Rues de Saint-Charles du Port
351 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Alain Bombard
patrimoineAllée Amand Agasse
patrimoineAllée de la Cablerie
patrimoineAllée de la Quensée
patrimoineAllée de la Quesnée
patrimoineAllée des Laminoirs
patrimoineAllée des Tréfileries
patrimoineAllée Félix Éboué
patrimoineAllée Jeanne Barret
patrimoineAllée Marie Marvingt
patrimoineAvenue Amiral du Chillou
patrimoineAvenue Christophe Colomb
patrimoineAvenue d'Aplemont
patrimoineAvenue des Champs Barets
patrimoineAvenue des Tréfileries
patrimoineAvenue du Général Ferrié
patrimoineAvenue du Seizième Port
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue J. Jaurès
patrimoineAvenue Léo Lagrange
patrimoineAvenue Lucien Corbeaux
patrimoineAvenue Pablo Picasso
patrimoineAvenue Vauban
patrimoineBoulevard de Graville
patrimoineBoulevard de l'Amiral Mouchez
patrimoineBoulevard de Léningrad
patrimoineBoulevard Jules Durand
patrimoineBoulevard Winston Churchill
patrimoineChaussée Amiral Bonnivet
patrimoineChaussée Amiral Durand-Viel
patrimoineChaussée de la Moselle
patrimoineChaussée des Gares Maritimes
patrimoineChaussée du Lazaret
patrimoineChaussée Hermann du Pasquier
patrimoineChaussée Lamandé
patrimoineChaussée Roger Meunier
patrimoineCité Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Cité Lunel
patrimoineCours de la Manche
patrimoineDigue Charles Laroche
patrimoineEscalier Claude Lorrain
patrimoineEscalier de l'Abbaye
patrimoineEscalier de la Défense Passive
patrimoineEscalier du Bois Cody
patrimoineEscalier du Paradis
patrimoineEscalier Lefort
patrimoineEscalier Stanley
patrimoineEsplanade Jean-Yves Besselat
patrimoineHôtel Première Classe
patrimoineImpasse Balard
patrimoineImpasse Barbey
patrimoineImpasse Baron
patrimoineImpasse Blanbaton
patrimoineImpasse Bucaille
patrimoineImpasse Champollion
patrimoineImpasse d'Alsace
patrimoineImpasse de Bretagne
patrimoineImpasse de la Belle Étoile
patrimoineImpasse de la Côte Verte
patrimoineImpasse de la Défense Passive
patrimoineImpasse de la Ferme Boutillier
patrimoineImpasse de la Fonderie
patrimoineImpasse Dufau
patrimoineImpasse du Pont V
patrimoineImpasse Eugène Godefroy
patrimoineImpasse Fernand Manouvrier
patrimoineImpasse Floréal
patrimoineImpasse Goethe
patrimoineImpasse Houdon
patrimoineImpasse Jacqueline
patrimoineImpasse Jean Lainé
patrimoineImpasse Jules Massenet
patrimoineImpasse Le Bourvellec
patrimoineImpasse Le Cam
patrimoineImpasse Lefort
patrimoineImpasse Louis Lecène
patrimoineImpasse Montgolfier
patrimoineImpasse Rossini
patrimoineImpasse Sarde
patrimoineImpasse Savorgnan De Brazza
patrimoineImpasse Scarron
patrimoineImpasse Semeux
patrimoineImpasse Tétrel
patrimoineLeclerc Drive
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Parvis
patrimoinePassage Adolphe Martin
patrimoinePassage André Maury
patrimoinePassage Auguste Renoir
patrimoinePassage Bottineau
patrimoinePassage d'Aix
patrimoinePassage Deschaseaux
patrimoinePassage Dubois
patrimoinePassage Gavarni
patrimoinePassage Lecoq
patrimoinePassage Lemaitre
patrimoinePassage Lenormand
patrimoinePassage Lucien Lévy
patrimoinePassage Marcel Royer
patrimoinePassage Ruhmkorff
patrimoinePassage Simone Ollivier
patrimoinePassage Thiebaut
patrimoinePassage Viollet Le Duc
patrimoinePasserelle Armand Barbès
patrimoinePasserelle Daniel Colliard
patrimoinePasserelle Hubert Raoul Duval
