Rues de Saint-Georges-d'Oléron
576 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Adrienne Couneau
patrimoineAllée Colette
patrimoineAllée de la Capreuse
patrimoineAllée de la Chardonnière
patrimoineAllée de la Forêt
natureAllée de la Hulotte
patrimoineAllée de la Morelle
patrimoineAllée de l'Angle
patrimoineAllée de la Pentie
patrimoineAllée de la Poudrière
patrimoineAllée de la Redoute
patrimoineAllée de la Rose des Vents
patrimoineAllée de Monlabeur
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Allée des Bordes
patrimoineAllée des Corsaires
patrimoineAllée des Cupressus
patrimoineAllée des Eglades
patrimoineAllée des Emeraudes
patrimoineAllée des Épinouses
patrimoineAllée des Fauvettes
patrimoineAllée des Fusains
patrimoineAllée des Guerlets
patrimoineAllée des Hortensias
patrimoineAllée des Immortelles
patrimoineAllée des Muriers
patrimoineAllée des Myosotis
patrimoineAllée des Orchidées
patrimoineAllée des Oyats
patrimoineAllée des Palisses
patrimoineAllée des Passereaux
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pinsons
patrimoineAllée des Pirates
patrimoineAllée des Poumes
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patrimoineAllée des Sorbiers
patrimoineAllée des Sureaux
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patrimoineAllée du Capitaine Vignier
patrimoineAllée du Champ Souc
patrimoineAllée du Clos
patrimoineAllée du Fort Panorama
patrimoineAllée du Monjacda
patrimoineAllée du Petit Marais
patrimoineAllée du Pirate Lazor
patrimoineAllée du Rocher Vert
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patrimoineAllée du Soleil Couchant
patrimoineAllée du Trésor
patrimoineAllée Lafayette
patrimoineAllée Magellan
patrimoineAllée Plein Soleil
patrimoineAvenue de la Durandière
patrimoineAvenue de la Malconche
patrimoineAvenue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Avenue de l'Atlantique
patrimoineAvenue des Albatros
patrimoineAvenue des Bouriennes
patrimoineAvenue du Perthuis d'Antioche
patrimoineAvenue du Pertuis d'Antioche
patrimoineAvenue du Trait d'Union
patrimoineCanton de la Chatonnière
patrimoineCanton de la Guérenne
patrimoineCanton de la Maratte
patrimoineCanton de l'Enclume
patrimoineCanton des Sources
patrimoineCanton des Troubadours
patrimoineCanton des Vents Portants
patrimoineCanton du Chasseur
patrimoineCanton du Coq
patrimoineCanton du Loup
patrimoineCanton du Mimosa
patrimoineCanton du Prieuré
patrimoineCanton du Sabotier
patrimoineCanton du Tilleul
natureChemin Caroline Aigle
patrimoineChemin Côtier
patrimoineChemin de Bassat
patrimoineChemin de Chantepie
patrimoineChemin de la Besnoyers
patrimoineChemin de la Bigourne
patrimoineChemin de L'Achenau
patrimoineChemin de la Croix Mathelot
patrimoineChemin de la Filasse
patrimoineChemin de la Galauzière
patrimoineChemin de la Garance
patrimoineChemin de la Gourbeille
patrimoineChemin de la Javelle
patrimoineChemin de la Jousselinière
patrimoineChemin de la Justice
patrimoineChemin de la Maurie
patrimoineChemin de la Petite Fortune
patrimoineChemin de la Piochelière
patrimoineChemin de la Porte Rouge
patrimoineChemin de la Prise Couten
patrimoineChemin de l'Argot
patrimoineChemin de la Ribotière
patrimoineChemin de la Rivière
natureChemin de la Sablière
patrimoineChemin de la Sagittaire
patrimoineChemin de la Taillée
patrimoineChemin de la Tortue
patrimoineChemin de la Touche
patrimoineChemin de l'Espiot
patrimoineChemin de l'Orfeuille
patrimoineChemin de l'Ormeau
patrimoineChemin des Amoureux
patrimoineChemin des Anémones
patrimoineChemin des Arbousiers
patrimoineChemin des Archers
patrimoineChemin des Beaux Noms
patrimoineChemin des Bringelliers
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Calandras
patrimoineChemin des Capucins
patrimoineChemin des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Conches
patrimoineChemin des Fades
patrimoineChemin des Garelles
patrimoineChemin des Garnisselles
patrimoineChemin des Grands Sables
