Rues de Nice
1812 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
10
patrimoine8
patrimoine9
patrimoineAllée 1
patrimoineAllée 2
patrimoineAllée 3
patrimoineAllée 4
patrimoineAllée 5
patrimoineAllée 6
patrimoineAllée 7
patrimoineAllée Albert Camus
patrimoineAllée Anne Frank
patrimoineAllée Barney Wilen
patrimoineAllée Bavastro
patrimoineAllée Brunel
patrimoineAllée Camille Muffat
patrimoineAllée Cavendish
patrimoineAllée Centrale
patrimoineAllée Charles Martin Sauvagio
patrimoineAllée Charles Pasqua
patrimoineAllée Coretta Scott King
patrimoineAllée Defly
patrimoineAllée Dei Verna
patrimoineAllée de la Chapelle
patrimoineAllée de la Chapelle Saint-Pierre
patrimoineAllée de la Palmeraie
patrimoineAllée de la Reine
patrimoineAllée de la Tour des Gardes
patrimoineAllée des Aulnes
patrimoineAllée des Bougainvilliers
patrimoineAllée des Chênes Blancs
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Citronniers
patrimoineAllée des Faunes
patrimoineAllée des Hespérides
patrimoineAllée des Isnards
patrimoineAllée des Justes
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Lavandes
patrimoineAllée des Lions
patrimoineAllée des Magnolias
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Oliviers
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Romarins
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée Dizzy Gillespie
patrimoineAllée du Bois Dormant
patrimoineAllée du Bon Docteur
patrimoineAllée du Brûloir
patrimoineAllée Duke Ellington
patrimoineAllée du Palais
patrimoineAllée du Paradou
patrimoineAllée du Rond Point
patrimoineAllée du Souvenir
patrimoineAllée Édith Piaf
patrimoineAllée F. Alpini
patrimoineAllée Fernand Benoit
patrimoineAllée François Aragon
patrimoineAllée Gaby Morlay
patrimoineAllée Henri Bosco
patrimoineAllée Henri Farmann
patrimoineAllée Henri Sappia
patrimoineAllée Honoré Bellon
patrimoineAllée Laura Borla
patrimoineAllée Lenval
patrimoineAllée Lesage
patrimoineAllée Maurice Jaubert
patrimoineAllée Maurice Maeterlinck
patrimoineAllée Miles Davis
patrimoineAllée Nicolas II
patrimoineAllée Olympe de Gouges
patrimoineAllée Orizet
patrimoineAllée Parc Vigier
patrimoineAllée Philippe Séguin
patrimoineAllée Privée Rose de France
patrimoineAllée Robiony
patrimoineAllée Saint-Gabriel
patrimoineAllée Sandro Pertini
patrimoineAllée Sœur Emmanuelle
patrimoineAllée Thiole
patrimoineAllée Victoria
patrimoineAncien Chemin de Bellet Raccourci n°3
patrimoineAncien Chemin de Bellet Raccourci n°6
patrimoineAncien Chemin de Fabron Raccourci n° 2
patrimoineAncien Chemin de Fabron Raccourci n° 3
patrimoineAncien Chemin de Fabron Raccourci n° 5
patrimoineAncien Chemin de l'Abadie
patrimoineAncien Chemin de la Costière
patrimoineAncien Chemin de la Ginestière
patrimoineAncien Chemin de la Lanterne
patrimoineAncien Chemin de la Madeleine
patrimoineAncien Chemin de Saint-Pierre de Feric
patrimoineAncien Chemin de Saint-Pierre de Féric Raccourci n°2
patrimoineAncien Chemin de Saint-Pierre de Féric. Raccourci N° 2
patrimoineAncien Chemin du Ray et d'Aspremont
patrimoineAncien Chemin Saint-Barthélémy et Saint-Sylvestre
patrimoineAncien Chemin Saint Pierre de Féric Raccourci n°3
patrimoineAncienne Bretelle d'accès
patrimoineAncienne piste cyclable unidirectionelle (fermée pendant les travaux de l'H. de Police)
patrimoineAncienne Route stratégique du Mont Leuze
patrimoineArcades Grassi
patrimoineAscenseurs
patrimoineAvenue Adolphe Isnard-Serrat
patrimoineAvenue Aimé Martin
patrimoineAvenue Alessandrini
patrimoineAvenue Alexandre Ansaldi
patrimoineAvenue Alfred Borriglione
patrimoineAvenue Alfred de Musset
patrimoineAvenue Alfred de Vigny
patrimoineAvenue Alfred Leroux
patrimoineAvenue Amiral Courbet
patrimoineAvenue Amouroux
patrimoineAvenue Anatole France
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Avenue André Bauduc
patrimoineAvenue André Chénier
patrimoineAvenue Angélique Braquet
patrimoineAvenue Antoine Galante
patrimoineAvenue Antoine Martin
patrimoineAvenue Antoine Véran
patrimoineAvenue Antonia Augusta
patrimoineAvenue Auber
patrimoineAvenue Audiffret
patrimoineAvenue Auguste Duplay
patrimoineAvenue Auguste Vérola
patrimoineAvenue Balbi
patrimoineAvenue Banco
patrimoineAvenue Baquis
patrimoineAvenue Bardi
patrimoineAvenue Béatrix
patrimoineAvenue Beau Site
patrimoineAvenue Beau Soleil
patrimoineAvenue Bellanda
patrimoineAvenue Bella Vista
patrimoineAvenue Bellevue
patrimoineAvenue Blanchetti
patrimoineAvenue Brancolar
patrimoineAvenue Brès
patrimoineAvenue Buenos Ayres
patrimoineAvenue Cagnoli
patrimoineAvenue Caldera
patrimoineAvenue Cap de Croix
patrimoineAvenue Caravadossi
patrimoineAvenue Castellane
patrimoineAvenue Cauvin
patrimoineAvenue Cernuschi
patrimoineAvenue Chantal
patrimoineAvenue Charles Buchet
patrimoineAvenue Charles-Félix Fracchia
patrimoineAvenue Chateaubriand
patrimoineAvenue Château de la Tour
patrimoineAvenue Claude Debussy
patrimoineAvenue Claude Gimelle
patrimoineAvenue Clément Ader
patrimoineAvenue Coda
patrimoineAvenue Colombo
patrimoineAvenue Comba
patrimoineAvenue Commandant Galliache
patrimoineAvenue Comte Edwin Garin
patrimoineAvenue Coquette
patrimoineAvenue Costa Bella
patrimoineAvenue Cyrille Besset
patrimoineAvenue Cyrnos
patrimoineAvenue d'Alsace
patrimoineAvenue d'Anvers
patrimoineAvenue d'Artois
patrimoineAvenue Dauphiné
patrimoineAvenue Daviot
patrimoineAvenue de Béarn
patrimoineAvenue de Bellet
patrimoineAvenue de Brancolar
patrimoineAvenue de Bruxelles
patrimoineAvenue de Carras
patrimoineAvenue de Chambrun
patrimoineAvenue de Champagne
patrimoineAvenue de Cuverville
patrimoineAvenue de Fabron
patrimoineAvenue de Féric
patrimoineAvenue de Flirey
patrimoineAvenue de Gairaut
patrimoineAvenue de Gien
patrimoineAvenue de Grignan
patrimoineAvenue de la Bornala
patrimoineAvenue de la Californie
patrimoineAvenue de la Clua
patrimoineAvenue de la Condamine
patrimoineAvenue de la Corniche d'Azur
patrimoineAvenue de la Floride
patrimoineAvenue de la Forêt
natureAvenue de la Joliette
patrimoineAvenue de la Lanterne
patrimoineAvenue de la Madelon
patrimoineAvenue de la Madonette
patrimoineAvenue de la Marne
patrimoineAvenue de la Méditerranée
patrimoineAvenue de la Mer
patrimoineAvenue de la Pastorelle
patrimoineAvenue de la Rade
patrimoineAvenue de l'Arbre Inférieur
patrimoineAvenue de la Reine Victoria
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue de la Réserve
patrimoineAvenue de la Roseraie
patrimoineAvenue de la Santoline
patrimoineAvenue de la Source
patrimoineAvenue de l'Assomption
patrimoineAvenue de la Vallière
patrimoineAvenue de la Vallière prolongée
patrimoineAvenue de l'Aviateur Marius Raveu
patrimoineAvenue de l'Olivetto
patrimoineAvenue de l'Orangerie
patrimoineAvenue de l'Ouest
patrimoineAvenue Delphine
patrimoineAvenue Denis Séméria
patrimoineAvenue de Normandie
patrimoineAvenue de Pessicart
patrimoineAvenue de Picardie
patrimoineAvenue de Plaisance
patrimoineAvenue Depoilly
patrimoineAvenue de Provence
patrimoineAvenue de Reims
patrimoineAvenue de Rimiez
patrimoineAvenue des Agaves
patrimoineAvenue de Saint-Exupéry
patrimoineAvenue Desambrois
patrimoineAvenue des Anthemis
patrimoineAvenue des Arènes de Cimiez
patrimoineAvenue des Aubépines
patrimoineAvenue de Savoie
patrimoineAvenue des Baumettes
patrimoineAvenue des Bleuets
patrimoineAvenue des Bosquets
patrimoineAvenue des Caroubiers
patrimoineAvenue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Avenue des Chênes Victoria Park
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Avenue des Diables Bleus
patrimoineAvenue des Eglantines
patrimoineAvenue de Seilern
patrimoineAvenue des Eucalyptus
