Rues de Prats-de-Carlux
67 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin Bertran de Born
histoireRares sont les hommes qui, huit siècles après leur mort, ont mérité une place dans l'Enfer de Dante. Bertran de Born, seigneur du château de Hautefort en Périgord, y descend, coupable d'avoir semé la discorde. Dante le rencontre au chant XXVIII de la Divine Comédie, dans la neuvième bolge du huitième cercle, marchant sans tête, sa propre tête pendue à la main comme une lanterne : « Sache que je suis Bertran de Born, celui qui donna au roi Jean les mauvais conseils. Je rendis ennemis le père et le fils. » Son châtiment, écrit Dante, applique la loi du contrapasso — cet homme qui divisa père et fils marche pour l'éternité divisé de sa propre tête. Beau destin littéraire pour un châtelain périgordien. Il serait né vers 1140 au château de Born, aujourd'hui disparu, sur la commune de Salagnac, en Périgord vert. Coseigneur de Hautefort avec son frère Constantin, selon les usages féodaux locaux, il ne mit pas longtemps à se disputer avec lui — le frère, passé sous la protection des Plantagenêt, devenus après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II en 1154 les suzerains du Limousin. Toute la vie politique de Bertran de Born se joua dans cette lutte pour garder son indépendance face aux grands princes. Pour cela, il chercha à jouer sur les dissensions internes de la puissante famille royale anglo-angevine, excitant les fils du roi contre leur père. Il se lia surtout avec Henri le Jeune, l'aîné, contre son cadet Richard Cœur de Lion et contre leur père Henri II. La révolte des princes échoua ; Bertran fut fait prisonnier ; il obtint son pardon en évoquant devant Henri II le souvenir attendri du fils disparu — et retrouva son château. Après la mort de Richard, il renonça aux intrigues et à la guerre. Mais c'est par la poésie que Bertran de Born est entré dans l'éternité littéraire. Écrivant en langue d'oc — l'occitan de son Périgord natal — il fut l'un des grands maîtres du sirventes, cette forme de poésie satirique et politique par laquelle les troubadours attaquaient leurs ennemis, prenaient parti dans les querelles, célébraient leurs alliances et leurs colères. Aucun ne fut plus violent que lui, ni plus habile. Il chantait tour à tour l'amour courtois pour la belle dame « à la peau blanche comme fleur d'aubépine », et surtout la joie de la guerre — cette célébration du combat pour lui-même qui fascina et scandalisa les siècles. Son plus fameux poème commence par ces vers restés célèbres : « Bien me plaît le doux temps de Pâques, qui fait feuilles et fleurs venir » — puis bascule brutalement dans une jubilation guerrière qui n'a rien à envier aux plus âpres chants de bataille de toute la poésie européenne. Après une vie d'intrigues, de sirventes, d'armes et de séjours dans les cours princières d'Occitanie, il se retira à l'abbaye de Dalon — fondée à Sainte-Trie, en Périgord, et à laquelle son beau-père Gouffier de Lastours avait contribué. Il y mourut vers 1215. Sept siècles plus tard, son nom rayonne encore : la poésie occitane le compte parmi ses trois ou quatre maîtres absolus, le grand poète allemand Heinrich Heine lui a consacré trois strophes, et le collège-lycée public de Périgueux porte fièrement son nom.
Chemin de Leygues
patrimoineChemin de Maurimont
patrimoineChemin de Pech Lacrave
patrimoineChemin des Calpres
patrimoineChemin des Charrons
patrimoineChemin des Châtaigniers
patrimoineChemin des Cocassiers
patrimoineChemin des Coquelicots
patrimoineChemin des Lavandières
patrimoineChemin des Muletiers
patrimoineChemin des Palombes
natureChemin des Pépinières
patrimoineChemin des Piniers
patrimoineChemin des Prés
patrimoineChemin des Randonneurs
patrimoineChemin des Rémouleurs
patrimoineChemin des Tailleurs
patrimoineChemin des Troubadours
patrimoineChemin des Truffières
patrimoineChemin du Hangar
patrimoineChemin du Manoir
patrimoineChemin du Ruisseau
natureImpasse Abel Cérou
patrimoineImpasse Claud de Billet
patrimoineImpasse de Félistin
patrimoineImpasse de la Brame
patrimoineImpasse de la Montade
patrimoineImpasse des Lacs
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse du Charpentier
patrimoineImpasse du Laitier
patrimoineImpasse du Pech Barat
patrimoinePlace Véronique Filozof
patrimoineRoute André Lagarde
patrimoineRoute de la Croix
patrimoineRoute de la Forge
patrimoineRoute de la Plaine
patrimoineRoute de l'Occitanie
patrimoineRoute de l'Occitannie
patrimoineRoute de l'Œil Lagarde
patrimoineRoute des 4 Quartonnés
patrimoineRoute des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Route des Artisans
patrimoineRoute des Bergères
patrimoineRoute des Castinières
patrimoineRoute des Cavaliers
patrimoineRoute des Châteaux
patrimoineRoute des Colombes
patrimoineRoute des Fontainiers
patrimoineRoute des Menuisiers
patrimoineRoute des Oiers
patrimoineRoute des Prunus
patrimoineRoute des Ruches
patrimoineRoute des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Route du Merdanson
patrimoineRoute du Mianson
patrimoineRoute du Petit Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Tatoué
patrimoineRoute du Vedel
patrimoineRoute Eliette Arpaillange
patrimoineRoute Henry Dunand
patrimoineRue des Bambous
patrimoineRue des Epiciers
patrimoineRue du Jardinier
patrimoineRue du Rampeau
patrimoineRue Saint-Sylvestre
patrimoine