Rues de Yaté
196 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
162
patrimoine24B - Houp Géant
patrimoineAccès au Bienvenue
patrimoineAccès Kaori Géant
patrimoineAccès RIMAP de Plum
patrimoineAccès Usine de l'Eau du Mont-Dore
patrimoineAllée des Loches
patrimoineAllée du Val Boisé
patrimoineAllée Poerani
patrimoineAncienne Mine de Fer - Socamifer
patrimoineAncienne Mine de Fer - SOCAMIFER
patrimoineAncienne piste
patrimoineBois du Sud
patrimoineBoucle 3 - Netcha
patrimoineBoucle de Netcha
patrimoineBoucle de Netcha n°6
patrimoineBoucle Fabrice Leconte
patrimoineBoucle FL
patrimoineCap Reine Charlotte
patrimoineChemin
patrimoineChemin de Fer des Japonais
patrimoineChemin de la forêt Demazures
natureVaste étendue arborée couvrant aujourd'hui près d'un tiers du territoire français, la forêt est bien plus qu'un paysage : c'est une histoire de dix mille ans, une ressource économique majeure protégée depuis Colbert par un droit unique en Europe, un refuge écologique menacé, et l'un des grands imaginaires collectifs de la culture française.
Une forêt n'est pas une simple étendue d'arbres — c'est un écosystème complet, avec ses strates superposées : la canopée des arbres adultes (chênes, hêtres, pins, sapins selon les régions), la strate arbustive (noisetiers, houx, sureaux), la strate herbacée (fougères, mousses, fleurs de sous-bois), et le sol vivant grouillant de champignons, d'insectes et de mycorhizes. On distingue les feuillus (chêne, hêtre, châtaignier, charme — dominants dans le nord et le centre) des résineux (pin, sapin, épicéa, mélèze — dominants en montagne et dans les Landes). Une forêt de futaie est composée d'arbres élevés et espacés ; un taillis de rejets courts et denses coupés régulièrement ; une futaie sur taillis mêle les deux systèmes — mode d'exploitation traditionnel français encore fréquent.
À l'époque gallo-romaine, la forêt couvrait environ 30 millions d'hectares — la moitié du territoire. Les Gaulois y vénéraient les chênes, les druides y célébraient leurs cultes, les légendes s'y déployaient. Puis vinrent les grands défrichements médiévaux, les besoins de la marine, les forges, les charpentes : en 1700, il ne restait plus que 8 à 9 millions d'hectares boisés. La forêt française, saccagée, menaçait de disparaître.
En août 1669, le ministre de Louis XIV promulgue l'Ordonnance sur le fait des Eaux et Forêts — véritable premier code forestier français, l'un des premiers au monde. Elle règle tout : formation des officiers forestiers, planification des coupes, mise en réserve du quart de la superficie pour de grands arbres, exclusion du bétail, droit de préemption de l'État sur les meilleurs bois pour la construction navale. Cette ordonnance visionnaire — véritable ancêtre du concept moderne de développement durable — restera en vigueur jusqu'à la Révolution et inspirera le Code forestier de 1827 toujours à la base du droit français.
Au début du XIXᵉ siècle, la forêt française avait encore reculé à 16 % du territoire sous les besoins de la révolution industrielle. La création de l'École forestière de Nancy en 1824 puis de l'Office national des forêts (ONF) en 1964 ont accompagné une reconquête spectaculaire. Aujourd'hui, la forêt française couvre près de 17 millions d'hectares — soit 31 % du territoire national —, faisant de la France le quatrième pays le plus boisé d'Europe après la Suède, la Finlande et l'Espagne. Elle progresse encore d'environ 50 000 hectares par an.
Le régime foncier français est original : 75 % des forêts appartiennent à des propriétaires privés (environ 3,5 millions de particuliers et sociétés), 15 % aux communes (forêts communales), et 10 % à l'État (forêts domaniales — Fontainebleau, Compiègne, Rambouillet, Tronçais, Bercé). Les forêts publiques sont gérées par l'ONF ; les forêts privées, par leurs propriétaires sous encadrement du Centre national de la propriété forestière.
Au-delà de sa fonction économique (bois de construction, chauffage, papier), la forêt française est un refuge de biodiversité — plus de 130 espèces d'arbres, des milliers d'espèces animales, des dizaines de milliers d'insectes —, un piège à carbone essentiel dans la lutte contre le dérèglement climatique, et un lieu d'imaginaire collectif qui traverse toute la culture française, des contes de Perrault aux romans de Giono, des chasses royales de Fontainebleau aux promenades dominicales contemporaines. En temps de crise climatique, elle est aussi de plus en plus menacée — incendies (Landes 2022, Gard 2023, Gironde 2026), scolytes, sécheresses répétées — rappelant que Colbert avait vu juste dès 1669 : la forêt est un patrimoine fragile qu'il faut, à chaque génération, choisir de préserver.Chemin de Mine
patrimoineChemin de Prony
patrimoineChemin des Dalmates
patrimoineChemin du camping Pierre Atti
patrimoineChemin du Warf de Ngo
patrimoineChemin forestier
patrimoineChemin Forêt Demazures
natureVaste étendue arborée couvrant aujourd'hui près d'un tiers du territoire français, la forêt est bien plus qu'un paysage : c'est une histoire de dix mille ans, une ressource économique majeure protégée depuis Colbert par un droit unique en Europe, un refuge écologique menacé, et l'un des grands imaginaires collectifs de la culture française.