patrimoineAvenue des Fleurs
patrimoineAvenue des Freesias
patrimoineAvenue des Frères Wright
patrimoineAvenue des Genêts
patrimoineAvenue des Glaîeuls
patrimoineAvenue des Grenouillères
patrimoineAvenue des Hespérides
patrimoineAvenue des Iris
patrimoineAvenue des Lucioles
patrimoineAvenue des Magnolias
patrimoineAvenue des Mandariniers
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineAvenue des Mousquetaires
patrimoineAvenue des Oliviers
patrimoineAvenue des Orangers
patrimoineAvenue des Palmiers
patrimoineAvenue des Palmiers Henry Dunant
patrimoineAvenue des Pâquerettes
patrimoineAvenue des Pergolas
patrimoineAvenue des Pins
patrimoineAvenue des Platanes
patrimoineAvenue des Platanes prolongée
patrimoineAvenue des Poilus
patrimoineAvenue des Roches Choisies
patrimoineAvenue des Roches d'Or
patrimoineAvenue des Roses
patrimoineAvenue des Sapeurs Pompiers de Nice
patrimoineAvenue des Sources
patrimoineAvenue d'Estienne d'Orves
patrimoineAvenue de Suède
patrimoineAvenue de Valombrose
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue de Villebois-Mareuil
patrimoineAvenue Didier Daurat
patrimoineAvenue Dilliès
patrimoineAvenue Docteur Bergounie
patrimoineAvenue Docteur Robert Moriez
patrimoineAvenue Doyen Jean Lepine
patrimoineAvenue Doyen Louis Trotabas
patrimoineAvenue du Bois
patrimoineAvenue du Bois de Cythère
patrimoineAvenue du Caire
patrimoineAvenue du Cap de Nice
patrimoineAvenue du Capitaine Fischer
patrimoineAvenue du Capitaine Scott
patrimoineAvenue du Caroubier
patrimoineAvenue du Castel
patrimoineAvenue du Col de Bast
patrimoineAvenue du Colonel Evans
patrimoineAvenue du Commandant Guilbaud
patrimoineAvenue du Docteur Émile Roux
patrimoineAvenue du Docteur Ménard
patrimoineAvenue du Docteur Victor Robini
patrimoineAvenue du Domaine de Saint-Exupéry
patrimoineAvenue du Domaine du Piol
patrimoineAvenue du Général Estienne
patrimoineAvenue du Manoir
patrimoineAvenue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Avenue du Maréchal Lyautey
patrimoineAvenue du Monastère
patrimoineAvenue du Mont Alban
patrimoineAvenue Dunan Bonifassi
patrimoineAvenue du Paradis
patrimoineAvenue du Parc
patrimoineAvenue du Parc de Cimiez
patrimoineAvenue du Parc Ferber
patrimoineAvenue du Parc Maria
patrimoineAvenue du Parc Mosca
patrimoineAvenue du Parc Robiony
patrimoineAvenue du Patrimoine
patrimoineAvenue du Petit Fabron
patrimoineAvenue du Plateau de l'Éden-Park
patrimoineAvenue du Plateau de Rimiez
patrimoineAvenue du Plateau du Mont Boron
patrimoineAvenue du Printemps
patrimoineAvenue du Puits
patrimoineAvenue Durandy
patrimoineAvenue Durante
patrimoineAvenue du Ray
patrimoineAvenue du Roi Albert 1er
patrimoineAvenue du Roi Robert
patrimoineAvenue du Rond-Point
patrimoineAvenue du Train des Pignes
patrimoineAvenue du Trident
patrimoineAvenue du Vallon d'Arcors
patrimoineAvenue du Val Marie
patrimoineAvenue du XVème Corps
patrimoineAvenue Eden Park
patrimoineAvenue Edith Cavell
patrimoineAvenue Edmond Rostand
patrimoineAvenue Edouard Brown-Séquard
patrimoineAvenue Édouard Grinda
patrimoineAvenue Edouard Liautaud
patrimoineAvenue Elisabeth
patrimoineAvenue Émile Bieckert
patrimoineAvenue Émile Henriot
patrimoineAvenue Émile Ripert
patrimoineAvenue Émilia
patrimoineAvenue Emilie
patrimoineAvenue Emmanuel Bridault
patrimoineAvenue Emmanuel Pontremoli
patrimoineAvenue Ernestine
patrimoineAvenue Ernest Lairolle
patrimoineAvenue Étienne
patrimoineAvenue Fanny
patrimoineAvenue Félix Faure
patrimoineAvenue Ferrix
patrimoineAvenue Fighiera Pasquier
patrimoineAvenue Fleurie
patrimoineAvenue Flora
patrimoineAvenue Flores
patrimoineAvenue Fragonard
patrimoineAvenue François Bottau
patrimoineAvenue François Mitterrand
patrimoineAvenue Frédéric Mistral
patrimoineAvenue Frémont
patrimoineAvenue Gallieni
patrimoineAvenue Gallin
patrimoineAvenue Gattamua
patrimoineAvenue Gay
patrimoineAvenue Gay Prolongée
patrimoineAvenue Général Olry
patrimoineAvenue Général Weygand
patrimoineAvenue George Sand
patrimoineAvenue Georges Bizet
patrimoineAvenue Georges Clemenceau
patrimoineAvenue George V
patrimoineAvenue Germaine
patrimoineAvenue Giacobi
patrimoineAvenue Gilly
patrimoineAvenue Gloria
patrimoineAvenue Goldenberg Garbowska
patrimoineAvenue Gravier
patrimoineAvenue Gustave Eiffel
patrimoineAvenue Gustave Nadaud
patrimoineAvenue Gustave V
patrimoineAvenue Gustavin
patrimoineAvenue Guy de Maupassant
patrimoineAvenue Haig
patrimoineAvenue Henri Barbusse
patrimoineAvenue Henri-Germain
patrimoineAvenue Henri Guillaumet
patrimoineAvenue Henri Matisse
culture« Un fauteuil pour l'esprit fatigué »Rien ne destinait Henri Matisse (1869-1954), fils d'un marchand de grains du Nord, à devenir l'un des plus grands peintres du XXᵉ siècle. Étudiant en droit à Paris, employé chez un avoué à Saint-Quentin, Henri Matisse menait une vie modeste et sans éclat quand, à vingt ans, une crise d'appendicite le cloua au lit pour de longues semaines. Sa mère lui offrit une boîte de peinture pour l'occuper. Ce fut une révélation. « Le moment où j'ai eu cette boîte de couleurs dans les mains, j'ai senti que là était ma vie. » Il abandonna le droit, monta à Paris étudier la peinture, et n'arrêta plus jamais.Ses débuts furent obscurs et pauvres. Il copiait des maîtres au Louvre pour survivre, épousa Amélie Parayre en 1898, eut trois enfants, exposa dans l'indifférence. Puis vint le scandale fondateur : au Salon d'automne de 1905, il présente avec Derain, Vlaminck et quelques autres des toiles aux couleurs pures, violentes, non naturalistes. Un critique, effaré, les traite de « fauves ». Le nom est resté : le fauvisme venait de naître, premier mouvement d'avant-garde du siècle. En quelques années, Matisse devient le rival déclaré de Picasso à Paris — les deux hommes se surveillent, s'admirent, se moquent, s'influencent secrètement. « Nous devons parler l'un à l'autre autant que nous le pouvons », disait Picasso. « Quand l'un de nous mourra, il y a des choses que l'autre ne pourra plus dire à personne. »À partir des années 1910, Matisse voyage — Maroc, Russie, Tahiti — et cherche partout la même chose : la couleur pure, la ligne dansante, la joie. En 1908, il avait formulé son idéal dans une phrase célèbre : « Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité… un lambrissement qui repose de la fatigue, un fauteuil pour l'esprit fatigué. » Cette exigence de sérénité, à contre-courant des angoisses du siècle, lui vaudra parfois d'être jugé décoratif — reproche qu'il portera comme une décoration.Installé à Nice à partir de 1917, il peint ses grandes odalisques baignées de lumière méditerranéenne, puis se réinvente à chaque décennie : lithographies, sculptures, illustrations pour Mallarmé et Joyce. En 1941, un cancer du duodénum le laisse alité pour la vie — mais loin d'abandonner, il invente une nouvelle technique : les gouaches découpées. Depuis son lit, ciseaux à la main, il « dessine dans la couleur » de vastes compositions collées, éclatantes, joyeuses. La Tristesse du roi, La Piscine, Nu bleu — les chefs-d'œuvre de sa dernière période sont ceux d'un homme couché qui, à quatre-vingts ans, réinvente son art.Sa dernière grande œuvre est la chapelle du Rosaire de Vence (1948-1951), qu'il conçoit intégralement — vitraux, fresques, mobilier, chasubles — comme un cadeau à la religieuse dominicaine qui l'avait soigné pendant sa maladie. Il mourut à Nice en 1954, à quatre-vingt-quatre ans. Picasso, apprenant la nouvelle, se serait tu longuement, puis aurait murmuré : « Il n'y a plus que moi maintenant. »
Avenue Henry Dunant
patrimoineAvenue Henry Musso