patrimoinePasserelle Waldeck Rousseau
histoireDeux lois portent le nom de Pierre Waldeck-Rousseau ((1846-1904), et chacune a changé la vie quotidienne de millions de Français. La loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884 autorisa pour la première fois la création des syndicats professionnels, abrogeant la loi Le Chapelier de 1791 qui les interdisait depuis près d'un siècle. La loi du 1er juillet 1901 consacra la liberté d'association — cette même loi qui, aujourd'hui encore, régit toutes les associations françaises, du club de pétanque au grand mouvement caritatif. Peu d'hommes politiques ont laissé une trace juridique aussi durable dans le tissu social du pays. Il naquit à Nantes le 2 décembre 1846, fils d'un avocat républicain élu à l'Assemblée constituante de 1848 et maire de Nantes. Formé au droit à Rennes puis à Paris, avocat brillant à la parole sèche et précise, Waldeck-Rousseau fut élu député de Rennes en 1879 à trente-deux ans, prit place à la Chambre parmi les républicains opportunistes, et se fit rapidement remarquer par la solidité juridique de ses interventions. Gambetta le fit ministre de l'Intérieur en 1881 ; Jules Ferry le reconduisit dans cette fonction de 1883 à 1885. C'est à ce poste qu'il porta devant le Parlement la première grande loi qui porta son nom : celle qui rendait leurs droits aux travailleurs organisés. Déçu par la politique parlementaire, il s'écarta un temps du pouvoir après la chute de Ferry en 1885, redevint avocat au barreau de Paris — où son cabinet spécialisé dans les affaires financières devint l'un des plus recherchés — puis revint à la vie politique comme sénateur de la Loire en 1894. Son grand rendez-vous historique vint quatre ans plus tard, en pleine affaire Dreyfus. Alors que la France se déchirait sur la culpabilité ou l'innocence du capitaine, que les nationalistes et les antisémites menaçaient l'ordre républicain, le président Émile Loubet l'appela le 22 juin 1899 pour former un gouvernement. Le pari était audacieux : Waldeck-Rousseau réussit à faire cohabiter dans le même cabinet de « Défense républicaine » le général de Galliffet — le sinistre « fusilleur de la Commune » — et le socialiste Alexandre Millerand, première entrée d'un socialiste dans un gouvernement de la République. Le ministère dura trois ans, le plus long de toute la IIIᵉ République. Waldeck-Rousseau y ramena la paix civile, gracia Dreyfus en 1899 (avant sa réhabilitation complète en 1906), fit voter la loi de 1901 sur les associations, réorganisa l'armée et pacifia les relations sociales. Cette loi de 1901, qui reste son grand testament, avait une dimension politique très concrète : elle visait aussi à soumettre les congrégations religieuses à autorisation, dans le contexte tendu du combat pour la laïcité. Elle serait prolongée dès 1905 par la loi de séparation des Églises et de l'État, dont Waldeck-Rousseau posa les fondations sans en voir l'aboutissement. Rongé par le cancer, il démissionna en juin 1902 et mourut à Corbeil deux ans plus tard, à cinquante-sept ans. Son cabinet d'avocat, sa parole sèche et sa hauteur de vue avaient permis à la République de traverser sa plus grave crise depuis la Commune. Un siècle plus tard, chaque association déclarée en préfecture, chaque syndicat qui négocie une convention collective porte encore la trace discrète de son nom.