Une forêt n'est pas une simple étendue d'arbres — c'est un écosystème complet, avec ses strates superposées : la canopée des arbres adultes (chênes, hêtres, pins, sapins selon les régions), la strate arbustive (noisetiers, houx, sureaux), la strate herbacée (fougères, mousses, fleurs de sous-bois), et le sol vivant grouillant de champignons, d'insectes et de mycorhizes. On distingue les feuillus (chêne, hêtre, châtaignier, charme — dominants dans le nord et le centre) des résineux (pin, sapin, épicéa, mélèze — dominants en montagne et dans les Landes). Une forêt de futaie est composée d'arbres élevés et espacés ; un taillis de rejets courts et denses coupés régulièrement ; une futaie sur taillis mêle les deux systèmes — mode d'exploitation traditionnel français encore fréquent.
À l'époque gallo-romaine, la forêt couvrait environ 30 millions d'hectares — la moitié du territoire. Les Gaulois y vénéraient les chênes, les druides y célébraient leurs cultes, les légendes s'y déployaient. Puis vinrent les grands défrichements médiévaux, les besoins de la marine, les forges, les charpentes : en 1700, il ne restait plus que 8 à 9 millions d'hectares boisés. La forêt française, saccagée, menaçait de disparaître.
En août 1669, le ministre de Louis XIV promulgue l'Ordonnance sur le fait des Eaux et Forêts — véritable premier code forestier français, l'un des premiers au monde. Elle règle tout : formation des officiers forestiers, planification des coupes, mise en réserve du quart de la superficie pour de grands arbres, exclusion du bétail, droit de préemption de l'État sur les meilleurs bois pour la construction navale. Cette ordonnance visionnaire — véritable ancêtre du concept moderne de développement durable — restera en vigueur jusqu'à la Révolution et inspirera le Code forestier de 1827 toujours à la base du droit français.
Au début du XIXᵉ siècle, la forêt française avait encore reculé à 16 % du territoire sous les besoins de la révolution industrielle. La création de l'École forestière de Nancy en 1824 puis de l'Office national des forêts (ONF) en 1964 ont accompagné une reconquête spectaculaire. Aujourd'hui, la forêt française couvre près de 17 millions d'hectares — soit 31 % du territoire national —, faisant de la France le quatrième pays le plus boisé d'Europe après la Suède, la Finlande et l'Espagne. Elle progresse encore d'environ 50 000 hectares par an.
Le régime foncier français est original : 75 % des forêts appartiennent à des propriétaires privés (environ 3,5 millions de particuliers et sociétés), 15 % aux communes (forêts communales), et 10 % à l'État (forêts domaniales — Fontainebleau, Compiègne, Rambouillet, Tronçais, Bercé). Les forêts publiques sont gérées par l'ONF ; les forêts privées, par leurs propriétaires sous encadrement du Centre national de la propriété forestière.