patrimoineAvenue Honoré d'Estienne d'Orves prolongée
patrimoineAvenue Isabelle
patrimoineAvenue Jean Aicard
patrimoineAvenue Jean de La Fontaine
patrimoineAvenue Jean Lafontaine
patrimoineAvenue Jean Lorrain
patrimoineAvenue Jean Marguerite
patrimoineAvenue Jean Médecin
patrimoineAvenue Jeanne Marlin
patrimoineAvenue Jean Richepin
patrimoineAvenue Jean Sebastien Barès
patrimoineAvenue Joachim
patrimoineAvenue José Bernard
patrimoineAvenue Joseph Durandy
patrimoineAvenue Joseph Giordan
patrimoineAvenue Joseph Raybaud
patrimoineAvenue Joseph Revelli
patrimoineAvenue Joseph Saqui
patrimoineAvenue Joseph Vallot
patrimoineAvenue Jules Romains
patrimoineAvenue Julien
patrimoineAvenue Juvénal
patrimoineAvenue Lacroix
patrimoineAvenue Leliwa
patrimoineAvenue Le Mesnil
patrimoineAvenue Léo Imbert
patrimoineAvenue Léopold II
patrimoineAvenue Lieutenant Chaix
patrimoineAvenue Lieutenant de Royou
patrimoineAvenue Lieutenant Écochard
patrimoineAvenue Lieutenant Émile Charpentier
patrimoineAvenue Liserb
patrimoineAvenue Lorenzi
patrimoineAvenue Louis Cappatti
patrimoineAvenue Louis Cochois
patrimoineAvenue Louis Janion
patrimoineAvenue Louis Prével
patrimoineAvenue Lympia
patrimoineAvenue Lympia Privée
patrimoineAvenue Maître Maurice-Slama
patrimoineAvenue Malausséna
patrimoineAvenue Marconi
patrimoineAvenue Maréchal Maunoury
patrimoineAvenue Maréchal Ney
patrimoineAvenue Marianna
patrimoineAvenue Marie Christine
patrimoineAvenue Martin Luther King
patrimoineAvenue Max Gallo
patrimoineAvenue Maximiliana
patrimoineAvenue Mendiguren
patrimoineAvenue Michel de Cimiez
patrimoineAvenue Milinski
patrimoineAvenue Milon de Veraillon
patrimoineAvenue Miltat
patrimoineAvenue Mirabeau
patrimoineAvenue Mirasol
patrimoineAvenue Mireille
patrimoineAvenue Mireio
patrimoineAvenue Monplaisir
patrimoineAvenue Montclar
patrimoineAvenue Monte-Croce
patrimoineAvenue Montfleury
patrimoineAvenue Mont Rabeau
patrimoineAvenue Neuscheller
patrimoineAvenue Nicolas II
patrimoineAvenue Nicolas II Prolongée
patrimoineAvenue Notre-Dame
patrimoineAvenue Nouvelle
patrimoineAvenue Paderi
patrimoineAvenue Panera
patrimoineAvenue Patricia
patrimoineAvenue Paul Arène
patrimoineAvenue Paul Dufourmantel
patrimoineAvenue Pauliani
patrimoineAvenue Père Marc-Aurèle
patrimoineAvenue Philippe Adreani
patrimoineAvenue Philippe Vissian
patrimoineAvenue Piatti
patrimoineAvenue Pierre Cartier
patrimoineAvenue Pierre de Coubertin
patrimoineAvenue Pierre Emmanuel
patrimoineAvenue Pierre Isnard
patrimoineAvenue Pierre Loti
patrimoineAvenue Pierre Navello
patrimoineAvenue Pierrette
patrimoineAvenue Plaisance
patrimoineAvenue Primerose
patrimoineAvenue Printemps
patrimoineAvenue Professeur Henri Chrétien
patrimoineAvenue Raoul Dufy
patrimoineAvenue Ratti
patrimoineAvenue Raymond Comboul
patrimoineAvenue Raymond Féraud
patrimoineAvenue Réné Behaine
patrimoineAvenue René Boylesve
patrimoineAvenue René Couzinet
patrimoineAvenue René Maurice
patrimoineAvenue Robert Malaval
patrimoineAvenue Robert Schuman
patrimoineAvenue Romain Rolland
patrimoineAvenue Rosa Bonheur
patrimoineAvenue Saint-Aignan
patrimoineAvenue Saint-Antoine
patrimoineAvenue Saint-Augustin
patrimoineAvenue Saint-Barthélémy
patrimoineAvenue Sainte-Cécile
patrimoineAvenue Sainte-Claire
patrimoineAvenue Sainte-Colette
patrimoineAvenue Sainte-Marguerite
patrimoineAvenue Sainte-Thècle
patrimoineAvenue Saint-Jacques
patrimoineAvenue Saint-Jean-Baptiste
patrimoineAvenue Saint-Joseph
patrimoineAvenue Saint-Lambert
patrimoineAvenue Saint-Maurice
patrimoineAvenue Saint-Sébastien
patrimoineAvenue Saint-Sylvestre
patrimoineAvenue Salonina
patrimoineAvenue Santa-Fior
patrimoineAvenue Santos-Dumont
patrimoineAvenue Sauvan
patrimoineAvenue Scuderi
patrimoineAvenue Séréna
patrimoineAvenue Sévigné
natureAvenue Shakespeare
patrimoineAvenue Simone Veil
patrimoineAvenue Stephen Liégeard
patrimoineAvenue Suzanne Lenglen
patrimoineAvenue Symiane
patrimoineAvenue Teiras
patrimoineAvenue Therese
patrimoineAvenue Thiers
patrimoineAvenue Tomatis
patrimoineAvenue Torre de Cimella
patrimoineAvenue Urbain Bosio
patrimoineAvenue Vaillant
patrimoineAvenue Valdiletta
patrimoineAvenue Valentiny
patrimoineAvenue Valéry Giscard d'Estaing
patrimoineAvenue Valrose
patrimoineAvenue Valrose Prolongée
patrimoineAvenue Verani
patrimoineAvenue Villermont
patrimoineAvenue Vincent Arnaud
patrimoineAvenue Virgile Neal
patrimoineAvenue Vismara
patrimoineAvenue Walkanaer
patrimoineAvenue Warden
patrimoineAvenue Yvonne Vittone
patrimoineAzura Park
patrimoineBelles Terres
patrimoineBerges du Var
patrimoineBoulevard Auguste Raynaud
patrimoineBoulevard Bischoffsheim
patrimoineBoulevard Carabacel
patrimoineBoulevard Carlone
patrimoineBoulevard Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Boulevard Comte de Falicon
patrimoineBoulevard de Cambrai
patrimoineBoulevard de Cessole
patrimoineBoulevard de Cimiez
patrimoineBoulevard de la Madeleine
patrimoineBoulevard de l'Ariane
patrimoineBoulevard de l'Armée des Alpes
patrimoineBoulevard de l'Observatoire
patrimoineBoulevard de Magnan
patrimoineBoulevard de Montréal
patrimoineBoulevard de Riquier
patrimoineBoulevard des Deux-Corniches
patrimoineBoulevard des Jardiniers
patrimoineBoulevard Dubouchage
patrimoineBoulevard du Mercantour
patrimoineBoulevard du Mont Boron
patrimoineBoulevard du Mont Boron 56
patrimoineBoulevard du Parc Impérial
patrimoineBoulevard du Souvenir Français
patrimoineBoulevard Édouard Herriot
patrimoineBoulevard Édouard VII
patrimoineBoulevard Franck Pilatte
patrimoineBoulevard François Grosso
patrimoineBoulevard Frederick Sperling
patrimoineBoulevard Frédèric Sperling
patrimoineBoulevard Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Boulevard Général Louis Delfino
patrimoineBoulevard Georges Bueno
patrimoineBoulevard Gorbella
patrimoineBoulevard Henri Sappia
patrimoineBoulevard Impératrice Eugénie
patrimoineBoulevard Jacqueline Auriol
patrimoineBoulevard Jacqueline Auriol inférieur
patrimoineBoulevard Jacqueline Auriol Inférieur
patrimoineBoulevard Jacqueline Auriol Supérieur
patrimoineBoulevard Jean-Baptiste Vérany
patrimoineBoulevard Jean Behra
patrimoineBoulevard Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Boulevard Jean Luciano
patrimoineBoulevard Joseph Garnier
patrimoineBoulevard Las Planas
patrimoineBoulevard Lech Walesa
patrimoineBoulevard Léon Morane
patrimoineBoulevard Louis Braille
patrimoineBoulevard Mantega-Righi
patrimoineBoulevard Maryse Bastié
patrimoineBoulevard Maurice Maeterlinck
patrimoineBoulevard Napoléon III
patrimoineBoulevard Pape Jean XXIII
patrimoineBoulevard Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Boulevard Paul Montel
patrimoineBoulevard Paul Rémond
patrimoineBoulevard Pierre Semard
patrimoineBoulevard Pierre Sola
patrimoineBoulevard Prince de Galles
patrimoineBoulevard Princesse Grâce de Monaco
patrimoineBoulevard Raimbaldi
patrimoineBoulevard René Cassin
patrimoineBoulevard Riba Roussa
patrimoineBoulevard Risso
patrimoineBoulevard Roger Loeuillet
patrimoineBoulevard Saint-Roch
patrimoineBoulevard Stalingrad
patrimoineBoulevard Tzarewitch
patrimoineBoulevard Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Boulevard Virgile Barel
patrimoineBoulevard Winston Churchill
patrimoineCalada Auguste Escoffier
patrimoineCal de Spagnol Soubran
patrimoineCal de Spagnol Soutran
patrimoineCamin dau Pòrt
patrimoineCamin Deï Galofre
patrimoineCamin de la Blea
patrimoineCamin de la Bléa
patrimoineCamin de l'Arieta
patrimoineCamin Gino Niccolai
patrimoineCamin Jean Bagnis
patrimoineCamin Louis Bellone
patrimoineCamin René Pietruschi
patrimoineCarré de l'O.N.U.
