Rues de Paroisse Saint-François-des-Côteaux
942 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de la Grassinière
patrimoineAllée Abbé Sotin
patrimoineAllée Albert Nogue
patrimoineAllée Alfred Sisley
patrimoineAllée Alphonse Fillion
patrimoineAllée Anjela Duval
patrimoineAllée Bernardin de Saint-Pierre
patrimoineAllée Blondin d'Esigny
patrimoineAllée Chauveau
patrimoineAllée Claude Debussy
patrimoineAllée Clémence Lefeuvre
patrimoineAllée de la Cité Blanche
patrimoineAllée de la Clairière
patrimoineAllée de la Clercerie
patrimoineAllée de la Ferme du Drouillet
patrimoineAllée de la Forêt
natureAllée de la Galissonnière
patrimoineAllée de la Garenne
patrimoineAllée de la Gérardière
patrimoineAllée de la Gombergère
patrimoineAllée de la Maladrie
patrimoineAllée de la Marjolaine
patrimoineAllée de l'Angebardière
patrimoineAllée de la Planche
patrimoineAllée de la Reine Margot
patrimoineAllée de la Salamandre
patrimoineAllée de la Salmonière
patrimoineAllée de l'Aulnaye
patrimoineAllée de la Vignauderie
patrimoineAllée de la Vigne de Pâques
natureAllée de l'Hippodrome
patrimoineAllée de Montdevergues
patrimoineAllée de Mottechaix
patrimoineAllée de Provence
patrimoineAllée des Ajoncs
patrimoineAllée des Apis
patrimoineAllée des Arpents
patrimoineAllée des Avineaux
patrimoineAllée des Bruyères
patrimoineAllée des Cadets
patrimoineAllée des Châlons
patrimoineAllée des Charmilles
patrimoineAllée des Chênes de la Gare
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Cinq Continents
patrimoineAllée des Conférences
patrimoineAllée des Courtils
patrimoineAllée des Dimières
patrimoineAllée des Douvelles
patrimoineAllée des Encloses
patrimoineAllée des Forges
patrimoineAllée des Fougères
patrimoineAllée des Fruitiers
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Giroglées
patrimoineAllée des Granny
patrimoineAllée des Guyots
patrimoineAllée des Hauts Viviers
patrimoineAllée des Juettes
patrimoineAllée des Labours
patrimoineAllée des Loges
patrimoineAllée des Macriaux
patrimoineAllée des Mandeliers
patrimoineAllée des Melroses
patrimoineAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Nymphéas
patrimoineAllée des Pigonnières
patrimoineAllée des Potagers
patrimoineAllée des Pruneliers
patrimoineAllée des Rameaux
patrimoineAllée des Reinettes
patrimoineAllée des Sources
patrimoineAllée des Sports
patrimoineAllée des Stéphanotis
patrimoineAllée des Tilleries
patrimoineAllée des Tonneliers
patrimoineAllée des Vanetiers
patrimoineAllée des Vendanges
patrimoineAllée des Vignes Rouges
natureAllée des Williams
patrimoineAllée du 30 Décembre 1866
patrimoineAllée du Bois
patrimoineAllée du Bon Grain
patrimoineAllée du Cap Horn
patrimoineAllée du Cep de Vigne
natureAllée du Chêne
natureAllée du Drouillet
patrimoineAllée du Frégonnay
patrimoineAllée du Lotus
patrimoineAllée du Meunier
patrimoineAllée du Millésime
patrimoineAllée du Moulin du Breil
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Allée du Pâtis Forget
patrimoineAllée du Périgord
patrimoineAllée du Petit Aveneau
patrimoineAllée du Petit Cheval
patrimoineAllée du Petit Clou
patrimoineAllée du Traité de Paris
patrimoineAllée du Traité de Rome
patrimoineAllée Élisa Mercœur
patrimoineAllée François Lyrot de la Patouillère
patrimoineAllée Jean-Michel Beysser
patrimoineAllée Jules Bouchaud
patrimoineAllée Jules Rimet
patrimoineAllée Mahé de la Bourdonnais
patrimoineAllée Paul Gauguin
patrimoineAllée Pierre de Coubertin
patrimoineAllée Simone de Beauvoir
patrimoineAllée Sophie Trébuchet
