Rues de Fouesnant
313 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Roche Percée
patrimoineAllée de Loc Hilaire
patrimoineAllée de Penfoulic
patrimoineAllée des Jacanas
patrimoineAllée des Kiwis
patrimoineAllée des Loriots
patrimoineAllée des Lozisiane
patrimoineAllée des Mésanges
patrimoineAllée des O à V
patrimoineAllée des Wallaby
patrimoineAllée des Xérus
patrimoineAllée des Yuccas
patrimoineAvenue de la Pointe du Cap-Coz
patrimoineCale de Beg-Meil
patrimoineChemin Creux
patrimoineChemin de Bot Conan
patrimoineChemin de Creac'h An Alé
patrimoineChemin de Gozforn
patrimoineChemin de Kerambigorn
patrimoineChemin de Ker an Braz
patrimoineChemin de Kerbrigent
patrimoineChemin de Kerdéro
patrimoineChemin de Kergaradec
patrimoineChemin de Kerlédan
patrimoineChemin de Kerlosquen
patrimoineChemin de Kerneuc
patrimoineChemin de Kernoac'h
patrimoineChemin de Kerolland
patrimoineChemin de Kerpol
patrimoineChemin de Kersentic
patrimoineChemin de Kervastard
patrimoineChemin de la Cale
patrimoineChemin de la Digue
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patrimoineChemin de Malabry
patrimoineChemin de Menez Maurice
patrimoineChemin de Ménez Roué
patrimoineChemin de Menez Rouz
patrimoineChemin de Mesyouen
patrimoineChemin de Parc Haro
patrimoineChemin de Parc Veil
patrimoineChemin de Park ar C'hastel
patrimoineChemin de Park Ar C'hastel
patrimoineChemin de Park C'hroaz
patrimoineChemin de Park Marc'h
patrimoineChemin de Pen an Cap
patrimoineChemin de Pen Ar Hoat
patrimoineChemin de Pen C'Hoat
patrimoineChemin de Saint-Sébastien
patrimoineChemin des Oiseaux
patrimoineChemin des Poiriers
patrimoineChemin des Vergers
patrimoineChemin de Toul an Aël
patrimoineChemin de Tregonnour
patrimoineChemin de Ty Corn
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Petit Rospiec
patrimoineChemin du Quinquis
patrimoineChemin du Silence
patrimoineCité de Ker Elo
patrimoineClos de Coat Ar Vorc'h
patrimoineDescente de Bellevue
patrimoineDescente de Roz-An-Barz
patrimoineDescente du Cap
patrimoineDescente du Cap Coz
patrimoineDescente du Douric
patrimoineDescente du Loc'h
patrimoineDescente du Loch
patrimoineEspace Kerneveleck
patrimoineEspace Kerourgué
patrimoineEspace Kervihan
patrimoineFerme de Kervihan
patrimoineGarn Glaz
patrimoineGoarem Dreuz
patrimoineHameau de Hent Ar Ménez
patrimoineHameau de Ker Anna
patrimoineHameau de Kerbrigent
patrimoineHameau de Kerfaou
patrimoineHameau de Kerho
patrimoineHameau de Kerneuc
patrimoineHameau de Kersiles
patrimoineHameau de Kervihan
patrimoineHameau de Landebec
natureHameau de Land Gwen
patrimoineHameau de Lestrioual
patrimoineHameau de Lesvern Vihan
patrimoineHameau de Menez Ker An Braz
patrimoineHameau de Menez Roué
patrimoineHameau de Mestrezec
patrimoineHameau de Parc C'Hastel
patrimoineHameau de Parc Névez
patrimoineHameau de Park an Ale
patrimoineHameau des Pommiers
patrimoineHameau de Tregonnour
patrimoineHameau de Ty Corn
patrimoineHent ar Bleizi
patrimoineHent Ar Menez
patrimoineHent Beg Ar Garrec
patrimoineHent Brinigwenn
patrimoineHent Carbon
patrimoineHent Cleut Rouz
patrimoineHent Coat Huella
patrimoineHent Coat Menhir
patrimoineHent Cosquer
patrimoineHent Coz Keranguel
patrimoineHent Croas Kerneing
patrimoineHent Dimezell
patrimoineHent Du
patrimoineHent Foënnec Gozforn
patrimoineHent Galzadeg
patrimoineHent Goas Ru
patrimoineHent Goazel
patrimoineHent Kerambris
patrimoineHent Keranéostic
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patrimoineHent Koad Men Hir
