Rues de Voreppe
394 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de l'Île Rose
patrimoineAire de Voreppe
patrimoineAllée de Beauregard
patrimoineAllée de Bellevue
patrimoineAllée de Jade
patrimoineAllée de la Buffe
patrimoineAllée de la Cheminée Morin
patrimoineAllée de la Chênaie
patrimoineAllée de la Fontaine aux Merles
patrimoineAllée de la Maladière
patrimoineAllée de la Plage aux Renards
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Allée de la Tencon
patrimoineAllée des Airelles
patrimoineAllée des Bleuets
patrimoineAllée des Boutons d'Or
patrimoineAllée des Bruyères
patrimoineAllée des Cerisiers
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Coquelicots
patrimoineAllée des Digitales
patrimoineAllée des Edelweiss
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée des Fougères
patrimoineAllée des Frênes
patrimoineAllée des Fusains
patrimoineAllée des Geais
patrimoineAllée des Gentianes
patrimoineAllée des Hortensias
patrimoineAllée des Jacquins
patrimoineAllée des Jasmins
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Lucioles
patrimoineAllée des Maires
patrimoineAllée des Mûriers
patrimoineAllée des Noisettes
patrimoineAllée des Sarrasins
patrimoineAllée des Treilles
patrimoineAllée des Troènes
patrimoineAllée du 19 Mars 1962
patrimoineAllée du Colporteur
patrimoineAllée du Grand Champ
patrimoineAllée du Grand Som
patrimoineAllée du Lavoir
patrimoineAllée du Pré de la Chapelle
patrimoineAllée du Pré de la Madone
patrimoineAllée du Rémouleur
patrimoineAllée du Sabotier
patrimoineAllée du Tisserand
patrimoineAllée Gisèle Halimi
patrimoineAllée Jean-François Thorand
patrimoineAllée Jean Pain
patrimoineAllée Joséphine Baker
patrimoineAllée Lionel Terray
patrimoineAllée Victor Sappey
patrimoineAluminium
patrimoineAraymond
patrimoineAutoroute du Dauphiné
patrimoineAvenue André Malraux
patrimoineAvenue de Juin 1940
patrimoineAvenue de Stalingrad
patrimoineAvenue du 11 Novembre
patrimoineAvenue Henri Chapays
patrimoineAvenue Honoré de Balzac
patrimoineAvenue Jacques Prévert
patrimoineAvenue Simone Veil
patrimoineBascule
patrimoineBouzonniere
patrimoineCafé Adrait
patrimoineChalais
patrimoineChapays
patrimoineChassolière
patrimoineChemin de Beauplan
patrimoineChemin de Boreas
patrimoineChemin de Bouvaret
patrimoineChemin de Cailletière
patrimoineChemin de Chamoussière
patrimoineChemin de Chessières
patrimoineChemin de Cottelandière
patrimoineChemin de Croix
patrimoineChemin de Didonnière
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin de Jongkind
patrimoineChemin de la Bascule
patrimoineChemin de l'Achard
patrimoineChemin de la Jacquinière
patrimoineChemin de la Not
patrimoineChemin de la Pisciculture
patrimoineChemin de la Pissotte
patrimoineChemin de la Roche Morin
patrimoineChemin de la Rubette
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de la Sure
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de l'Île du Pont
patrimoineChemin de l'Île Magnin
patrimoineChemin de l'Île Plancon
patrimoineChemin de l'Île Rose
patrimoineChemin de Malossane
patrimoineChemin de Malsouche
patrimoineChemin de Pré Boulat
patrimoineChemin de Saint-Vincent du Platre
patrimoineChemin des Balmes
patrimoineChemin des Blockhaus
patrimoineChemin des Buis
patrimoineChemin des Buissières
patrimoineChemin des Carrières
patrimoineChemin des Chevaliers
patrimoineChemin des Ciments
patrimoineChemin des Clarisses
patrimoineChemin des Communes
patrimoineChemin des Digues
patrimoineChemin des Espinas
patrimoineChemin des Fours à Chaux
patrimoineChemin des Geais
patrimoineChemin des Granges
patrimoineChemin des Îles
patrimoineChemin des Lilas
patrimoineChemin des Magnaneries
patrimoineChemin des Magnolias
patrimoineChemin des Marguerites
patrimoineChemin des Mariniers
patrimoineChemin des Mativieres
patrimoineChemin des Oullières
patrimoineChemin des Perres de Roize
patrimoineChemin des Rayettes
patrimoineChemin des Rivalières
patrimoineChemin des Seites
patrimoineChemin des Sources
patrimoineChemin des Termes
patrimoineChemin du Bourget
patrimoineChemin du Cheminet
patrimoineChemin du Clet
patrimoineChemin du Gigot
patrimoineChemin du Groupe Raymond
patrimoineChemin du Gué de Roize