patrimoineChemin des Grenadiers
patrimoineChemin des Gros Joncs
patrimoineChemin des Guillotines
patrimoineChemin des Hautbois
patrimoineChemin des Hautes Forges
patrimoineChemin des Huttes
patrimoineChemin des Joncs
patrimoineChemin des Laminaires
patrimoineChemin des Landes
natureChemin des Lauriers
patrimoineChemin des Payolles
patrimoineChemin des Pins
patrimoineChemin des Prés Naud
patrimoineChemin des Prés Valet
patrimoineChemin des Rocheras
patrimoineChemin des Sablons
patrimoineChemin des Sciles
patrimoineChemin des Tamarins
patrimoineChemin des Tamaris
patrimoineChemin Domanial
patrimoineChemin du Bouvreuil
patrimoineChemin du Corps de Garde
patrimoineChemin du Fond de Nige
patrimoineChemin du Fort Maudit
patrimoineChemin du Goupil
patrimoineChemin du Lézard Ocellé
patrimoineChemin du Pavillon
patrimoineChemin du Petit Rocher
patrimoineChemin du Peu Noir
patrimoineChemin du Pré Bas
patrimoineChemin du Puits Doux
patrimoineChemin du Rateau
patrimoineChemin du Refuge
patrimoineChemin du Renard
patrimoineChemin du Réseau Nestor
patrimoinechemin forestier
patrimoineChemin Orilland
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Adélaïde
patrimoineImpasse André
patrimoineImpasse Arnaud
patrimoineImpasse Augustine
patrimoineImpasse Bougainville
patrimoineImpasse Colette Besson
patrimoineImpasse de Bourgneuf
patrimoineImpasse de la Bancherot
patrimoineImpasse de la Borderie
patrimoineImpasse de l'Abreuvoir
patrimoineImpasse de la Cayenne
patrimoineImpasse de la Gaîté
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Grande Margotte
patrimoineImpasse de la Huppe
patrimoineImpasse de l'Amandier
patrimoineImpasse de la Marecotte
patrimoineImpasse de l'Amiral Courbet
patrimoineImpasse de l'Amitié
patrimoineImpasse de la Nolière
patrimoineImpasse de la Paix
patrimoineImpasse de la Pérouse
patrimoineImpasse de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Impasse de l'Araire
patrimoineImpasse de l'Arroche
patrimoineImpasse de la Valène
patrimoineImpasse de l'Epervier
patrimoineImpasse de l'Étang
natureImpasse de l'Obione
patrimoineImpasse de l'Orchis
patrimoineImpasse des Abiettes
patrimoineImpasse des Ajhasses
patrimoineImpasse des Amourettes
patrimoineImpasse des Aulnes
patrimoineImpasse des Bassiots
patrimoineImpasse des Belles de Nuit
patrimoineImpasse des Bernaches
patrimoineImpasse des Bignonias
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Bons Voisins
patrimoineImpasse des Bourraches
patrimoineImpasse des Cailles
patrimoineImpasse des Camélias
patrimoineImpasse des Cendrilles
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Clématites
patrimoineImpasse des Cloportes
patrimoineImpasse des Cormorans
patrimoineImpasse des Crecerelles
patrimoineImpasse des Crocus
patrimoineImpasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Deux Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse des Douils
patrimoineImpasse des Echasses Blanches
patrimoineImpasse des Engoulevents
patrimoineImpasse des Etamines
patrimoineImpasse des Etourneaux
patrimoineImpasse des Euphorbes
patrimoineImpasse des Fassines
patrimoineImpasse des Fiambons
patrimoineImpasse des Figuiers
patrimoineImpasse des Flibustiers
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Foulques
patrimoineImpasse des Geais
patrimoineImpasse des Glaïeuls
patrimoineImpasse des Glycines
patrimoineImpasse des Gravelots
patrimoineImpasse des Grenouilles
patrimoineImpasse des Grillons
patrimoineImpasse des Griottes
patrimoineImpasse des Guignelles
patrimoineImpasse des Guillemots
patrimoineImpasse des Hautes Forges
patrimoineImpasse des Jardins de Jade
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Liserons
patrimoineImpasse des Luisettes
patrimoineImpasse des Marguerites
patrimoineImpasse des Martines
patrimoineImpasse des Merles
patrimoineImpasse des Merveilles
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Moisettes
patrimoineImpasse des Myrtes
patrimoineImpasse des Niels