patrimoineAvenue Cézanne
patrimoineAvenue de la Bretonnière
patrimoineAvenue de la Brosse
patrimoineAvenue de la Comète
patrimoineAvenue de la Fouinais
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Juillerie
patrimoineAvenue de la Maine
patrimoineAvenue de la Métrie
patrimoineAvenue de la Noëlle
patrimoineAvenue de la Sèvre
patrimoineAvenue de la Vertonne
patrimoineAvenue de Morges
patrimoineAvenue de Picardie
patrimoineAvenue des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Avenue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Avenue des Buissons
patrimoineAvenue des Champonnières
patrimoineAvenue des Cosselières
patrimoineAvenue des Coudriers
patrimoineAvenue des Flandres
patrimoineAvenue des Gabares
patrimoineAvenue des Genêts
patrimoineAvenue des Maraîchers
patrimoineAvenue des Marronniers
patrimoineAvenue des Nouvelles
patrimoineAvenue des Roses
patrimoineAvenue des Terrasses
patrimoineAvenue du Bois Doux
patrimoineAvenue du Cheminet
patrimoineAvenue du Cheneau
natureAvenue du Clos Camberger
patrimoineAvenue du Clos du Coteau
patrimoineAvenue du Clos du Vallon
patrimoineAvenue du Duc de Sully
patrimoineAvenue du Grand Trémoutier
patrimoineAvenue du Jardin
patrimoineAvenue du Muguet
patrimoineAvenue du Parc de Bel Air
patrimoineAvenue du Pâtis Vert
patrimoineAvenue du Pousse Vert
patrimoineAvenue du Pré Faron
patrimoineAvenue du Roi Henri IV
patrimoineAvenue du Verquet
patrimoineAvenue Manet
patrimoineAvenue Matisse
culture« Un fauteuil pour l'esprit fatigué »Rien ne destinait Henri Matisse (1869-1954), fils d'un marchand de grains du Nord, à devenir l'un des plus grands peintres du XXᵉ siècle. Étudiant en droit à Paris, employé chez un avoué à Saint-Quentin, Henri Matisse menait une vie modeste et sans éclat quand, à vingt ans, une crise d'appendicite le cloua au lit pour de longues semaines. Sa mère lui offrit une boîte de peinture pour l'occuper. Ce fut une révélation. « Le moment où j'ai eu cette boîte de couleurs dans les mains, j'ai senti que là était ma vie. » Il abandonna le droit, monta à Paris étudier la peinture, et n'arrêta plus jamais.Ses débuts furent obscurs et pauvres. Il copiait des maîtres au Louvre pour survivre, épousa Amélie Parayre en 1898, eut trois enfants, exposa dans l'indifférence. Puis vint le scandale fondateur : au Salon d'automne de 1905, il présente avec Derain, Vlaminck et quelques autres des toiles aux couleurs pures, violentes, non naturalistes. Un critique, effaré, les traite de « fauves ». Le nom est resté : le fauvisme venait de naître, premier mouvement d'avant-garde du siècle. En quelques années, Matisse devient le rival déclaré de Picasso à Paris — les deux hommes se surveillent, s'admirent, se moquent, s'influencent secrètement. « Nous devons parler l'un à l'autre autant que nous le pouvons », disait Picasso. « Quand l'un de nous mourra, il y a des choses que l'autre ne pourra plus dire à personne. »À partir des années 1910, Matisse voyage — Maroc, Russie, Tahiti — et cherche partout la même chose : la couleur pure, la ligne dansante, la joie. En 1908, il avait formulé son idéal dans une phrase célèbre : « Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité… un lambrissement qui repose de la fatigue, un fauteuil pour l'esprit fatigué. » Cette exigence de sérénité, à contre-courant des angoisses du siècle, lui vaudra parfois d'être jugé décoratif — reproche qu'il portera comme une décoration.Installé à Nice à partir de 1917, il peint ses grandes odalisques baignées de lumière