Pierre Callet
patrimoinePL
patrimoinePlace Caillard
patrimoinePlace Désiré Rebeuf
patrimoinePlace Georges et Henri Daubenfeld
patrimoinePlace Jean Maridor
patrimoinePont Amont François 1er
patrimoinePont Auguste Blanqui
patrimoinePont Aval François 1er
patrimoinePont de l'Eure
patrimoinePont des Docks
patrimoinePont Quinette de Rochemont
patrimoinePont Rouge
patrimoinePont V
patrimoinePont Vetillart
patrimoinePont VI
patrimoinePont VII
patrimoineQuai Bougainville
patrimoineQuai Colbert
patrimoineQuai de Guinée
patrimoineQuai de Honfleur
patrimoineQuai de la Garonne
patrimoineQuai de la Marine
patrimoineQuai de la Marne
patrimoineQuai de la Meuse
patrimoineQuai de la Réunion
patrimoineQuai de la Saône
patrimoineQuai de la Seine
patrimoineQuai de l'Europe
patrimoineQuai de Marseille
patrimoineQuai de New-York
patrimoineQuai de Norvège
patrimoineQuai de Pondichéry
patrimoineQuai des Antilles
patrimoineQuai des Arachides
patrimoineQuai des Canaques
patrimoineQuai de Suède
patrimoineQuai du Brésil
patrimoineQuai du Cameroun
patrimoineQuai du Général Lafayette
histoireGilbert du Motier, marquis de La Fayette (1757-1834) est probablement le plus américain des Français. En 2002, le Congrès des États-Unis lui a conféré la citoyenneté américaine à titre posthume — un honneur exceptionnel réservé à sept personnages seulement dans l'histoire du pays, dont Winston Churchill et Mère Teresa. En 1917, quand les troupes du général Pershing débarquèrent en France pour combattre à nos côtés dans la Grande Guerre, un officier américain se rendit à sa tombe au cimetière Picpus à Paris et lança cette phrase devenue légendaire : « Lafayette, nous voici ! ». À dix-sept ans pourtant, tout le destinait à une brillante carrière de cour. Orphelin de père (tué à Minden par les Anglais en 1759) et de mère, Gilbert du Motier héritait à cet âge d'une immense fortune — l'une des plus considérables de France. Son mariage arrangé avec Adrienne de Noailles l'introduisait dans une famille puissante, proche de Louis XVI. Il avait tout pour réussir à Versailles. Il refusa une charge à la Cour et choisit la carrière militaire. Jeune officier passionné par la cause des insurgés américains, il rencontra secrètement Benjamin Franklin à Paris, embarqua à ses frais sur La Victoire en avril 1777 malgré l'interdiction expresse du roi, et débarqua en Amérique à dix-neuf ans. « Je viens servir à mes dépens », déclara-t-il fièrement au Congrès américain qui le nomma major général. Blessé à la bataille de Brandywine en septembre 1777, il se lia d'une amitié filiale avec George Washington, qui le traita comme un fils. Il partagea l'hiver terrible de Valley Forge, rallia les Indiens Oneidas à la cause américaine (qui lui donnèrent le nom de Kayewla, « cavalier redoutable »), et contribua à la victoire décisive de Yorktown le 19 octobre 1781. De retour à la Cour, il connut un triomphe : au Trianon, il dansa un quadrille avec Marie-Antoinette, et Louis XVI, malgré les opinions progressistes du jeune homme, continua de le traiter avec bienveillance. Les États-Unis avaient fait germer en lui les idées de liberté. En juin 1789, député aux États généraux, il fut le principal rédacteur de la première Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, largement inspirée du modèle américain. Nommé commandant de la Garde nationale au lendemain de la prise de la Bastille, il inventa la cocarde tricolore — bleu et rouge de Paris encadrant le blanc du roi — symbole que la République française n'a plus jamais quitté. Partisan d'une monarchie constitutionnelle à l'anglaise, il tenta l'impossible : concilier ordre royal et Révolution. On le surnomma bientôt « capitaine Morphée » — pour sa tentative de « dormir sur les deux rives » des factions opposées. En octobre 1789, quand le peuple marcha sur Versailles, il fut débordé mais sauva Marie-Antoinette d'un massacre imminent. Déclaré traître par les Jacobins en août 1792, il fut arrêté par les Autrichiens et passa cinq années dans les geôles d'Olmütz, en Moravie, où sa femme et ses filles vinrent le rejoindre volontairement. Libéré en 1797, longtemps tenu à l'écart, il resurgit une dernière fois de l'histoire en 1830. À soixante-treize ans, la révolution des Trois Glorieuses le rappela au commandement de la Garde nationale. C'est lui qui remit à Louis-Philippe le nouveau drapeau national bleu-blanc-rouge — les couleurs qu'il avait données à sa garde nationale quarante et un ans plus tôt. Belle boucle historique. Il mourut à Paris le 20 mai 1834 et fut enterré au cimetière Picpus, sous de la terre rapportée d'Amérique comme il l'avait souhaité. Depuis 1917, un drapeau américain flotte en permanence sur sa tombe. On ne l'a jamais retiré, même sous l'Occupation.
