Rues de Vitrolles
635 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de Vitrolles
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patrimoineAllée André Verdilhan
patrimoineAllée Auguste Chabaud
patrimoineAllée Bernard Imbert
patrimoineAllée César
patrimoineAllée Chantecler
patrimoineAllée Charloun Rieu
patrimoineAllée Claire Gabert
patrimoineAllée Claris de Florian
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patrimoineAllée David Guillermet
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patrimoineAllée de Bretagne
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patrimoineAllée de la Bégude
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patrimoineAllée de la Caravelle
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patrimoineAllée de la Metairie
patrimoineAllée de l’Annonciade
patrimoineAllée de la Panaou
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patrimoineAllée de l'Eminée
patrimoineAllée de Montagnière
patrimoineAllée de Normandie
patrimoineAllée de Picardie
patrimoineAllée des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Allée des Agaces
patrimoineAllée des Artistes
patrimoineAllée des Avau
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patrimoineAllée des Balbuzards
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patrimoineAllée des Cailles
patrimoineAllée des Carriers
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patrimoineAllée des Collines
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patrimoineAllée des Flamants Roses
patrimoineAllée des Foins
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patrimoineAllée des Gycines
patrimoineAllée des Iscles
patrimoineAllée des Jardins de Bel Air
patrimoineAllée des Jardins de Kelly
patrimoineAllée des Joutes
patrimoineAllée des Lentisques
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patrimoineAllée des Poètes
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patrimoineAllée des Prés
patrimoineAllée des Rastoubles
patrimoineAllée des Restanques
patrimoineAllée des Ribes
patrimoineAllée des Roseaux
patrimoineAllée des Roure
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patrimoineAllée des Salines
patrimoineAllée des Seigles
patrimoineAllée des Semeurs
patrimoineAllée des Semis
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patrimoineAllée des Tuiliers
patrimoineAllée des Tulipes
patrimoineAllée de Touraine
patrimoineAllée du Belvédère
patrimoineAllée du Blanc des Prés
patrimoineAllée du Bosquet
patrimoineAllée du Bruant
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patrimoineAllée du Campas
patrimoineAllée du Caucadis
patrimoineAllée du Chasselas
patrimoineAllée du Château de Montvallon
patrimoineAllée du Cisampe
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patrimoineAllée du Fanage
patrimoineAllée du Fenouillet
patrimoineAllée du Fouis
patrimoineAllée du Froment
patrimoineAllée du Galion
patrimoineAllée du Garlaban
patrimoineAllée du Groupe Manouchian
patrimoineAllée du Levandre
patrimoineAllée du Liseron
patrimoineAllée du Lubéron
patrimoineAllée du Moulin à Eau
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Allée du Néflier
patrimoineAllée du Pitalugue
patrimoineAllée du Poirier
patrimoineAllée du Puisard
patrimoineAllée du Relais
patrimoineAllée du Sémaphore
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patrimoineAllée Félix Ziem
patrimoineAllée Françoise Duparc
patrimoineAllée François Rude
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patrimoineAllée Jean de Maynier
patrimoineAllée Jean Giono
patrimoineAllée Jean-Jacques Nadal
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patrimoineAllée les Baumelles
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patrimoineAllée Manon
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patrimoineAllée Mathieu Guiramant
patrimoineAllée Michel Adanson
patrimoineAllée Olivier de Serres
patrimoineAllée Parmentier
patrimoineAllée Pascal Guilhem
patrimoineAllée Patrick Menet
patrimoineAllée Paul Emiot
patrimoineAllée Philippe Brocard
patrimoineAllée Philippe de Brocard
patrimoineAllées de la Noria
patrimoineAllées les Romanesques
patrimoineAllée Stanil Clastrier
patrimoineAllée Topaze
