Rues de Bétheny
192 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Ambroise Croizat
patrimoineAllée Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineAllée de Coulmy
patrimoineAllée de Courtemont
patrimoineAllée de la Carelle d'Empas
patrimoineAllée de la Gloye
patrimoineAllée de la Hussette
patrimoineAllée de la Palière
patrimoineAllée de la Pierre Madame
patrimoineAllée de la Pigeolle
patrimoineAllée de Saint-Étienne
patrimoineAllée des Boutons d'Or
patrimoineAllée des Erinolles
patrimoineAllée des Fanneurs
patrimoineAllée des Frères Morane
patrimoineAllée des Jacinthes
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Lys
patrimoineAllée des Nampages
patrimoineAllée des Narcisses
patrimoineAllée des Pâquerettes
patrimoineAllée des Primevères
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Tulipes
patrimoineAllée des Vaugerots
patrimoineAllée du Bourrache
patrimoineAllée du Buisson Sarrazin
patrimoineAllée du Champ Doré
patrimoineAllée du Château de Ruffy
histoireLe mot « château » vient du latin castellum, qui signifie « forteresse » ou « place fortifiée ». Dès le Moyen Âge, il désigne une construction destinée à défendre un territoire, protéger ses habitants et affirmer l’autorité de son seigneur. Souvent édifié sur une position stratégique, le château fort est doté de remparts, de tours et parfois de fossés, qui lui permettent de résister aux attaques.
Au-delà de sa fonction militaire, le château est aussi un lieu de pouvoir et de résidence seigneuriale. Il accueille le seigneur, sa famille et son entourage, et constitue un centre d’administration du domaine environnant. Au fil des siècles, avec l’évolution des techniques militaires et des modes de vie, de nombreux châteaux perdent progressivement leur rôle défensif pour devenir des demeures plus confortables et prestigieuses.
À partir de la Renaissance, puis sous l’Ancien Régime, le terme désigne de plus en plus souvent de grandes résidences entourées de jardins ou de parcs, à l’image des célèbres châteaux de la Loire ou de Versailles. Aujourd’hui, il peut aussi désigner une vaste maison de campagne ou, dans le Bordelais, une propriété viticole.
Le château demeure ainsi un symbole fort du patrimoine français, témoin de l’évolution de l’architecture, des rapports de pouvoir et des modes de vie à travers les siècles.Allée du Commandant Charcot
patrimoineAllée du Crey
patrimoineAllée Duguay Trouin
patrimoineAllée du Montef
patrimoineAllée du Moustier
patrimoineAllée du Muguet
patrimoineAllée du Tourizet
patrimoineAllée Frédéric Mistral
patrimoineAllée Georges Guynemer
patrimoineAllée Henri Guillaumet
patrimoineAllée Henri Lhotelain
patrimoineAllée Hubert Lathan
patrimoineAllée Jacques Cartier
patrimoineAllée Jacques Monod
patrimoineAllée Jean Bart
patrimoineAllée Joséphine Baker
cultureAutomne 1925. Sur la scène du Théâtre des Champs-Élysées, une jeune femme de dix-neuf ans venue d'un ghetto noir de Saint-Louis dans le Missouri fait son entrée dans la Revue Nègre — presque nue, portée à moitié sur les épaules de son partenaire, dansant un charleston frénétique. La salle est en émoi. Certains crient au scandale, d'autres à la révélation. Le lendemain, Freda Josephine McDonald (1906-1975), fille d'une blanchisseuse et d'un père absent, est devenue Joséphine Baker — la vedette la plus commentée de Paris. Un an plus tard, aux Folies Bergère, elle porte cette ceinture de seize bananes qui la rendra à jamais mythique, entre ironie coloniale et audace scénique. Elle avait quitté les États-Unis pour fuir la ségrégation. La France la fit reine, mais elle rendit largement le compliment. En 1937, elle épousa l'industriel Jean Lion et obtint la nationalité française. Deux ans plus tard, dès la déclaration de guerre, elle offrit ses services à Jacques Abtey, chef du contre-espionnage militaire. Ce fut le début d'une carrière secrète que le grand public ne découvrit qu'après-guerre : recueil de renseignements dans les soirées mondaines de Paris auprès des officiels étrangers, puis, à partir de 1940, transmission de messages codés dissimulés dans ses partitions musicales durant ses tournées en Espagne, au Portugal, en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Refusant de chanter devant les Allemands dans Paris occupé, elle se retira dans son château des Milandes en Dordogne, puis rejoignit Casablanca et Marrakech où elle poursuivit son travail de renseignement pour la France libre. En 1944, elle fut nommée sous-lieutenant des Forces féminines de l'Air. Elle recevrait après la guerre la médaille de la Résistance française, la Croix de guerre et la Légion d'honneur des mains du général Valin. L'artiste ne cessa jamais d'être militante. En 1963, elle marcha aux côtés de Martin Luther King à Washington — la seule femme à prendre officiellement la parole ce jour-là, revêtue de son uniforme de l'armée française. Dans son château des Milandes, elle éleva sa fameuse tribu arc-en-ciel : douze enfants adoptés aux quatre coins du monde, expérience humaine et politique du vivre-ensemble qui la ruina financièrement. Chassée des Milandes en 1969, hébergée par la princesse Grace de Monaco, elle remonta une dernière fois sur scène à Bobino en 1975. Quatre jours après sa première triomphale, elle s'éteignit d'une hémorragie cérébrale. Le 30 novembre 2021, elle devint la sixième femme et la première femme noire à entrer au Panthéon. Son cercueil, à sa demande, resta à Monaco ; à Paris fut installé un cénotaphe contenant de la terre de ses quatre patries : Saint-Louis, Monaco, la Dordogne, et Paris.