patrimoineImpasse des Oeillets
patrimoineImpasse des Origans
patrimoineImpasse des Ouches
patrimoineImpasse des Palmiers
patrimoineImpasse des Parches
patrimoineImpasse des Pêcheurs
patrimoineImpasse des Perdrix
patrimoineImpasse des Piesas
patrimoineImpasse des Pluviers
patrimoineImpasse des Pourpiers
patrimoineImpasse des Pratelles
patrimoineImpasse des Quéreux
patrimoineImpasse des Rainettes
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Rouge-Queues
patrimoineImpasse des Russons
patrimoineImpasse des Santonines
patrimoineImpasse des Serins
patrimoineImpasse des Sternes
patrimoineImpasse des Tellines
patrimoineImpasse des Torons
patrimoineImpasse des Tourterelles
patrimoineImpasse des Traquettes
patrimoineImpasse des Trembles
patrimoineImpasse des Truffières
patrimoineImpasse des Vanneaux
patrimoineImpasse des Véroniques
patrimoineImpasse des Vers Luisants
patrimoineImpasse du Boguet
patrimoineImpasse du Chemin du Corps de Garde
patrimoineImpasse du Clos des Geais
patrimoineImpasse du Douanier Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Impasse du Fanal
patrimoineImpasse du Forgeron
patrimoineImpasse du Larmier
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Levant
patrimoineImpasse du Maceron
patrimoineImpasse du Maréchal
patrimoineImpasse du Mavis
patrimoineImpasse du Merisier
patrimoineImpasse du Muguet
patrimoineImpasse du Paradis
patrimoineImpasse du Parc
patrimoineImpasse du Parking
patrimoineImpasse du Petit Prince
patrimoineImpasse du Pré Carré
patrimoineImpasse du Pressoir
patrimoineImpasse du Rocaz
patrimoineImpasse du Scipion
patrimoineImpasse du Suroît
patrimoineImpasse du Varech
patrimoineImpasse Eloïse
patrimoineImpasse Eugénie Cotton
patrimoineImpasse Jean Bart
patrimoineImpasse Jeanne de Belleville
patrimoineImpasse Laure Bregaud
patrimoineImpasse Louis-Ernest Lessieux
patrimoineImpasse Marcel Denis
patrimoineImpasse Marcelle Lemasson
patrimoineImpasse Odette Comandon
patrimoineImpasse Olca
patrimoineImpasse Pélagie
patrimoineImpasse Robert Surcouf
patrimoineImpasse Saint-Jean
patrimoineImpasse Simone Des Forest
patrimoineImpasse Sophie Blanchard
patrimoineLa Nouette
patrimoineLa Vignerie
natureLes Villas de la Petite Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Parking Godeau
patrimoinePasse de Foulerot
patrimoinePasse des Bouffardes
patrimoinePierre Loti
patrimoinePiste cyclable du Puit
patrimoinePiste cyclable Obligatoire Sauzelle St Pierre
patrimoinePlace Aliénor d'Aquitaine
patrimoinePlace de la Garde
patrimoinePlace des Rochambelles
patrimoinePlace des Seigneurs
patrimoinePlace du Four
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace du Puits Rabaine
patrimoinePlace Jacques Chaban Delmas
patrimoinePlace Jean-Louis Mahé
patrimoinePlace Jean-Paul Cagnard
patrimoinePlace Mademoiselle Baudry
patrimoinePlace Marie Briquet
patrimoineQuai des Gabarres
patrimoineQuai du 158e Régiment d'Infanterie
patrimoineQuai du Clapotis
patrimoineRésidence les Bouriennes
patrimoineRésidence les Joncs
patrimoineRésidence Les Méridiennes
patrimoineRésidence Les Sables Vignier
patrimoineRoute Auguste Fresnel
patrimoineRoute de la Bergerie
patrimoineRoute de la Blanchardière
patrimoineRoute de la Boulinière
patrimoineRoute de la Gautrelle
patrimoineRoute de la Giboire
patrimoineRoute de la Josière
patrimoineRoute de la Nouette
patrimoineRoute de la Renaudière
patrimoineRoute de la Saurine
patrimoineRoute de Lauze
patrimoineRoute de l'Hermitage
patrimoineRoute des Alizés
patrimoineRoute de Sauzelle
patrimoineRoute des Béraudes
patrimoineRoute des Bonnes
patrimoineRoute des Cordières
patrimoineRoute des Figerasses
patrimoineRoute des Huttes
patrimoineRoute des Saumonards
patrimoineRoute des Veugnes
patrimoineRoute du Château d'Eau
patrimoineRoute du Cûza
patrimoineRoute du Marché
patrimoineRoute du Raboteau
patrimoineRoute du Stade
patrimoineRue Abbé Chaumeil
patrimoineRue Alfred Kastler
patrimoineRue Anita Conti
