Rues de Hautefort
163 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Bastard
patrimoineAllée de la Garenne Saint-Jean
patrimoineAllée De la Saint Jean Baptiste
patrimoineAllée du Blacé
patrimoineAllée du Dalon
patrimoineAllées du 1er Avril 1944
patrimoineAvenue de l'Europe
patrimoineAvenue du Périgord
patrimoineAvenue Jacques Maigret
patrimoineAvenue Sylvain Floirat
patrimoineChemin de Brégéras
patrimoineChemin de Four à Chaux
patrimoineChemin de Gratte Chèvre
patrimoineChemin de la Balayère
patrimoineChemin de la Barrière
patrimoineChemin de Lachaize
patrimoineChemin de la Cipière
patrimoineChemin de la Croix du Jubilé
patrimoineChemin de la Ferme du Cabanier
patrimoineChemin de la Fontaine de Pialot
patrimoineChemin de la Gane
patrimoineChemin de la Gaulhas
patrimoineChemin de la Joffrenie
histoireEn septembre 1914, Joseph Joffre (1852-1931) sauva peut-être la France — ou du moins, sa République. En décembre 1916, l'opinion publique commençait à se lasser de lui. Entre les deux dates, il fut le général le plus populaire que le pays ait connu depuis Napoléon : entre 1915 et 1918, 398 garçons français reçurent le prénom Joffre, et 700 filles celui de Joffrette. Peu d'hommes ont connu une telle apothéose civile de leur vivant. Il naquit le 12 janvier 1852 à Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, fils d'un tonnelier catalan. Élève brillant, il obtint à seize ans une bourse pour Polytechnique, dont il fut le benjamin de sa promotion. La guerre de 1870 éclata pendant sa première année d'école ; il participa à la défense de Paris comme sous-lieutenant d'artillerie, à peine sorti de l'adolescence. Son destin militaire était scellé — il choisit le Génie, arme rigoureuse et technique qui correspondait à son tempérament méthodique. Sa longue carrière avant la Grande Guerre se déroula presque entièrement dans les colonies : Tonkin en Indochine, Soudan français (aujourd'hui Mali) où il commanda la marche sur Tombouctou en 1894, Madagascar sous les ordres de Gallieni. Il y bâtit sa réputation d'organisateur méthodique, spécialiste des transports et de la logistique ferroviaire — qualités qui lui vaudront, en 1911, le poste ultime : chef d'état-major général de l'Armée. Il s'attelle à préparer l'armée française à l'affrontement qu'il prévoit avec l'Allemagne. Août 1914 : la guerre éclate, et le plan XVII de Joffre — offensive massive en Alsace-Lorraine à la baïonnette, dans l'esprit de « l'offensive à outrance » — s'effondre en quinze jours. Trois cent mille victimes françaises dans la seule bataille des Frontières. C'est le pire désastre militaire français depuis 1870. Joffre réagit avec un sang-froid glacial : il limoge en trois semaines cinquante généraux — carnage hiérarchique sans précédent —, nomme des hommes compétents à leur place (Gallieni à Paris, Franchet d'Espèrey à la 5ᵉ armée, Foch à la 9ᵉ armée), puis attend son moment. Il vint le 6 septembre 1914. Alors que l'armée allemande pivote imprudemment vers le sud-est au lieu de contourner Paris, Joffre déclenche la contre-attaque générale sur la Marne, précédée d'un ordre du jour resté célèbre : « Au moment où s'engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n'est plus de regarder en arrière. » Une semaine plus tard, les Allemands reculent. Paris est sauvé, la France aussi. Joffre devient du jour au lendemain le « vainqueur de la Marne », adulé dans tout le pays et chez les Alliés. La suite fut moins glorieuse. Toute l'année 1915, Joffre s'obstina dans une litanie d'offensives sanglantes et vaines en Artois, en Champagne, sur la Somme, avec sa formule tristement célèbre : « Je les grignote » — parlant des Allemands, mais accusant surtout des dizaines de milliers de soldats français par mois. Verdun en 1916 aggrava les tensions avec le pouvoir politique. Après le désastre de la Somme (juillet-novembre 1916), le gouvernement le remplaça par Nivelle — qui ne fera guère mieux. Pour ménager l'opinion, on éleva Joffre à la dignité de maréchal de France le 26 décembre 1916 : il fut le premier maréchal de la IIIᵉ République, dignité qui n'avait plus été attribuée depuis la chute de Napoléon III. La mission diplomatique aux États-Unis en 1917 aux côtés de René Viviani fut l'un des derniers grands services rendus au pays : elle contribua largement à l'entrée américaine en guerre. Élu à l'unanimité à l'Académie française en 1918, Joffre mourut à Paris le 3 janvier 1931, presque octogénaire. Il n'est pas une ville de France qui ne lui ait donné son nom à une rue, une place ou une avenue. Peu importe que la postérité historique ait, depuis, nuancé la légende : dans la mémoire collective française, Joffre reste l'homme qui n'a pas cédé quand tout menaçait de céder.
