Rues de Beaupréau-en-Mauges
604 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Bernard de Marigny
patrimoineAllée de Belvédère
patrimoineAllée de la Bédour
patrimoineAllée de la Borderie
patrimoineAllée de la Charmille
patrimoineAllée de la Closerie
patrimoineAllée de la Gare
patrimoineAllée de la Grande Vigne
natureAllée de la Grange
patrimoineAllée de la Pierre Blanche
patrimoineAllée de la Saulaie
patrimoineAllée de la Source
patrimoineAllée de l'Espérance
patrimoineAllée des Amarantes
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Glycines
patrimoineAllée des Ifs
patrimoineAllée des Iris
patrimoineAllée des Jardins
patrimoineAllée des Lavandières
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Morènes
patrimoineAllée des Perrières
patrimoineAllée des Prêles
patrimoineAllée des Quatre Saisons
patrimoineAllée des Rainettes
patrimoineAllée des Roseaux
patrimoineAllée des Salamandres
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Vrières
patrimoineAllée du Champ
patrimoineAllée du Chêne
natureAllée du Petit Anjou
patrimoineAllée du Train Bleu
patrimoineAllée François de Charette
patrimoineAllée Marie Anne Acher
patrimoineAllée Marie Clémot
patrimoineAllée Maurice d'Elbée
patrimoineAllée Saint-Joseph
patrimoineAvenue Bel Pratel
patrimoineAvenue Chaperonnière
patrimoineAvenue d'Anjou
patrimoineAvenue de la Carrée
patrimoineAvenue de la Chapelle
patrimoineAvenue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Avenue de la Vendée
patrimoineAvenue de l'Europe
patrimoineAvenue des Mauges
patrimoineAvenue des Sports
patrimoineAvenue du Chemin Vert
patrimoineAvenue du Clos
patrimoineAvenue du Pré Archer
patrimoineAvenue du Val de Loire
patrimoineAvenue Henry de Gontaut Biron
patrimoineBoulevard Cathelineau
patrimoineBoulevard de la Quintaine
patrimoineBoulevard du Docteur Audureau
patrimoineBoulevard du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Chemin de Bel Ébat
patrimoineChemin de Fort Assaut
patrimoineChemin de la Basse Goulardière
patrimoineChemin de la Beausse
patrimoineChemin de la Benneraie
patrimoineChemin de la Brosse
patrimoineChemin de la Coulée
patrimoineChemin de la Déchaisière
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Fosse aux Loups
patrimoineChemin de la Grotte
patrimoineChemin de la Guilloniére
patrimoineChemin de la Pinarderie
patrimoineChemin de la Roche Baraton
patrimoineChemin de la Rossignolerie
patrimoineChemin de la Sablière
patrimoineChemin de l'Aunaie au Long
patrimoineChemin d'Elbée
patrimoineChemin de l'Hémerie
patrimoineChemin des Alouettes
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Gourdonnières
patrimoineChemin des Mussaudières
patrimoineChemin des Vendéens
patrimoineChemin du Bordage
patrimoineChemin du Gaslin
patrimoineChemin du Mesnil
patrimoineChemin du Temps Perdu
patrimoineChemin Notre-Dame-de-Lourdes
patrimoineClos de la Thuaudière
patrimoineCours de la Pompe
patrimoineCours des Prés
patrimoineCours du Champion
patrimoineCours du Puits
patrimoineEspace Robert Humeau
patrimoineFort Assaut
patrimoineGrand Marais
patrimoineImpasse Antoine Fournier
patrimoineImpasse Beau Soleil
patrimoineImpasse Chasserat
patrimoineImpasse Dadine
patrimoineImpasse de la Barauderie
patrimoineImpasse de la Barre
patrimoineImpasse de la Baumette
patrimoineImpasse de la Boulinerie
patrimoineImpasse de la Cité
patrimoineImpasse de la Juiverie
patrimoineImpasse de la Sanguèze
patrimoineImpasse de l'Atelier
patrimoineImpasse de la Vieille Chevrie
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse de l'Ileau
patrimoineImpasse des Camélias
patrimoineImpasse des Colibris
patrimoineImpasse des Écoliers
patrimoineImpasse des Hamars
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Morinelles
patrimoineImpasse des Muriers
patrimoineImpasse des Narcisses
patrimoineImpasse des Ormes
patrimoineImpasse des Papillons
patrimoineImpasse des Pinsons
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Sabotiers
patrimoineImpasse des Tanneurs
patrimoineImpasse des Tisserands
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse du Beau Site
patrimoineImpasse du Champ de la Pierre
