Rues de Villeneuve-Tolosane
212 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Platanes
patrimoineAncien Chemin de Muret
patrimoineAvenue de Cugnaux
patrimoineAvenue de Francazal
patrimoineAvenue de Palarin
patrimoineAvenue des Pyrénées
patrimoineBoulevard de Maurens
patrimoineBoulevard des Écoles
patrimoineBoulevard des Pyrénées
patrimoineChemin Bourrouil
patrimoineChemin Chrétien
patrimoineChemin de Cézérou
patrimoineChemin de Clairefontaine
patrimoineChemin de Côte Goubard
patrimoineChemin de la Cressoniere
patrimoineChemin de la Pépinière
patrimoineChemin des Mailheaux
patrimoineChemin des Rossignolis
patrimoineChemin de Vimouna
patrimoineChemin du Blanquet
patrimoineChemin du Bois Vieux
patrimoineChemin du Caminas
patrimoineChemin du Lac
patrimoineChemin du Roussimort
patrimoineChemin Goubard
patrimoineChemin Payreau
patrimoineImpasse Alexandre Dumas
patrimoineImpasse Alphonse Daudet
patrimoineImpasse Bernadas
patrimoineImpasse Boucher de Perthes
patrimoineImpasse Boule
patrimoineImpasse Bourrouil
patrimoineImpasse de la Saudrune
patrimoineImpasse de l'Aubépine
patrimoineImpasse de l'Érable
patrimoineImpasse Densus
patrimoineImpasse des Alouettes
patrimoineImpasse des Bergeronnettes
patrimoineImpasse des Bougainvillés
patrimoineImpasse des Boutons d'Or
patrimoineImpasse des Bouvreuils
patrimoineImpasse des Bouyerous
patrimoineImpasse des Canaris
patrimoineImpasse des Capitouls
patrimoineImpasse des Cigognes
patrimoineImpasse des Clématites
patrimoineImpasse des Cormorans
patrimoineImpasse des Cygnes
patrimoineImpasse des Écoles
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Flamants
patrimoineImpasse des Goélands
patrimoineImpasse des Harmentes
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Lavandières
patrimoineImpasse des Loriots
patrimoineImpasse des Mailheaux
patrimoineImpasse des Mouettes
patrimoineImpasse des Oeillets
patrimoineImpasse des Pivoines
patrimoineImpasse des Prèles
patrimoineImpasse des Prêles
patrimoineImpasse des Rossignols
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse du Bois Vieux
patrimoineImpasse du Canalet
patrimoineImpasse du Lauragais
patrimoineImpasse du Limousin
patrimoineImpasse du Petit Sende
patrimoineImpasse du Rouergue
patrimoineImpasse du Roussimort
patrimoineImpasse Edmond Piette
patrimoineImpasse Félix Regnault
patrimoineImpasse Henri Begouen
patrimoineImpasse Henri Breuil
patrimoineImpasse Jean-Baptiste Lulli
patrimoineImpasse Jean Cocteau
patrimoineImpasse Jean Giono
patrimoineImpasse Jean-Jacques Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Impasse Jean-Philippe Rameau
patrimoineImpasse Lartet
patrimoineImpasse Las Fondezous
patrimoineImpasse Lemozi
patrimoineImpasse Louis Méroc
patrimoineImpasse Maurice et Katia Krafft
patrimoineImpasse Paul Valéry
patrimoineImpasse Payreau
patrimoineImpasse Pierre de Ronsard
patrimoineImpasse Pradié
patrimoineImpasse Prosper Mérimée
patrimoineImpasse Saint-Périer
patrimoineImpasse Verdi
patrimoineImpasse Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Le domaine des cavaliers
patrimoineLotissement ZA Les Pousses
patrimoinePassage Jean Marais
patrimoinePlace Commerciale
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Esplanade
patrimoinePlace de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace de Provence
patrimoinePlace des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Place du Fort
patrimoinePlace du Midi
patrimoineRésidence Luscinia
patrimoineResidence Villa Garden
patrimoineRoute de Portet
patrimoineRoute de Roques
patrimoineRoute de Villeneuve-Tolosane
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Alexandra David Neel
patrimoineRue Arthur Rimbaud
patrimoineRue Baudelaire
patrimoineRue Buffon
patrimoineRue Champollion
patrimoineRue Charles Gounod
cultureÉlevé dans une famille de mélomanes parisienne — sa mère était pianiste et son père peintre —, Charles Gounod (1818-1893) étudia au Conservatoire de Paris et remporta le prestigieux Prix de Rome en 1839. Le séjour à la Villa Médicis lui révéla la musique italienne et la spiritualité catholique romaine, deux influences durables. Devenu maître de chapelle et organiste en 1843, il suivit des cours de théologie et faillit entrer dans les ordres — mais y renonça peu après l'avènement de la Deuxième République. Sa foi profonde imprégnera néanmoins toute son œuvre. Il connut la gloire avec son cinquième opéra, Faust (1859), pourtant en rupture avec les codes de son époque : là où l'opéra italien célébrait la virtuosité vocale, Gounod privilégiait le lyrisme mélodique et l'expression intime des sentiments. Ce fut le succès mondial. Après trois opéras peu remarqués, la reconnaissance revint avec Roméo et Juliette (1867), autre sommet de son art. Mais son œuvre déborde largement l'opéra : Gounod composa un catalogue considérable de musique sacrée — dont la sublime Messe solennelle de sainte Cécile et deux grands oratorios, Rédemption et Mors et Vita — et surtout la mélodie qu'on entend depuis 150 ans dans tous les mariages, tous les baptêmes et tous les enterrements catholiques du monde : son fameux Ave Maria (sous sa forme définitive en 1859), méditation posée en apesanteur sur le premier prélude en do majeur du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach — union miraculeuse de deux siècles. Détail plus inattendu : Gounod composa aussi une petite pièce humoristique, la Marche funèbre d'une marionnette (1872), qui devint mondialement célèbre lorsqu'Alfred Hitchcock en fit l'indicatif de son émission télévisée Alfred Hitchcock présente. Après un exil à Londres consécutif à la Commune, marqué par une relation orageuse avec la chanteuse Georgina Weldon, Gounod rentra en France et poursuivit sa carrière. Il mourut à Saint-Cloud en 1893, à soixante-quinze ans, alors qu'il composait un Requiem qu'il ne put achever. Son écriture claire et mesurée aura contribué à définir le style français que développeront après lui Bizet et Saint-Saëns. Connaissez-vous ces deux compositeurs ? Cherchez-les, ils ne sont pas loin !