Allée Louis Blériot
patrimoineAllée Louis Breguet
patrimoineAllée Marceau Buard
patrimoineAllée Maria Helena Vieira Da Silva
patrimoineAllée Nadia et Lili Boulanger
patrimoineAllée René Cassin
patrimoineAllée René Fonck
patrimoineAllée Roger Sommer
patrimoineAllée Saint-Sébastien
patrimoineAllée Samuel Champlain
patrimoineAllée Santos Dumont
patrimoineAllée Suffren
patrimoineAvenue du Berceau de l'Aviation
sciencesBoulevard des Tondeurs
patrimoineChemin de Cernay
patrimoineChemin de Cernay-lès-Reims
patrimoineChemin de Saint-Étienne
patrimoineChemin des Berceaux
patrimoineChemin des Bouchers
patrimoineChemin des Célibataires
patrimoineChemin des Pendants
patrimoineChemin de Witry
patrimoineChemin rural de Brimontel
patrimoineEsplanade de la Solidaritée
patrimoineGiratoire Maurice Gaberthon
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Antoine Becquerel
patrimoineImpasse Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineImpasse Berthe Morisot
patrimoineImpasse Costes et Bellonte
patrimoineImpasse de la Croisette
patrimoineImpasse de la Mataine
patrimoineImpasse de la Maye
patrimoineImpasse de la Motelle
patrimoineImpasse de la Senselette
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.Impasse des Écoles
patrimoineImpasse des Meuniers
patrimoineImpasse des Naux
patrimoineImpasse des Termes
patrimoineImpasse des Tisserands
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse du Chenois
patrimoineImpasse Guglielmo Marconi
patrimoineImpasse Haroun Tazieff
patrimoineImpasse Katia et Maurice Krafft
patrimoineImpasse Léo Davidovich Landau
patrimoineImpasse Marcel Pointillart
patrimoineImpasse Mary Cassatt
patrimoineImpasse Max Planck
patrimoineImpasse Robert
patrimoineImpasse Rudyard Kipling
patrimoineImpasse Sonia Delaunay
patrimoinePlace de la Chaîne d'Or
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoineSymbole de la République et cœur administratif de la commune, la mairie est née directement de la Révolution française — c'est le décret du 14 décembre 1789 qui créa les communes modernes, dont chacune, aujourd'hui encore, se rassemble autour de son « hôtel de ville ». Le mot mairie est d'origine médiévale — il apparaît dans le polyptyque d'Irminon, ouvrage de droit rédigé par un abbé de Saint-Germain-des-Prés au IXᵉ siècle. Il désignait alors le maire, régisseur d'un domaine agricole. Le terme a longtemps coexisté avec d'autres formes — le consul dans le Midi de la France, l'échevin dans le Nord, le prévôt des marchands à Paris, tous chargés d'administrer leur cité selon des règles propres à chaque province. La France d'avant 1789 était une mosaïque de coutumes où chaque bourg avait son mode de gouvernement local. Tout bascule avec la Révolution. Le décret du 14 décembre 1789 abolit d'un trait toutes ces institutions anciennes et crée, pour la première fois dans l'histoire française, 44 000 communes dotées d'une structure identique : un conseil municipal élu et un maire à sa tête. C'est l'un des grands actes fondateurs de la France moderne — la naissance de la commune comme cellule élémentaire de la République. La loi de 1884 achèvera cette œuvre en garantissant définitivement les libertés municipales. Longtemps improvisée — dans une maison particulière louée, chez un notaire, chez le maire lui-même, parfois même à l'auberge du village —, la mairie ne s'est fixée dans un bâtiment propre qu'au fil du XIXᵉ siècle. La loi de 1837 est la première à imposer aux communes l'entretien d'un « hôtel de ville ou local affecté à la mairie ». À partir de là, les municipalités françaises se lancent dans la construction de ces édifices sobres et solennels qu'on connaît partout : perron surélevé, drapeau tricolore, buste de Marianne, devise « Liberté, Égalité, Fraternité » en