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Auguste Neveu
patrimoineRue Camille Péron
patrimoineRue Charles Grauss
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de la Banche
patrimoineRue de la Bardelle
patrimoineRue de la Batisse
patrimoineRue de la Boulangerie
patrimoineRue de la Bughée
patrimoineRue de la Carambole
patrimoineRue de la Carrée
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Chardonnière
patrimoineRue de la Clire
patrimoineRue de la Colombe
patrimoineRue de la Corderie
patrimoineRue de la Cosse
patrimoineRue de la Côte Sauvage
patrimoineRue de la Couarde
patrimoineRue de la Couture
patrimoineRue de la Croix Matelot
patrimoineRue de la Cure
patrimoineRue de la Douane
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Forge
patrimoineRue de la Frèrie
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Gibertière
patrimoineRue de l'Aiguière
patrimoineRue de la Joie
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Malentreprise
patrimoineRue de la Maratte
patrimoineRue de la Maréchalerie
patrimoineRue de la Margelle
patrimoineRue de la Marine
patrimoineRue de la Mascotte
patrimoineRue de l'Amiral Duperre
patrimoineRue de la Miscandière
patrimoineRue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue de la Pointe de Chaucre
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Poterie
patrimoineRue de la Rabale
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Résidence des Sables
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
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natureRue des Iris
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Loges
patrimoineRue des Martins Pêcheurs
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Naufrageurs
patrimoineRue des Paquerelles
patrimoineRue des Patures
patrimoineRue des Petites Mottes
patrimoineRue des Petits Prés
patrimoineRue des Prunelles
patrimoineRue des Quatre Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Quichenottes
patrimoineRue des Redentières
patrimoineRue des Roses Trémières
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patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Barachois
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cultureRue du Cluzeau
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patrimoineRue du Littoral
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patrimoineRue du Marin Danois
patrimoineRue du Monument aux Morts
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pain
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patrimoineRue Éric Tabarly
patrimoineRue Etiennette Dubet-Gallon
patrimoineRue Eugénie Delouteau
patrimoineRue Fernande Baudrieau
patrimoineRue Gabriel Lippman
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Henri Becquerel
patrimoineRue Jacqueline Auriol
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Perrin
patrimoineRue John Dunbar
patrimoineRue Joséphine Baker
patrimoineRue Léo Lagrange
patrimoineRuelle de la Caillebotte
patrimoineRue Louis de Broglie
patrimoineRue Lucie Aubrac
patrimoineRue Ludovic Savatier
patrimoineRue Nationale
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Pierre Dauphin
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Semard
patrimoineRue René David
patrimoineRue Rhin et Danube
patrimoineRue Robert Etchebarne
patrimoineRue Robert Etcherbarne
patrimoineRue Rosa Bonheur
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Samuel Champlain
patrimoineRue Samuel de Champlain
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Traversière
patrimoineSentier de l'Ancienne Redoute
patrimoineSentier de la Plage de Saint-Georges-d'Oléron
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Sentier Est des Saumonards
patrimoineSquare Marie de la Buette
patrimoineVenelle d'Arceau
patrimoineVenelle de l'Ancien Chai
patrimoineVenelle des Neux Crottes
patrimoineVenelle du Bal Musette
patrimoineVenelle du Treuil
patrimoineZac des Genets Est
patrimoineZac des Genets Ouest
patrimoine