patrimoineImpasse du Fief Roger
patrimoineImpasse du Grand Chêne
natureImpasse du Grand Pré
patrimoineImpasse du Manoir
patrimoineImpasse du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Noyer
patrimoineImpasse du Petit Anjou
patrimoineImpasse du Petit Bois
patrimoineImpasse du Petit Pré
patrimoineImpasse du Pré de la Mare
patrimoineImpasse du Pré du Douet
patrimoineImpasse du Sable
patrimoineImpasse du Sahara
patrimoineImpasse du Vieux Marché
patrimoineImpasse Jean Bréheray
patrimoineImpasse Louise Godin
patrimoineImpasse Maurice Ravel
patrimoineImpasse Mazureau
patrimoineImpasse Mont-de-Vie
patrimoineImpasse Stofflet
patrimoineLa Charmille
patrimoineLa Frudene
patrimoineLa Grange
patrimoineLa Haute Prée
patrimoineLa Troltière
patrimoineLe Graau
patrimoineLe Noyer
patrimoineLes Petites Places
patrimoineLotissement Jean Boussion
patrimoineLotissement Le Hameau des Landes
naturePassage Courbet
patrimoinePassage de l'Abbé Abélard
patrimoinePassage de la Beausse
patrimoinePassage des Tisserands
patrimoinePassage du Cormier
patrimoinePassage du de la Croix
patrimoinePassage du Douet
patrimoinePassage du Ronceray
patrimoinePassage du Vieux Porche
patrimoinePassage Saint-Hubert
patrimoinePlace André Brossier
patrimoinePlace de la Cure
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Europe
patrimoinePlace des Combattants
patrimoinePlace des Érables
patrimoinePlace des Roulettes
patrimoinePlace des Sports
patrimoinePlace des Vignes
naturePlace des Voyageurs
patrimoinePlace du 22 Janvier 1794
patrimoinePlace du Cardinal Luçon
patrimoinePlace du Chanoine Godard
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Place du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Place du Onze Novembre
patrimoinePlace du Prieuré
patrimoinePlace François Gourdon
patrimoinePlace Jacques Cathelineau
patrimoinePlace Jeanne d'Arc
patrimoinePlace Laurent Ménard
patrimoinePlace Lebannier
patrimoinePlace Lin Loup Barré
patrimoinePlace Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Place Monseigneur Dupont
patrimoineQuartier des Ayraults
patrimoineRésidence des Quatre Vents
patrimoineRésidence des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Résidence du Parc
patrimoineRésidence du Prieuré
patrimoineRésidence Le Vallon
patrimoineRond-Point de la Bavière
patrimoineRond-Point de la Loire
patrimoineRond-Point de l'Anjou
patrimoineRond-Point de la Source
patrimoineRond-Point de l'Hermitage
patrimoineRond-Point des Mauges
patrimoineRond-Point des Petites Places
patrimoineRond-Point du Choletais
patrimoineRond-Point Sainte-Anne
patrimoineRoute d'Andrezé
patrimoineRoute de Beaupréau
patrimoineRoute de Bégrolles en Mauges
patrimoineRoute de Gesté
patrimoineRoute de Jallais
patrimoineRoute de la Cuma
patrimoineRoute de Montrevault
patrimoineRoute de Nantes
patrimoineRoute de Notre-Dame-des-Mauges
patrimoineRoute de Tillères
patrimoineRoute du Puiset Doré
patrimoineRue Abbé Masson
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Alfred Nobel
patrimoineRue Aliénor d'Aquitaine
patrimoineRue Amadeus Mozart
patrimoineRue Ambroise Paré
patrimoineRue André Chiron
patrimoineRue Antonio Vivaldi
cultureDestiné à la prêtrise par sa famille, le Vénitien Antonio Vivaldi (1678-1741) fut très tôt admis à la Chapelle ducale grâce à ses talents de violoniste, transmis par son père. Ordonné prêtre en 1703 à vingt-cinq ans, il fut connu de toute l'Europe sous le surnom pittoresque de il Prete Rosso — « le Prêtre roux », en raison de sa flamboyante chevelure. Une santé fragile (probablement une asthme sévère depuis l'enfance) l'empêcha d'exercer pleinement son ministère : il devint alors maître de violon et compositeur en résidence à l'Ospedale della Pietà, célèbre orphelinat vénitien pour jeunes filles. Il y dirigea un orchestre réputé dans toute l'Europe, composant sans relâche aussi bien pour les concerts dominicaux qu'offrait l'hospice que pour ses élèves. Ses tournées européennes, où il apparaissait souvent en interprète de ses propres œuvres, assurèrent une immense diffusion à sa musique. Son catalogue vertigineux dépasse les 700 