façade. L'architecture des mairies suit l'esprit du temps. Au XIXᵉ siècle, elles s'inspirent souvent des hôtels de ville d'Ancien Régime — colonnes, frontons, campaniles — pour affirmer la dignité républicaine. Beaucoup adoptent le triptyque symbolique de la République : la mairie, l'école, le monument aux morts, souvent regroupés autour d'une même place, formant le « forum républicain » que la loi Ferry sur l'instruction obligatoire (1881-1882) et la Grande Guerre viendront compléter. À l'intérieur, la salle du conseil municipal est le lieu du débat démocratique local. La salle des mariages — souvent la plus belle pièce, ornée du buste de Marianne et de tableaux allégoriques — reste aujourd'hui, pour beaucoup de Français, le seul lieu institutionnel dans lequel ils entreront de leur vivant. C'est aussi à la mairie qu'on déclare une naissance, qu'on reconnaît un enfant, qu'on enregistre un décès, qu'on vote aux élections locales, régionales, présidentielles et européennes. En temps de crise — inondation, tempête, épidémie —, elle devient le centre de coordination de la commune. Elle est aujourd'hui le seul bâtiment public obligatoire dans chaque commune française : plus de 34 000 mairies quadrillent le territoire, du village de 20 habitants aux métropoles millionnaires. Toutes ont, à leur porte, la même plaque tricolore et le même mot inscrit — République française. Peu de nations ont un maillage démocratique aussi dense. La place de la Mairie est probablement, avec la place de l'Église, l'un des noms de lieu les plus répandus du pays. Les deux se répondent souvent, à quelques pas l'une de l'autre : l'ancien et le nouveau cœur du village, la paroisse et la commune, la cloche et le drapeau.
Place des Fleurs
patrimoinePlace Louise Michel
patrimoinePlace Pascal Émile Beaufort
patrimoineRoute de Bétheny
patrimoineRoute de la Grint
patrimoineRoute de la Neuvillette
patrimoineRoute de Reims
patrimoineRue Abel Douay
patrimoineRue Alain Colas
patrimoineRue André Mulot
patrimoineRue André Voisin
patrimoineRue Anita Conti
patrimoineRue Barbara
patrimoineRue Camille Claudel
patrimoineRue Camille Guérin
patrimoineRue Charles d'Estaing
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Curie
patrimoineRue de Courcy
patrimoineRue de la Croix Bazin
patrimoineRue de la Ferme Pierquin
patrimoineRue de la Gare
histoireLe mot « gare » vient du verbe « garer ». Avant de désigner les installations ferroviaires, il était notamment employé pour évoquer un lieu où les bateaux pouvaient se mettre à l’abri ou se croiser sur une rivière ou un canal.
Avec le développement du chemin de fer au XIXe siècle, le terme prend progressivement son sens actuel : un ensemble de bâtiments et d’installations permettant l’arrêt des trains, l’accueil des voyageurs et le transport des marchandises.
En France, les premières lignes ferroviaires apparaissent dans les années 1820-1830. Les gares, d’abord parfois appelées « embarcadères », se multiplient à mesure que le réseau s’étend. Elles deviennent des points de rencontre entre le train et la ville, avec leurs quais, leurs salles d’attente, leurs guichets et leurs bâtiments voyageurs. Les grandes gares se distinguent progressivement par leur architecture monumentale, tandis que les petites stations s’intègrent au paysage des bourgs et des campagnes.
L’arrivée du chemin de fer bouleverse les déplacements : les trajets deviennent plus rapides, les échanges commerciaux se développent et les habitants peuvent voyager plus facilement entre les villes et les régions. Dans de nombreuses communes, la gare favorise l’essor de nouveaux quartiers, d’activités économiques et de commerces. Elle devient aussi un lieu de départs, de retrouvailles et d’adieux, étroitement lié à la mémoire collective.
