Rues de Voisins-le-Bretonneux
224 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée A. Le Nôtre
patrimoineAllée Arnauld d'Andilly
patrimoineAllée Aux Boules
patrimoineAllée Constantin Rozanoff
patrimoineAllée de l'Arc
patrimoineAllée de la Tour
patrimoineAllée de l'Épée
patrimoineAllée de Pézens
patrimoineAllée des Belles Feuilles
patrimoineAllée des Canettes
patrimoineAllée des Capucines
patrimoineAllée des Cèdres
patrimoineAllée des Cerisiers
patrimoineAllée des Hautes Fermes
patrimoineAllée des magnolias
patrimoineAllée Didier Daurat
patrimoineAllée du Petit Clos
patrimoineAllée Édouard Gignac
patrimoineAllée Jacques Ange Gabriel
patrimoineAllée Mathilde Garlande
natureAllée Maurice Utrillo
patrimoineAllée Philippe Deslandes
natureAllée Raoul et Mad Follereau
patrimoineAllée Saint-Exupéry
patrimoineAvenue de La Grande Île
patrimoineAvenue de la Pyramide
patrimoineAvenue du Grand Pré
patrimoineAvenue du Lycée
patrimoineAvenue du Plan de l'Église
patrimoineAvenue Erik Satie
patrimoineAvenue Jean Bart
patrimoineAvenue Joseph Kessel
patrimoineAvenue Michel-Ange
patrimoineAvenue Montaigne
patrimoineAvenue René Duguay Trouin
patrimoineAvenue Robert Surcouf
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Chemin de la Croix du Bois
patrimoineChemin de Ronde
patrimoineChemin des Graviers
patrimoineChemin des Ruelles
patrimoineChemin du Lac
patrimoineChmein de Ronde
patrimoineLa Rotonde
patrimoineMail Aux Fruits
patrimoineMail de Schenefeld
natureMail Le Corbusier
patrimoinePassage de la Mare Lagosse
patrimoinePassage d'Orient
patrimoinePassage du Mail
patrimoinePassage Pierre-François Marie
patrimoinePasserelle d'Irvine
patrimoinePlace Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place Charles De Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place Degas
patrimoinePlace de la Division Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Place de la Ferme Foucaut
patrimoinePlace de la Gaité
patrimoinePlace Derain
patrimoinePlace des Douves
patrimoinePlace des Quinconces
patrimoinePlace des Roseaux
patrimoinePlace du Baron Frossard
patrimoinePlace Henri Matisse
patrimoinePlace Jules Carpentier
patrimoinePlace Léonard de Vinci
patrimoinePlace Modigliani
patrimoinePlace Sisley
patrimoinePlace Soutine
patrimoinePlace Victor Ségalen
patrimoineRigole du Don
patrimoineRond-Point du Saut du Loup
patrimoineRoute de Châteaufort
patrimoineRoute de Guyancourt
patrimoineRoute de la Butte Aux Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Route de Trappes
patrimoineRoute de Versailles
patrimoineRoute Forestière de la Garenne
patrimoineRue Adrienne Bolland
patrimoineRue Albert Marquet
patrimoineRue Alexander Von Humbolt
patrimoineRue Alfred de Vigny
patrimoineRue André Chénier
patrimoineRue Antonin Artaud
patrimoineRue Auguste Perret
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Aux Fleurs
patrimoineRue Bernard Palissy
patrimoineRue Blaise Pascal
patrimoineRue Camille Corot
patrimoineRue Charles Baudelaire
patrimoineRue Charles Gounod
patrimoineRue Charles Lindbergh
patrimoineRue Chopin
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Couzinet
patrimoineRue Dana Meadows
patrimoineRue Danton Jouglard
patrimoineRue de la Bergerie
patrimoineRue de la Borne Royale
patrimoineRue de la Bourdonnais
patrimoineRue de la Courtine
patrimoineRue de la Ferme
patrimoineRue de la Galissonnière
patrimoineRue de la Grange aux Belles
patrimoineRue de la Mérantaise
patrimoineRue de la Pièce du Parc
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Remise
patrimoineRue de la Rigole
patrimoineRue de la Rotonde
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de l'Échiquier
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de Port Royal
patrimoineRue des Berges
patrimoineRue des Buyères
patrimoineRue des Cottages
patrimoineRue des Douves
patrimoineRue des fraisiers
patrimoineRue des Fraisiers
patrimoineRue des Frères Wright
patrimoineRue des Liquidambars
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Mousserons
patrimoineRue des Pépinières
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pivoines
patrimoineRue des Poètes
patrimoineRue des Poiriers
patrimoineRue des Quatre Vents
patrimoineRue des Ruelles
patrimoineRue des Ruisseaux
natureRue des Saules
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tulipes
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue Diane Fossey
patrimoineRue du Bailly de Suffren
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue Dufy
patrimoineRue du Grand Parc
patrimoineRue du Jasmin
patrimoineRue du Lac
patrimoineRue du Midi
patrimoineRue du Mont Doré
patrimoineRue Dumont d'Urville
patrimoineRue du Petit Thouars
patrimoineRue du Pré de la Cure
patrimoineRue du Pré Sous La Ferme
patrimoineRue du Roncier
patrimoineRue du Soleil Levant
patrimoineRue Ecoute S'Il Pleut
patrimoineRue Emeraude
patrimoineRue Farman
patrimoineRue F. Couperin
patrimoineRue François Couperin
patrimoineRue François Villon
patrimoineRue Gabriel Fauré
patrimoineRue Gaston Bachelard
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Gilbert de Voisins
patrimoineRue Guynemer
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Matisse
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jean-Baptiste de la Quintinie
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Racine
patrimoineRue Jean Vourc'h
patrimoineRue Léo Delibes
patrimoineRuelle Marie Dorval
patrimoineRue Louis Antoine de Bougainville
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Joly
patrimoineRue Madame de Sévigné
natureRue Maurice Noguès
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Nicolas Ledoux
patrimoineRue Nungesser
patrimoineRue Pascal
patrimoineRue Paul Cézanne
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Paul Signac
patrimoineRue Philippe de Champaigne
patrimoineRue Rachel Carson
patrimoineRue René Caudron
patrimoineRue Rimbaud
patrimoineRue Saint-François-d'Assise
patrimoineRue Santos Dumont
patrimoineRue Serpentine
patrimoineRue Simone Weil
patrimoineRue Turquoise
patrimoineRue Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Vincent Van Gogh
patrimoineSente des Bouvreuils
patrimoineSquare Alfred de Musset
patrimoineSquare Corail
patrimoineSquare Corneille
patrimoineSquare Delacroix
patrimoineSquare du Bellay
patrimoineSquare Fragonard
patrimoineSquare Hector Guimard
patrimoineSquare La Bruyère
patrimoineSquare La Fontaine
patrimoineSquare Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Square Le Brun
patrimoineSquare Le Nain
patrimoineSquare Molière
patrimoineSquare Ronsard
patrimoineSquare Saphir
patrimoineSquare Victor Baltard
patrimoineVilla Adrienne
patrimoineVilla Amélie
patrimoineVilla Astrid
patrimoineVilla Caroline
patrimoineVilla de la Remise
patrimoineVilla Delphine
patrimoineVilla Hortense
patrimoineVilla Séverine
patrimoineVilla Sophie
patrimoine