patrimoineChemin du Logis Neuf
patrimoineChemin du Mortier
patrimoineChemin du Pigeonnier
patrimoineChemin du Pit
patrimoineChemin du Pont Bossu
patrimoineChemin du Referon
patrimoineChemin du Sautaret
patrimoineChemin du Stand de Tir
patrimoineChemin du Vercors
patrimoineChemin Jacques Gay
patrimoineChemin Jean Monnet
patrimoineChemin Jules Renard
patrimoineChemin Palluel
patrimoineChemin René Cassin
patrimoineChemin Sainte-Claire
patrimoineChemin Vieux
patrimoineCimenterie du Chevallon
patrimoineCol de Tencon Pommier
patrimoineContre-Allée Juin 1940
patrimoineCôte Longue
patrimoineDomaine de la Roize
patrimoineELS Group
patrimoineEPAD
patrimoineEspace Samuel Paty
patrimoineGare SNCF
patrimoineGiratoire de Roize
patrimoineGrande Rue
patrimoineHameau de Bouvardière
patrimoineImpasse Alain Fournier
patrimoineImpasse Arthur Rimbaud
patrimoineImpasse Auguste Ravier
patrimoineImpasse Blanc Lagoutte
patrimoineImpasse Charles Bourseul
patrimoineImpasse Charles de Foucauld
patrimoineImpasse Claude Debussy
patrimoineImpasse de la Rubette
patrimoineImpasse de la Serène
patrimoineImpasse des Abeilles
natureLes abeilles sont des insectes volants que l'on reconnaît au pelage (contrairement aux guêpes) qui recouvre leur abdomen zébré de jaune de et noir. Il y existe plus de 20 000 espèces différentes dans le monde, mais c'est l'abeille mellifère qui est la plus présente sur le sol européen. Elles butinent pour collecter du nectar, un liquide sucré qui dont elles se nourrissent et qu'elles utilisent pour faire des réserves sous forme de miel (d'où "mellifère"). En prélevant ce précieux nectar, leur corps se couvrent de poussière de pollen qu'elles transportent inconsciemment vers d'autres fleurs, contribuant au cycle de reproduction des plantes. Les abeilles sont précieuses : protégeons-les !
Impasse des Capucines
patrimoineImpasse des Frères Montgolfier
patrimoineImpasse des Hautins
patrimoineImpasse des Mariniers
patrimoineImpasse des Noyers
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Saules
patrimoineImpasse Dolomieu
patrimoineImpasse du Champ Carré
patrimoineImpasse du Domaine de Chalais
patrimoineImpasse du Plan
patrimoineImpasse Édouard d'Apvril
patrimoineImpasse Fantin Latour
patrimoineImpasse Fleurie
patrimoineImpasse Gilbert Charroy
patrimoineImpasse Guynemer
patrimoineImpasse Henri Dunand
patrimoineImpasse Hippolyte Flandrin
patrimoineImpasse Jean de la Fontaine
patrimoineImpasse Jean Mermoz
patrimoineImpasse Lavoisier
patrimoineImpasse Louis Blériot
patrimoineImpasse Xavier Bichat
patrimoineLa Grande Poche
patrimoineL'Arcade
patrimoineLa Veronnière
patrimoineLe Chevalon
patrimoineLe Clos de Mélusine
patrimoineLe Péage
patrimoineLes Charminelles
patrimoineLes Jardins de Victorine
patrimoineLes Vercoriennes
patrimoineLiaison vers Chalais
patrimoineLogis Neuf
patrimoineLotissement Beauvillage
patrimoineLotissement de la Roche
patrimoineLotissement La Vigne
natureLotissement Le Canal
patrimoineLotissement Le Verger
patrimoineLouis Armand
patrimoineMalossane le Haut
patrimoineMc Drive
patrimoinePas de l'Âne
patrimoinePassage Dangereux
patrimoinePassage Pierre Guy
patrimoinePasserelle
patrimoinePasserelle de la Pouponnière
patrimoinePiste BMX
patrimoinePiste du Col de la Tençon aux Combes
patrimoinePlace Armand-Pugnot
patrimoinePlace Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place Debelle
patrimoinePlace de l'Écluse
patrimoinePlace Denise Grey
patrimoinePlace Docteur Thévenet
patrimoinePlace du Coteau
patrimoinePlace du Vieux Lavoir
patrimoinePlace Florence Arthaud
patrimoinePlace Françoise Arthaud
patrimoinePlace Georges Brassens
patrimoinePlace Hippolyte Müller
patrimoinePlace Louis Carbonnel
patrimoinePlace Saint-Didier
patrimoinePlace Saint-Nizier
patrimoinePlassage de la Banche de Cour
patrimoinePoma
patrimoinePont Bossu
patrimoinePont de Veurey
patrimoinePont du Voeu de Ville
patrimoinePont Jourdan
patrimoinePromenade de Roize
patrimoineQuai des Chartreux
patrimoineQuai du Docteur Jacquin
patrimoineRadiall
patrimoineRésidence la Bergerie
patrimoineRoize
patrimoineRoute de Chalais
patrimoineRoute de Chartreuse
patrimoineRoute de Grenoble
patrimoineRoute de la Poste