Quai du Rhin
patrimoineQuai Frissard
patrimoineQuai Georges Raverat
patrimoineQuai Gilbert Fournier
patrimoineQuai Hermann du Pasquier
patrimoineQuai Jean Reinhart
patrimoineQuai Joannes Couvert
patrimoineQuai Pierre Callet
patrimoineQuai Renaud
patrimoineQuai Roger Meunier
patrimoineRond-Point de Magdebourg
patrimoineRoute de la Breque
patrimoineRoute de la Chimie
patrimoineRoute de la Pointe du Hoc
patrimoineRoute du Canal de Bossière
patrimoineRoute du Hoc
patrimoineRoute du Mole Central
patrimoineRoute du Pont 7
patrimoineRoute Industrielle
patrimoineRue Alexandre Bouteleux
patrimoineRue Alphonse Tourres
patrimoineRue Amand Agasse
patrimoineRue Ambroise Thomas
patrimoineRue Amédée Cazavan
patrimoineRue Amerigo Vespucci
patrimoineRue André Dudot
patrimoineRue Armand Barbès
patrimoineRue Audran
patrimoineRue Auguste Blanqui
patrimoineRue Auguste Delaune
patrimoineRue Auguste Rispal
patrimoineRue Beaumarchais
patrimoineRue Bellot
patrimoineRue Béreult
patrimoineRue Blasco Ibanez
patrimoineRue Buffon
patrimoineRue Camille Desmoulins
histoireJournaliste et député révolutionnaire, ami d'enfance de Robespierre et fidèle de Danton, Camille Desmoulins (1760-1794) appela le peuple aux armes en juillet 1789, avant de payer de sa vie son courageux combat contre la Terreur. 12 juillet 1789, jardins du Palais-Royal. Un jeune avocat de vingt-neuf ans monte sur une table du Café de Foy, arrache une feuille verte à un marronnier, l'épingle à son chapeau et crie : « Aux armes, citoyens ! » La feuille devient la première cocarde de la Révolution. Deux jours plus tard, le peuple prend la Bastille. Cet homme qui vient d'embraser Paris est Camille Desmoulins — un avocat au bégaiement si prononcé qu'il ne pouvait plaider en public. Il venait pourtant, en trois minutes d'improvisation, de changer le cours de l'histoire. Né le 2 mars 1760 à Guise, en Picardie, il avait fait ses études au lycée Louis-le-Grand à Paris, où il s'était lié d'une amitié d'enfance avec un certain Maximilien Robespierre. Cette amitié pèsera lourd dans le destin tragique qui l'attend. Journaliste bien plus qu'avocat, il fonda Les Révolutions de France et de Brabant (1789-1791), premier grand journal révolutionnaire, puis d'autres feuilles. Sa plume acérée, ironique, cultivée — nourrie de sa passion pour la Rome antique — devint l'une des voix majeures de la Révolution. Élu député de Paris à la Convention nationale en septembre 1792, il siégea parmi les Montagnards aux côtés de son ami Georges Danton, dont il fut aussi le secrétaire général au ministère de la Justice. En 1793, il contribua à la chute des Girondins avec son Histoire des Brissotins. Puis vint la déchirure. Choqué par les excès de la Terreur, par les exécutions massives, par la déchristianisation forcée des hébertistes, il fonda en décembre 1793 son ultime chef-d'œuvre : Le Vieux Cordelier. Sept numéros seulement, tirés à cent mille exemplaires, dans lesquels il osa attaquer publiquement la Terreur et réclamer un « Comité de clémence ». Aux côtés de Danton, il devint le chef des Indulgents — ceux qui voulaient arrêter la machine à tuer. C'est ce qui le perdit. Le Comité de salut public, mené par Saint-Just, l'accusa de trahison. Robespierre, dit-on, tenta de le sauver — son vieil ami d'enfance —, mais dut s'incliner. Arrêté le 31 mars 1794, jugé sommairement, il fut guillotiné place de la Révolution le 5 avril 1794 en même temps que Danton, à trente-quatre ans. Son histoire ne s'arrête pas là. Depuis sa cellule de la Conciergerie, il avait eu le temps d'écrire à sa femme Lucile, épousée par amour en 1790, l'une des plus bouleversantes lettres d'adieu de la littérature française : « Ma Lucile, malgré mes tourments je crois qu'il y a un Dieu... Je te revois, Lucile, je vois mes bras serrés autour de toi, mes mains liées t'étreignant, ma tête coupée reposant sur toi... » Il avait vingt-quatre ans quand elle l'avait épousé ; elle en avait vingt-quatre quand elle le suivit sur l'échafaud. Accusée d'avoir conspiré