patrimoineHent Koad Men'Hir
patrimoineHent Landebec
natureHent Land Gwen
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patrimoineHent Mesguinis
patrimoineHent Mespiolet
patrimoineHent Mesrhour
patrimoineHent Nod Gwen
patrimoineHent Parc Hueltrec
patrimoineHent Parc Leur
patrimoineHent Parc Nevez
patrimoineHent Parc Ster
patrimoineHent Parc Thomas
patrimoineHent Pen Illis
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patrimoineHent Poulancorre
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patrimoineHent Ty Pri Rosnabat
patrimoineHent Ty Var Leur
patrimoineHent Vorlen
patrimoineimpasse ar bleizi
patrimoineImpasse ar Mor
patrimoineImpasse de Bellevue
patrimoineImpasse de Kergrenn
patrimoineImpasse de la Petite Métairie
patrimoineImpasse de Mestrezec
patrimoineImpasse de Park ar C'hastel
patrimoineImpasse de Park Lann
patrimoineImpasse des Ormes
patrimoineImpasse Park Huella
patrimoineKarn Henvez
patrimoineKarn Kerbiriou
patrimoineKarn Menez Guillou
patrimoineKarn MenezKerbader
patrimoineKarnMenezKerbader
patrimoineKarn Moël
patrimoineKarn Ster
patrimoineKermanson
patrimoineKeryon
patrimoineKroaz Hent
patrimoineLa Grande Allée
patrimoineLanros
patrimoineLe Clos de Kerangaerel
patrimoineLe Clos de Kersinaou
patrimoineLe Hameau des Dunes
patrimoineLe Hameau du Cap
patrimoineLen C'hanked
patrimoineLenn Gouz
patrimoineLotissement de Hent Du
patrimoineLotissement les Hauts du Cap Coz
patrimoineParc Lann
patrimoinePassage du Penker
patrimoinePen An Cap
patrimoinePlace de l'Église
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.Place des Anciens Combattants
patrimoinePlace du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Résidence de Boc'h Logot
patrimoineRésidence de Gwez Dero
patrimoineRésidence de Hent Du
patrimoineRésidence de Ker An Kloareg
patrimoineRésidence de Kerlosquen
patrimoineRésidence de Kerneing
patrimoineRésidence de Kervihan
patrimoineRésidence de Keryon Vras
patrimoineRésidence de la Châtaigneraie
patrimoineRésidence de la Fontaine
patrimoineRésidence de Lespont
patrimoineRésidence de Lesvern
patrimoineRésidence de Lesvern Vras
patrimoineRésidence de Lost Ar C'hoat
patrimoineRésidence de Maner Ker Elo
patrimoineRésidence des Dunes
patrimoineRésidence des Garennes
patrimoineRésidence des Hortensias
patrimoineRésidence des Saules
patrimoineRésidence de Tregonnour
patrimoineRésidence Dihen Vraz
patrimoineRésidence du Lo'h
patrimoineRésidence du Parc d'Arvor
patrimoineRésidence La Place de l'Église
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.Résidence les Jardins de Keryon
patrimoineRésidence les Pins
patrimoineRésidence Pen An Roz
patrimoineRésidence Pen Ar Hoat
patrimoineRésidence Sainte-Anne
patrimoineRésidence Vallon de Coat Ar Vorch
patrimoineRond-Point de Bréhoulou
patrimoineRond-Point de Ker Elo
patrimoineRond-Point de Kernévéleck
patrimoineRond-Point de Lespont
patrimoineRond-Point de l'Odet
patrimoineRond-Point de Pont Henvez
patrimoineRoute de Beg-Meil
patrimoineRoute de Bénodet
patrimoineRoute de Clohars-Fouesnant
patrimoineRoute de Fouesnant
patrimoineRoute de la Forêt-Fouesnant
natureVaste étendue arborée couvrant aujourd'hui près d'un tiers du territoire français, la forêt est bien plus qu'un paysage : c'est une histoire de dix mille ans, une ressource économique majeure protégée depuis Colbert par un droit unique en Europe, un refuge écologique menacé, et l'un des grands imaginaires collectifs de la culture française.