Au-delà de sa fonction économique (bois de construction, chauffage, papier), la forêt française est un refuge de biodiversité — plus de 130 espèces d'arbres, des milliers d'espèces animales, des dizaines de milliers d'insectes —, un piège à carbone essentiel dans la lutte contre le dérèglement climatique, et un lieu d'imaginaire collectif qui traverse toute la culture française, des contes de Perrault aux romans de Giono, des chasses royales de Fontainebleau aux promenades dominicales contemporaines. En temps de crise climatique, elle est aussi de plus en plus menacée — incendies (Landes 2022, Gard 2023, Gironde 2026), scolytes, sécheresses répétées — rappelant que Colbert avait vu juste dès 1669 : la forêt est un patrimoine fragile qu'il faut, à chaque génération, choisir de préserver.Chemin pedestre
patrimoineChemin Plaine du Champ de Bataille
patrimoineChemin vers le Poudjemia
patrimoineChemin VTT
patrimoineDéviation de Rouvray
patrimoineGigawatt
patrimoineGoro Mines
patrimoineGué de La Ngo
patrimoineGué de la Petite Rivière Bleu
patrimoineGué du Carénage
patrimoineHaul Road
patrimoineImpasse du Banc Gail
patrimoineKoureu-Deni
patrimoineLa Corniche du Mont Dore
patrimoineLiaison mine Alice Louise / Creek Pernod
patrimoineLiaison-Mourange- 2-Tétons
patrimoineliaison Notophagus mois de Mai
patrimoineMadeleine vers Netcha
patrimoineMain Haul Road
patrimoineMHR
patrimoinemuletier UTNC
patrimoineNouveau Pont du Creek Pernod
patrimoinePalmetum
patrimoineParc de la Rivière Bleue
patrimoinePiste
patrimoinePiste de la Madeleine
patrimoinePiste de la Mine Corsair
patrimoinePiste de la mine Renaissance
patrimoinePiste de la Rivière Blanche
patrimoinePiste de la Rivière Bleue
patrimoinePiste de la Rivière du Carénage
patrimoinePiste de Prony
patrimoinePiste du Barrage de la coulée
patrimoinePiste du Barrage de Yaté
patrimoinePiste du plateau Mamié
patrimoinePiste du Village de Prony
patrimoinePiste embouchure Pourina
patrimoinepiste explo
patrimoinePiste Gaspard
patrimoinePiste Minière de Calmine
patrimoinePiste Pérignon
patrimoinePiste VTT du Mois de Mai
patrimoinePiste VTT et pedestre
patrimoinePiste VTT Guépyville
patrimoinePont de la Madeleine
patrimoinePont de la Petite Rivière Bleu
patrimoinePont de La Plum
patrimoinePont de la Rivière des Pirogues
patrimoinePont de Lucky Creek
patrimoinePont des Canoés
patrimoinePont des Japonnais
patrimoinePont du Brigadier Fournier
patrimoinePont du Creek Pernod
patrimoinePont du Kaori
patrimoinePont du mois de Mai
patrimoinePont flottant VTT Pérignon
patrimoinePont Gauzère
patrimoinePont Germain
patrimoinePont Pérignon
patrimoinePR-DOR1 - Ascension du Mont-Dore
patrimoineRaccourci du Creek Pernod
patrimoineRéservoir
patrimoineRetour vers Madeleine
patrimoineR.M.2 - Route d'Unia
patrimoineRond-Point de Plum
patrimoineRond-Point du Collège de Plum
patrimoineRoute de Goro
patrimoineRoute de l'Aérodrome
patrimoineRoute de la Fontaine du Mont d'Or
patrimoineRoute de la Fontaine du Mont-Dore
patrimoineRoute de la Pointe de l'Abattoir
patrimoineRoute de Mouirange
patrimoineRoute de Penamax
patrimoineRoute de Port Boisé
patrimoineRoute de Prony
patrimoineRoute de Saint-Gabriel
patrimoineRoute de Saint-Raphaël
patrimoineRoute de Touaourou
patrimoineRoute de Yaté
patrimoineRoute du Canal Woodin
patrimoineRoute du Carénage
patrimoineRoute du Col de Port Boisé
patrimoineRoute du Déversoir
patrimoineRoute du Grand Kaori
patrimoineRoute d'Unia
patrimoineRoute du Sud
patrimoineRoute du Wharf
patrimoineRue Adrien Riaria
patrimoineRue Blanc
patrimoineRue Claude Rieu
patrimoineRue de la ceinture
patrimoineRue de la chromite
patrimoineRue de la Chromite
patrimoineRue de la Garniérite
patrimoineRue de la Juliette
patrimoineRue de l'Ambroua
patrimoineRue de la raquette
patrimoineRue de l'Henriette
patrimoineRue des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Rue des Capucines
patrimoineRue des Dahlias
patrimoineRue des Libellules
patrimoineRue des Liserons
patrimoineRue des Marguerites
patrimoineRue des Oeillets
patrimoineRue des Papillons
patrimoineRue des Passiflores
patrimoineRue des Sandragons
patrimoineRue des Sauges
patrimoineRue des sous Bois
patrimoineRue des Zinnias
patrimoineRue du Biessard
patrimoineRue du Creek Jack
patrimoineRue du Point de Vue
patrimoineRue Gué Xi
patrimoineRue Luc Wadé
patrimoineRue Mouirange
patrimoineRue Négandi
patrimoineRue Pilate
patrimoineRue Reine Pomaré
patrimoineRue Rémi Peynon
patrimoineRue Taréti
patrimoineRue Teu Api
patrimoineRue Tiaré Anani
patrimoineRue Vaima
patrimoineSeintier
patrimoineSentier amenagé
patrimoineSentier Bois du sud
patrimoinesentier cascade Kubini
patrimoineSentier de la cascade Camille
patrimoineSentier de la haute Pourina
patrimoineSentier de la mine Anna Madeleine
patrimoineSentier de la mine Cagou
patrimoinesentier de la mine de Goro
patrimoinesentier de la mine du mois de mai
patrimoineSentier de la mine Gaspard
patrimoineSentier de la pénitencière
patrimoineSentier de la Pourina
patrimoineSentier des bucherons
patrimoineSentier des Cagous
patrimoineSentier des cohons
patrimoineSentier des éoliennes
patrimoineSentier des kakarikis
patrimoineSentier des Kaoris
patrimoineSentier des Méliphages
patrimoineSentier des mines jumelles
patrimoineSentier des nothofagus
patrimoineSentier des Notophagus
patrimoineSentier des Trois Forêts
natureVaste étendue arborée couvrant aujourd'hui près d'un tiers du territoire français, la forêt est bien plus qu'un paysage : c'est une histoire de dix mille ans, une ressource économique majeure protégée depuis Colbert par un droit unique en Europe, un refuge écologique menacé, et l'un des grands imaginaires collectifs de la culture française.
