Rues de Vittel
236 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
1re Allée Haye Jean Cottant
patrimoine2e Allée Haye Jean Cottant
patrimoine3e Allée Haye Jean Cottant
patrimoine4e Allée Haye Jean Cottant
patrimoine5e Allée Haye Jean Cottant
patrimoine6e Allée Haye Jean Cottant
patrimoine7e Allée Haye Jean Cottant
patrimoineAllée Bel Air
patrimoineAllée Champ Millot
patrimoineAllée Claude Bassot
patrimoineAllée de Béhulieu
patrimoineAllée de Charbonne
patrimoineAllée de Chempé
patrimoineAllée de la Bergeronnette
patrimoineAllée de la Cornée
patrimoineAllée de la Croisette
patrimoineAllée de la Ficherelle
patrimoineAllée de l'Aigrette
patrimoineAllée de la Samaritaine
patrimoineAllée de la Voye
patrimoineAllée de Liége
patrimoineAllée d'Enfrier
patrimoineAllée de Normandhaye
patrimoineAllée de Nossoloup
patrimoineAllée de Pharamont
patrimoineAllée de Preys
patrimoineAllée de Savue
patrimoineAllée des Azeliers
patrimoineAllée des Chenevières du Larmin
natureAllée des Essarts
patrimoineAllée des Gélines
patrimoineAllée des Hauts Jardins
patrimoineAllée des Mirabelliers
patrimoineAllée des Pâquerettes
patrimoineAllée des Seize Mutins
patrimoineAllée des Sorbiers
patrimoineAllée des Tilleuls
natureAllée des Trois Chênes
natureAllée du Fossé
patrimoineAllée du Gravot
patrimoineAllée du Haut de la Prelle
patrimoineAllée du Luxembourg
patrimoineAllée du Marais
patrimoineAllée du Peulin
patrimoineAllée du Réveillon
patrimoineAllée Entre Deux Eaux
patrimoineAllée Gallieni
patrimoineAllée Georges Guynemer
patrimoineAllée Henri Dunant
patrimoineAllée Louis Pergaud
patrimoineAllée Michel Dormois
patrimoineAllée Parrot
patrimoineAllée Privée Bel Air
patrimoineAllée Saint-Privat
patrimoineAllée Sœur Catherine
patrimoineAncien Chemin de Saint-Baslemont au Chemin des Bouriques
patrimoineAncien Chemin de They-sous-Montfort à Vittel
patrimoineAncien Chemin de Thuillières
patrimoineAncien Chemin de Vittel à Valleroy-le-Sec
patrimoineAvenue Bouloumié
patrimoineAvenue de Belgique
patrimoineAvenue de Châtillon
patrimoineAvenue de Courberoye
patrimoineAvenue de Gérémoy
patrimoineAvenue de la 1re Armée
patrimoineAvenue de la Roseraie
patrimoineAvenue de la Tuilerie
patrimoineAvenue des Tilleuls
natureAvenue du Casino
patrimoineAvenue du Haut de Fol
patrimoineAvenue Georges Clemenceau
patrimoineAvenue Gilbert Trigano
patrimoineAvenue Maurice Barrès
patrimoineAvenue Raymond Poincaré
patrimoineChemin de Dombrot
patrimoineChemin de Fourchette
patrimoineChemin de la Neuveville-sous-Montfort
patrimoineChemin de Laneuveville-sous-Montfort
patrimoineChemin de la Tuilerie
patrimoineChemin de Noffriez
patrimoineChemin de Normanaye
patrimoineChemin de Norroy-sur-Vair à They-sous-Montfort
patrimoineChemin de Roche
patrimoineChemin des Carrières
patrimoineChemin des Gélines
patrimoineChemin des Prés Maillot
patrimoineChemin de Vittel à Valleroy-le-Sec
patrimoineChemin du Breuil
patrimoineChemin du Halichard
patrimoineChemin du Haut de Vittel
patrimoineChemin du Haut du Cras
patrimoineChemin vers Valleroy-le-Sec
patrimoineImpasse des Dames
patrimoineLotissement de la Vieille Ringue
patrimoinePassage Magdelon
patrimoinePlace de Badenweiler
patrimoinePlace de la Marne
patrimoinePlace de Liége
patrimoinePlace des Dames
patrimoinePlace des Francs
patrimoinePlace du 12 Septembre 1944
patrimoinePlace Général de Gaulle
patrimoinePlace Lyautey
patrimoinePromenade du Haut de Prelle
patrimoineRoute de Vittel
patrimoineRoute d'Houécourt
patrimoineRue Alain Mimoun
patrimoineRue Alouette des Champs
patrimoineRue Bel Air
patrimoineRue Calouche
patrimoineRue Castel Fleuri
patrimoineRue Charles Garnier
patrimoineRue Claude Bassot
patrimoineRue d'Alger
patrimoineRue d'Angleterre