patrimoineCentre Commercial / Saint-Isidore
patrimoineChâteau de Miléant
patrimoineCh. de Menda
patrimoineChemin Adolphe Alziari
patrimoineChemin Alexandra
patrimoineChemin Antoine Braquet
patrimoineChemin Apraxine
patrimoineChemin Auda
patrimoineChemin Bellevue
patrimoineChemin Bessi
patrimoineChemin Charles Roux
patrimoineChemin Collet de Bovis
patrimoineChemin de Bergiarde
patrimoineChemin de Canta Cigala
patrimoineChemin de Chateaurenard
patrimoineChemin de Crémat
patrimoineChemin de Fabron
patrimoineChemin de la Batterie de Rimiez
patrimoineChemin de la Batterie Russe
patrimoineChemin de la Bauma Fresca
patrimoineChemin de l'Abbaye de Saint-Pons
patrimoineChemin de la Borne
patrimoineChemin de la Cascade de Gairaut
patrimoineChemin de la Chapelle Saint-Charles
patrimoineChemin de la Chapelle Saint-Sauveur
patrimoineChemin de la Colle de Tarbon
patrimoineChemin de la Colline de Magnan
patrimoineChemin de la Conque
patrimoineChemin de la Costière
patrimoineChemin de la Digue des Francais
patrimoineChemin de la Galère
patrimoineChemin de la Gare de Lingostière
patrimoineChemin de la Ginestière
patrimoineChemin de la Glacière
patrimoineChemin de la Gruerie et du Piolet
patrimoineChemin de la Lauvette
patrimoineChemin de la Madeleine
patrimoineChemin de la Madonette de Terron
patrimoineChemin de la Maïoun Grossa
patrimoineChemin de la Paillos
patrimoineChemin de la Passerelle
patrimoineChemin de la Petite Abadie
patrimoineChemin de la Petite Source
patrimoineChemin de la Pinède
patrimoineChemin de la Pouncia
patrimoineChemin de la Raïola
patrimoineChemin de la Ratapignata
patrimoineChemin de l'Archet
patrimoineChemin de l'Archet - Raccourci vers La Madonette-Terron
patrimoineChemin de la Redoute
patrimoineChemin de la Révouta
patrimoineChemin de la Serena
patrimoineChemin de la Séréna Fleurie
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de la Tour de Bellet
patrimoineChemin de la Tramontane
patrimoineChemin de la Vallière
patrimoineChemin de la Vignette
natureChemin de l'École de Lingostière
patrimoineChemin de l'École Jules Verne
patrimoineChemin de l'Église de Saint-Pancrace
patrimoineChemin de l'Elysée
patrimoineChemin de l'Observatoire
patrimoineChemin de Lombardie Inférieur
patrimoineChemin de Lombardie Supérieur
patrimoineChemin de Riba de Mouala
patrimoineChemin de Rosemont
patrimoineChemin de Saint-Roman
patrimoineChemin de Saint-Yriel
patrimoineChemin des Ames
patrimoineChemin de Saquier
patrimoineChemin des Avelines
patrimoineChemin des Baraques
patrimoineChemin des Bassins de Rimiez
patrimoineChemin des Capans
patrimoineChemin des Carrieres
patrimoineChemin des Carrières de Saint-Philippe
patrimoineChemin des Charretiers
patrimoineChemin des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Chênes Blancs
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Cistes
patrimoineChemin des Colettes
patrimoineChemin des Collinettes
patrimoineChemin des Crêtes
patrimoineChemin des Crêtes du Mont Boron
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Fontainiers de Bellet
patrimoineChemin des Giaïnes
patrimoineChemin des Grottes
patrimoineChemin des Jarres
patrimoineChemin des Milfaysas
patrimoineChemin des Moines
patrimoineChemin des Pins
patrimoineChemin des Sablières
patrimoineChemin des Serres
patrimoineChemin des Seules
patrimoineChemin des Treuyes
patrimoineChemin de Terron
patrimoineChemin du Baron
patrimoineChemin du Barri
patrimoineChemin du Cal du Mont-Gros
patrimoineChemin du Canal des Arrosants
patrimoineChemin du Candeu
patrimoineChemin du Château de la Ginestière
patrimoineChemin du Château Saint-Pierre
patrimoineChemin du Clos Boulogne
patrimoineChemin du Collet de Bellon
patrimoineChemin du Collet de la Tour
patrimoineChemin du Collet des Fourniers
patrimoineChemin du Collet des Grecs
patrimoineChemin du Contéo
patrimoineChemin du Fort du Mont Alban
patrimoineChemin du Fort Thaon
patrimoineChemin du Génie
patrimoineChemin du Golfan
patrimoineChemin du Grand Bois
patrimoineChemin du Hameau de la Petite Abadie
patrimoineChemin du Hameau du Serre
patrimoineChemin du Haut de Magnan
patrimoineChemin du Haut Magnan
patrimoineChemin du Lamparo
patrimoineChemin du Malgarach
patrimoineChemin du Mascon
patrimoineChemin du Mont Boron
patrimoineChemin du Mont des Mignons
patrimoineChemin du Mont-Gros
patrimoineChemin du Mont Gros les Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin du Mont Leuze
patrimoineChemin du parc Liserb inférieur
patrimoineChemin du Parc Maria
patrimoineChemin du Pas du Pommier
patrimoineChemin du Petit Pessicart
patrimoineChemin du pilon
patrimoineChemin du Port
patrimoineChemin du Réservoir de la Pastorelle
patrimoineChemin du Temple
patrimoineChemin du Torteo
patrimoineChemin du Vallon de Barla
patrimoineChemin du Vallon de Malgaraccio
patrimoineChemin du Vallon de Terron
patrimoineChemin du Vallon Gorbellon
patrimoineChemin du Vallon Monari
patrimoineChemin du Vallon Sabatier
patrimoineChemin du Vallon Saint-Sauveur
patrimoineChemin du Vinaigrier
patrimoineChemin Ferdinand Garino
patrimoineChemin Forestier
patrimoineChemin Jean-Baptiste Conti
patrimoineChemin Jean Monge
patrimoineChemin Napoléon
patrimoineChemin Paradisiou
patrimoineChemin Route Forestière
patrimoineChemin Saint-Charles
patrimoineChemin Saint-Philippe
patrimoineChemin Saint-Sauveur
patrimoineChemin Saint-Vincent
patrimoineChemin Saint-Yriel
patrimoineChemin Sorgentino
patrimoineChemin Tordu du Mont-Boron
patrimoineChemin Tranquille
patrimoineCiel de Fabron
patrimoineCircuit de Bellevue
patrimoineClos de Cimiez
patrimoineClos de Contéo
patrimoineClos et Haut de Cimiez
patrimoineClos Lamermoor
patrimoineCorniche André de Joly
patrimoineCorniche Bellevue
patrimoineCorniche de Magnan
patrimoineCorniche des Oliviers
patrimoineCorniche du Frère Marc
patrimoineCorniche Fleurie
patrimoineCorniche Sainte-Rosalie
patrimoineCour Bensa
patrimoineCours Albert Camus
patrimoineCours Jacques Chirac
patrimoineCours Saleya
patrimoineDépose-minute
patrimoineDescente Crotti
patrimoineDescente des Jardins de Scudéri
patrimoineDescente du Marché
patrimoineDigue
patrimoineDomaine de l'Archet
patrimoineDomaine de l'Esperanza
patrimoineDomaine des Étoiles
patrimoineDomaine des Fleurs
patrimoineDomaine des Oliviers
patrimoineDomaine Sainte-Hélène
patrimoineDomaine Terre d'Azur
patrimoineDon Bosco - Fac St J d'Angely
patrimoineÉchangeur de Carros
patrimoineÉchangeur de Nice-Promenade Des Anglais
patrimoineÉchangeur de Nice-Saint Augustin
patrimoineÉchangeur de Nice Saint-Isidore
patrimoineEscalier Accès Gare de la Madeleine
patrimoineEscalier des Clos Boulistes
patrimoineEscalier de Verre
patrimoineEscalier Dominique Truqui
patrimoineEscalier du Domaine du Piol
patrimoineEscalier du Monastère de Cimiez
patrimoineEscalier du Pin
patrimoineEscalier Edouard Grinda
patrimoineEscalier Fodéré-Lavagna
patrimoineEscalier Giacobi
patrimoineEscalier Jo Berardy
patrimoineEscalier J.O. Gautier
patrimoineEscalier Jules Eynaudi
patrimoineEscalier Milon de Veraillon
patrimoineEscalier Orangers - Giacobi
patrimoineEscalier Perrichon
patrimoineEscalier Petite Avenue du Mont Boron
patrimoineEscalier P. Suche
patrimoineEscalier Raymond Barbier
patrimoineEscaliers de la Gare de Saint-Isidore
patrimoineEscaliers Donnant Accès à la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Espace Maitre Joseph Marro
patrimoineEsplanade du Maréchal De Lattre de Tassigny
patrimoineFossat
patrimoineFuture piste cyclable Nice - La Trinité
patrimoineGarelli
patrimoineHaut de Cimiez
patrimoineImpasse Achille
patrimoineImpasse Alfred de Vigny
patrimoineImpasse Amaro
patrimoineImpasse Anahit
patrimoineImpasse Antoine Veran
patrimoineImpasse Augusta
patrimoineImpasse Bonifassi
patrimoineImpasse César Castelli
patrimoineImpasse Clotilde
patrimoineImpasse Cognet
patrimoineImpasse Dalmas
patrimoineImpasse de Cessole
patrimoineImpasse de la Douane
patrimoineImpasse de la Gaieté
patrimoineImpasse de l'Assomption
patrimoineImpasse de la Villette
patrimoineImpasse Delphine
patrimoineImpasse de Savoie
patrimoineImpasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Deux Cyprès
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Liserons
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse du Bois de Cythère
patrimoineImpasse du Square Magnan
patrimoineImpasse du Vieux Puits
patrimoineImpasse El Nouzah
patrimoineImpasse Escoffier
patrimoineImpasse Eugène Berenger
patrimoineImpasse Fabre
patrimoineImpasse Gioffredo
patrimoineImpasse Grégoire
patrimoineImpasse Guidotti
patrimoineImpasse Guillot
patrimoineImpasse Henry de Cessole
patrimoineImpasse Jeanne d'Arc
patrimoineImpasse Jeanne Marlin
patrimoineImpasse Joseph Canta
patrimoineImpasse Laurenti
patrimoineImpasse Longchamp
patrimoineImpasse Lucien Gastaud
patrimoineImpasse Malatray
patrimoineImpasse Marengo
patrimoineImpasse Mercedes
patrimoineImpasse Milon de Veraillon
patrimoineImpasse Miramar
patrimoineImpasse Mirasol Inférieure
patrimoineImpasse Mirasol Supérieure
patrimoineImpasse n°1
patrimoineImpasse n°2
patrimoineImpasse Neptune
patrimoineImpasse Palladium
patrimoineImpasse Parmentier
patrimoineImpasse Passeroni
patrimoineImpasse Saint-Éloi
patrimoineImpasse Saint Hubert
patrimoineImpasse Saint-Laurent
patrimoineImpasse Séréna
patrimoineImpasse Trachel
patrimoineImpasse Victor Lavagna
patrimoineImpasse Vismara
patrimoineJardin Charles Caressa
patrimoineJardin de la Place Alexandre Médecin
patrimoineJardin Félix Rainaud
patrimoineJardin Hector Cendo
patrimoineJardin Sainte-Marguerite
patrimoineLa Cité des Jardins
patrimoineLa Courronne de Fabron
patrimoineLa Farigoule
patrimoineLa Provençale
patrimoineLa Tour Sarrasine
patrimoineLa Voie Romaine
patrimoineLe Canal de Gairaut
patrimoineLe Centenaire
patrimoineLe Grand Parc de Cimiez
patrimoineLe Panoramer
patrimoineLes Berges de Gairaut
patrimoineLes Hauts de Saint-Pierre
patrimoineLes Jardins de la Corniche
patrimoineLes Jardins de l'Observatoire
patrimoineLes Oliviers de Fabron
patrimoineLes Résidences Monceau
patrimoineLes Terraces du Soleil
patrimoineLes Terrasses de la Madonette
patrimoineLes Villas du Belvédère
patrimoineLe Village de Gairaut
patrimoineLiaison Avenue Sainte-Marguerite - Avenue Simone Veil
patrimoineL'Oliveraie de Bellet
patrimoineLotissement Bellevue
patrimoineLotissement Cappati
patrimoineLotissement Cimiez Parc
patrimoineLottisement Raynaud
patrimoineMas de Fabron
patrimoineMontée Auguste Charles Kerl
patrimoineMontée Auguste Kerl
patrimoineMontée Barelli
patrimoineMontée Carabacel
patrimoineMontée Château Miramar
patrimoineMontée Claire Virenque