méditerranéenne, puis se réinvente à chaque décennie : lithographies, sculptures, illustrations pour Mallarmé et Joyce. En 1941, un cancer du duodénum le laisse alité pour la vie — mais loin d'abandonner, il invente une nouvelle technique : les gouaches découpées. Depuis son lit, ciseaux à la main, il « dessine dans la couleur » de vastes compositions collées, éclatantes, joyeuses. La Tristesse du roi, La Piscine, Nu bleu — les chefs-d'œuvre de sa dernière période sont ceux d'un homme couché qui, à quatre-vingts ans, réinvente son art.Sa dernière grande œuvre est la chapelle du Rosaire de Vence (1948-1951), qu'il conçoit intégralement — vitraux, fresques, mobilier, chasubles — comme un cadeau à la religieuse dominicaine qui l'avait soigné pendant sa maladie. Il mourut à Nice en 1954, à quatre-vingt-quatre ans. Picasso, apprenant la nouvelle, se serait tu longuement, puis aurait murmuré : « Il n'y a plus que moi maintenant. »
Avenue Pierre Bouvron
patrimoineAvenue Renoir
patrimoineAvenue Watteau
patrimoineBoulevard Auguste Priou
patrimoineBoulevard Bernard Verlynde
patrimoineBoulevard de l'Europe
patrimoineBoulevard des Sports
patrimoineBoulevard de Vendée
patrimoineBoulevard Guichet Sérex
patrimoineBoulevard Luc Dejoie
patrimoineChemin Bretonnet
patrimoineChemin Creux de la Filée
patrimoineChemin de Bon Aquet
patrimoineChemin de Bourgalet à la Boulairie
patrimoineChemin de la Balue
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Cigale
patrimoineChemin de la Combe des Patisseaux
patrimoineChemin de la Croix
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Garenne
patrimoineChemin de la Gilarderie
patrimoineChemin de la Grolerie
patrimoineChemin de la Guérivière
natureChemin de la Louveterie
patrimoineChemin de la Mésangère
patrimoineChemin de la Noë des Pastis
patrimoineChemin de la Noë Rocard
patrimoineChemin de la Pétière
patrimoineChemin de la Pleïade
patrimoineChemin de la Pommeraie
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patrimoineChemin de la Roche
patrimoineChemin de la Rochelle
patrimoineChemin de la Roulerie
patrimoineChemin de la Rousselotte
patrimoineChemin de la Royère
patrimoineChemin de la Sèvre
patrimoineChemin de la Vallée
patrimoineChemin de la Vignauderie
patrimoineChemin de l'Écluse
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de l'Îlette
patrimoineChemin de l'Orme
patrimoineChemin de Mandon
patrimoineChemin de Penhouet
patrimoineChemin de Roc
patrimoineChemin des Auches
patrimoineChemin des Baillorges
patrimoineChemin des Bois
patrimoineChemin des Bojas
patrimoineChemin des Burons
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Étoiles
patrimoineChemin des Fougerais
patrimoineChemin des Grandes Ouches
patrimoineChemin des Haies
patrimoineChemin des Hautes Vignes
natureChemin des Hirondelles
natureChemin des Îles
patrimoineChemin des Jardins
patrimoineChemin des Landes
natureChemin des Madriers
patrimoineChemin des Marmitons
patrimoineChemin des Moines
patrimoineChemin des Noisetiers
patrimoineChemin des Perdriaux
patrimoineChemin des Prés Bas
patrimoineChemin des Prés Fontaine
patrimoineChemin des Prés Haut
patrimoineChemin des Prières
patrimoineChemin des Serjeux
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin du Bocage
patrimoineChemin du Bois de la Maladrie
patrimoineChemin du Breil
patrimoineChemin du Champ de Courses
patrimoineChemin du Chiron
patrimoineChemin du Coqueluchon
patrimoineChemin du Coteau
patrimoineChemin du Grand Millo
patrimoineChemin du Guépriou