Aujourd’hui encore, qu’elles accueillent des trains de voyageurs ou servent au transport des marchandises, les gares témoignent de l’évolution des mobilités et de l’aménagement du territoire. Une "Rue de la Gare" rappelle ainsi l’importance du chemin de fer dans l’histoire locale.Rue de l'Ancienne École
patrimoineRue de la Potière
patrimoineRue de Neufchâtel
patrimoineRue de Reims
patrimoineRue des Berceaux
patrimoineRue des Docks Rémois
patrimoineRue des Frères Ladeuille
patrimoineRue des Terres Saint-Rémi
patrimoineRue Dian Fossey
patrimoineRue du Colonel Rozanoff
patrimoineRue du Commandant René Mouchotte
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Docteur Calmette
patrimoineRue du Levant
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Le mot vient du latin molinum, dérivé de mola — la meule, cette lourde pierre ronde qui broie le grain. De la même racine sont nés le verbe moudre, la mouture, le meunier, le moulinet, et jusqu'à nos dents molaires, ces meules de chair qui écrasent la nourriture. Toute une famille de mots pour dire une seule chose : broyer, réduire en poudre. Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de deux mille ans. Le moulin à vent, lui, gagne l'Europe au XIIᵉ siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile de noix et d'olive, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan. Mais le moulin n'a pas vraiment disparu : leurs descendants, les alternateurs des centrales hydroélectriques, tournicotent tout autant pour fournir l'énergie de nos maisons. Ce sont les mêmes principes — la force de l'eau, du vent, transformée en mouvement utile — qui font aujourd'hui tourner nos vies.
Rue du Murnague
patrimoineRue Édith Piaf
patrimoineRue Édmond Bechambes
patrimoineRue Elisa Deroche
patrimoineRue Elsa Triolet
patrimoineRue Eugène Godart
patrimoineRue Farman
patrimoineRue Ferdinand Hamelin
patrimoineRue Françoise Sagan
patrimoineRue Franklin
patrimoineRue Frida Khalo
patrimoineRue Gallieni
patrimoineRue Gérard Agnesina
patrimoineRue Germaine Vabre Libersa
patrimoineRue Gilbert Marcel
patrimoineRue Gilbert Marcelet
patrimoineRue Henri Wenisch
patrimoineRue Honoré Ganteaume
patrimoineRue Hugues Maltot
patrimoineRue Isadora Duncan
patrimoineRue Jean Decoux
patrimoineRue Jules Dumont d'Urville
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Léon Faucher
patrimoineRue Léonor Fini
patrimoineRue Louise Élisabeth Vigée Lebrun
patrimoineRue Ludmila Tcherina
patrimoineRue Marceau
patrimoineRue Marcel Doret
patrimoineRue Marguerite Duras
patrimoineRue Marguerite Yourcenar
patrimoineRue Maria Callas
cultureNée à New York de parents grecs, la soprano Maria Kalogeropoulos (1923-1977) décida à quatorze ans de rentrer en Grèce avec sa mère et sa sœur pour y poursuivre ses études de musique. Entrée à l'opéra d'Athènes en 1941, elle fut remarquée aux Arènes de Vérone en 1947 dans La Gioconda de Ponchielli, où le chef Tullio Serafin la prit sous son aile. Ce fut le début de sa carrière italienne : d'abord des rôles dramatiques et lourds — Turandot de Puccini, ou l'Isolde wagnérienne de Tristan et Isolde —, puis, tournant décisif, la découverte du bel canto italien avec Les Puritains de Bellini. Voix dramatique capable pourtant d'une souplesse et d'une virtuosité inouïes, elle réinventa des partitions oubliées (Cherubini, Spontini, Donizetti), qu'elle rendit à jamais siennes. Sous la direction du metteur en scène Luchino Visconti, notamment dans La Traviata à la Scala en 1955, elle imposa une révolution : Callas ne chantait pas les rôles, elle les vivait, avec une intensité théâtrale qui bouleversa l'opéra du XXᵉ siècle. Sa carrière prit un tournant en 1962 : usée par le surmenage, marquée par sa passion tragique pour l'armateur Aristote Onassis — qui l'abandonna en 1968 pour épouser Jackie Kennedy —, elle perdit peu à peu son étendue vocale, qui avait atteint les trois octaves. Elle mourut seule à Paris en 1977, à cinquante-trois ans, dans son appartement de l'avenue Georges-Mandel. Actrice admirable doublée d'une musicienne inspirée, la Divina a profondément marqué l'évolution du théâtre lyrique — au point que, presque un demi-siècle après sa mort, aucune soprano ne peut interpréter Norma ou Violetta sans que son ombre plane encore.
Rue Marie Drouet
patrimoineRue Marie Laurencin
patrimoineRue Marie Marvingt
patrimoineRue Maurice Prévot
patrimoineRue Nelson Mandela
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Bert
patrimoineRue Paul-Emile Victor
patrimoineRue René Brouardelle
patrimoineRue René Dumont
patrimoineRue Renée Vivien
patrimoineRue Robert
patrimoineRue Robert Surcouf
patrimoineRue Rol Tanguy
patrimoineRue Silvia Montfort
patrimoineRue Simone de Beauvoir
patrimoineRue Simone Signoret
patrimoineRue Toni Morisson
patrimoineRue Wachter
patrimoineRue Wangari Maathai
patrimoineVoie des Loups
patrimoineVoie Romaine
patrimoine