Rues de Vouvray
136 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Bois Richer
patrimoineAllée de la Croix Buisée
patrimoineAllée de la Vallée Chartier
patrimoineAllée de la Vallée de Nouy
patrimoineAllée de l'Écheneau
natureAllée de Moncontour
patrimoineAllée des Bas Closeaux
patrimoineAllée des Girardières
patrimoineAllée des Hauts Closeaux
patrimoineAllée des Sentinières
patrimoineAllée des Verneries
patrimoineAllée du Chalet
patrimoineAllée du Cimetière
patrimoineAllée du Coteau Gasnier
patrimoineAllée du Dixième
patrimoineAllée du Haut Sanzelle
patrimoineAllée du Petit Bois
patrimoineAllée du Petit Vouvray
patrimoineAllée du Peu Morier
patrimoineAllée du Puits Herpin
patrimoineAllée Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Avenue d'Holnon
patrimoineAvenue Léon Brulé
patrimoineAvenue Maginot
patrimoineChemin de la Croix Mariotte
patrimoineChemin de la Girafe
patrimoineChemin de la Malourie
patrimoineChemin de la Prairie
natureChemin de la Roche
patrimoineChemin de la Solidarité
patrimoineChemin de Rochebonne
patrimoineChemin des Longs Réages
patrimoineChemin des Sarrazins
patrimoineChemin de Vauguereau
patrimoineChemin du Bec de Cisse
patrimoineChemin du Gué
patrimoineChemin rural de la Fontenelle à Port Davy
patrimoineChemin rural de la Prairie
natureChemin rural des Bidaudières au Chemin de Fer
patrimoineChemin rural des Prés Longs
patrimoineFuture Brigade de Gendarmerie
patrimoineHolnon
patrimoineImpasse de la République
patrimoineImpasse des Bas Closeaux
patrimoineImpasse du Petit Richelieu
patrimoineImpasse Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Impasse Saint-Vincent
patrimoineImpasse Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
La Bellangerie
patrimoineLa Croix Buisée
patrimoineLe Pont de Cisse
patrimoineLes Bidaudières
patrimoineLes Hauts Closeaux
patrimoineLes Patis
patrimoineLevée Transversale de Vouvray
patrimoineL'Ouche du Mont
patrimoinePassage des Écoles
patrimoinePlace Honoré de Balzac
patrimoinePlace Sadi Carnot
histoireIssu d'une des grandes lignées républicaines et scientifiques françaises — petit-fils du révolutionnaire Lazare Carnot et neveu du physicien Sadi Carnot, père de la thermodynamique — Marie François Sadi Carnot (1837-1894) suivit d'abord la voie familiale : Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées. Républicain modéré, il devint président de la Troisième République en 1887, après que le scandale des décorations eut contraint son prédécesseur Jules Grévy (1807-1891) à démissionner — le gendre de Grévy monnayait honteusement des Légions d'honneur. Réputé pour sa rigueur et son honnêteté dans une République secouée par les scandales, Carnot dut affronter une société française agitée : le retentissant scandale de Panama (1892), où plusieurs centaines de députés et de journaux s'étaient laissés corrompre par la Compagnie interocéanique de Ferdinand de Lesseps, ruinée après l'échec du percement du canal ; les attentats anarchistes qui frappaient Paris (Vaillant à la Chambre des députés, Ravachol, Émile Henry au café Terminus…) ; et la crise boulangiste, du nom du général Georges Boulanger (1837-1891), populaire et menaçant, qui rêvait d'un pouvoir personnel et d'une revanche militaire contre l'Allemagne pour reconquérir l'Alsace-Moselle, cédée par le traité de Francfort en 1871. La politique extérieure de Carnot poursuivit l'expansion coloniale (Afrique, Indochine) tout en se rapprochant de la Russie tsariste — jetant les bases de l'alliance qui structurera le début du XXᵉ siècle. Sa fin fut brutale : à Lyon, le 24 juin 1894, alors qu'il quittait un banquet à la Chambre de commerce, il fut poignardé par Sante Caserio, jeune boulanger anarchiste italien de vingt-et-un ans, qui vengeait ainsi l'exécution récente de Vaillant. Ses funérailles nationales rassemblèrent des centaines de milliers de Parisiens en deuil. Il fut inhumé au Panthéon — seul président de la Troisième République à y entrer directement à sa mort. Avez-vous déjà entendu parler de son oncle et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Carnot.
Place Saint-Vincent
patrimoineQuai de la Gare
patrimoineRoute d'Amboise
patrimoineRoute de Chanceaux
patrimoineRoute de Château-Renault
patrimoineRoute de Monnaie
patrimoineRoute Départementale
patrimoineRoute Départementale 952
patrimoineRoute de Rochecorbon
patrimoineRoute des Souchots
patrimoineRoute de Vaugondy
patrimoineRoute de Vauguéreau
patrimoineRoute de Veau Baillou
patrimoineRoute de Vernou
patrimoineRue Charles Bordes
patrimoineRue de Bois Richer
patrimoineRue de Fosse Neuve
patrimoineRue de la Bedasserie
patrimoineRue de la Blotière
patrimoineRue de la Bonne-Dame
patrimoineRue de la Chaponnière
patrimoineRue de la Chardonnière
patrimoineRue de la Croix Buisée
patrimoineRue de la Croix de Miauzay
patrimoineRue de la Croix Mariotte
patrimoineRue de la Fuye
patrimoineRue de la Monaco
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Vallée Chartier
patrimoineRue de la Vallée Coquette
patrimoineRue de la Vallée de Nouy
patrimoineRue de la Verrine
patrimoineRue de la Vindernière
patrimoineRue de l'Écheneau
natureRue de l'Epinay
patrimoineRue de l'Étang Vignon
natureRue de l'Ouche du Mont
patrimoineRue de Miauzay
patrimoineRue de Moncontour
patrimoineRue de Montauran
patrimoineRue de Sanzelle
patrimoineRue des Bas Closeaux
patrimoineRue des Carroirs
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Entrepreneurs
patrimoineRue des Hauts Closeaux
patrimoineRue des Mancelleries
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Cassoir
patrimoineRue du Châtaignier
patrimoineRue du Chemin de Traverse
patrimoineRue du Clos Chauvin
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Coteau Gasnier
patrimoineRue du Glandier
patrimoineRue du Grand Ormeau
patrimoineRue du Petit Coteau
patrimoineRue du Peu Morier
patrimoineRue du Ponceau
patrimoineRue Léon Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue les Patys
patrimoineRue Rabelais
patrimoineRue Saint-Vincent
patrimoineRue Sylvain Bodet
patrimoineRue Victor Hérault
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Saint-Vincent
patrimoineSentier des Patys
patrimoineSentier du Petit Coteau
patrimoineSquare Rabelais
patrimoineVallée Chartier
patrimoineVenelle Madeleine Boutard
patrimoineVoie Communale du Pré du Bouchet
patrimoineVoie de la Tranchaudière
patrimoineVoie Verte au Pays de Vouvray
patrimoineVouvray Centre
patrimoine