Chemin de la Maligne
patrimoineChemin de la Métairie
patrimoineChemin de la Mothe
patrimoineChemin de l'Ancienne Chapelle
patrimoineChemin de la Pampa
patrimoineChemin de la Queyrie
patrimoineChemin de la Reille
patrimoineChemin de la Source de la Métairie
patrimoineChemin de Moucha
patrimoineChemin De Mouney Haut
patrimoineChemin de Peyre Plate
patrimoineChemin de Pialot
patrimoineChemin de Pré-Boussou
patrimoineChemin de Près Latour
patrimoineChemin de Ribièras
patrimoineChemin des Besses
patrimoineChemin des Brugeaux
patrimoineChemin des Bruneteaux
patrimoineChemin des Castineries
patrimoineChemin des Chabridoux
patrimoineChemin des Chadeaux
patrimoineChemin des Clous
patrimoineChemin des Deux Calvaires
patrimoineChemin des Grandes Vignes
natureChemin des Gravats
patrimoineChemin de Sigale
patrimoineChemin des Mongedies
patrimoineChemin des Noches
patrimoineChemin des Peyrades
patrimoineChemin des Planèzes
patrimoineChemin des Pradelles
patrimoineChemin des Prés-Loups
patrimoineChemin des Saint-Guynefort
patrimoineChemin des Tanneries
patrimoineChemin des Terres Blanches
patrimoineChemin des Thuilléras
patrimoineChemin du Bois de l'Allée
patrimoineChemin du Causse
patrimoineChemin du Clos Vieux
patrimoineChemin du Coderc
patrimoineChemin du Cros
patrimoineChemin du Lac
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Maine des Bos
patrimoineChemin du Moulin du Coucou
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Plateau de la Chabroulie
patrimoineChemin du Puy Vignaud
patrimoineChemin du Sac de Marty
patrimoineChemin du Tarideau
patrimoineChemin du Thévenot
patrimoineChemin Villotte
patrimoineEsplanade de la Jumenterie
patrimoineEsplanade des Écoles
patrimoineEsplanade du Château de Hautefort
patrimoineImpasse de la Noyeraie
patrimoineImpasse de Peyrechesse
patrimoineImpasse des Artisans
patrimoineImpasse des Ateliers
patrimoineImpasse des Mouquettous
patrimoineImpasse du Charron
patrimoineImpasse du Garde Champêtre
patrimoineImpasse du Puits
patrimoineLa Maison du Prat
patrimoineLotissement du Pont des Épingles
patrimoineLotissement Le Clos Saint-Léger
patrimoinePassage de la Lourde
patrimoinePassage des Écoliers
patrimoinePassage Jules Raboisson
patrimoinePassage Marquise de Cumont
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Place des Gens d'Auberoque
patrimoinePlace des Voisinades
patrimoinePlace Edmond Dufraisse
patrimoinePlace Eugène Le Roy
patrimoinePlace Marquis Jacques François
patrimoinePlace René Lavaud
patrimoineRésidence de la Chapelle
patrimoineRoute de Beaupuy
patrimoineRoute de Beauvieux
patrimoineRoute de Chez Pinet
patrimoineRoute de Côte de Pialot
patrimoineRoute de la Besse
patrimoineRoute de la Brousse
patrimoineRoute de la Chabroulie
patrimoineRoute de la Chavaille
patrimoineRoute de la Corrèze
patrimoineRoute de la Genèbre
patrimoineRoute de la Gerbaudie
patrimoineRoute de Lanouaillette
patrimoineRoute de la Petite Forêt
natureRoute de la Peyre
patrimoineRoute de la Razoire
patrimoineRoute de Las Boueygeas
patrimoineRoute de la Tuilière
patrimoineRoute de Leymongédie
patrimoineRoute de Maumont
patrimoineRoute de Mercier Lacombe
patrimoineRoute de Périgueux
patrimoineRoute de Roche
patrimoineRoute de Saint-Pierre És Liens
patrimoineRoute des Auberties
patrimoineRoute des Bois Lauriers
patrimoineRoute des Borderies
patrimoineRoute des Broussilloux
patrimoineRoute des Charreaux
patrimoineRoute des Clauds
patrimoineRoute des Fontanelles
patrimoineRoute des Tachas
patrimoineRoute des Terres Blanches
patrimoineRoute des Trois Ponts
patrimoineRoute des Vidaloux
patrimoineRoute du Buisson
patrimoineRoute du Cabanier
patrimoineRoute du Coucou
patrimoineRoute du Fornial
patrimoineRoute du Pays d'Ans
patrimoineRoute du Pont des Epingles
patrimoineRoute du Pont Saint-Jamet
patrimoineRue Bertrand Artigue
