Rues de Villerest
154 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. On dit qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Allée de la Grande Grange
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée des Cèdres
patrimoineAllée des Écoles
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée des Hauts de la Mirandole
patrimoineAllée des Jardins d'Émilie
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Quatre Vents
patrimoineAllée des Sapins
patrimoineAllée des Sorbiers
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée du Hibou
patrimoineAllée Policard
patrimoineAvenue des Platanes
patrimoineChemin Beauregard
patrimoineChemin Brochemin
patrimoineChemin de Barbier
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Font Demange
patrimoineChemin de la Goutte Claire
patrimoineChemin de la Goutte Raisin
patrimoineChemin de la Grande Grange
patrimoineChemin de la Lande
natureChemin de la Léva
patrimoineChemin de la Noierie
patrimoineChemin de la Treille
patrimoineChemin de la Tuilerie
patrimoineChemin de Malentras
patrimoineChemin de Ronde
patrimoineChemin des Charrettes
patrimoineChemin des Écureuils
patrimoineChemin des Gorgets
patrimoineChemin des Malentras
patrimoineChemin des Pierres
patrimoineChemin des Rambertes
patrimoineChemin des Robiniers
patrimoineChemin des Servoirets
patrimoineChemin de Valours
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Lavoir Prolongé
patrimoineChemin du Perron
patrimoineChemin du Pilon
patrimoineChemin du Vernoye
patrimoineChemin Hervest
patrimoineChemin Maxime Garin
patrimoineChemin Moreau
patrimoineChemin Romantique
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de la Fauvette
patrimoineImpasse de la Grande Cote
patrimoineImpasse de la Grande Varenne
patrimoineImpasse de la Loueve
patrimoineImpasse de l'Ourgon
patrimoineImpasse de Malentras
patrimoineImpasse des Alisiers
patrimoineImpasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Muriers
patrimoineImpasse des Remparts
patrimoineImpasse des Verchères
patrimoineImpasse du Beaujolais
patrimoineImpasse du Chardonneret
patrimoineImpasse du Clos du Perron
patrimoineImpasse du Rossignol
patrimoineImpasse du Vallet
patrimoineImpasse Giuseppe Verdi
patrimoineImpasse Joliot-Curie
patrimoineImpasse Michel Colucci
patrimoineLotissement Le Bois d'Hélène
patrimoineLotissement le Clos Beauregard
patrimoineLotissement Le Clos Policard
patrimoineLotissement Le Clos Villaris
patrimoineLotissement Les Fougères
patrimoineLotissement Paul Vigaud
patrimoinePassage des Marronniers
patrimoinePetit Chemin de Malentras
patrimoinePetit Chemin Moreau
patrimoinePetite Rue du Clos
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Remparts
patrimoinePlace de Verdun
patrimoinePlace du Grand'Huy
patrimoinePlace Jean Baudinat
patrimoinePlace Jules Rabourdin
patrimoinePlateau du Coffolet
patrimoinePont de Vernay
patrimoineRoute de Champlong
patrimoineRoute de la Fouillouse
patrimoineRoute de la Mirandole
patrimoineRoute de Saint-Jean
patrimoineRoute de Saint-Sulpice
patrimoineRoute de Seigne
patrimoineRoute des Frères Montgolfier
patrimoineRoute de Villemontais
patrimoineRoute de Villerest
patrimoineRoute du Barrage
patrimoineRoute du Pont
patrimoineRouye de la Mirandole
patrimoineRue Bel Air
patrimoineRue Bombée
patrimoineRue Charles Chaize
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Daniel Balavoine
patrimoineRue de Bise
patrimoineRue de l'Abbé Prajoux
patrimoineRue de la Grange Nappard
patrimoineRue de la Mirandole
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Papeterie
patrimoineRue de Montagny
patrimoineRue des Clos Fleuris
patrimoineRue des Closiers
patrimoineRue des Côtes du Vernois
patrimoineRue des Gayettes
patrimoineRue des Hauts de la Mirandole
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Merisiers
patrimoineRue des Monts de la Madeleine
patrimoineRue des Pêches Blanches
patrimoineRue des Pierrisses
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Rives de Loire
patrimoineRue des Serpentins
patrimoineRue des Verchères
patrimoineRue des Vignes
natureRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Clos
patrimoineRue du Docteur Barnard
patrimoineRue du Haut de Poule
patrimoineRue du Moulin à Vent Prolongée
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue d'Urfé
patrimoineRue du Sechet
patrimoineRue du Vallet
patrimoineRue Eugène Bichon
patrimoineRue Françoise Dolto
patrimoineRue Fréchat
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Jacques Prévert
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Joliot-Curie
patrimoineRue Lacassagne
patrimoineRue Lino Ventura
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Mozart
patrimoineRue Paradis
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Policard
patrimoineRue Traversière
patrimoineRue Vivaldi
patrimoine