patrimoineArcades Colonel de Courson
patrimoineArcades de Citeaux
patrimoineArcades des Abbayes
patrimoineAutoroute du Soleil
patrimoineAutoroute du Val de Durance
patrimoineAvenue Alphonse Daudet
patrimoineAvenue Amédéo Avogadro
patrimoineAvenue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Avenue Camille Pelletan
patrimoineAvenue de Bruxelles
patrimoineAvenue de Font Ségugne
patrimoineAvenue de France
patrimoineAvenue de la Ferme de Croze
patrimoineAvenue de la Petite Mer
patrimoineAvenue de la Rangue
patrimoineAvenue de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue de Londres
patrimoineAvenue de Marseille
patrimoineAvenue Denis Padovani
patrimoineAvenue de Rome
patrimoineAvenue de Saint-Germet
patrimoineAvenue des Arenas
patrimoineAvenue des Droits de l'Homme
patrimoineAvenue des Roches Rouges
patrimoineAvenue des Salyens
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Maréchal Joffre
patrimoineAvenue du Vent du Soleil
patrimoineAvenue François Marseille
patrimoineAvenue Georges Brassens
patrimoineAvenue Jean Étienne
patrimoineAvenue Jean Étienne Constant
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Jean Monnet
patrimoineAvenue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Avenue Joseph Cugnot
patrimoineAvenue Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue Mère Teresa
patrimoineAvenue Morfelden-Waldorf
patrimoineAvenue Rhin-Danube
patrimoineAvenue Salvador Allende
patrimoineAvenue Stéphen d'Arve
patrimoineAvenue Victor Gélu
patrimoineAvenue Victor Martin
patrimoineAvenue Yitzhak Rabin
patrimoineBastide des Pins
patrimoineBoulevard Alfred Casile
patrimoineBoulevard de l'Europe
patrimoineBoulevard des Tamaris
patrimoineBoulevard Henri Loubet
patrimoineBoulevard Marcel Hochet
patrimoineBoulevard Marcel Pagnol
patrimoineBoulevard Paul Guigou
patrimoineBoulevard Pythagore
patrimoineChemin de Gerlet
patrimoineChemin de la Bastide Blanche
patrimoineChemin de la Frescoule
patrimoineChemin de la Gare
patrimoineChemin de Lange Chave
patrimoineChemin de la Nine
patrimoineChemin de la Pierre Plantée
patrimoineChemin de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Chemin de la Source
patrimoineChemin de la Truche
patrimoineChemin de la Tuilière
patrimoineChemin de l'Escaillon
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de Montvallon
patrimoineChemin de Pauron
patrimoineChemin de Premiens
patrimoineChemin de Saint-Bourdon
patrimoineChemin de Sainte-Catherine
patrimoineChemin de Salvarenque
patrimoineChemin des Barbiers
patrimoineChemin des Bellons
patrimoineChemin des Bignonias
patrimoineChemin des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Costes
patrimoineChemin des Croues
patrimoineChemin des Garcins
patrimoineChemin des Gorges de Cabriès
patrimoineChemin des Hermès
patrimoineChemin des Ifs
patrimoineChemin de Sigoyer
patrimoineChemin des Îles
patrimoineChemin des Iscles
patrimoineChemin des Lauriers Roses
patrimoineChemin des Mielloux
patrimoineChemin des Moineaux
patrimoineChemin des Monts de Provence
patrimoineChemin des Nichoirs
patrimoineChemin des Oiseaux
patrimoineChemin des Pignes
patrimoineChemin des Pinchinades
patrimoineChemin des Prés
patrimoineChemin des Sources de l'Infernet
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Vitrolles au Griffon
patrimoineChemin di Oustaous
patrimoineChemin du Baou
patrimoineChemin du Briançon
patrimoineChemin du Brusquié
patrimoineChemin du Lion
patrimoineChemin du Menuisier
patrimoineChemin du Pont
patrimoineChemin du Pré Bataille
patrimoineChemin du Puy
patrimoineChemin du Suède
patrimoineChemin du Trou du Loup
patrimoineChemin du Val d'Ambla
patrimoineChemin Justin Bayle
patrimoineChemin Rural de Vitrolles à Rognac
patrimoineChemin Théodore Chasseriau
patrimoineClos de la Butte
patrimoineCorniche du Roucas
patrimoineDépose Minute
patrimoineDescente de la Cuesta
patrimoineDigue des Salines du Lion
patrimoineDraille des Tribales
patrimoineEsplanade du 24 Avril 1915
patrimoineEsplanade du Liourat
patrimoineHalte Routière SNCF - Airbus Helicopters
patrimoineImpasse André Verdilhan
patrimoineImpasse Antoine Blaise Croustillat
patrimoineImpasse Bel Air
patrimoineImpasse Brahe Tycho
patrimoineImpasse Daniel Balavoine