patrimoineChemin du Halage
patrimoineChemin du Halay
patrimoineChemin du Liandonnais
patrimoineChemin du Meslier
patrimoineChemin du Moulin du Chêne
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pâtis de la Croix
patrimoineChemin du Petit Bois
patrimoineChemin du Placis
patrimoineChemin du Port de la Cantrie
patrimoineChemin du Port Sem
patrimoineChemin du Prieuré
patrimoineChemin du Réservoir
patrimoineChemin du Ruau
patrimoineChemin Victor Forquenot
patrimoineClos de la Grange
patrimoineClos de l'Aveneau
patrimoineD 137
patrimoineGrande Allée
patrimoineGrande Place de la Barbinière
patrimoineGrand' Rue
patrimoineHameau des Chèvrefeuilles
patrimoineImpasse Alexandre Arnaud
patrimoineImpasse André Gouin
patrimoineImpasse Aristide Briand
patrimoineImpasse Auguste Saupin
patrimoineImpasse Batavia
patrimoineImpasse Belle Vue
patrimoineImpasse Claude Mollet
patrimoineImpasse de Criport
patrimoineImpasse de la Basse Canterie
patrimoineImpasse de la Bastière
patrimoineImpasse de la Boissellerie
patrimoineImpasse de la Bourrelière
patrimoineImpasse de l'Acadie
patrimoineImpasse de la Cassardière
patrimoineImpasse de la Charbonnerie
patrimoineImpasse de la Chatelière
patrimoineImpasse de la Clairière
patrimoineImpasse de la Douettée
patrimoineImpasse de la Folie
patrimoineImpasse de la Fontaine Saint-Joseph
patrimoineImpasse de la Galaxie
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Gosselière
patrimoineImpasse de la Grassinière
patrimoineImpasse de la Haudrière
patrimoineImpasse de la Haute Canterie
patrimoineImpasse de la Haute Grolerie
patrimoineImpasse de la Haute Noë Rocard
patrimoineImpasse de la Herpinière
patrimoineImpasse de la Louetière
patrimoineImpasse de l'Alsace
patrimoineImpasse de la Maladrie
patrimoineImpasse de la Mouzière
patrimoineImpasse de la Noë Rocard
patrimoineImpasse de la Ronde
patrimoineImpasse de la Route du Pallet
patrimoineImpasse de l'Artois
patrimoineImpasse de la Salle
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse de l'Auchette
patrimoineImpasse de l'Aunis
patrimoineImpasse de la Vallée
patrimoineImpasse de l'Aveneau
patrimoineImpasse de la Vigne
natureImpasse de la Visonnière
patrimoineImpasse de l'Échalonnière
patrimoineImpasse de l'Enclos
patrimoineImpasse de l'Épine
patrimoineImpasse de l'Étang
natureImpasse de l'Ouche Cognard
patrimoineImpasse de l'Usine
patrimoineImpasse des Aubépines
patrimoineImpasse des Battages
patrimoineImpasse des Bauches
patrimoineImpasse des Bauquins
patrimoineImpasse des Bergeolières
patrimoineImpasse des Boëtes
patrimoineImpasse des Breverts
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patrimoineImpasse des Champs Verts
patrimoineImpasse des Églantiers
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Ifs
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Marronniers
patrimoineImpasse des Meuniers
patrimoineImpasse des Millaux
patrimoineImpasse des Mille Fleurs
patrimoineImpasse des Moissons
patrimoineImpasse des Moliniers
patrimoineImpasse des Mouettes
patrimoineImpasse des Mustières
patrimoineImpasse des Perdriaux
patrimoineImpasse des Pivoines
patrimoineImpasse des Planètes
patrimoineImpasse des Platanes
patrimoineImpasse des Prairies
natureImpasse des Prés
patrimoineImpasse des Primeurs
patrimoineImpasse des Puisatiers
patrimoineImpasse des Quatre-Vents
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse des Semailles
patrimoineImpasse des Sineaux
patrimoineImpasse des Tailles
patrimoineImpasse des Tamaris
patrimoineImpasse des Terres