patrimoineRue Bertran de Born
histoireRares sont les hommes qui, huit siècles après leur mort, ont mérité une place dans l'Enfer de Dante. Bertran de Born, seigneur du château de Hautefort en Périgord, y descend, coupable d'avoir semé la discorde. Dante le rencontre au chant XXVIII de la Divine Comédie, dans la neuvième bolge du huitième cercle, marchant sans tête, sa propre tête pendue à la main comme une lanterne : « Sache que je suis Bertran de Born, celui qui donna au roi Jean les mauvais conseils. Je rendis ennemis le père et le fils. » Son châtiment, écrit Dante, applique la loi du contrapasso — cet homme qui divisa père et fils marche pour l'éternité divisé de sa propre tête. Beau destin littéraire pour un châtelain périgordien. Il serait né vers 1140 au château de Born, aujourd'hui disparu, sur la commune de Salagnac, en Périgord vert. Coseigneur de Hautefort avec son frère Constantin, selon les usages féodaux locaux, il ne mit pas longtemps à se disputer avec lui — le frère, passé sous la protection des Plantagenêt, devenus après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II en 1154 les suzerains du Limousin. Toute la vie politique de Bertran de Born se joua dans cette lutte pour garder son indépendance face aux grands princes. Pour cela, il chercha à jouer sur les dissensions internes de la puissante famille royale anglo-angevine, excitant les fils du roi contre leur père. Il se lia surtout avec Henri le Jeune, l'aîné, contre son cadet Richard Cœur de Lion et contre leur père Henri II. La révolte des princes échoua ; Bertran fut fait prisonnier ; il obtint son pardon en évoquant devant Henri II le souvenir attendri du fils disparu — et retrouva son château. Après la mort de Richard, il renonça aux intrigues et à la guerre. Mais c'est par la poésie que Bertran de Born est entré dans l'éternité littéraire. Écrivant en langue d'oc — l'occitan de son Périgord natal — il fut l'un des grands maîtres du sirventes, cette forme de poésie satirique et politique par laquelle les troubadours attaquaient leurs ennemis, prenaient parti dans les querelles, célébraient leurs alliances et leurs colères. Aucun ne fut plus violent que lui, ni plus habile. Il chantait tour à tour l'amour courtois pour la belle dame « à la peau blanche comme fleur d'aubépine », et surtout la joie de la guerre — cette célébration du combat pour lui-même qui fascina et scandalisa les siècles. Son plus fameux poème commence par ces vers restés célèbres : « Bien me plaît le doux temps de Pâques, qui fait feuilles et fleurs venir » — puis bascule brutalement dans une jubilation guerrière qui n'a rien à envier aux plus âpres chants de bataille de toute la poésie européenne. Après une vie d'intrigues, de sirventes, d'armes et de séjours dans les cours princières d'Occitanie, il se retira à l'abbaye de Dalon — fondée à Sainte-Trie, en Périgord, et à laquelle son beau-père Gouffier de Lastours avait contribué. Il y mourut vers 1215. Sept siècles plus tard, son nom rayonne encore : la poésie occitane le compte parmi ses trois ou quatre maîtres absolus, le grand poète allemand Heinrich Heine lui a consacré trois strophes, et le collège-lycée public de Périgueux porte fièrement son nom.
Rue de Blacé
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de Pavé
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Sœurs de Nevers
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Cabanier
patrimoineRue du Chanoine Goumet
patrimoineRue du Claud Fleuri
patrimoineRue du Docteur Gabriel Lacheze
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue Jean-Sylvain Raynaud
patrimoineRue Marie de Hautefort
patrimoineRue Maurice Guilloux
patrimoineRue Maxence de Damas
patrimoineRue Nicolas Rambourg
patrimoineRue Pèire de Bossignac
patrimoineRue Simone Weill-Durosoy
patrimoineRue Sylvain Floirat
patrimoine