compositions, dont plus de 500 concertos et 45 opéras. Prenez quelques minutes pour vous laisser bercer par l'Estro armonico (« L'invention harmonique », 1711), la Stravaganza (« L'extravagance », 1714), ou surtout les célébrissimes Quattro Stagioni (« Les Quatre Saisons », 1723), quatre des douze concertos réunis sous le titre Il cimento dell'armonia e dell'inventione — « Le combat entre l'harmonie et l'invention ». Ironie tragique : ce musicien encensé de son vivant mourut misérable à Vienne en 1741, enterré à la fosse commune de l'hôpital des pauvres — puis presque entièrement oublié pendant deux siècles, avant d'être redécouvert au XXᵉ siècle grâce à la mise au jour de ses manuscrits à Turin. Aujourd'hui, ses Quatre Saisons sont l'œuvre classique la plus jouée au monde. Il aura fallu à Vivaldi trois siècles pour retrouver sa gloire — mais quelle gloire.
Rue Auguste Parage
patrimoineRue Augustin Guittet
patrimoineRue Aunillon
patrimoineRue Beausoleil
patrimoineRue Berlioz
patrimoineRue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Rue Bonchamps
patrimoineRue Cathelineau
patrimoineRue Caudalie
patrimoineRue Chantemerle
patrimoineRue Charles Bourcier
patrimoineRue Charles de Bonchamps
patrimoineRue Charles Foyer
patrimoineRue Charles Péguy
patrimoineRue Charles Trénet
patrimoineRue Charles Turpin de Crisse
patrimoineRue Chaussée des Hayes
patrimoineRue Claude Nougaro
patrimoineRue Clavelin
patrimoineRue Crucy-Duvau
patrimoineRue d'Alsace
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue d'Aubeterre
patrimoineRue d'Auvergne
patrimoineRue Daviers
patrimoineRue de Beausoleil
patrimoineRue de Beauvois
patrimoineRue de Bel Air
patrimoineRue de Bel-Air
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Galerne
patrimoineRue de l'Abbé Abafour
patrimoineRue de l'Abbé Cantiteau
patrimoineRue de l'Abbé Chupin
patrimoineRue de la Beausse
patrimoineRue de la Bedour
patrimoineRue de la Besnardière
patrimoineRue de la Boitauderie
patrimoineRue de la Borderie
patrimoineRue de la Bouère
patrimoineRue de la Bruandière
patrimoineRue de la Buvette
patrimoineRue de la Cabosse
patrimoineRue de la Carabinerie
patrimoineRue de la Chancellerie
patrimoineRue de la Chantellerie
patrimoineRue de la Chénaie
patrimoineRue de la Chevrie
patrimoineRue de la Cité
patrimoineRue de la Closerie
patrimoineRue de la Commanderie
patrimoineRue de la Croix de Pierre
patrimoineRue de la Croix Morin
patrimoineRue de la Douve
patrimoineRue de la Faucherie
patrimoineRue de la Félicité
patrimoineRue de la Feuillée
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Fosse aux Loups
patrimoineRue de la Fragonnette
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Gaudie
patrimoineRue de la Gourgoulière
patrimoineRue de la Grande Papellerie
patrimoineRue de la Grotte
patrimoineRue de la Guimellerie
patrimoineRue de la Haute Prée
patrimoineRue de l'Aiguillée
patrimoineRue de la Juiverie
patrimoineRue de la Lime
patrimoineRue de la Loire
patrimoineRue de la Madeleine
patrimoineRue de la Malfaitière
patrimoineRue de la Marchaiserie
patrimoineRue de la Maroterie
patrimoineRue de la Marotte
patrimoineRue de la Marotterie
patrimoineRue de la Marquetterie
patrimoineRue de la Méranderie
patrimoineRue de la Miloderie
patrimoineRue de la Pépinière
patrimoineRue de la Pièce du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue de la Pinellerie
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Poterne
patrimoineRue de la Raterie
patrimoineRue de la Rigaudière
patrimoineRue de la Roche Allain
patrimoineRue de la Roncière
patrimoineRue de l'Arondeau
patrimoineRue de la Roseraie
patrimoineRue de l'Arrondeau
patrimoineRue de l'Artisanat
patrimoineRue de la Sablière
patrimoineRue de la Sablonnière
patrimoineRue de la Saboterie
patrimoineRue de la Seullière
patrimoineRue de la Sicardière
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Thébaudière
patrimoineRue de la Trainerie
patrimoineRue de Lattre de Tassigny
patrimoineRue de l'Aubépine
patrimoineRue de l'Aumônerie
patrimoineRue de l'Aunaie
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de la Vargnaie