patrimoineImpasse des Tonneliers
patrimoineImpasse des Trois Métairies
patrimoineImpasse des Vignerons
natureImpasse des Violettes
patrimoineImpasse du Bocage
patrimoineImpasse du Bois
patrimoineImpasse du Champ Rousselais
patrimoineImpasse du Chêne Brisé
natureImpasse du Cheval Blanc
patrimoineImpasse du Clos de la Butterie
patrimoineImpasse du Clos des Hérettes
patrimoineImpasse du Clos des Vignes
natureImpasse du Clos Saint-Vincent
patrimoineImpasse du Fief du Breil
patrimoineImpasse du Figuier
patrimoineImpasse du Fouy
patrimoineImpasse du Frêne Rond
patrimoineImpasse du Général Bedeau
patrimoineImpasse du Grand Champ
patrimoineImpasse du Harnais
patrimoineImpasse du Haut Chemin
patrimoineImpasse du Limousin
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Paradis
patrimoineImpasse du Pâtis de la Bouteillerie
patrimoineImpasse du Poirier Rouge
patrimoineImpasse du Port de la Ramée
patrimoineImpasse du Québec
patrimoineImpasse du Rôt
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse du Soleil Levant
patrimoineImpasse du Sommelier
patrimoineImpasse du Stade Raymond Durand
patrimoineImpasse du Tenant
patrimoineImpasse du Vieux Chêne
natureImpasse du Vieux Pressoir
patrimoineImpasse Georges Brassens
patrimoineImpasse Jules Sauvion
patrimoineImpasse Léon Drouard
patrimoineImpasse Maurice Chevalier
cultureNé à Ménilmontant dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, d'un père alcoolique qui abandonna la famille, Maurice Chevalier (1888-1972) connut la pauvreté et l'usine avant les cafés-concerts, où il se produisit dès quatorze ans. Il se disait « artisan de France » — modeste formule pour l'un des plus grands chanteurs et acteurs français du XXᵉ siècle. Sa vie chevaucha les deux guerres mondiales et deux continents. Enrôlé en 1914, il fut blessé et capturé dès les premières semaines de la Première Guerre. Il ne fut libéré qu'en 1916, grâce à l'intervention étonnante de son amante et complice de scène Mistinguett (Jeanne Bourgeois, 1875-1956), qui obtint sa libération par les canaux diplomatiques du roi d'Espagne. Entre les deux guerres, il conquit Hollywood. Deux fois nommé aux Oscars dès 1930, il tourna sous la direction d'Ernst Lubitsch, dans Parade d'amour, Une heure près de toi (1932) et La Veuve joyeuse — parmi les plus grands films de comédie musicale des studios américains. Rentré en France à la déclaration de la Seconde Guerre, il resta en zone libre dans le Midi mais accepta certaines tournées à Paris et Berlin, pour n'offenser ni le public français ni l'Occupant qui surveillait son attitude. C'est lors d'un concert donné dans le camp même où il avait été prisonnier vingt-cinq ans plus tôt qu'il obtint son plus beau cachet : à la place de sa rémunération, il exigea la libération de dix prisonniers français. Ce geste ne le protégea pas complètement à la Libération, où il faillit être inscrit sur les listes noires ; l'écrivain Louis Aragon témoigna en sa faveur et le blanchit définitivement. La suite est un triomphe : il continua sa carrière internationale, chanta le célèbre « Thank Heaven for Little Girls » dans le Gigi de Vincente Minnelli (1958), et reçut à Hollywood un Oscar d'honneur en 1959 pour l'ensemble de sa carrière — l'un des rares Français à cet honneur. Il mourut en 1972, à quatre-vingt-trois ans, sans jamais avoir quitté son fidèle canotier qui reste, avec sa moue gouailleuse et son accent parigot, sa signature éternelle. À écouter : Ah si vous connaissiez ma poule (1938) et Ça fait d'excellents Français (1939).