patrimoineImpasse de Belgique
patrimoineImpasse de Chasles
patrimoineImpasse de la Clairette
patrimoineImpasse de la Grèce
patrimoineImpasse de l'Aigrette
patrimoineImpasse de l'Aire
patrimoineImpasse de la Roquette
patrimoineImpasse de la Tarare
patrimoineImpasse de la Tramontane
patrimoineImpasse de l’Eissero
patrimoineImpasse de l'Escounière
patrimoineImpasse de Ménerbes
patrimoineImpasse des Amours
patrimoineImpasse des Apiculteurs
patrimoineImpasse des Carriers
patrimoineImpasse Descartes
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Frères Montgolfier
patrimoineImpasse des Lavandes
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Olivettes
patrimoineImpasse des Ombrées
patrimoineImpasse des Prés
patrimoineImpasse des Troubadours
patrimoineImpasse des Vendanges
patrimoineImpasse des Zéphyrs
patrimoineImpasse du Caporal Chef Lopez
patrimoineImpasse du Colonel Fabien
patrimoineImpasse du Goupil
patrimoineImpasse du Gourg
patrimoineImpasse du Maréchal Juin
patrimoineImpasse du Marin Blanc
patrimoineImpasse du Muscat
patrimoineImpasse Ernest Reyer
patrimoineImpasse Fernand Sardou
patrimoineImpasse François Vidal
patrimoineImpasse Georges Brassens
patrimoineImpasse Jean Vezien
patrimoineImpasse Joseph Lambot Miraval
patrimoineImpasse Joseph Marie Jacquard
patrimoineImpasse Kohler Berujeau
patrimoineImpasse La Fontaine
patrimoineImpasse Laura
patrimoineImpasse l'Eau Vive
patrimoineImpasse Les Cabassols
patrimoineImpasse Marcel Hochet
patrimoineImpasse Maurin des Maures
patrimoineImpasse Mège Mouries
patrimoineImpasse Olga Bancic
patrimoineImpasse Philippe de Girard
patrimoineImpasse Pierre Fresnay
patrimoineImpasse Plana
patrimoineImpasse Pythagore
patrimoineImpasse Roger Carcasse Roger Faugeron
patrimoineImpasse Roman
patrimoineImpasse Sainte-Hélène
patrimoineImpasse Targuet
patrimoineImpasse Thales
patrimoineLa Cour d'Amour
patrimoineLa Placette
patrimoineLe Clos Saint-Laurent
patrimoineLes Dalles
patrimoineLes Roches Rouges
patrimoineLivraison Poids Lourds
patrimoineLotissement Les Coulemelles
patrimoineLotissement Les Jardins du Valada
patrimoineMcDrive
patrimoineMontée de Crigne
patrimoineMontée de la Fontaine du Renard
patrimoineMontée de l'Ardalho
patrimoineMontée des Ravines
patrimoineMontée du Four Banal
patrimoineMontée du Renard
patrimoineMontée du Rocher
patrimoineParc du Relais du Griffon
patrimoinePassage
patrimoinePassage Aimé Constant
patrimoinePassage de l'Espère
patrimoinePetit Bois des Jardinniers
patrimoinePlace Alexander Fleming
patrimoinePlace Auguste Rodin
patrimoinePlace Canto Perdrix
patrimoinePlace de la Cavalcade
patrimoinePlace de la Fontaine
patrimoinePlace de l'Agachon
patrimoinePlace de l'Aire
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de l'Arlésienne
patrimoinePlace de Libertat
patrimoinePlace d'Éole
patrimoinePlace de Provence
patrimoinePlace des Bastides
patrimoinePlace des Ligures
patrimoinePlace des Panicau
patrimoinePlace des Vignerons
naturePlace du Bachaga
patrimoinePlace du Cengle
patrimoinePlace du Chardon Bleu
patrimoinePlace du Parc
patrimoinePlace du Perussié
patrimoinePlace du Regain
patrimoinePlace du Roy René
patrimoinePlace du Vent Blanc
patrimoinePlace Georges Brassens
patrimoinePlace Henri Dunant
patrimoinePlace Jules Ferry
patrimoinePlace Rigoberta Menchu
patrimoinePlage des Marettes
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Plateau Maximilien Kolbe
patrimoinePromenade de Koro
patrimoinePromenade des Oliviers
patrimoineRampe Cognecoeur
patrimoineRampe de Baumugne
patrimoineRésidence Alphonse Daudet
patrimoineRésidence de la Corniche
patrimoineRésidence du Rocher
patrimoineRésidence La Plaine
patrimoineRésidence Les Ormaux
patrimoineRond-Point Abbé Pierre
patrimoineRond-Point de la Pierre Plantée
patrimoineRond-Point des Anciens Combattants d'Indochine
patrimoineRond-Point du 19 Mars 1962
patrimoineRond-Point du XV Corps
patrimoineRond-Point Lazare Ponticelli
patrimoineRoute de Gampard
patrimoineRoute de Gap
patrimoineRoute de l'Aéroport
patrimoineRoute de la Seds
patrimoineRoute de Marseille
patrimoineRoute des Combes
patrimoineRoute des Faysses
patrimoineRoute du Canal
patrimoineRoute du Chemin de Fer
patrimoineRoute du Déoule
patrimoineRoute du Haut Vitrolles