Une forêt n'est pas une simple étendue d'arbres — c'est un écosystème complet, avec ses strates superposées : la canopée des arbres adultes (chênes, hêtres, pins, sapins selon les régions), la strate arbustive (noisetiers, houx, sureaux), la strate herbacée (fougères, mousses, fleurs de sous-bois), et le sol vivant grouillant de champignons, d'insectes et de mycorhizes. On distingue les feuillus (chêne, hêtre, châtaignier, charme — dominants dans le nord et le centre) des résineux (pin, sapin, épicéa, mélèze — dominants en montagne et dans les Landes). Une forêt de futaie est composée d'arbres élevés et espacés ; un taillis de rejets courts et denses coupés régulièrement ; une futaie sur taillis mêle les deux systèmes — mode d'exploitation traditionnel français encore fréquent.
À l'époque gallo-romaine, la forêt couvrait environ 30 millions d'hectares — la moitié du territoire. Les Gaulois y vénéraient les chênes, les druides y célébraient leurs cultes, les légendes s'y déployaient. Puis vinrent les grands défrichements médiévaux, les besoins de la marine, les forges, les charpentes : en 1700, il ne restait plus que 8 à 9 millions d'hectares boisés. La forêt française, saccagée, menaçait de disparaître.
En août 1669, le ministre de Louis XIV promulgue l'Ordonnance sur le fait des Eaux et Forêts — véritable premier code forestier français, l'un des premiers au monde. Elle règle tout : formation des officiers forestiers, planification des coupes, mise en réserve du quart de la superficie pour de grands arbres, exclusion du bétail, droit de préemption de l'État sur les meilleurs bois pour la construction navale. Cette ordonnance visionnaire — véritable ancêtre du concept moderne de développement durable — restera en vigueur jusqu'à la Révolution et inspirera le Code forestier de 1827 toujours à la base du droit français.
Au début du XIXᵉ siècle, la forêt française avait encore reculé à 16 % du territoire sous les besoins de la révolution industrielle. La création de l'École forestière de Nancy en 1824 puis de l'Office national des forêts (ONF) en 1964 ont accompagné une reconquête spectaculaire. Aujourd'hui, la forêt française couvre près de 17 millions d'hectares — soit 31 % du territoire national —, faisant de la France le quatrième pays le plus boisé d'Europe après la Suède, la Finlande et l'Espagne. Elle progresse encore d'environ 50 000 hectares par an.
Le régime foncier français est original : 75 % des forêts appartiennent à des propriétaires privés (environ 3,5 millions de particuliers et sociétés), 15 % aux communes (forêts communales), et 10 % à l'État (forêts domaniales — Fontainebleau, Compiègne, Rambouillet, Tronçais, Bercé). Les forêts publiques sont gérées par l'ONF ; les forêts privées, par leurs propriétaires sous encadrement du Centre national de la propriété forestière.