patrimoineMontée Claude Nougaro
patrimoineMontée Clément
patrimoineMontée d'Abray
patrimoineMontée de Cimiez
patrimoineMontée de l'Évêché
patrimoineMontée de l'Hermitage
patrimoineMontée Desambrois
patrimoineMontée des Cigales
patrimoineMontée des Deux Ponts
patrimoineMontée des Violettes
patrimoineMontée du Commandant Octobon
patrimoineMontée du Grand Palais
patrimoineMontée Eberlé
patrimoineMontée Joseph Maurizi
patrimoineMontée Lesage
patrimoineMontée Mengola
patrimoineMontée Menica Rondelly
patrimoineMontée Montfort
patrimoineMontée Saint-Aignan
patrimoineMontée Saint-Valérien
patrimoineNice - Gare Routière Vauban
patrimoineParc Athénée
patrimoineParc Corniche Fleurie
patrimoineParc Phoenix
patrimoineParvis de l'Europe
patrimoineParvis du Parc Impérial
patrimoineParvis Jean d'Ormesson
patrimoineParvis Johnny Hallyday
patrimoinePassage André Macari
patrimoinePassage Antoine Veran
patrimoinePassage Barberis
patrimoinePassage Bellon
patrimoinePassage Bonnaud
patrimoinePassage Catering
patrimoinePassage Catherine Ségurane
patrimoinePassage Charles Gottlieb
patrimoinePassage Cognet
patrimoinePassage de la Tranquilité
patrimoinePassage de la Tranquillité
patrimoinePassage de l'Avenir
patrimoinePassage des Avitailleurs
patrimoinePassage des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Passage du Petit Fabron
patrimoinePassage du Petit Parc
patrimoinePassage du Temple Vaudois
patrimoinePassage Émile Négrin
patrimoinePassage Gala
patrimoinePassage Gastaud
patrimoinePassage Granier
patrimoinePassage Grégoire
patrimoinePassage Hélène Barale
patrimoinePassage Malausséna
patrimoinePassage Martin
patrimoinePassage Masséna
patrimoinePassage Max Vérola
patrimoinePassage Merlanzone
patrimoinePassage Meyerbeer
patrimoinePassage Meynell
patrimoinePassage Occelli
patrimoinePassage Parmentier
patrimoinePassage Rastelli
patrimoinePassage Régina
patrimoinePassage Revelli
patrimoinePassage Santagnés
patrimoinePassage Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Passerelle
patrimoinePasserelle du Paillon
patrimoinePasserelle Paul Durand-Cazelles
patrimoinePetit Chemin de Valrose
patrimoinePetit Cimetière
patrimoinePetite Avenue Buenos Ayres
patrimoinePetite Avenue de la Californie
patrimoinePetite Avenue des Orangers
patrimoinePetite Avenue du Mont Boron
patrimoinePetite Avenue du Patrimoine
patrimoinePetite Avenue du Prince de Galles
patrimoinePetite Avenue Félicité Savona
patrimoinePetite Avenue Joliette
patrimoinePetite Avenue Madeleine
patrimoinePetite Avenue René Bouteilly
patrimoinePetite Batterie
patrimoinePiste des Carriers
patrimoinePlace Alexandre Medecin
patrimoinePlace Arson
patrimoinePlace Auguste Blanqui
patrimoinePlace Centrale
patrimoinePlace Charles Felix
patrimoinePlace Commandant Marcel Gérome
patrimoinePlace de la Brigue
patrimoinePlace de la Croix de Marbre
patrimoinePlace de la Gare du Sud
patrimoinePlace de l'Ancien Sénat
patrimoinePlace de la Poissonnerie
patrimoinePlace de l'Armée du Rhin
patrimoinePlace de l'Eglise de l'Ariane
patrimoinePlace de l'Ile de Beauté
patrimoinePlace des Abatoirs
patrimoinePlace des Amaryllis
patrimoinePlace des Cigalusa
patrimoinePlace Docteur Charles Paschetta
patrimoinePlace Dominique Fighiera
patrimoinePlace Don Bosco
patrimoinePlace du Carret
patrimoinePlace du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place du Palio
patrimoinePlace Eugène Mo
patrimoinePlace Fontaine du Temple
patrimoinePlace Francis Lai
patrimoinePlace Garibaldi
patrimoinePlace Général Goiran
patrimoinePlace Général Marshall
patrimoinePlace Grimaldi
patrimoinePlace Guynemer
patrimoinePlace Halle aux Herbes
patrimoinePlace Jacques Toja
patrimoinePlace Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Place Jean-Paul II Pape
patrimoinePlace José Balarello
patrimoinePlace Magenta
patrimoinePlace Masséna
patrimoinePlace Pape Jean-Paul II
patrimoinePlace Pellegrini
patrimoinePlace Philippe Randon
patrimoinePlace Pierre Gautier
patrimoinePlace Rossetti
patrimoinePlace Saint-Augustin
patrimoinePlace Sainte-Claire
patrimoinePlace Sainte-Marguerite
patrimoinePlace Saint-François
patrimoinePlace Saint-Isidore
patrimoinePlace Sasserno
patrimoinePlace Toselli
patrimoinePlacette Arc-en-Ciel
patrimoinePlacette Francis Cresci
patrimoinePlace Yves Klein
patrimoinePlateau de la Poudrière
patrimoinePlateau Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Plateau Grosso
patrimoinePont de la Liberté
patrimoinePont des Abattoirs
patrimoinePont du Var
patrimoinePont Garigliano
patrimoinePont Michel
patrimoinePont Napoléon III
patrimoinePont René Coty
patrimoinePont Vincent Auriol
patrimoinePorte Fausse
patrimoinePromenade des Anglais
patrimoinePromenade du Paillon
patrimoinePromenade Edouard Corniglion-Molinier
patrimoinePromenade Général Édouard Corniglion-Molinier
patrimoineProtestant 2ème Plateau
patrimoineProtestant Inférieur
patrimoineQuai de la Banquière
patrimoineQuai de la Douane
patrimoineQuai d'Entrecasteaux
patrimoineQuai des Deux Emmanuels
patrimoineQuai des Docks
patrimoineQuai des États-Unis
patrimoineQuai Lunel
patrimoineQuai Papacino
patrimoineQuai Rauba Capèu
patrimoineQuartier Iscles Superieures
patrimoineRaccouci Auguste Conte
patrimoineRaccourci Auguste Conte numéro 1
patrimoineRaccourci Auguste Conte numéro 2
patrimoineRaccourci Croix de Berra
patrimoineRaccourci de la Croix
patrimoineRaccourci de l'Avenue Henry Dunant
patrimoineRaccourci de l'Église de Gairaut
patrimoineRaccourci de Saint-Pancrace
patrimoineRaccourci du Mont-Boron
patrimoineRaccourci du Pilon
patrimoineRaccourci vers le Chemin de Terron
patrimoineRampe des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Résidence Bon Voyage
patrimoineRésidence Château Miramar
patrimoineRésidence de l'Abbaye de Roseland
patrimoineRésidence de la Corniche
patrimoineRésidence des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Résidence La Lanterne
patrimoineRésidence La Vistamare
patrimoineRésidence le Clos de Chambrun
patrimoineRésidence Le Mas de Saint-Pierre
patrimoineRésidence les Hauts de Pessicart
patrimoineRésidence les Jardins de Pessicart II
patrimoineRésidence "Les Oliviers"
patrimoineRésidence Les Oliviers
patrimoineRésidence Lou Coulinet
patrimoineRésidence Mirandole
patrimoineRésidence Vallon des Fleurs
patrimoineRond-Point de l'Aéropostale
patrimoineRond-Point des Vignes
natureRond-Point du Voyageur
patrimoineRond-Point Les Baraques
patrimoineRoute d'Aspremont
patrimoineRoute de Bellet
patrimoineRoute de Canta Galet
patrimoineRoute de Colomars
patrimoineRoute de Grenoble
patrimoineRoute de l'Abadie
patrimoineRoute de la Sirole
patrimoineRoute Demontzey
patrimoineRoute de Pessicart
patrimoineRoute de Saint-Antoine
patrimoineRoute de Saint-Pancrace
patrimoineRoute de Saint-Pierre-de-Féric
patrimoineRoute des Combes
patrimoineRoute de Turin
patrimoineRoute du Cimetière de l'Est
patrimoineRoute du Fort du Mont Alban
patrimoineRoute du Mas Duc
patrimoineRoute du Vallon de la Lauvette
patrimoineRoute Forestière du Mont Boron
patrimoineRue Abbé Salvetti
patrimoineRue Acchiardi de Saint-Léger
patrimoineRue Adolphe de Rothschild
patrimoineRue Aimé Barelli
patrimoineRue Alain Mimoun
patrimoineRue Alberti
patrimoineRue Albert Voisin
patrimoineRue Alexandre Dumas
patrimoineRue Alexandre Mari
patrimoineRue Alexis Mossa
patrimoineRue Alfred Binet
patrimoineRue Alfred Mortier
patrimoineRue Alphonse 1er
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Alphonse Karr
patrimoineRue Alsace-Lorraine
patrimoineRue Amédée VII
patrimoineRue Anatole de Monzie
patrimoineRue André Guinard
patrimoineRue André Poullan
patrimoineRue André Theuriet
patrimoineRue André Theuriet Prolongée
patrimoineRue Andrioli
patrimoineRue Antoine Biguet
patrimoineRue Antoine Gautier
patrimoineRue Antoine Virello
patrimoineRue Antonio Fernandez
patrimoineRue Anton Tchekhov
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Arson
patrimoineRue Arthur Richardson
patrimoineRue Assalit
patrimoineRue Aubry Leconte
patrimoineRue Auguste Bercy
patrimoineRue Auguste Gal
patrimoineRue Auguste Maicon
patrimoineRue Auguste Pégurier
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Aurore
patrimoineRue Badat
patrimoineRue Balatchano
patrimoineRue Baleison
patrimoineRue Balzac
patrimoineRue Barberis
patrimoineRue Barillerie
patrimoineRue Bari Vieil
patrimoineRue Barla
patrimoineRue Barralis
patrimoineRue Battisti
patrimoineRue Bavastro
patrimoineRue Beaumont
patrimoineRue Beau Site
patrimoineRue Beautruch
patrimoineRue Beethoven
cultureFils d'un père alcoolique qui le voulait enfant prodige à la manière de Mozart, Ludwig van Beethoven (1770-1827) s'imposa à Vienne dès sa jeunesse comme un pianiste virtuose fulgurant, élève de Haydn, promis à un brillant avenir. Descendant d'une famille flamande — le nom évoque en vieux néerlandais l'idée d'un « jardin de betteraves » — il grandit dans une Europe en pleine ébullition sociale et politique, et s'enthousiasma pour la Révolution française et la naissance de la démocratie, devenant un grand admirateur de Napoléon Bonaparte. Sortant du cadre musical classique de son temps, il fit basculer la musique dans le romantisme, favorisant l'expression des sentiments et des états d'âme sur les codes de forme hérités du XVIIIᵉ siècle. Il alla jusqu'à dédier au Premier Consul français sa Symphonie n°3, l'Héroïque (1803), rêvant de transgresser les codes sociaux d'une noblesse viennoise qui le jugeait talentueux mais toujours par son sang. La proclamation du Premier Empire l'année suivante fut vécue comme une trahison : il déchira rageusement la dédicace. « [Napoléon] n'est rien de plus qu'un homme ordinaire ! Maintenant il va fouler aux pieds tous les droits humains, il n'obéira plus qu'à son ambition, il deviendra un tyran ! » C'est à la même époque que commença sa surdité progressive, apparue vers 1798 et devenue presque totale vers 1818. Le fougueux Beethoven, rongé par le silence et la solitude, écrivit dès 1802 le bouleversant Testament de Heiligenstadt, lettre à ses frères où il envisageait le suicide — puis renonça à mourir *« pour l'art »*. Après avoir mis un terme à sa carrière de pianiste, il continua de composer des œuvres qu'il ne pourrait plus jamais entendre autrement que par son audition intérieure, comme sa monumentale Symphonie n°9, chef-d'œuvre que Richard Wagner qualifiera de « dernière des symphonies » — et dont le mouvement final, l'Ode à la joie, est aujourd'hui l'hymne officiel de l'Union européenne. Ce que Beethoven avait espéré de Napoléon, l'Europe des peuples le lui aura finalement rendu, deux siècles plus tard.
