Rues de Paroisse Saint-Jean-Baptiste-des-Collines
338 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Volières
patrimoineBus
patrimoineChamp du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin d'Ardelay à Saint-Mars-la-Réorthe
patrimoineChemin de Baillarge
patrimoineChemin de Bel-Air
patrimoineChemin de Belleville
patrimoineChemin de Benet
patrimoineChemin de d'Ardelay à la Grande Féfilière
patrimoineChemin de Froment
patrimoineChemin de la Bâte
patrimoineChemin de la Cité
patrimoineChemin de la Croix de Barat au Pont de l'Ouvrardière
patrimoineChemin de la Gare
patrimoineChemin de la Garenne
patrimoineChemin de la Noue
patrimoineChemin de la Poterne
patrimoineChemin de la Teinturerie
patrimoineChemin de l'Atelier
patrimoineChemin de la Vigne
natureChemin de l'Étang
natureChemin de Moison
patrimoineChemin des Agapes
patrimoineChemin de Saint-Jacques
patrimoineChemin des Bouleaux
patrimoineChemin du Champ de l'Épine
patrimoineChemin du Champ Rouge
patrimoineChemin du Guichet
patrimoineChemin du Pâtis
patrimoineChemin du Taillis
patrimoineChemin Neuf
patrimoinechemin privé
patrimoineChemin Rural de l'Epinay
patrimoineCité Bellevue
patrimoineCité de la Vieille Fontaine
patrimoineCité des Genêts
patrimoineCité des Jonquilles
patrimoineCité des Ménicles
patrimoineCité des Quatre Pierres
patrimoineCité des Rosiers
patrimoineEntrée Cinéscénie
patrimoineH1
patrimoineH10
patrimoineH2
patrimoineH3
patrimoineH4
patrimoineH5
patrimoineH6
patrimoineH7
patrimoineH8
patrimoineH9
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Boileau
patrimoineImpasse de Bellevue
patrimoineImpasse de la Boissellerie
patrimoineImpasse de la Chaumière
patrimoineImpasse de l'Aetlier
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Halle
patrimoineImpasse de la Hutte
patrimoineImpasse de la Livre
patrimoineImpasse de la Mairie
patrimoineImpasse de la Manceaudière
patrimoineImpasse de la Perdriette
patrimoineImpasse de la Promenade
patrimoineImpasse de la Toise
patrimoineImpasse de l'Aubèpine
patrimoineImpasse de la Vallée
patrimoineImpasse de l'Erauderie
patrimoineImpasse de l'Hermine
patrimoineImpasse de l'Hopiteau
patrimoineImpasse des Bergeronnettes
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Bucherons
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Glaneuses
patrimoineImpasse des Ifs
patrimoineImpasse des Ilots
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Jardiniers
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Jardins de la Forge
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Lupins
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Pâtis
patrimoineImpasse des Potiers
patrimoineImpasse des Primeurs
patrimoineImpasse des Roitelets
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Rossignols
patrimoineImpasse des Sabotiers
patrimoineImpasse des Sitelles
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Tourterelles
patrimoineImpasse des Tulipes
patrimoineImpasse du Bocage
patrimoineImpasse du Chaume
patrimoineImpasse du Clôt
patrimoineImpasse du Levant
patrimoineImpasse du Logis
patrimoineImpasse du Presbytère
patrimoineImpasse du Tramail
patrimoineImpasse du Vicariat
patrimoineImpasse Jean Mermoz
patrimoineImpasse Lafleur
patrimoineImpasse Louis Blériot
patrimoineImpasse Marie Mayne
patrimoineLa Colporteuse
patrimoineLa Petite Blottiere
patrimoineLa Petite Venelle
patrimoineLe Bas Pouët
patrimoineLe Bois du Cé
patrimoineLe Chemin de la Prairie
natureLe Puy Martineau
patrimoineL'Orée des Bois
patrimoinePiste cyclable
patrimoinePlace de la Source
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Genêts
patrimoinePlace des Murets
patrimoinePlace des Noues
patrimoinePlace des Sources
patrimoinePlace des Tisserands
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Clocher
patrimoinePlace du Commerce
patrimoinePlace du Coteau
patrimoinePlace du Prieuré
patrimoinePlace du Puisatier
patrimoinePlace du Souvenir
patrimoinePlace du Suyrot
patrimoinePlace Laennec
patrimoinePlace Monseigneur Bonneau
patrimoinePlace Saint-Jean
patrimoineProjet Route 2017
patrimoineQuartier des Artisans
patrimoineRésidence le Pin
patrimoineRond-point de la Vachonnière
patrimoineRond-Point des Diamants
patrimoineRoute de la Jusnière
patrimoineRoute de la Verrie
patrimoineRoute de Malièvre
patrimoineRoute de Saint-Malo du Bois
patrimoineRoute de Saint-Mars la Réorthe
patrimoineRoute de Saint-Michel Mont Mercure
patrimoineRoute de Saint-Michel-Mont-Mercure
patrimoineRoute des Châtelliers
patrimoineRoute des Épesses
patrimoineRoute des Herbiers
patrimoineRoute du Grand Bignon
patrimoineRue Anne Chenueau
patrimoineRue Bara
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Beauséjour
patrimoineRue Chateaubriand
patrimoineRue Colbert
patrimoineRue Colette
patrimoineRue Collineau
patrimoineRue Courbet
patrimoineRue Couzinet
patrimoineRue de Baillarge
patrimoineRue de Bel Air
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Bordeaux