Au-delà de sa fonction économique (bois de construction, chauffage, papier), la forêt française est un refuge de biodiversité — plus de 130 espèces d'arbres, des milliers d'espèces animales, des dizaines de milliers d'insectes —, un piège à carbone essentiel dans la lutte contre le dérèglement climatique, et un lieu d'imaginaire collectif qui traverse toute la culture française, des contes de Perrault aux romans de Giono, des chasses royales de Fontainebleau aux promenades dominicales contemporaines. En temps de crise climatique, elle est aussi de plus en plus menacée — incendies (Landes 2022, Gard 2023, Gironde 2026), scolytes, sécheresses répétées — rappelant que Colbert avait vu juste dès 1669 : la forêt est un patrimoine fragile qu'il faut, à chaque génération, choisir de préserver.Route de la Pointe de Mousterlin
patrimoineRoute de Menez Rohou
patrimoineRoute de Mestrézec
patrimoineRoute de Quimper
patrimoineRoute de Sainte-Anne
patrimoineRoute de Saint-Evarzec
patrimoineRoute des Dunes
patrimoineRoute du Grand Large
patrimoineRoute du Perguet
patrimoineRoute du Port
patrimoineRoute du Raker
patrimoineRoute Gwaremm
patrimoineRue ar Mor
patrimoineRue de Bréhoulou
patrimoineRue de Cornouaille
patrimoineRue de Kergoadig
patrimoineRue de Kerliverien
patrimoineRue de Kernévéleck
patrimoineRue de Kerourgué
patrimoineRue de Kersiles
patrimoineRue de la Pointe de Mousterlin
patrimoineRue de l'Odet
patrimoineRue de Meerbusch
patrimoineRue de Parc C'Hastel
patrimoineRue de Park ar C'hastel
patrimoineRue de Park Ar C'Hastel
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Glénan
patrimoineRue des Îles
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue Saint-Gwénolé
patrimoineSaint-Jean
patrimoineSentier Cotier
patrimoineSentier côtier
patrimoineSentier Côtier
patrimoineSentierCôtier
patrimoineToul An Ael Kervihan
patrimoineToul C'haon
patrimoineTy Glas Rosnabat
patrimoineVinnogenn Louarn
patrimoineVoie cyclable Fouesnant - Saint-Evarzec
cultureVoie de circulation réservée ou sécurisée pour les vélos, la voie cyclable est aujourd'hui l'un des visages les plus dynamiques de l'aménagement urbain français — la France compte en 2023 près de 57 000 kilomètres de voies cyclables sécurisées, chiffre qui devrait atteindre 80 000 km à l'horizon 2027, témoignage d'un retour spectaculaire de la bicyclette au cœur des politiques de mobilité, cent trente ans après la création de la première piste cyclable de l'histoire.
Le mot « cyclable » recouvre en réalité plusieurs réalités techniques distinctes. La piste cyclable est une chaussée entièrement séparée du trafic motorisé, généralement par un séparateur physique, un dénivelé ou de la végétation — c'est le degré de sécurité maximal. La bande cyclable n'est qu'une voie tracée par un marquage au sol sur une chaussée partagée, sans séparation physique — solution moins coûteuse mais plus exposée. La voie verte est une voie exclusivement réservée aux mobilités douces (vélos, piétons, rollers, cavaliers), interdite aux véhicules motorisés — souvent aménagée sur d'anciennes voies ferrées ou chemins de halage. La véloroute enfin désigne un itinéraire de longue distance balisé et sécurisé, empruntant selon les tronçons pistes, voies vertes ou routes peu circulées, dédié au cyclotourisme.
La première piste cyclable au monde naît à Utrecht (Pays-Bas) en 1885. La France suit vite : le 6 avril 1897, le journal La Presse annonce la création à Paris, sur l'avenue de la Grande-Armée, de la première piste cyclable française — appelée alors « trottoir cyclable », large de quatre mètres, à une hauteur intermédiaire entre la chaussée et le trottoir. Elle permettait d'isoler les cyclistes des voitures à cheval et de leur épargner les pavés inconfortables des chaussées. Sous l'impulsion du Touring Club de France (fondé en 1890), un premier réseau ambitieux se constitue : en 1912, la région parisienne compte déjà 250 kilomètres de pistes cyclables. La France des années 1930 compte quant à elle un bon millier de kilomètres de pistes, principalement construites hors agglomération le long des grands axes.