patrimoineRoute de l'Isère
patrimoineRoute de Lyon
patrimoineRoute de Mont Saint-Martin
patrimoineRoute de Palluel
patrimoineRoute de Racin
patrimoineRoute de Veurey
patrimoineRoute de Voiron
patrimoineRoute Forestière de Chalais
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Aristide Bergès
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Beyle Stendhal
patrimoineRue Blanc Fontaine
patrimoineRue Catherine Barde
patrimoineRue Champollion
patrimoineRue Charles Gabriel Pravaz
patrimoineRue Charvet Brandegaude
patrimoineRue Choderlos de Laclos
patrimoineRue Compagnie Stéphane
patrimoineRue de Beauvillage
patrimoineRue de Bourg Vieux
patrimoineRue de Bouvardière
patrimoineRue de Brandegaudière
patrimoineRue de Charnècle
patrimoineRue de Chassolière
patrimoineRue de Château Vieux
patrimoineRue de Chessières
patrimoineRue de Gachetière
patrimoineRue de la Bridoire
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Croix de la Rochette
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Grande Roche
patrimoineRue de l'Alambic
patrimoineRue de la Pêcherie
patrimoineRue de la Rajasse
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de la Scierie
patrimoineRue de l'Auberge du Pot Bleu
patrimoineRue de l'Échaillon
patrimoineRue de l'Herbe
patrimoineRue de l'Hoirie
patrimoineRue de l'Île Gabourd
patrimoineRue de l'Île Magnin
patrimoineRue de l'Isle
patrimoineRue de Mondragon
patrimoineRue de Montaud
patrimoineRue de Morletière
patrimoineRue de Nardan
patrimoineRue de Plassarot
patrimoineRue de Plein Soleil
patrimoineRue de Saint-Ours
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Bannettes
patrimoineRue des Carteux
patrimoineRue des Glaïeuls
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Martyrs
histoireRue des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Pallaches
patrimoineRue des Paquerettes
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Petits Jardins
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tissages
patrimoineRue des Tupinières
patrimoineRue de Volouise
patrimoineRue Docteur Rome
patrimoineRue du Béal
patrimoineRue du Boutet
patrimoineRue du Carré
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Côteau
patrimoineRue du Curé Nublat
patrimoineRue du Lac Bleu
patrimoineRue du Péage
patrimoineRue du Peuil
patrimoineRue du Pommarin
patrimoineRue du Pont de Fontanieu
patrimoineRue du Pont Fontanieu
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Souvenir Français
patrimoineRue Émile Gilioli
patrimoineRue Émile Romanet
patrimoineRue Gérard Philipe
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Igor Stravinski
patrimoineRue Irène Joliot-Curie
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jean Achard
patrimoineRue Jean-François Hache
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean Prévost
patrimoineRue Joseph Sarret
patrimoineRue Lacordaire
patrimoineRue Lambournay
patrimoineRue Louis Armand
patrimoineRue Louis Néel
patrimoineRue Louis Vicat
patrimoineRue Lucien Guétal
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineRue Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue Marguerite Huré
patrimoineRue Mouille Sol
patrimoineRue Patasson
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pognient
patrimoineRue Porte des Pallaches
patrimoineRue Porte Saint-Laurent
patrimoineRue Raoul Blanchard
patrimoineRue Théodore Ravanat
patrimoineRue Vaucanson
patrimoineRue Victor Cassien
patrimoineRue Vigier
patrimoineRue Xavier Jouvin
patrimoineRue Yvette Cauchois
patrimoineSaint-Martin à Chalais
patrimoineScène
patrimoineSéminaire
patrimoineSentier des Clarisses
patrimoineSentier des Oullières
patrimoineSentier du Bourget
patrimoineSentier du Referon
patrimoineSentier Palllaches
patrimoineSquare Abbé Gaillard
patrimoineSquare Catherine Barde
patrimoineSquare Colonel Brillat-Savarin
patrimoineSquare Debelle
patrimoineTour de la Tençon
patrimoineVallée de la Roize
patrimoineVariante
patrimoineVers la Cheminée de Mont Saint-Martin
patrimoineVers la Rajasse
patrimoineVers le Belvédère des Maquisards
histoireVoie Verte de la Roize à l’Isère
patrimoineVoie Verte des Berges de l'Isère
patrimoineVolouise
patrimoineVoreppe - Mairie
patrimoine