Une forêt n'est pas une simple étendue d'arbres — c'est un écosystème complet, avec ses strates superposées : la canopée des arbres adultes (chênes, hêtres, pins, sapins selon les régions), la strate arbustive (noisetiers, houx, sureaux), la strate herbacée (fougères, mousses, fleurs de sous-bois), et le sol vivant grouillant de champignons, d'insectes et de mycorhizes. On distingue les feuillus (chêne, hêtre, châtaignier, charme — dominants dans le nord et le centre) des résineux (pin, sapin, épicéa, mélèze — dominants en montagne et dans les Landes). Une forêt de futaie est composée d'arbres élevés et espacés ; un taillis de rejets courts et denses coupés régulièrement ; une futaie sur taillis mêle les deux systèmes — mode d'exploitation traditionnel français encore fréquent.
À l'époque gallo-romaine, la forêt couvrait environ 30 millions d'hectares — la moitié du territoire. Les Gaulois y vénéraient les chênes, les druides y célébraient leurs cultes, les légendes s'y déployaient. Puis vinrent les grands défrichements médiévaux, les besoins de la marine, les forges, les charpentes : en 1700, il ne restait plus que 8 à 9 millions d'hectares boisés. La forêt française, saccagée, menaçait de disparaître.
En août 1669, le ministre de Louis XIV promulgue l'Ordonnance sur le fait des Eaux et Forêts — véritable premier code forestier français, l'un des premiers au monde. Elle règle tout : formation des officiers forestiers, planification des coupes, mise en réserve du quart de la superficie pour de grands arbres, exclusion du bétail, droit de préemption de l'État sur les meilleurs bois pour la construction navale. Cette ordonnance visionnaire — véritable ancêtre du concept moderne de développement durable — restera en vigueur jusqu'à la Révolution et inspirera le Code forestier de 1827 toujours à la base du droit français.
Au début du XIXᵉ siècle, la forêt française avait encore reculé à 16 % du territoire sous les besoins de la révolution industrielle. La création de l'École forestière de Nancy en 1824 puis de l'Office national des forêts (ONF) en 1964 ont accompagné une reconquête spectaculaire. Aujourd'hui, la forêt française couvre près de 17 millions d'hectares — soit 31 % du territoire national —, faisant de la France le quatrième pays le plus boisé d'Europe après la Suède, la Finlande et l'Espagne. Elle progresse encore d'environ 50 000 hectares par an.
Le régime foncier français est original : 75 % des forêts appartiennent à des propriétaires privés (environ 3,5 millions de particuliers et sociétés), 15 % aux communes (forêts communales), et 10 % à l'État (forêts domaniales — Fontainebleau, Compiègne, Rambouillet, Tronçais, Bercé). Les forêts publiques sont gérées par l'ONF ; les forêts privées, par leurs propriétaires sous encadrement du Centre national de la propriété forestière.
Au-delà de sa fonction économique (bois de construction, chauffage, papier), la forêt française est un refuge de biodiversité — plus de 130 espèces d'arbres, des milliers d'espèces animales, des dizaines de milliers d'insectes —, un piège à carbone essentiel dans la lutte contre le dérèglement climatique, et un lieu d'imaginaire collectif qui traverse toute la culture française, des contes de Perrault aux romans de Giono, des chasses royales de Fontainebleau aux promenades dominicales contemporaines. En temps de crise climatique, elle est aussi de plus en plus menacée — incendies (Landes 2022, Gard 2023, Gironde 2026), scolytes, sécheresses répétées — rappelant que Colbert avait vu juste dès 1669 : la forêt est un patrimoine fragile qu'il faut, à chaque génération, choisir de préserver.sentier du creek Rigault
patrimoineSentier du Mois de Mai
patrimoineSentier du Pic du Grand Kaori
patrimoineSentier Faux Noyer
patrimoineSentier Glissant
patrimoineSentier Goro/Prony
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patrimoineSentier La Coulé / Yaté
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patrimoineSentier Muletier
patrimoineSentier muletier Fabrice Leconte
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patrimoineUsine
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