Rues de Villers-le-Sec
59 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Ancien Naix à Güe
patrimoineChemin de La Riotte
patrimoineChemin de la Voie de Dammarie
patrimoineChemin des Longues Raies
patrimoineChemin du Puportu
patrimoineChemin rural dit de la Sai Mangeot
patrimoineChemin rural dit de la Vallée Husson
patrimoineChemin rural dit du Cerisier des Femmes
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse du Frais Puits
patrimoineLes Epichées
patrimoineLe Villard
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoineRoute de Charmont
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Bozean
patrimoineRue Champ La Caille
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Brézé
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Place
patrimoineRue de la Portelle
patrimoineRue de la Riotte
patrimoineRue de la Tourelle
patrimoineRue de la Tuilerie
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Ligny
patrimoineRue de Neurey
patrimoineRue de Noroy
patrimoineRue Derrière la Cure
patrimoineRue de Saint-Igny
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Granges Mercier
patrimoineRue des Lavières
patrimoineRue des Onze Élus
patrimoineRue des Pins
patrimoineRue des Puits
patrimoineRue d'Essernay
patrimoineRue des Vignes
natureRue de Vesoul
patrimoineRue de Villers
patrimoineRue de Villersexel
patrimoineRue d'Origny
patrimoineRue du Ceriser des Femmes
patrimoineRue du Coteau
patrimoineRue du Gros Chêne
natureRue du Lavoir
patrimoineRue du Puit de la Saulx
patrimoineRue du Tilleul
natureRue l'Herbier
patrimoineRuelle de la Hutte
patrimoineRuelle Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Rue Lyautey
patrimoineRue Médard
patrimoineRue Roland Munier
patrimoineRue Sous La Craie
patrimoineTranchée de l'Allée Robert
patrimoine