Rues de Vy-lès-Lure
41 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin de Crasse
patrimoineChemin de Cressey
patrimoineChemin de la Corvée
patrimoineChemin de la Mine
patrimoineChemin de la Misère
patrimoineChemin de la Vignotte
patrimoineChemin de Mausset
patrimoineChemin des Buttes
patrimoineChemin des Îles
patrimoineChemin des Iles 1-4-14
patrimoineChemin des Maglères
patrimoineChemin de Vandomaie 5-14
patrimoineChemin du Parc
patrimoineChemin du Petit Bois
patrimoineChemin Gondrand
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de Girondey
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natureLa Grande Sommière
patrimoineLe Peurand
patrimoineLes Belorciers
patrimoineLes Breuleux
patrimoineLotissement le Pre Gerfaut
patrimoineLotissement les Jardins de Juliette
patrimoineLotissement Saint-Léger
patrimoineRoute de Mollans
patrimoineRue Corne d'Amont
patrimoineRue d'Amblans
patrimoineRue de la Corre
patrimoineRue de la Courbe
patrimoineRue de Saint-Léger
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patrimoineRue des Corvées
patrimoineRue des deux ponts
patrimoineRue des Deux Ponts
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Le mot vient du latin molinum, dérivé de mola — la meule, cette lourde pierre ronde qui broie le grain. De la même racine sont nés le verbe moudre, la mouture, le meunier, le moulinet, et jusqu'à nos dents molaires, ces meules de chair qui écrasent la nourriture. Toute une famille de mots pour dire une seule chose : broyer, réduire en poudre. Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de deux mille ans. Le moulin à vent, lui, gagne l'Europe au XIIᵉ siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile de noix et d'olive, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan. Mais le moulin n'a pas vraiment disparu : leurs descendants, les alternateurs des centrales hydroélectriques, tournicotent tout autant pour fournir l'énergie de nos maisons. Ce sont les mêmes principes — la force de l'eau, du vent, transformée en mouvement utile — qui font aujourd'hui tourner nos vies.
Rue Neuve
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