patrimoineRue de Batremoulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue de Brahaut
patrimoineRue de Chambrotte
patrimoineRue de Charbonne
patrimoineRue de Charmey
patrimoineRue de Courte Tennerre
patrimoineRue de Fougères
patrimoineRue de l'Abbé Marchal
patrimoineRue de la Bergeronnette
patrimoineRue de la Croisette
patrimoineRue de la Croix Pierrot
patrimoineRue de la Division Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue de la Fauvette
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de la Fosse Bélier
patrimoineRue de la Haye Jean Cottant
patrimoineRue de la Moïse
patrimoineRue de la Montjoie
patrimoineRue de la Samaritaine
patrimoineRue de la Scierie
patrimoineRue de l'Autour
patrimoineRue de la Vauviard
patrimoineRue de la Voivre
patrimoineRue de l'Épine
patrimoineRue de Lignéville
patrimoineRue de Lorima
patrimoineRue de Luxembourg
patrimoineRue de Metz
patrimoineRue de Nancy
patrimoineRue de Noffriez
patrimoineRue de Normandhaye
patrimoineRue de Nossoloup
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue de Plaisance
patrimoineRue de Poirieloup
patrimoineRue de Rougibois
patrimoineRue de Saint-Exupéry
patrimoineRue de Salomon
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue de Savignonrupt
patrimoineRue des Azeliers
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Dames
patrimoineRue des Essarts
patrimoineRue des Facelles
patrimoineRue des Grands Bois
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Pâquerettes
patrimoineRue des Seize Mutins
patrimoineRue de Sugène
patrimoineRue des Vieilles Halles
patrimoineRue des Vosges
patrimoineRue de Vaux
patrimoineRue de Vaxellepierre
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue de Voiveselles
patrimoineRue du Bruant Jaune
patrimoineRue du Clos des Lys
patrimoineRue du Cras
patrimoineRue du Docteur Fournier
patrimoineRue du Docteur Henry Voirin
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Général Mangin
patrimoineRue du Grand Ban
patrimoineRue du Haut du Four
patrimoineRue du Lotissement Vaillant
patrimoineRue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue du Maréchal Joffre
patrimoineRue du Petit Ban
patrimoineRue du Pluvier
patrimoineRue du Point de Vue
patrimoineRue du Ruisseau
natureRue du Tahon
patrimoineRue du Vair
patrimoineRue Émile Mairerichard
patrimoineRue Ernest Pérochon
patrimoineRue François Richard
patrimoineRue Gallieni
patrimoineRue Georges de La Tour
patrimoineRue Georges Guynemer
patrimoineRue Gratte Paille
patrimoineRue Jacques Ducrot
patrimoineRue Jean Bouin
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jeanne Pecheur
patrimoineRue Julie-Victoire Daubié
patrimoineRue Lieutenant Gauffre
patrimoineRuelle du Moulin du Bas
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Ruelle du Ruisseau
natureRue Louis Pergaud
patrimoineRue Lucie Aubrac
patrimoineRue Magdelon
patrimoineRue Marcel Cerdan
patrimoineRue Marcel Soulier
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Ferry
patrimoineRue Renée Petitcolas
patrimoineRue Rennée Petitcolas
patrimoineRue Robert de Flers
patrimoineRue Robert Schuman
patrimoineRue Roland Dorgelès
patrimoineRue Saint-Éloi
patrimoineRue Saint-Martin
patrimoineRue Saint-Nicolas
patrimoineRue Saint-Rémy
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Sœur Catherine
patrimoineRue Soeur Charité
patrimoineRue Sœur Saint-Paul
patrimoineRue Suzanne Chardin
patrimoineRue Victor Tocquard
patrimoineRue Winston Churchill
patrimoineSentier du Cimetière
patrimoineSentier du Moulin Brûlé
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Square de l'Alpha
patrimoineSquare Robert Hossein
patrimoineVieille Route de Vittel
patrimoineVoie de Vittel à Dombrot-le-Sec
patrimoineVoie de Vittel à They-sous-Montfort
patrimoine