patrimoineRue d'Elbée
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Èvre
patrimoineRue de l'Herbaudière
patrimoineRue de l'Hippodrome
patrimoineRue de l'Humeau
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue de Mergot
patrimoineRue Denyse Joseph
patrimoineRue de Pincourt
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Ajoncs
patrimoineRue des Alisiers
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Arts et Métiers
patrimoineRue des Ayraults
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Bois
patrimoineRue des Bons Souvenirs
patrimoineRue des Boutons d'Or
patrimoineRue des Brosses
patrimoineRue des Buissonnettes
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Castors
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Charmes
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Chevaliers de Malte
patrimoineRue des Cigales
patrimoineRue des Clématites
patrimoineRue des Coccinelles
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Deux Croix
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Églantiers
patrimoineRue des Églantines
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Factières
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Forges
patrimoineRue des Fougères
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue des Fresnes
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Hauts de l'Êvre
patrimoineRue des Hêtres
natureRue des Hirondelles
natureRue des Jardins
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Libellules
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Marronniers
patrimoineRue des Maudiéres
patrimoineRue des Mauges
patrimoineRue des Menuisiers
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Moineaux
patrimoineRue des Monneries
patrimoineRue des Morinelles
patrimoineRue des Nefliers
patrimoineRue des Nénuphars
patrimoineRue des Nouettes
patrimoineRue des Pagannes
patrimoineRue des Paquerettes
patrimoineRue des Petites Barrières
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Potiers
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Séquoias
patrimoineRue des Sorbiers
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tisserands
patrimoineRue des Toublets
patrimoineRue des Tourelles
patrimoineRue des Tourterelles
patrimoineRue des Vignes
natureRue de Vendée
patrimoineRue de Versailles
patrimoineRue de Vrennes
patrimoineRue du 10 Décembre 1793
patrimoineRue du 11 Novembre
patrimoineRue du Beuvron
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bois
patrimoineRue du Bois Robin
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Cerisier
patrimoineRue du Champ Doré
patrimoineRue du Chanoine Libeau
patrimoineRue du Chapitre
patrimoineRue du Chêne
natureRue du Chêne Vert
natureRue du Christ Roi
patrimoineRue du Clos Victorine
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Cormier
patrimoineRue du Côteau
patrimoineRue du Duc de Blacas
patrimoineRue du Faubourg Gourdon
patrimoineRue du Fief Roger
patrimoineRue du Four à Ban
patrimoineRue du Fromenteau
patrimoineRue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue du Grain d'Or
patrimoineRue du Grand Chêne
natureRue du Grand Logis
patrimoineRue du Grand Pré
patrimoineRue du Haras
patrimoineRue du Haut Pâtis
patrimoineRue du Huit Mai
patrimoineRue du Landreau
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin Foulon
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin Victor
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Parc
patrimoineRue du Patis
patrimoineRue du Pâtis
patrimoineRue du Pays Bas
patrimoineRue du Père Allard
patrimoineRue du Père Poirier
patrimoineRue du Petit Anjou
patrimoineRue du Petit Manoir
patrimoineRue du Petit Pont
patrimoineRue du Planty
patrimoineRue du Pontereau
patrimoineRue du Pont Marais
patrimoineRue du Pont Piau
patrimoineRue du Pontreau
patrimoineRue du Pré de la Mare
patrimoineRue du Pré Long
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Pré Toinon
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue Durfort Civrac
patrimoineRue du Sénéchal
patrimoineRue du Sillon
patrimoineRue du Sous-Préfet Barré