patrimoineRue de Froment
patrimoineRue de Galerne
patrimoineRue de Iris
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Butée
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Chaussée
patrimoineRue de la Clairière
patrimoineRue de la Colonne
patrimoineRue de la Côtière
patrimoineRue de la Croix Merlet
patrimoineRue de la Fief de la Croix
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Genette
patrimoineRue de la Grange
patrimoineRue de la Lardière
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Loge
patrimoineRue de la Longère
patrimoineRue de la Mariée
patrimoineRue de la Minée
patrimoineRue de la Mothe
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Perdriette
patrimoineRue de la Petite Bretonnière
patrimoineRue de la Petite Vachonnière
patrimoineRue de la Planche de la Vallée
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Poterne
patrimoineRue de la Providence
patrimoineRue de la Sèvre
patrimoineRue de Lattre de Tassigny
patrimoineRue de l'Aurore
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de la Vieille Fontaine
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Industrie
patrimoineRue de l'Ouche Hallier
patrimoineRue de l'Ypresis
patrimoineRue Demoiselle Génovette
patrimoineRue de Montfort
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Ribac
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Aires
patrimoineRue des Ancolies
patrimoineRue des Basses Nouettes
patrimoineRue des Belettes
patrimoineRue des Bois
patrimoineRue des Boisselées
patrimoineRue des Bouleaux
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Cartelettes
patrimoineRue des Charmes
patrimoineRue des Charmilles
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Chouans
patrimoineRue des Coins
patrimoineRue des Colombes
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Coteaux
patrimoineRue des Deux Rys
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Écureuils
patrimoineRue des Églises
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Gâts
patrimoineRue des Gourmets
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Ilots
patrimoineRue des Jarries
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Laborantes
patrimoineRue des Laboureurs
patrimoineRue des Landes
natureRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Maraîchers
patrimoineRue des Menicles
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Moissonneurs
patrimoineRue des Montys
patrimoineRue des Néfliers
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Ormeaux
patrimoineRue des Pensées
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pins
patrimoineRue des Pinsons
patrimoineRue des Puits
patrimoineRue des Quatre Vents
patrimoineRue des Rochettes
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Rouges Gorges
patrimoineRue des Semeurs
patrimoineRue des Templiers
patrimoineRue des Tisserands
patrimoineRue des Tulipes
patrimoineRue des Vendéens
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue de Tempyre
patrimoineRue du Bardeau
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Boisniard
patrimoineRue du Boisseau
patrimoineRue du Bordage
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Champ Blanc
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chemin de Sèvre
patrimoineRue du Chemin Vert
patrimoineRue du Chevalet
patrimoineRue du Commandant Guilbaud
patrimoineRue du Cormier
patrimoineRue du Coudray
patrimoineRue du Doué
patrimoineRue du Grand Geneston
patrimoineRue du Haut de la Ville
patrimoineRue du Jubilé
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineRue du Moulin à Tan
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin Baubry
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Muguet
patrimoineRue du Pas Girou
patrimoineRue du Pavé
patrimoineRue du Petit Gué
patrimoineRue du Petit Lay
patrimoineRue du Pouet
patrimoineRue du Pouët
patrimoineRue du Pré Clos
patrimoineRue du Pré Sec
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Puy du Fou
patrimoineRue du Rouet
patrimoineRue du Ry-Moryn
patrimoineRue du Sacré Coeur
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Taillis
patrimoineRue du Vallon
patrimoineRue Édith Piaf
patrimoineRue François Nicolas
patrimoineRue François Viète
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Georges Delerue
patrimoineRue Gustave Eiffel
patrimoineRue Haute
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Rue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jean Sebastien Bach
patrimoineRue Madame de la Borde
patrimoineRue Marguerite Yourcenar
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Marie Mayne
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Monseigneur Cousin
patrimoineRue Mozart
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Rémy René Bazin
patrimoineRue René Couzinet
patrimoineRue Thiers
patrimoineSentier du Chiron
patrimoineVC105
patrimoineVoie verte
patrimoine