Rue Benoît Aonzo
patrimoineRue Benoît Bunico
patrimoineRue Berlioz
patrimoineRue Berthe Morisot
patrimoineRue Bertola
patrimoineRue Biscarra
patrimoineRue Blacas
patrimoineRue Blasco-Ibanez
patrimoineRue Boissy d'Anglas
patrimoineRue Bonaparte
patrimoineRue Bottero
patrimoineRue Boyer
patrimoineRue Bréa
patrimoineRue Caffarelli
patrimoineRue Caïs de Gilette
patrimoineRue Caïs de Pierlas
patrimoineRue Caissotti
patrimoineRue Candia
patrimoineRue Caroline
patrimoineRue Cassini
patrimoineRue Castel
patrimoineRue Catherine Segurane
patrimoineRue Cavendish
patrimoineRue Centrale
patrimoineRue Chabrier
patrimoineRue Chanoine Albin
patrimoineRue Chanoine Bailet
patrimoineRue Chanoine Castellana
patrimoineRue Chanoine Rance Bourrey
patrimoineRue Charles Baudelaire
patrimoineRue Charles Calais
patrimoineRue Charles Chauve
patrimoineRue Charles de Foucauld
patrimoineRue Charles-Félix Ingigliardi
patrimoineRue Charles Péguy
patrimoineRue Chauvain
patrimoineRue Claude Bernard
patrimoineRue Claude Bounin
patrimoineRue Claudia
patrimoineRue Clément Roassal
patrimoineRue Cluvier
patrimoineRue Colonel Gassin
patrimoineRue Colonel Manhes
patrimoineRue Colonel Musso
patrimoineRue Colonna-d'Istria
patrimoineRue Commandant Raffalli
patrimoineRue Constantin Bergondi
patrimoineRue Contesso
patrimoineRue Costes et Bellonte
patrimoineRue Cronstadt
patrimoineRue Cros de Capeu
patrimoineRue Curie
patrimoineRue Dabray
patrimoineRue d'Alger
patrimoineRue d'Alicante
patrimoineRue Dalpozzo
patrimoineRue d'Angleterre
patrimoineRue Dante
patrimoineRue d'Ararat
patrimoineRue d'Arménie
patrimoineRue d'Autun
patrimoineRue d'Auzac
patrimoineRue de Belgique
patrimoineRue de Bilbao
patrimoineRue de Châteauneuf
patrimoineRue de Chœur
patrimoineRue de Dijon
patrimoineRue Defly
patrimoineRue de Fontan
patrimoineRue de Foresta
patrimoineRue de France
patrimoineRue de Gilette
patrimoineRue de Grammont
patrimoineRue de Java
patrimoineRue de Jussieu
patrimoineRue de Jussieu Prolongée
patrimoineRue de l'Abbaye
patrimoineRue de l'Abbé Grégoire
patrimoineRue de la Boucherie
patrimoineRue de la Buffa
patrimoineRue de la Cité de l'Eau Fraîche
patrimoineRue de la Condamine
patrimoineRue de la Corderie
patrimoineRue de la Croix
patrimoineRue de la Croix de Magnan
patrimoineRue de la Gare du Sud
patrimoineRue de la Gendarmerie
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Loge
patrimoineRue de la Malonnière
patrimoineRue de l'Amiral de Grasse
patrimoineRue de l'Ancien Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue de l'ancien Moulin (Madeleine)
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue de la Plaine de Cimiez
patrimoineRue de la Poissonnerie
patrimoineRue de la Préfecture
patrimoineRue de la Providence
patrimoineRue de l'Armée d'Orient
patrimoineRue de la Santoline
patrimoineRue de la Serena
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de la Tour de l'Ariane
patrimoineRue de la Tour de Magnan
patrimoineRue de l'Authion
patrimoineRue de la Villette
patrimoineRue de Lazaret
patrimoineRue de Lépante
patrimoineRue de l'Hôtel des Postes
patrimoineRue de l'Hôtel de Ville
patrimoineRue Delille
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue de l'Orme
patrimoineRue Delrieu
patrimoineRue de Maeyer
patrimoineRue de Massingy
patrimoineRue de Montségur
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue d'Erevan
patrimoineRue de Rivoli
patrimoineRue de Roquebillière
patrimoineRue de Roussillon
patrimoineRue de Russie
patrimoineRue des Amis
patrimoineRue des Antilles
patrimoineRue de Saorge
patrimoineRue de Saussure
patrimoineRue des Barbets
patrimoineRue des Bastions
patrimoineRue des Boers
patrimoineRue Desboutin
patrimoineRue des Canisses
patrimoineRue des Castors de la Grande Corniche
patrimoineRue des Chevaliers de Malte
patrimoineRue des Combattants d'Afrique du Nord
patrimoinerue des Comptoirs du Littoral
patrimoineRue des Coteaux
patrimoineRue des Églantines
patrimoineRue des Étoiles
patrimoineRue des Gendarmes d'Ouvéa
patrimoineRue des Grenouillères
patrimoineRue Désirée Clary
patrimoineRue Désiré Niel
patrimoineRue des Jasmins
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Marguerites
patrimoineRue des Oeillets
patrimoineRue des Orangers
patrimoineRue de Sospel
patrimoineRue des Poilus
patrimoineRue des Ponchettes
patrimoineRue des Potiers
patrimoineRue des Régiments Niçois
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Serruriers
patrimoineRue de Suisse
patrimoineRue de Sumatra
patrimoineRue des Védiantiens
patrimoineRue Deudon
patrimoineRue de Villeneuve
patrimoineRue Diderot
cultureFils d'un couvreur devenu maître coutelier de Langres, dans la Haute-Marne, Denis Diderot (1713-1784) fut l'un des esprits les plus vastes et les plus audacieux de son siècle. Athée, matérialiste, précurseur de l'évolutionnisme un siècle avant Darwin, hostile aux dogmes religieux comme aux tyrannies politiques, il incarna toutes les hardiesses des Lumières. Sa réputation moderne tient d'abord à son grand œuvre : l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, coécrite avec le mathématicien Jean Le Rond d'Alembert, à laquelle il consacra vingt années de sa vie. Initialement conçue comme une simple traduction de la Cyclopædia de l'Anglais Chambers, elle explosa sous sa plume en une entreprise philosophique et militante d'une ampleur inédite : 17 volumes de texte, 11 volumes de planches, 71 818 articles — véritable arsenal de la raison contre les préjugés, mise à l'Index par le pape et plusieurs fois interdite. Mais Diderot ne fut pas seulement encyclopédiste. Il est aussi l'un des grands prosateurs français : Le Neveu de Rameau (dialogue vertigineux entre un philosophe et un parasite génial, découvert et traduit par Goethe), Jacques le Fataliste (roman précurseur du modernisme), La Religieuse (réquisitoire brûlant contre la vie conventuelle forcée). Il inventa aussi la critique d'art moderne avec ses Salons commentant les expositions du Louvre. Il pensa le théâtre avec le Paradoxe sur le comédien. Et sa correspondance avec sa maîtresse Sophie Volland compte parmi les plus belles pages du XVIIIᵉ siècle. Emprisonné à Vincennes en 1749 pour ses écrits athées — c'est là que Rousseau vint le voir à pied depuis Paris, moment fondateur de leur amitié —, il vécut toute sa vie dans une gêne financière que sa gloire n'atténuait pas. À soixante ans, il vendit sa bibliothèque à Catherine II de Russie, qui lui en laissa l'usage jusqu'à sa mort, et fit le voyage à Saint-Pétersbourg dans l'espoir vain de convaincre l'impératrice d'appliquer les principes des Lumières. Il mourut à Paris en 1784, cinq ans avant la Révolution qu'il avait tant fait pour préparer. Étrangement, il n'entra jamais au Panthéon — malgré plusieurs tentatives récentes. Il repose discrètement dans l'église Saint-Roch, à quelques rues du Louvre — un des rares grands des Lumières que la République n'a jamais consacré. L'héritage d'une vie de travail au service de la raison.
