineRue Sainte-Marthe
patrimoineRue Sainte-Rose
patrimoineRue Sainte-Roseline
patrimoineRue Saint-Étienne
patrimoineRue Sainte-Victoire
patrimoineRue Saint-Flavien
patrimoineRue Saint-François
patrimoineRue Saint Georges
patrimoineRue Saint-Honoré
patrimoineRue Saint-Isidore
patrimoineRue Saint-Laurent
patrimoineRue Saint-Léon
patrimoineRue Saint-Quentin
patrimoineRue Saint-Quinis
patrimoineRue Saint-Victor
patrimoineRue Saint-Vincent
patrimoineRue Sampiéro
patrimoineRue Sandin
patrimoineRue Sandraly
patrimoineRue Santa Lucia
patrimoineRue Saunier
patrimoineRue Sebastien Carle
patrimoineRue Serge Barbot
patrimoineRue Sergent Agarrat
patrimoineRue Sergent Février
patrimoineRue Sergent Guerini
patrimoineRue Sergent Marius Varence
patrimoineRue Serre
patrimoineRue Sicard
patrimoineRue Sidi Brahim
patrimoineRue Sifren
patrimoineRue sous-Lieutenant Friggeri
patrimoineRue Sous-Marin Casabianca
patrimoineRue Sous-Marin Sibylle
patrimoineRue Suffren
patrimoineRue Suzanne
patrimoineRue Telon
patrimoineRue Thalie
patrimoineRue Théodore Botrel
patrimoineRue Théophile Gautier
patrimoineRue Thiers
patrimoineRue Thoulon
patrimoineRue Tourville
patrimoineRue Truguet
patrimoineRue Uranie
patrimoineRue Valentin Haüy
patrimoineRue Valère Bernard
patrimoineRue Valérie
patrimoineRue Vallès
patrimoineRue Vedrines
patrimoineRue Vercingétorix
patrimoineRue Vernier
patrimoineRue Victor Clappier
patrimoineRue Victor Cochet
patrimoineRue Victor Considérant
patrimoineRue Victor Esclangon
patrimoineRue Victor Gélu
patrimoineRue Victor Gélu Prolongée
patrimoineRue Victor Gensollen
patrimoineRue Victorine
patrimoineRue Victor Micholet
patrimoineRue Victor Reymonenq
patrimoineRue Victor Thouron
patrimoineRue Victor Thouy
patrimoineRue Villars
patrimoineRue Vincent Allègre
patrimoineRue Vincent Courdouan
patrimoineRue Vincent Scotto
patrimoineRue Watteau
patrimoineRue William Bonaparte Wyse
patrimoineRue Xavier Savelli
patrimoineRue Yves Burles de Grandval
patrimoineRue Yves du Manoir
patrimoineRue Yvonne
patrimoineRue Zénon Pons
patrimoineRue Zéphyre
patrimoineRue Zoé
patrimoineSagitaire
patrimoineSainte Geneviève
patrimoineSente des Bagnards
patrimoineSente du Petit Baou
patrimoineSente du Renard
patrimoineSentier Dangereux
patrimoineSentier des Bornes
patrimoineSentier des Bugadières
patrimoineSentier des Douaniers
patrimoineSentier du Baou de l'Antenne
patrimoineSentier du Pas de la Cavale
patrimoineSentier Escarpé de Rando Alpine
patrimoineSentier Tibétain
patrimoineSentier Toucas
patrimoineSortie du Parking de la Place de la Liberté et du Parking du Palais Liberté.