à sa libération, Lucile Desmoulins fut guillotinée à son tour le 13 avril 1794, huit jours après lui. Elle laissait un enfant de deux ans, Horace-Camille, qui mourra jeune, sans postérité. Trois mois plus tard, Robespierre tombait à son tour, entraînant avec lui la fin de la Terreur. Camille Desmoulins fut l'un des rares condamnés de cette période à être réhabilité par la Convention thermidorienne. Sa figure — celle du journaliste courageux qui osa, le premier, dénoncer la tyrannie révolutionnaire au nom même de la Révolution — est aujourd'hui reconnue comme l'une des plus attachantes et tragiques de toute l'épopée révolutionnaire. François Cluzet l'a magnifiquement incarné dans le film La Révolution française (1989) de Robert Enrico et Richard T. Heffron, aux côtés de Klaus Maria Brandauer en Danton et Andrzej Seweryn en Robespierre.
Rue Camille Flammarion
patrimoineRue Camille Pelletan
patrimoineRue Carpeaux
patrimoineRue Charles Perrault
patrimoineRue Charles Porta
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patrimoineRue Claude Lefèvre
patrimoineRue Corot
patrimoineRue Cuvier
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patrimoineRue d'Alsace
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patrimoineRue de Colmar
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patrimoineRue de Jemmapes
patrimoineRue de Jussieu
patrimoineRue de l'Abbaye
patrimoineRue de la Belle Étoile
patrimoineRue de la Cité des Polonais
patrimoineRue de la Côte Verte
patrimoineRue de la Ferme Boutillier
patrimoineRue de l'Amiral Courbet
patrimoineRue de la Transat
patrimoineRue de la Trinité
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de l'Aviateur Guérin
patrimoineRue de l'Église
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.Rue de Lodi
patrimoineRue de Montmirail
patrimoineRue de Mulhouse
patrimoineRue de Nancy
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patrimoineRue Denfert Rochereau
patrimoineRue de Pressensé
patrimoineRue de Prony
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patrimoineRue de Rémicourt
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patrimoineRue du Pont Tinel
patrimoineRue du Pont V
patrimoineRue du Pont VI
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Stade Océane
geographieImmense étendue d'eau salée couvrant plus de 70 % de la surface terrestre, l'océan est le berceau de la vie, le grand régulateur du climat mondial, la voie des explorations depuis l'Antiquité — et pour les Français des façades atlantique, manche ou méditerranéenne, l'horizon quotidien qui borde et façonne le paysage local depuis des millénaires.
Une étymologie doublement mythologique. Le mot océan vient du grec Ôkeanós — nom d'un Titan de la mythologie grecque, fils d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), et maître des eaux avant Poséidon. Pour les Grecs anciens, Océan n'était pas la mer intérieure familière (la Méditerranée), mais un fleuve colossal encerclant la totalité du monde connu — au-delà des Colonnes d'Hercule (l'actuel détroit de Gibraltar), là où le disque de la Terre s'achevait. Le mot ne désignait donc pas plusieurs mers, mais une seule immensité liquide — vision étrangement moderne, puisque la science confirme aujourd'hui qu'il n'existe en réalité qu'un seul océan mondial, arbitrairement divisé en cinq bassins pour la commodité de la cartographie.
Cinq océans, un seul océan mondial. Ces cinq bassins sont, par ordre de taille : le Pacifique (le plus vaste, 165 millions de km²), l'Atlantique (106 millions de km², bordant la France), l'Indien (73 millions de km²), l'Antarctique (autour du pôle Sud), et l'Arctique (autour du pôle Nord). Ensemble, ils forment l'océan mondial — 361 millions de km² d'un seul tenant, d'une profondeur moyenne de 3 700 mètres, avec des fosses vertigineuses atteignant près de 11 000 mètres (fosse des Mariannes, dans le Pacifique). Il contient 97 % de toute l'eau de la planète, avec une salinité moyenne de 35 grammes de sel par litre.