Rue d'Italie
patrimoineRue D. Maria Rivoire-Vignon
patrimoineRue Docteur Jacques Guidoni
patrimoineRue Docteur Lanchier
patrimoineRue Docteur Louis Prat
patrimoineRue Docteur Michel Rosanoff
patrimoineRue Docteur Pierre Richelmi
patrimoineRue Dominique Paez
patrimoineRue Droite
patrimoineRue du 11 Novembre
patrimoineRue du 22e B.C.A.
patrimoineRue du 24 Mars
patrimoineRue du Béal
patrimoineRue du Chalet des Roses
patrimoineRue du Chanoine René Lorenzi
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Collet
patrimoineRue du Colonel Driant
patrimoineRue du Colonel Guide
patrimoineRue du Commandant Berretta
patrimoineRue du Comte Vert
patrimoineRue du Congrès
patrimoineRue du Docteur Albert Balestre
patrimoineRue du Docteur Ardoin
patrimoineRue du Docteur Baréty
patrimoineRue du Docteur Ciais
patrimoineRue du Docteur Ciaudo
patrimoineRue du Docteur Fighiera
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Général Hoche
patrimoineRue du Grand Pin
patrimoineRue du Jésus
patrimoineRue du Lycée
patrimoineRue du Malonat
patrimoineRue du Marché
patrimoineRue du Maréchal Joffre
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Dunoyer de Segonzac
patrimoineRue du Pertus
patrimoineRue du Petit Parc
patrimoineRue du Pontin
patrimoineRue du Pont-Vieux
patrimoineRue du Professeur Maurice Sureau
patrimoineRue d'Urfé
patrimoineRue du Rocher
patrimoineRue du Sénat
patrimoineRue du Sicou
patrimoineRue du Soleil
patrimoineRue d'Utelle
patrimoineRue Éden
patrimoineRue Édouard Beri
patrimoineRue Édouard Dalmas
patrimoineRue Édouard Fer
patrimoineRue Edouard Scoffier
patrimoineRue Elisabeth II
patrimoineRue El Nouzah
patrimoineRue Émile Léonard
patrimoineRue Emilie
patrimoineRue Emma et Philippe Tiranty
patrimoineRue Emmanuel Costa
patrimoineRue Emmanuel Grout
patrimoineRue Emmanuel Philibert
patrimoineRue Escoffier
patrimoineRue Esther Poggio
patrimoineRue Eugène Coste
patrimoineRue Eugène Emanuel
patrimoineRue Fenoglio de Brigua
patrimoineRue Ferber
patrimoineRue Flaminus Raiberti
patrimoineRue Fodéré
patrimoineRue Fodéré prolongée
patrimoineRue Foncet
patrimoineRue Fontaine de la Ville
patrimoineRue Fontana
patrimoineRue Fornero Meneï
patrimoineRue Francine
patrimoineRue Francis Carco
patrimoineRue Francis Gallo
patrimoineRue François 1er
patrimoineRue François Aune
patrimoineRue François Carlo
patrimoineRue Françoise Giroud
patrimoineRue François Guisol
patrimoineRue François-Louis Cappatti
patrimoineRue François Massé
patrimoineRue François Pellos
patrimoineRue François Zanin
patrimoineRue Frédéric Passy
patrimoineRue Gabriel Cordier
patrimoineRue Gabriel Fauré
cultureEnfant surdoué venu du Sud-Ouest, Gabriel Fauré (1845-1924) fut envoyé à onze ans à Paris pour intégrer la toute nouvelle École Niedermeyer, institution originale qui, à l'écart du Conservatoire, formait ses élèves à la musique religieuse ancienne et à l'orgue plutôt qu'à la virtuosité pianistique. Cette formation à part fit toute la différence : Fauré développa un langage harmonique unique, aux modulations discrètes et aux tensions douces, qu'on qualifie encore aujourd'hui de « fauréen ». Toute sa vie, il mena de front la composition et la fonction : maître de chapelle puis titulaire du grand orgue de la Madeleine à Paris, cofondateur de la Société nationale de musique, enfin directeur du Conservatoire de Paris de 1905 à 1920 — où ses réformes lui valurent le surnom de « Robespierre », mais où il forma une génération entière de compositeurs : Maurice Ravel, Nadia Boulanger (qui elle-même formera Bernstein, Copland ou Piazzolla), Charles Koechlin, Georges Enesco. Son catalogue pianistique regorge d'œuvres intimistes — barcarolles, nocturnes, impromptus, valses-caprice — et il excella dans la mélodie, avec deux recueils sommets : La Bonne Chanson (1892-1894) et L'Horizon chimérique (1921). Mais l'œuvre par laquelle des millions de gens ont découvert Fauré est son Requiem (1888) — sublime dans son Pie Jesu et bouleversant dans son In Paradisum. À contre-courant des Requiem dramatiques de Berlioz ou Verdi, Fauré y a peint la mort comme « une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d'au-delà ». Belle prophétie personnelle : à partir de 1902, il devint progressivement sourd, composant ses dernières œuvres dans le silence — comme Beethoven un siècle plus tôt. Il mourut à Paris en 1924. Sur son Requiem, il n'y a rien à ajouter — sinon peut-être ce que Marcel Proust, grand admirateur, disait de sa musique : elle avait le pouvoir de rendre visible ce que d'autres ne pouvaient qu'espérer.
Rue Gabriel Hanotaux
patrimoineRue Gabriel Voisin
patrimoineRue Galléan
patrimoineRue Gardon
patrimoineRue Gaspard Faraut
patrimoineRue Gaston Charbonnier
patrimoineRue Gaston Leroux
patrimoineRue Gauthier-Roux
patrimoineRue Général Laperrine
patrimoineRue Général Saramito
patrimoineRue Général Tordo
patrimoineRue Georges Bidault
patrimoineRue Georges Chapel
patrimoineRue Georges Doublet
patrimoineRue Georges Janvier
patrimoineRue Georges Picard
patrimoineRue Georges Ville
patrimoineRue Germaine Imbert
patrimoineRue Gioffredo
patrimoineRue Gounod
patrimoineRue Grasset-Rey
patrimoineRue Grimaldi
patrimoineRue Gubernatis
patrimoineRue Guiglia
patrimoineRue Guiglionda de Sainte-Agathe
patrimoineRue Guigonis
patrimoineRue Guillaume Apollinaire
patrimoineRue Guillaume Boréa
patrimoineRue Gustav-Adolf Mossa
patrimoineRue Gustave Deloye
patrimoineRue Gustave Garaud
patrimoineRue Gutenberg
patrimoineRue Halévy
patrimoineRue Hancy
patrimoineRue Henri Cordier
patrimoineRue Henri de Bournazel
patrimoineRue Henri Potez
patrimoineRue Henry de Cessole
patrimoineRue Hérold
patrimoineRue Honoré Bailet
patrimoineRue Honoré Sauvan
patrimoineRue Honoré Ugo
patrimoineRue Humbert Ricolfi
patrimoineRue Isadora Duncan
patrimoineRue Jacques Bounin
patrimoineRue Jacques Dumas-Lairolle
patrimoineRue Jacques Médecin
patrimoineRue Jacques Offenbach
patrimoineRue Jean Allegré
patrimoineRue Jean André
patrimoineRue Jean-Baptiste Barili
patrimoineRue Jean-Baptiste Calvino
patrimoineRue Jean-Baptiste Spinetta
patrimoineRue Jean Bonfante
patrimoineRue Jean Canavese
patrimoineRue Jean Carlin
patrimoineRue Jean-François Fulconis
patrimoineRue Jean Henri Fabre
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Rue Jean Mermoz
patrimoineRue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jeanne Jugan
patrimoineRue Jean-Pierre Papon
patrimoineRue Jean Vigo
patrimoineRue J.N. Cambillau
patrimoineRue Joseph-Albert Bovis
patrimoineRue Joseph Arnaldi
patrimoineRue Joseph Boniffacy
patrimoineRue Joseph Brès
patrimoineRue Joseph Cadéi
patrimoineRue Joseph d'Arbaud
patrimoineRue Joseph et Xavier de Maistre
patrimoineRue Joseph Fricero
patrimoineRue Joseph Gazan
patrimoineRue Joséphine Baker
patrimoineRue Joseph Kosma
patrimoineRue Joseph Miceu
patrimoineRue Joseph Passeron
patrimoineRue Josette Anelli
patrimoineRue Jouan Nicola
patrimoineRue Jules Belleudy
patrimoineRue Jules Bessi
patrimoineRue Jules Bianchi
patrimoineRue Jules et Aline Avigdor
patrimoineRue Jules Gilly
patrimoineRue Jules Michel
patrimoineRue Julien Lauprêtre
patrimoineRue Justin Montolivo
patrimoineRue la Belle Otéro
patrimoineRue la Bruyère
patrimoineRue Laetitia
patrimoineRue La Fayette
patrimoineRue Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Lange
patrimoineRue Lascaris
patrimoineRue Laurent Giaume
patrimoineRue Lenval
patrimoineRue Léon Bertrand
patrimoineRue Léon Jouhaux
patrimoineRue Léotardi
patrimoineRuelle de l'Abbaye
patrimoineRuelle de la Boucherie
patrimoineRuelle de la Halle aux Herbes
patrimoineRuelle de l'Eau Fraîche
patrimoineRuelle des Canebiers
patrimoineRuelle des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Ruelle des Prés
patrimoineRuelle du Malonat
patrimoineRuelle du Ruisseau
natureRuelle du Séminaire
patrimoineRuelle Michel-Ange
patrimoineRuelle Miron-Lépante
patrimoineRuelle Pairoliere
patrimoineRuelle Saint-André
patrimoineRuelle Saint-Augustin
patrimoineRuelle Sainte-Catherine
patrimoineRuelle Sainte-Marie
patrimoineRuelle Saint-François
patrimoineRuelle Saint-Martin
patrimoineRuelle Saint-Roch
patrimoineRue Longchamp
patrimoineRue Louis-Antoine Fulconis
patrimoineRue Louis Bilbaut
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Branche
patrimoineRue Louis de Coppet
patrimoineRue Louise Ackermann
patrimoineRue Louis Garneray
patrimoineRue Louis Gassin
patrimoineRue Louis Genari
patrimoineRue Louis Roubaudi
patrimoineRue Lucie Larboullet
patrimoineRue Maccarani
patrimoineRue Madeleine Faraut
patrimoineRue Mantega
patrimoineRue Manzone
patrimoineRue Maraldi