patrimoineRoute du Plan
patrimoineRue Adam de Craponne
patrimoineRue Adolphe Monticelli
patrimoineRue Alvar Salen
patrimoineRue Amélie de Vitrolles
patrimoineRue André Campra
patrimoineRue Antoine Biancardi
patrimoineRue Antoine Biancardini
patrimoineRue Antoine Blaise Crousillat
patrimoineRue Antoine Bourdelle
cultureFils d'ébéniste de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, Émile-Antoine Bourdelle (1861-1929) grimpa très jeune l'échelle du talent : après les Beaux-Arts de Toulouse et de Paris, il devint en 1893 l'assistant et l'ami de Rodin, à qui il resta fidèle quinze années durant, travaillant à ses côtés sur Les Bourgeois de Calais et le Balzac. Il se fit connaître à l'Exposition universelle de 1900 avec sa Tête d'Apollon, à la frontalité sévère inspirée de l'art grec archaïque. En 1906, il abandonna son prénom d'Émile pour devenir Antoine Bourdelle, hommage à son père tout juste décédé. Vers 1908, il rompit progressivement avec Rodin pour affirmer un style personnel plus anguleux, plus architectural, plus archaïque, qui fera de lui le grand pont entre le sculpteur romantique du XIXᵉ siècle et les modernes. Son Héraklès archer de 1909, statue tendue comme un arc bandé, entra immédiatement dans l'histoire de l'art. Suivirent les reliefs monumentaux du Théâtre des Champs-Élysées à Paris (1912), le colossal monument équestre au général Alvear à Buenos Aires, et de nombreux monuments aux morts qui témoignent d'un patriotisme sincère — au premier rang desquels celui de sa Montauban natale, l'un des tout premiers de France. Bourdelle mourut en 1929 dans son atelier de Montparnasse, aujourd'hui devenu le musée Bourdelle, l'un des plus beaux musées d'atelier de la capitale. Il forma une génération de sculpteurs — parmi ses élèves : Giacometti, Germaine Richier, Vera Mukhina. Peu de maîtres auront eu si belle postérité.
Rue Bel Air
patrimoineRue Boris Vian
patrimoineRue Charles Gounod
cultureÉlevé dans une famille de mélomanes parisienne — sa mère était pianiste et son père peintre —, Charles Gounod (1818-1893) étudia au Conservatoire de Paris et remporta le prestigieux Prix de Rome en 1839. Le séjour à la Villa Médicis lui révéla la musique italienne et la spiritualité catholique romaine, deux influences durables. Devenu maître de chapelle et organiste en 1843, il suivit des cours de théologie et faillit entrer dans les ordres — mais y renonça peu après l'avènement de la Deuxième République. Sa foi profonde imprégnera néanmoins toute son œuvre. Il connut la gloire avec son cinquième opéra, Faust (1859), pourtant en rupture avec les codes de son époque : là où l'opéra italien célébrait la virtuosité vocale, Gounod privilégiait le lyrisme mélodique et l'expression intime des sentiments. Ce fut le succès mondial. Après trois opéras peu remarqués, la reconnaissance revint avec Roméo et Juliette (1867), autre sommet de son art. Mais son œuvre déborde largement l'opéra : Gounod composa un catalogue considérable de musique sacrée — dont la sublime Messe solennelle de sainte Cécile et deux grands oratorios, Rédemption et Mors et Vita — et surtout la mélodie qu'on entend depuis 150 ans dans tous les mariages, tous les baptêmes et tous les enterrements catholiques du monde : son fameux Ave Maria (sous sa forme définitive en 1859), méditation posée en apesanteur sur le premier prélude en do majeur du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach — union miraculeuse de deux siècles. Détail plus inattendu : Gounod composa aussi une petite pièce humoristique, la Marche funèbre d'une marionnette (1872), qui devint mondialement célèbre lorsqu'Alfred Hitchcock en fit l'indicatif de son émission télévisée Alfred Hitchcock présente. Après un exil à Londres consécutif à la Commune, marqué par une relation orageuse avec la chanteuse Georgina Weldon, Gounod rentra en France et poursuivit sa carrière. Il mourut à Saint-Cloud en 1893, à soixante-quinze ans, alors qu'il composait un Requiem qu'il ne put achever. Son écriture claire et mesurée aura contribué à définir le style français que développeront après lui Bizet et Saint-Saëns. Connaissez-vous ces deux compositeurs ? Cherchez-les, ils ne sont pas loin !