patrimoineSortie Niveau 0 Parking Mayol
patrimoineSortie Parking Lafayette
patrimoineSortie Port du Parking Mayol
patrimoineSouth East Street
patrimoineSouth Faranklin Street
patrimoineSouth Franklin Street
patrimoineSouth Henderson Street
patrimoineSouth Miller Street
patrimoineSouth Newman Street
patrimoineSouth Olive Street
patrimoineSouth Street
patrimoineSouth Union Street
patrimoineSouth Washington Street
patrimoineSouth Whitaker Avenue
patrimoineSouth Whitaker Street
patrimoineSquare du 4e RIMa
patrimoineSquare du Docteur Bondil
patrimoineSquare du Fort Saint-Louis
patrimoineSquare du Vice-Amiral d'Escadre Pierre Baudouin
patrimoineSquare Firmin Bortolaso
patrimoineSquare Germain Nouveau
patrimoineSquare Léon Vérane
patrimoineSquare Lieutenant Émile Bouchard
patrimoineSquare Saint-Pierre
patrimoineStation Taxi
patrimoineTemor de la Canaillette
patrimoineTemor du Dahu
patrimoineTemor Est
patrimoineTonti Road
patrimoineToulon Panorama
patrimoineTrav de l'Affut
patrimoineTraverse Arnaud
patrimoineTraverse Bailly
patrimoineTraverse Bertrand de Saussine
patrimoineTraverse Bosano
patrimoineTraverse Clovis
patrimoineTraverse Daniel Berthelot
patrimoineTraverse de la Beaucaire
patrimoineTraverse de la Bergerie
patrimoineTraverse de la Bourse
patrimoineTraverse de la Cathédrale
patrimoineTraverse de la Loube
patrimoineTraverse de la Menthe
patrimoineTraverse de la Miséricorde
patrimoineTraverse de la Tour
patrimoineTraverse de la Visitation
patrimoineTraverse de l'Institut
patrimoineTraverse de Marrakech
patrimoineTraverse Deprez
patrimoineTraverse des Buissons Ardents
patrimoineTraverse des Capucins
patrimoineTraverse des Cyprès
patrimoineTraverse des Minimes
patrimoineTraverse des Oiseaux
patrimoineTraverse des Précheurs
patrimoineTraverse des Primeroses
patrimoineTraverse des Tambourinaires
patrimoineTraverse du 2e Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Traverse du 5e Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Traverse du Champ Mille
patrimoineTraverse du Chapeau Rouge
patrimoineTraverse du Parc Saint-Jean
patrimoineTraverse du Val Fleuri
patrimoineTraversée Charles Isnard
patrimoineTraversée des Bains
patrimoineTraversée Jacques Lemercier
patrimoineTraverse Elie Fertier
patrimoineTraversée Paul Marchelli
patrimoineTraverse Ernest Nogre
patrimoineTraverse Foucou
patrimoineTraverse Gilly
patrimoineTraverse Gounod
patrimoineTraverse Honoré
patrimoineTraverse Jaine
patrimoineTraverse Jean Aicard
patrimoineTraverse Lacordaire
patrimoineTraverse Lirette
patrimoineTraverse Ortolan
patrimoineTraverse Richard
patrimoineTraverse Saint-Louis
patrimoineTraverse Teissere
patrimoineTraverse Victor Senchet
patrimoineTrémie Léon Bourgeois
patrimoineTunnel de Toulon
patrimoineTurner Avenue
patrimoineVallon Beauséjour
patrimoineVallon des Lierres
patrimoineVallon de Val d'Egout
patrimoineVallon du Soleil
patrimoineVerte Rivière
natureVieux Chemin de la Ripelle
patrimoineVieux Chemin de Sainte-Musse
patrimoineVieux Chemin des Pomets
patrimoineVillas de la Pivotte
patrimoineVoie Tessé-Roosevelt
patrimoineWest 2nd Street
patrimoineWest Clinton Street
patrimoineWest Commercial Street
patrimoineWest Court Street
patrimoineWest Jefferson Street
patrimoineWest Prairie Avenue
natureWest Prairie Street
natureWest Thomas Street
patrimoineWest Turner Avenue
patrimoineWest Vine Street
patrimoineWhitaker Street
patrimoine