L'océan qui borde nos côtes de la Bretagne à la frontière espagnole porte lui aussi un nom mythologique : Atlantique vient du Titan Atlas, condamné par Zeus à porter la voûte céleste sur ses épaules pour l'éternité. Dès 450 avant notre ère, l'historien grec Hérodote parle dans ses Histoires de l'« Atlantis thalassa » — « la mer d'Atlas » — pour désigner cette immensité qui s'étendait au-delà de la Méditerranée. L'Atlantique est en réalité le plus jeune des grands océans : il n'existait pas avant 180 millions d'années, quand le supercontinent unique de la Pangée commença à se fragmenter, séparant l'Amérique du Sud de l'Afrique, puis l'Amérique du Nord de l'Europe. Chaque année encore, il s'élargit de 2 à 4 centimètres par écartement de la dorsale médio-atlantique — les deux Amériques dérivent lentement mais sûrement loin de nous.
L'Atlantique a longtemps été « la fin du monde » pour les Européens de l'Antiquité et du Moyen Âge. Puis les Vikings l'ont franchi vers l'an 1000 (Leif Eiriksson au Vinland, la future Amérique du Nord). Puis Christophe Colomb en 1492, Vasco de Gama contournant l'Afrique en 1498, Magellan en 1519. Puis les Français : Jacques Cartier au Canada (1534), Champlain fondant Québec (1608), les grands corsaires malouins et bordelais, les navires négriers hélas, les paquebots transatlantiques du XXᵉ siècle. L'Atlantique fut, pendant cinq siècles, la route principale de la mondialisation — et il le reste aujourd'hui pour le commerce maritime, aux côtés du Pacifique.
Loin d'être seulement un paysage, l'océan est le grand thermostat de la planète : il absorbe environ 30 % du CO₂ émis par les activités humaines, produit plus de 50 % de l'oxygène que nous respirons (grâce au phytoplancton), régule les températures continentales par ses courants — le fameux Gulf Stream venu des Caraïbes qui adoucit les hivers des côtes françaises et britanniques. Mais cet équilibre millénaire est aujourd'hui profondément menacé : réchauffement des eaux, acidification par absorption du CO₂, montée du niveau mesurée (+20 cm au XXᵉ siècle), pollution plastique atteignant les fosses les plus profondes, effondrement des ressources halieutiques par surpêche. L'océan qui fascinait Hérodote, qui portait les caravelles de Colomb, qui rythme aujourd'hui encore la vie des ports français, est le grand malade silencieux de notre siècle.
Chaque commune littorale entretient avec son océan une relation intime, économique et poétique, transmise de génération en génération. La rue de l'Océan, dans une commune française, n'est jamais une simple adresse : elle mène toujours, littéralement ou métaphoriquement, quelque part vers le grand large.Rue Édouard Corblet
patrimoineRue Élisée Reclus
patrimoineRue Elsa Triolet
patrimoineRue Eugène Friot
patrimoineRue Eugène Thépot
patrimoineRue Évelyne Dubure
patrimoineRue Ferrer
patrimoineRue Fragonard
patrimoineRue François Arago
patrimoineRue François Chenel
natureRue François Rabelais
patrimoineRue Gabrielle Blondel
patrimoineRue Georges Fifre
patrimoineRue Grammont
patrimoineRue Gustave Brindeau
patrimoineRue Gustave Nicolle
patrimoineRue Gutenberg
patrimoineRue Hegesippe Agasse
patrimoineRue Henri et Serge Fercocq
patrimoineRue Henriette Pesle
patrimoineRue Henri Gautier
patrimoineRue Jacques de Vaulx
patrimoineRue Jean-Baptiste Boivin
patrimoineRue Jean Caurret
patrimoineRue Jean Dubuffet
patrimoineRue Jean Eloy
patrimoineRue Jean Gouget
patrimoineRue Jean Lainé
patrimoineRue Jean Maridor
patrimoineRue Jean Maurel
patrimoineRue Jean-Philippe Neveu
patrimoineRue Jouffroy d'Abbans
patrimoineRue Jules Delamare
patrimoineRue Jules Massenet
patrimoineRue Jules Simon
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histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
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