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patrimoineRue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
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patrimoineRue Georges Buffon
sciencesLe comte de Buffon, de son nom complet Georges-Louis Leclerc (1707-1788), se destinait initialement aux mathématiques. Il publia des travaux remarqués, mais finit par s'opposer à la philosophie scientifique cartésienne qu'il considérait comme réductrice. Souhaitant une plus grande proximité de l'expérience et de l'observation, il se tourna vers les sciences naturelles et réussit à devenir intendant du Jardin Royal des Plantes, fondé au début du XVIIᵉ siècle par Louis XIII. Il en fera l'ancêtre du prestigieux Muséum d'Histoire naturelle en y rapportant des espèces végétales du monde entier. Il consacra parallèlement quarante ans de sa vie à son Histoire naturelle, immense inventaire du vivant en trente-six volumes qui fit sa gloire dans toute l'Europe des Lumières. Monarchiste et proche des rois Louis XV et Louis XVI, il resta distant des problèmes politiques de son époque. On peut regretter qu'il dénigra les travaux de Linné et se brouilla avec Daubenton, qui par chance possèdent des rues se trouvant dans le quartier…
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patrimoineRue Goiran
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patrimoineRue Hilaire Touche
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patrimoineRue Jean Aicard
patrimoineRue Jean Althen
patrimoineRue Jean Goujon
cultureSculpteur de la Renaissance française dont on ignore presque tout de la jeunesse — probablement né en Normandie vers 1510 —, Jean Goujon (vers 1510 – vers 1567) fut l'un des plus grands artistes de son siècle. Il fit ses premières armes à Rouen, puis monta à Paris où il s'illustra rapidement au service d'Henri II et de l'aristocratie parisienne. Son art combine une admiration profonde pour l'Antique — étudié directement dans ses moulages — et une grâce italienne empruntée aux maniéristes de Florence : élongation gracieuse des corps, drapés mouillés qui semblent chanter, contrapposto élégant. Trois chefs-d'œuvre absolus, toujours visibles à Paris, en témoignent : la Fontaine des Innocents (1547-1549), dont les nymphes drapées à l'antique sont le sommet du maniérisme français ; les majestueuses Cariatides du Louvre (1550), quatre grandes femmes qui soutiennent une tribune de musiciens ; et l'ensemble du décor sculpté de la Cour carrée du Louvre, réalisé en étroite collaboration avec l'architecte Pierre Lescot — les deux hommes formèrent le duo fondateur de la Renaissance architecturale française. Il grava aussi son fameux bas-relief des Quatre Saisons pour l'hôtel Carnavalet. Mais Goujon était protestant, et les persécutions religieuses eurent raison de sa position à la Cour : dès l'ouverture des guerres de Religion vers 1562, il partit s'exiler à Bologne, en Italie, où il mourut cinq ou six ans plus tard, oublié. Sa postérité n'en fut pas moins immense : ses nymphes, ses cariatides et ses drapés antiques deviendront des modèles pour toute la sculpture classique française du XVIIᵉ siècle — Girardon, Coysevox et les grands sculpteurs de Versailles n'ont jamais cessé de le regarder.
Rue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Prévost
patrimoineRue Joseph Auguste Gelibert
patrimoineRue Joseph Béranger
patrimoineRue Joseph d'Arbaud
patrimoineRue Jupiter
patrimoineRue Lieut de Vaisseau le Bris
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Botinelly
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Marcel Provence
patrimoineRue Martin Luther King
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Mayor de Montricher
patrimoineRue Nicolas Copernic
patrimoineRue Nicolas Saboly
patrimoineRue Pastel
patrimoineRue Paul Arène
patrimoineRue Paul Cézanne
patrimoineRue Paul Valéry
patrimoineRue Pierre Blancard
patrimoineRue Pierre Brossolette
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
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