L'essor massif de la voiture individuelle après la Seconde Guerre mondiale efface progressivement le vélo du paysage urbain français. Dans les années 1960, on va jusqu'à supprimer de nombreuses pistes cyclables existantes pour élargir les voies automobiles. Le vélo devient un loisir dominical, non plus un mode de transport. Il faut attendre les années 1970 pour qu'une prise de conscience revienne : premières pistes cyclables des « plans de circulation » finançés par l'État, création de la FUB (Fédération des usagers de la bicyclette) à Strasbourg en 1980. La grève des transports parisiens de 1995 joue un rôle inattendu : des milliers de Franciliens redécouvrent le vélo comme moyen de transport quotidien. Paris passe de 6 kilomètres d'aménagements cyclables en 1995 à plus de 200 kilomètres au début des années 2000.
L'année 2019 marque un tournant national avec le lancement du Plan Vélo doté d'un budget de 350 millions d'euros sur sept ans. La crise sanitaire de 2020, avec ses fameuses « coronapistes » — pistes cyclables provisoires devenues pérennes dans de nombreuses métropoles —, accélère la transformation. Les grandes villes françaises investissent massivement : Paris, Strasbourg, Nantes, Bordeaux, Rennes, Grenoble, Lyon développent des réseaux ambitieux. La part modale du vélo dépasse 10 % dans certaines métropoles (contre moins de 3 % au niveau national) — encore loin des 40 % d'Amsterdam ou de Copenhague, mais en progression rapide.
Au-delà des villes, la France s'est dotée d'un réseau national de véloroutes parmi les plus denses d'Europe, coordonné depuis 2001 par la Mission nationale véloroutes et voies vertes. Parmi les itinéraires emblématiques : La Loire à Vélo (900 km de Cuffy à Saint-Brévin-les-Pins, longeant le plus long fleuve de France) ; La Vélodyssée (1 300 km reliant Roscoff en Bretagne à Hendaye au Pays basque, le long de l'Atlantique) ; La ViaRhôna (le long du Rhône, du Léman à la Méditerranée) ; La Vélomaritime (Roscoff-Dunkerque, la façade Manche-Mer du Nord). L'ensemble forme un réseau que le cyclotourisme international emprunte de plus en plus — la France est aujourd'hui la deuxième destination mondiale de tourisme à vélo après l'Allemagne, activité générant plus de 5 milliards d'euros par an.
Créer une voie cyclable dans une commune, c'est aujourd'hui redessiner la place laissée à chaque mode de transport — moins d'espace pour la voiture, plus pour le vélo, la marche, les enfants qui vont à l'école, les personnes âgées. C'est aussi participer à la transition écologique (le vélo n'émet aucun CO₂), à la santé publique (30 minutes de vélo quotidien réduisent de 40 % le risque de mortalité prématurée) et à la vitalité économique locale (le cycliste consomme davantage dans les commerces de proximité qu'il traverse).
La bicyclette a inspiré tout un imaginaire culturel français, de Jacques Tati aux affiches du Tour de France. En 1968, Yves Montand immortalisait dans une chanson signée Pierre Barouh et Francis Lai — devenue depuis un classique populaire — la nostalgie des balades d'enfance à vélo sur les petits chemins de terre, souvenir que Barouh tenait de sa jeunesse cachée en Vendée pendant la Seconde Guerre mondiale.
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title="À bicyclette - Yves Montand"
allowfullscreen></iframe>Voie Fouesnant - Pleuven
patrimoine