Rue Claude Debussy
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue d'Aquitaine
patrimoineRue de Gascogne
patrimoineRue de la Belle Enseigne
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Aubépine
patrimoineRue de l'Églantier
patrimoineRue de l'Esplanade
patrimoineRue de l'Hôtel de Ville
patrimoineRue de Maguelonnes
patrimoineRue de Picardie
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Alouettes
patrimoineRue des Bergeronnettes
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Boulbènes
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Catalpas
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Coquelicots
patrimoineRue des Cyclamens
patrimoineRue des Cygnes
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Goélands
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Liserons
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Muriers
patrimoineRue des Myosotis
patrimoineRue des Ormeaux
patrimoineRue des Palombes
natureRue des Parets
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Roitelets
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Rossignols
patrimoineRue des Tamaris
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tourterelles
patrimoineRue des Tulipes
patrimoineRue des Vanniers
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue du Béarn
patrimoineRue du Boucher de Perthes
patrimoineRue du Canalet
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Colonel Arnaud Beltrame
patrimoineRue du Général Ferrié
patrimoineRue du Languedoc
patrimoineRue du Lauragais
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Limousin
patrimoineRue du Lou Verdai
patrimoineRue du Périgord
patrimoineRue du Rouergue
patrimoineRue du Roussillon
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Tournebroche
patrimoineRue Écopole
patrimoineRue Edmond Piette
patrimoineRue E. Lartet
patrimoineRue Émile Cartaillac
patrimoineRue Félix Regnault
patrimoineRue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue Gabriel Péri
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Goudouli
patrimoineRue Henri Breuil
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Joliot Curie
patrimoineRue Las Fonsès
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Méroc
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Maryse Bastié
patrimoineRue Paul-Émile Victor
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue Robert-Louis Stevenson
patrimoineRue Saint-Aubin
patrimoineRue Saint-Laurent
patrimoineRue Saint-Périer
patrimoineRue Théodore Monod
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Voltaire
histoireIssu de la bourgeoisie parisienne, François-Marie Arouet (1694-1778) fit de brillantes études chez les jésuites de Louis-le-Grand. Son pseudonyme Voltaire est l'anagramme d'Arovet L.J. — « Arouet le Jeune » — à une époque où u et v ne se distinguaient pas encore à l'écrit. Ses vers irrévérencieux contre le Régent lui valurent onze mois de Bastille en 1717, où il écrivit sa première tragédie et se choisit son nouveau nom. Un franc-parler récidiviste l'exila ensuite en Angleterre pendant trois ans, séjour décisif : il en revint transformé, avec une philosophie réformatrice de la justice et de la société inspirée du modèle anglais, et une défense ardente de la liberté d'expression. Rentré en France, il ne cessa dès lors de critiquer la guerre, le dogme chrétien et surtout la monarchie absolue de droit divin. Historiographe du roi en 1745, il entra à l'Académie française l'année suivante — mais ses écrits scandaleux (Zadig, 1747) le forcèrent à l'exil, d'abord chez Frédéric II à Berlin, puis en Suisse. En 1759, il s'installa à Ferney, village frontalier de la Suisse qui portera désormais son nom : il y accueillit toute l'Europe éclairée pendant vingt ans, devenant le « patriarche de Ferney », référence intellectuelle du siècle. La même année, il publia Candide, roman satirique où sa naïveté imaginaire dénonce le fanatisme, la guerre, l'esclavage et l'optimisme métaphysique de Leibniz — le fameux « Il faut cultiver notre jardin » qui clôt le livre. Avec ses pamphlets mordants, il se battit contre les injustices judiciaires : l'affaire Calas (protestant toulousain roué en 1762, réhabilité grâce à lui en 1765), l'affaire Sirven, l'exécution du jeune chevalier de La Barre. À chacun il opposa sa devise, signée à la fin de ses lettres : « Écrasons l'infâme » — l'infâme étant le fanatisme religieux. En 1778, à quatre-vingt-trois ans, il revint triomphalement à Paris après vingt-huit ans d'absence : la Comédie-Française l'acclama debout, la foule l'idolâtra. Il mourut trois mois plus tard. Refusé de sépulture chrétienne, enterré à la sauvette en Champagne, il fut transféré au Panthéon par la Révolution en 1791. Il y repose depuis, face à Rousseau — les deux frères ennemis des Lumières.
Rue Wolfgang Mozart
patrimoineVieux Chemin de Muret
patrimoineVoie verte du canal de Saint-Martory
patrimoine