patrimoineRue du Souvenir
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Terroir
patrimoineRue du Tissage
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue du Vigneau
natureRue Édith Piaf
patrimoineRue Edmond Rubion
patrimoineRue Étienne Montreuil
patrimoineRue Eugène Bompas
patrimoineRue Foulques Nerra
patrimoineRue Françoise Dolto
patrimoineRue François Legeay
patrimoineRue François Mauriac
cultureFils d'une riche famille de la bourgeoisie bordelaise, François Mauriac (1885-1970) fut élevé par sa mère dans la stricte rigueur de la foi catholique, après la mort précoce de son père. Le domaine familial de Malagar, sur les coteaux de Langon — aujourd'hui visitable —, et le collège de Grand-Lebrun à Bordeaux, formèrent le décor et l'atmosphère qui hanteront toute son œuvre : celle d'une bourgeoisie provinciale, catholique, prisonnière de ses secrets et de son argent, saisie par la tentation constante du péché. De ce milieu il tira ses plus grands romans — Le Baiser au lépreux (1922), Genitrix (1923), Le Désert de l'amour, et surtout Thérèse Desqueyroux (1927), portrait implacable d'une empoisonneuse landaise devenue l'un des personnages féminins les plus mystérieux de la littérature française. Puis Le Nœud de vipères (1932), sommet de son œuvre, chronique corrosive d'une famille rongée par la haine et la cupidité. Écrivain profondément catholique, il défendait un droit rare : celui d'écrire des romans chrétiens qui n'aient rien d'édifiant. « Un romancier chrétien est celui qui pose des problèmes chrétiens, non celui qui donne des solutions chrétiennes. » Sa foi le mit souvent en tension avec l'Église officielle, qui lui reprochait de peindre trop cruellement les âmes catholiques. Sous l'Occupation, Mauriac fut résistant : membre du Comité national des écrivains, il publia clandestinement en 1943, sous le pseudonyme de Forez, son Cahier noir aux Éditions de Minuit — l'un des textes fondateurs de la Résistance culturelle. Il reçut en 1952 le Prix Nobel de littérature. Après la guerre, il devint l'un des plus grands éditorialistes français : son Bloc-notes publié au Figaro puis à L'Express forme un monument du journalisme politique. Fervent défenseur du général de Gaulle, il prit aussi position contre la torture en Algérie, croisant le fer avec Camus, Sartre et l'ensemble de sa génération. Il mourut à Paris en 1970 et repose à Vémars, dans le Val-d'Oise. Sur la fin de sa vie, il définissait son propre destin littéraire avec cette ironie mélancolique dont il avait le secret : « Personne ne se sera tenu plus opiniâtrement que moi à l'arrière-garde de la littérature. »
Rue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue Froide Fontaine
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Gilbert Bécaud
patrimoineRue Gustave Eiffel
patrimoineRue Gutenberg
patrimoineRue Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Rue Henri IV
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jacques Cathelineau
patrimoineRue Jacques Routhiau
patrimoineRue Jean Baptiste Pineau
patrimoineRue Jean de Béjarry
patrimoineRue Jean de Saymond
patrimoineRue Jean-Marie Dubois
patrimoineRue Jean-Marie Gibouin
patrimoineRue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jeanne Mérel
patrimoineRue Jean Nicolas Stofflet
patrimoineRue Jean Sébastien Bach
patrimoineRue Joachim du Bellay
patrimoineRue Johannes
patrimoineRue Joseph Cugnot
patrimoineRue Joséphine Baker
cultureAutomne 1925. Sur la scène du Théâtre des Champs-Élysées, une jeune femme de dix-neuf ans venue d'un ghetto noir de Saint-Louis dans le Missouri fait son entrée dans la Revue Nègre — presque nue, portée à moitié sur les épaules de son partenaire, dansant un charleston frénétique. La salle est en émoi. Certains crient au scandale, d'autres à la révélation. Le lendemain, Freda Josephine McDonald (1906-1975), fille d'une blanchisseuse et d'un père absent, est devenue Joséphine Baker — la vedette la plus commentée de Paris. Un an plus tard, aux Folies Bergère, elle porte cette ceinture de seize bananes qui la rendra à jamais mythique, entre ironie coloniale et audace