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Docteur Gabriel Péry

Obstétricien bordelais

patrimoine
De son nom complet Gabriel-Marie-Georges Péry (1900-1983), surnommé « Gaby » par ses proches, le docteur Péry est le petit-fils de Gabriel Arnozan, frère cadet du professeur Xavier Arnozan (1852-1928) — gloire de la médecine bordelaise, dermatologue et syphiligraphe de renom, à qui le cours Pavé des Chartrons a été rebaptisé cours Xavier-Arnozan en 1932, et dont l’hôpital de Pessac (groupe hospitalier Sud du CHU de Bordeaux) porte aujourd’hui le nom. Sa mère, Valentine Arnozan, avait épousé Raymond Péry, pharmacien, qui avait hérité de la pharmacie Arnozan installée sur les allées de Tourny à Bordeaux — l’une des artères prestigieuses du centre historique. Gabriel Péry grandit donc au cœur du Bordeaux médical et pharmaceutique de la Belle Époque, promis par la naissance à une vocation sanitaire.

Devenu docteur en médecine, Gabriel Péry se spécialise en obstétrique — la discipline qui accompagne la grossesse et l’accouchement, à l’époque en pleine mutation scientifique (généralisation de l’asepsie, développement de la gynécologie moderne, premières interventions pour réduire la mortalité maternelle). Il publie dès 1930 sa thèse ou première contribution scientifique : Syndrome brusque de vomissements d’allure incoercible, avec acétonémie au cours de la grossesse — recherche sur ce qu’on appelle alors les vomissements gravidiques incoercibles, forme sévère de nausées de grossesse qui pouvait, à l’époque, mettre en jeu le pronostic vital. En 1931, il co-signe avec le docteur Andérodias un rapport présenté au VIIᵉ Congrès de l’Association des gynécologues et obstétriciens de langue française : Les Hémorragies tardives des suites de couches, étiologie, évolution et pronostic — travail de référence sur une complication post-accouchement qui restait l’une des premières causes de mortalité maternelle. Membre de la Société de Médecine et de Chirurgie de Bordeaux à partir de 1935, il en devient président dès 1939, quatre ans seulement après son admission : signe d’une reconnaissance précoce et solide par ses pairs.
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