Impasse Melrose
patrimoineImpasse Saint-Vincent
patrimoineImpasse Stéphanie et Jeno Löwy
patrimoineImpasse Tournebride
patrimoineLa Basse Rivière
natureLa Branchetière
patrimoineLa Chaussée des Moines
patrimoineLa Maison Neuve
patrimoineLa Praudière
patrimoineLa Quiltrie
patrimoineLa Ville Bachelier
patrimoineLe Grand Chemin
patrimoineLe Hameau du Verger
patrimoineLe Petit Barre Sauvage
patrimoineLes Boutineries
patrimoineLevée du Bac
patrimoineParc de la Sèvre
patrimoineParking École Maternelle Publique
patrimoineParking Gare de la Haie Fouassière
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patrimoinePassage des Nymphéas
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patrimoinePériphérique Intérieur
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patrimoinePlace de la Bastière
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patrimoinePlace de la Bussaudière
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patrimoinePlace des Hauts Bois
patrimoinePlace des Huit Vignerons
naturePlace des Laudières
patrimoinePlace des Pégers
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Place du Beau Verger
patrimoinePlace du Calvaire
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patrimoineRoute du Moulin des Landes
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Pallet
patrimoineRoute du Pas Baril
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patrimoineRue de la Chênaie
patrimoineRue de la Chêneraie
natureUne chênaie n'est pas une simple forêt, c'est un écosystème : un monde patiemment tissé autour de l'arbre dominant, où chaque plante, chaque animal, chaque champignon trouve sa place précise. Marcher dans une vieille chênaie, c'est entrer dans une cathédrale végétale — silence feutré, colonnes claires, humus épais qui craque sous les pas. Un seul vieux chêne héberge plus de 400 espèces d'insectes, dix fois plus qu'un pin. Ajoutez les mésanges, les pics, les écureuils qui dispersent les glands, les sangliers qui les mangent en automne, les cerfs qui s'y frottent leurs bois, et les geais qui les enterrent — c'est d'ailleurs à ces oiseaux amnésiques que la chênaie doit sa propagation. À la fin de l'été, elle livre son plus précieux secret : les champignons, cèpes, girolles, trompettes-de-la-mort, et surtout les truffes du Sud-Ouest et du Périgord, toutes en symbiose invisible avec les racines du chêne. Longtemps forêts nourricières où l'on menait les cochons se gaver de glands à l'automne — le fameux droit de « paisson » —, les chênaies furent aussi les grandes réserves de bois royales : Fontainebleau, Compiègne, Tronçais, plantées sous Colbert pour la marine et devenues aujourd'hui parmi les plus belles forêts d'Europe. Le nom même de « chênaie » qui subsiste dans tant de lieux-dits rappelle parfois un massif ancien, défriché, dont le souvenir persiste dans les mots. Un mot est parfois tout ce qui reste d'une forêt.
Rue de la Chesnaie
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patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue de Saintonge
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Four à Pain
patrimoineRue du Gardoué
patrimoineRue du Général Bedeau
patrimoineRue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue du Grand Clos
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patrimoineRue du Haut Chemin
patrimoineRue du Haut Moulinier
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Jaunereau
patrimoineRue du Landas
patrimoineRue du Laurier Fleuri
patrimoineRue du Madrin
patrimoineRue du Marchas
patrimoineRue du Mortier
patrimoineRue du Mortier Vannerie
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin de l'Herbray
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin des Ratelles
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulinier
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Paradis
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patrimoineRue Émile Pineau
patrimoineRue Étienne Cassard
patrimoineRue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue Geoffroy de Couesbouc
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Gustave Pineau
patrimoineRue Henri Bonneteau
patrimoineRue Henri Charpentier
patrimoineRue Henri Delahaye
patrimoineRue Henri Sauvage
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jeanne Le Boyer
patrimoineRue Joachim du Bellay
patrimoineRue Lafayette
patrimoineRuelle de Beautour
patrimoineRuelle du Commun
patrimoineRue Louis Bonnigal
patrimoineRue Louis Carmontelle
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Maurice Ravel
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