scénique. Elle avait quitté les États-Unis pour fuir la ségrégation. La France la fit reine, mais elle rendit largement le compliment. En 1937, elle épousa l'industriel Jean Lion et obtint la nationalité française. Deux ans plus tard, dès la déclaration de guerre, elle offrit ses services à Jacques Abtey, chef du contre-espionnage militaire. Ce fut le début d'une carrière secrète que le grand public ne découvrit qu'après-guerre : recueil de renseignements dans les soirées mondaines de Paris auprès des officiels étrangers, puis, à partir de 1940, transmission de messages codés dissimulés dans ses partitions musicales durant ses tournées en Espagne, au Portugal, en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Refusant de chanter devant les Allemands dans Paris occupé, elle se retira dans son château des Milandes en Dordogne, puis rejoignit Casablanca et Marrakech où elle poursuivit son travail de renseignement pour la France libre. En 1944, elle fut nommée sous-lieutenant des Forces féminines de l'Air. Elle recevrait après la guerre la médaille de la Résistance française, la Croix de guerre et la Légion d'honneur des mains du général Valin. L'artiste ne cessa jamais d'être militante. En 1963, elle marcha aux côtés de Martin Luther King à Washington — la seule femme à prendre officiellement la parole ce jour-là, revêtue de son uniforme de l'armée française. Dans son château des Milandes, elle éleva sa fameuse tribu arc-en-ciel : douze enfants adoptés aux quatre coins du monde, expérience humaine et politique du vivre-ensemble qui la ruina financièrement. Chassée des Milandes en 1969, hébergée par la princesse Grace de Monaco, elle remonta une dernière fois sur scène à Bobino en 1975. Quatre jours après sa première triomphale, elle s'éteignit d'une hémorragie cérébrale. Le 30 novembre 2021, elle devint la sixième femme et la première femme noire à entrer au Panthéon. Son cercueil, à sa demande, resta à Monaco ; à Paris fut installé un cénotaphe contenant de la terre de ses quatre patries : Saint-Louis, Monaco, la Dordogne, et Paris.
Rue Joseph Suteau
patrimoineRue Jules Musset
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue l'Abbé Gaultier
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue Léo Ferré
patrimoineRue Léonard de Vinci
patrimoineRue Louis Audouin
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louise Voisine
patrimoineRue Louis Lumière
patrimoineRue Maria Callas
cultureNée à New York de parents grecs, la soprano Maria Kalogeropoulos (1923-1977) décida à quatorze ans de rentrer en Grèce avec sa mère et sa sœur pour y poursuivre ses études de musique. Entrée à l'opéra d'Athènes en 1941, elle fut remarquée aux Arènes de Vérone en 1947 dans La Gioconda de Ponchielli, où le chef Tullio Serafin la prit sous son aile. Ce fut le début de sa carrière italienne : d'abord des rôles dramatiques et lourds — Turandot de Puccini, ou l'Isolde wagnérienne de Tristan et Isolde —, puis, tournant décisif, la découverte du bel canto italien avec Les Puritains de Bellini. Voix dramatique capable pourtant d'une souplesse et d'une virtuosité inouïes, elle réinventa des partitions oubliées (Cherubini, Spontini, Donizetti), qu'elle rendit à jamais siennes. Sous la direction du metteur en scène Luchino Visconti, notamment dans La Traviata à la Scala en 1955, elle imposa une révolution : Callas ne chantait pas les rôles, elle les vivait, avec une intensité théâtrale qui bouleversa l'opéra du XXᵉ siècle. Sa carrière prit un tournant en 1962 : usée par le surmenage, marquée par sa passion tragique pour l'armateur Aristote Onassis — qui l'abandonna en 1968 pour épouser Jackie Kennedy —, elle perdit peu à peu son étendue vocale, qui avait atteint les trois octaves. Elle mourut seule à Paris en 1977, à cinquante-trois ans, dans son appartement de l'avenue Georges-Mandel. Actrice admirable doublée d'une musicienne inspirée, la Divina a profondément marqué l'évolution du théâtre lyrique — au point que, presque un demi-siècle après sa mort, aucune soprano ne peut interpréter Norma ou Violetta sans que son ombre plane encore.