patrimoineRue Marceau
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Marcel Vissan
patrimoineRue Maréchal Bernadotte
patrimoineRue Maréchal Bugeaud
patrimoineRue Maréchal Davout
patrimoineRue Maréchal Vauban
patrimoineRue Marie Bashkirtseff
patrimoineRue Martin Seytour
patrimoineRue Maryse Carlin
patrimoineRue Mascoïnat
patrimoineRue Masséna
patrimoineRue Massenet
patrimoineRue Maurice Jaubert
patrimoineRue Maurice Maccario
patrimoineRue Maurice Mignon
patrimoineRue Melchior de Vogue
patrimoineRue Mère Térésa
patrimoineRue Meyerbeer
patrimoineRue Michel-Ange
patrimoineRue Michel de Tarnowsky
patrimoineRue Michelet
patrimoineRue Michelet Prolongée
patrimoineRue Milton Robbins
patrimoineRue Miollis
patrimoineRue Miralheti
patrimoineRue Miron
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Monnier
patrimoineRue Monseigneur Alfred Daumas
patrimoineRue Mozart
patrimoineRue Nathalie Masse
patrimoineRue Nathanya
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Nicot de Villemain
patrimoineRue Niépce
patrimoineRue Orestis
patrimoineRue Oscar II
patrimoineRue Pacho
patrimoineRue Paganini
patrimoineRue Pairolière
patrimoineRue Panaït Istrati
patrimoineRue Pancho Gonzales
patrimoineRue Paradis
patrimoineRue Parmentier
patrimoineRue Passeroni
patrimoineRue Pastorelli
patrimoineRue Paul Bounin
patrimoineRue Paul Bourget
patrimoineRue Paul Déroulède
patrimoineRue Pauline
patrimoineRue Paul Reboux
patrimoineRue Paul Valéry
patrimoineRue Penchienatti
patrimoineRue Père Auguste Valensin
patrimoineRue Père Joseph Bertaina
patrimoineRue Pertinax
patrimoineRue Pie-François Toesca
patrimoineRue Pierre Barelli
patrimoineRue Pierre Blancon
patrimoineRue Pierre Dévoluy
patrimoineRue Pierre Garibo
patrimoineRue Pierre Grilli
patrimoineRue Pierre Mellarède
patrimoineRue Pierre Pietri
patrimoineRue Pierre Seguran
patrimoineRue Pierre Vogade
patrimoineRue Pie Scoffier
patrimoineRue Place Vieille
patrimoineRue Prince Maurice
patrimoineRue Professeur Delvalle
patrimoineRue Provana de Leyni
patrimoineRue Puget
patrimoineRue Rancher
patrimoineRue Raoul Bosio
patrimoineRue Raoul Lesueur
patrimoineRue Raoul Ponchon
patrimoineRue Raspail
patrimoineRue Raymond Poincaré
patrimoineRue Raynardi
patrimoineRue Reine Jeanne
patrimoineRue René Houat
patrimoineRue René Sainson
patrimoineRue René Vietto
patrimoineRue Ribotti
patrimoineRue Robert Latouche
patrimoineRue Robert Schuman
patrimoineRue Robert Thivin
patrimoineRue Robilant
patrimoineRue Roger Martin du Gard
patrimoineRue Rossetti
patrimoineRue Rossini
patrimoineRue Rouget de Lisle
patrimoineRue Rusca
patrimoineRue Sacha Guitry
patrimoineRue Saïda
patrimoineRue Saint-Antoine
patrimoineRue Saint-Augustin
patrimoineRue Sainte-Claire
patrimoineRue Sainte-Réparate
patrimoineRue Saint-François
patrimoineRue Saint-François de Paule
patrimoineRue Saint-Gaëtan
patrimoineRue Saint-Honoré
patrimoineRue Saint-Hospice
patrimoineRue Saint-Jean d'Angely
patrimoineRue Saint-Joseph
patrimoineRue Saint-Philippe
patrimoineRue Saint-Saëns
patrimoineRue Saint-Siagre
patrimoineRue Saint-Suaire
patrimoineRue Saint-Vincent
patrimoineRue Saussure
patrimoineRue Scaliero
patrimoineRue Sevan
patrimoineRue Sincaire
patrimoineRue Smolett
patrimoineRue Soeur Emmanuelle
patrimoineRue Soleau
patrimoineRue Sorgentino
patrimoineRue Spitalieri
patrimoineRue Sulzer
patrimoineRue Thaon de Revel
patrimoineRue Théodore de Banville
patrimoineRue Théodore Gasiglia
patrimoineRue Thyde Monnier
patrimoineRue Tonduti de l'Escarène
patrimoineRue Torrini
patrimoineRue Trachel
patrimoineRue Valperga
patrimoineRue Vanloo
patrimoineRue Veillon
patrimoineRue Verdi
patrimoineRue Vernier
patrimoineRue Vicente Blasco Ibañez
patrimoineRue Victorien Sardou
patrimoineRue Victor Juge
patrimoineRue Vincent Bermond
patrimoineRue Vincent Fossat
patrimoineRue Vingt Deuxième B.C.A.
patrimoineRue Voltaire
histoireIssu de la bourgeoisie parisienne, François-Marie Arouet (1694-1778) fit de brillantes études chez les jésuites de Louis-le-Grand. Son pseudonyme Voltaire est l'anagramme d'Arovet L.J. — « Arouet le Jeune » — à une époque où u et v ne se distinguaient pas encore à l'écrit. Ses vers irrévérencieux contre le Régent lui valurent onze mois de Bastille en 1717, où il écrivit sa première tragédie et se choisit son nouveau nom. Un franc-parler récidiviste l'exila ensuite en Angleterre pendant trois ans, séjour décisif : il en revint transformé, avec une philosophie réformatrice de la justice et de la société inspirée du modèle anglais, et une défense ardente de la liberté d'expression. Rentré en France, il ne cessa dès lors de critiquer la guerre, le dogme chrétien et surtout la monarchie absolue de droit divin. Historiographe du roi en 1745, il entra à l'Académie française l'année suivante — mais ses écrits scandaleux (Zadig, 1747) le forcèrent à l'exil, d'abord chez Frédéric II à Berlin, puis en Suisse. En 1759, il s'installa à Ferney, village frontalier de la Suisse qui portera désormais son nom : il y accueillit toute l'Europe éclairée pendant vingt ans, devenant le « patriarche de Ferney », référence intellectuelle du siècle. La même année, il publia Candide, roman satirique où sa naïveté imaginaire dénonce le fanatisme, la guerre, l'esclavage et l'optimisme métaphysique de Leibniz — le fameux « Il faut cultiver notre jardin » qui clôt le livre. Avec ses pamphlets mordants, il se battit contre les injustices judiciaires : l'affaire Calas (protestant toulousain roué en 1762, réhabilité grâce à lui en 1765), l'affaire Sirven, l'exécution du jeune chevalier de La Barre. À chacun il opposa sa devise, signée à la fin de ses lettres : « Écrasons l'infâme » — l'infâme étant le fanatisme religieux. En 1778, à quatre-vingt-trois ans, il revint triomphalement à Paris après vingt-huit ans d'absence : la Comédie-Française l'acclama debout, la foule l'idolâtra. Il mourut trois mois plus tard. Refusé de sépulture chrétienne, enterré à la sauvette en Champagne, il fut transféré au Panthéon par la Révolution en 1791. Il y repose depuis, face à Rousseau — les deux frères ennemis des Lumières.
Rue von Derwies
patrimoineSaint-Isidore
patrimoineSentier de la Rade
patrimoineSentier des Agaves
patrimoineSentier des Cystes
patrimoineSentier des Fauvettes
patrimoineSentier du Canal de Gairault
patrimoineSentier du Cap de Nice
patrimoineSentier du Mont Alban
patrimoineSol E Mar
patrimoineSquare Colonel Bouvier
patrimoineSquare de Cunéo
patrimoineSquare Marc-Antoine Charpentier
patrimoineSquare Odette et Moussa Abadi
patrimoineSquare Paul Gordeaux
patrimoineSquare Paul Musso
patrimoineTerrasse de Cimiez
patrimoineTerrasse de la Corniche Fleurie
patrimoineTerrasse Nietzsche
patrimoineTiragalo
patrimoineToboggan Reine Jeanne
patrimoineTour Bellanda
patrimoineTraverse Barla
patrimoineTraverse Bourgada
patrimoineTraverse de la Digue des Français
patrimoineTraverse des Arboras
patrimoineTraverse des Baraques
patrimoineTraverse des Bosquets
patrimoineTraverse des Maraîchers
patrimoineTraverse Digue des Français
patrimoineTraverse Flandres Dunkerque
patrimoineTraverse Garibaldi
patrimoineTraverse Giacobi
patrimoineTraverse Jean André
patrimoineTraverse Jean Monnet
patrimoineTraverse Lympia
patrimoineTraverse Nicoletti
patrimoineTraverse Schimtt
patrimoineTraverse Suzanne Lenglen
patrimoineTraverse Villermont
patrimoineTunnel André Liautaud
patrimoineTunnel André Malraux
patrimoineTunnel de la Gare
patrimoineTunnel Deloye
patrimoineTunnel de Magnan
patrimoineTunnel du Congrès
patrimoineTunnel Saint-Étienne
patrimoineTunnel Saluzzo
patrimoineVal Fleuri
patrimoineVenelle des Iscles du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Via Julia-Augusta
patrimoineVieux Chemin de Bellet
patrimoineVieux Chemin de Cimiez
patrimoineVieux Chemin de Crémat
patrimoineVieux chemin de Crémat, raccourci numéro 1
patrimoineVieux Chemin de Gairaut
patrimoineVieux Chemin de la Lauvette
patrimoineVieux Chemin de Pessicart
patrimoineVieux Chemin de Saint-Antoine
patrimoineVieux Chemin de Saint Antoine Raccourci n°1
patrimoineVieux Chemin de Terron
patrimoineVilla de Bellet
patrimoineVilla Monica
patrimoineVoie au n°298 Avenue Sainte-Marguerite
patrimoineVoie Aurélienne
patrimoineVoie de desserte de la cité Fighiéra
patrimoineVoie de desserte du Parc Lubonis
patrimoineVoie du Hameau des Cappan
patrimoineVoie du lotissement Parc Orangini
patrimoineVoie du Plateau du Piol
patrimoineVoie Pierre Mathis
patrimoineVoie privée
patrimoineVoie Privée
patrimoineVoie Résidences les Terrasses de la Corniche Fleurie
patrimoineVoie Romaine
patrimoine