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Armand Gensonné

histoire Armand Gensonné
Né à Bordeaux, avocat au Parlement de sa ville avant la Révolution, Armand Gensonné (1758-1793) est élu député en 1791 et siège d'abord à l'Assemblée législative — organe créé par la monarchie constitutionnelle concédée par Louis XVI — puis à la Convention à partir de 1792, après la proclamation de la Première République. Il devient rapidement l'un des principaux orateurs des Girondins, sensibilité politique républicaine modérée, opposée à la radicalité des Montagnards. Avec ses amis Vergniaud et Guadet, également bordelais, il forme un « triumvirat » qui domine un temps l'assemblée par la puissance de sa parole. Emporté par la chute des Girondins en juin 1793, il refuse pourtant de fuir Paris et de rejoindre l'insurrection fédéraliste. On lui attribue ces mots : « Je ne me fais aucune illusion sur le sort qui m'attend, mais je le subirai sans m'avilir. Mes commettants m'ont envoyé ici : je dois mourir au poste qu'ils m'ont assigné. » Condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire le 30 octobre 1793, il est guillotiné le lendemain avec vingt et un autres députés girondins, place de la Révolution — actuelle place de la Concorde. Il aurait embrassé Vergniaud au pied de l'échafaud. Il avait 35 ans.