Rue Marie Harel
patrimoineRue Michel Meleux
patrimoineRue Michel Rabouan
patrimoineRue Mongazon
patrimoineRue Monseigneur Cesbron
patrimoineRue Mont de Vie
patrimoineRue Moreau
patrimoineRue Mozart
patrimoineRue Nationale
patrimoineRue Nicolas Appert
patrimoineRue Ninette
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineRue Notre-Dame de Bon Secours
patrimoineRue Notre-Dame-de-Bon-Secours
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Claudel
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Perdriau
patrimoineRue Phillippe Gallet
patrimoineRue Pierre Barrault
patrimoineRue Pierre de Ronsard
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Janin
patrimoineRue Porte Guinefolle
patrimoineRue Pouplard
patrimoineRue Richard Wagner
patrimoineRue Robert Schuman
patrimoineRue Saint-André
patrimoineRue Sainte-Anne
patrimoineRue Saint-Gilles
patrimoineRue Saint-Honoré
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Saint-Joseph
patrimoineRue Saint-Martin
patrimoineRue Saint-Nicolas
patrimoineRue Saint-Pierre
patrimoineRue Soeur Anne-Marie
patrimoineRue Traversière
patrimoineRue Valentina Borok
patrimoineRue Vincent Van Gogh
patrimoineRue Vivaldi
cultureDestiné à la prêtrise par sa famille, le Vénitien Antonio Vivaldi (1678-1741) fut très tôt admis à la Chapelle ducale grâce à ses talents de violoniste, transmis par son père. Ordonné prêtre en 1703 à vingt-cinq ans, il fut connu de toute l'Europe sous le surnom pittoresque de il Prete Rosso — « le Prêtre roux », en raison de sa flamboyante chevelure. Une santé fragile (probablement une asthme sévère depuis l'enfance) l'empêcha d'exercer pleinement son ministère : il devint alors maître de violon et compositeur en résidence à l'Ospedale della Pietà, célèbre orphelinat vénitien pour jeunes filles. Il y dirigea un orchestre réputé dans toute l'Europe, composant sans relâche aussi bien pour les concerts dominicaux qu'offrait l'hospice que pour ses élèves. Ses tournées européennes, où il apparaissait souvent en interprète de ses propres œuvres, assurèrent une immense diffusion à sa musique. Son catalogue vertigineux dépasse les 700 compositions, dont plus de 500 concertos et 45 opéras. Prenez quelques minutes pour vous laisser bercer par l'Estro armonico (« L'invention harmonique », 1711), la Stravaganza (« L'extravagance », 1714), ou surtout les célébrissimes Quattro Stagioni (« Les Quatre Saisons », 1723), quatre des douze concertos réunis sous le titre Il cimento dell'armonia e dell'inventione — « Le combat entre l'harmonie et l'invention ». Ironie tragique : ce musicien encensé de son vivant mourut misérable à Vienne en 1741, enterré à la fosse commune de l'hôpital des pauvres — puis presque entièrement oublié pendant deux siècles, avant d'être redécouvert au XXᵉ siècle grâce à la mise au jour de ses manuscrits à Turin. Aujourd'hui, ses Quatre Saisons sont l'œuvre classique la plus jouée au monde. Il aura fallu à Vivaldi trois siècles pour retrouver sa gloire — mais quelle gloire.
Square Barbara
patrimoineSquare Boris Vian
patrimoineSquare Claude Debussy
patrimoineSquare Claude Monet
patrimoineSquare de la Dube
patrimoineSquare de la Forge
patrimoineSquare de la Grande Ouche
patrimoineSquare de la Retaudière
patrimoineSquare de l'Èvre
patrimoineSquare des Bleuets
patrimoineSquare des Camélias
patrimoineSquare des Fougères
patrimoineSquare des Hirondelles
natureSquare des Iris
patrimoineSquare des Merisiers
patrimoineSquare des Noisetiers
patrimoineSquare des Pinsons
patrimoineSquare des Trois Boisselées
patrimoineSquare des Violettes
patrimoineSquare du Bretault
patrimoineSquare du Grand Gazeau
patrimoineSquare du Pont-Madame
patrimoineSquare du Verger
patrimoineSquare Saint-Jean
patrimoineZA du Planty
patrimoineZone Industrielle du Landreau
patrimoine