Rues de Villeneuve-lès-Maguelone
325 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
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patrimoineAccès 2
patrimoineAccès 3
patrimoineAccès 4
patrimoineAccès 5
patrimoineAccès 6
patrimoineAccès 7
patrimoineAccès 8
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée du Collège
patrimoineAllée du Mas des Oliviers
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de Mireval
patrimoineAvenue de Palavas
patrimoineAvenue des Melias
patrimoineAvenue des Muriers
patrimoineAvenue des Nacres
patrimoineAvenue des Tellines
patrimoineAvenue des Variolites
patrimoineAvenue du Moulin de la Jasse
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Avenue François Mitterrand
patrimoineAvenue René Poitevin
patrimoineBoulevard Carrière Pélerine
patrimoineBoulevard Carrière Poissonnière
patrimoineBoulevard des Chasselas
patrimoineBoulevard des Écoles
patrimoineBoulevard des Fontaines
patrimoineBoulevard des Moures
patrimoineBoulevard des Salins
patrimoineBoulevard Doménoves
patrimoineBoulevard du Chapitre
patrimoineCarrièira Joan Vidal
patrimoineCarrière Costebelle
patrimoineCarrière de la Bouffie
patrimoineCarrière Delon
patrimoineChemin Carrière Loubatière
patrimoineChemin Carrière Pélerine
patrimoineChemin Carrière Pélerine Bas
patrimoineChemin Carrière Pélerine Haut
patrimoineChemin Carrière Poissonnière
patrimoineChemin Carrière Poissonnière Haut
patrimoineChemin de Beauregard
patrimoineChemin de Costebelle
patrimoineChemin de Fabrègues à Maurin
patrimoineChemin de la Bascule
patrimoineChemin de la Bouffie
patrimoineChemin de la Capouillère
patrimoineChemin de la Causside
patrimoineChemin de la Croix du Mas Neuf
patrimoineChemin de la Diligence
patrimoineChemin de la Garrigue
patrimoineChemin de la Gau
patrimoineChemin de la Grand Cabane
patrimoineChemin de la Jasse
patrimoineChemin de la Jasse Haut
patrimoineChemin de la Magdeleine
patrimoineChemin de la Mort aux Ânes
patrimoineChemin de la Mosson
patrimoineChemin de l'Anse du Gifran
patrimoineChemin de la Rebicolle
patrimoineChemin de la Rivière
natureChemin de l'Arnel
patrimoineChemin de l'Arnel Prolongé
patrimoineChemin de la Roquette
patrimoineChemin de la Rouquette
patrimoineChemin de l'Aucelas
patrimoineChemin de l'Avocette
patrimoineChemin de l'Esclavon
patrimoineChemin de l'Herbette
patrimoineChemin de l'Hôpital
patrimoineChemin de Minour
patrimoineChemin de Mouteillet
patrimoineChemin de Peyregril
patrimoineChemin de Ruaves
patrimoineChemin des 4 Cantons
patrimoineChemin des 4 Cantons Prolongé
patrimoineChemin de Saint-Adournit
patrimoineChemin des Aires
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patrimoineChemin des Mouillères
patrimoineChemin des Moures
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patrimoineChemin des Sables
patrimoineChemin des Salins
patrimoineChemin des Tombettes Hautes
patrimoineChemin du Boulas
patrimoineChemin du Domaine des Moures
patrimoineChemin du Flès
patrimoineChemin du Font de Sauze
patrimoineChemin du Larzat
patrimoineChemin du Mas de Bellevue
patrimoineChemin du Mas de Maigret
patrimoineChemin du Mas Neuf
patrimoineChemin du Mas Neuf Bas
patrimoineChemin du Moulin de la Resse
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pilou
patrimoineChemin du Plan Cheyrau
patrimoineChemin du Plan de Cheyrau
patrimoineChemin du Port de la Figuière
patrimoineChemin du Pouzol
patrimoineChemin du Prat du Castel
patrimoineChemin du Puech Delon
patrimoineChemin du Rat de Merle
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patrimoineCour des Miracles
patrimoineCour Jean Jaures
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patrimoineCour Pierre Mendes France
patrimoineGrand Rue
patrimoineGué du Mas de Magret
patrimoineImpasse Carrière Loubatière
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patrimoineImpasse de la Roquette
patrimoineImpasse de la Rouquette
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patrimoineImpasse de l'Union
patrimoineImpasse des 4 Cantons
patrimoineImpasse des Acanthes
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patrimoineImpasse des Albizias
patrimoineImpasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Cades
patrimoineImpasse des Marronniers
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patrimoineImpasse des Ortolans
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patrimoineImpasse des Tombettes Hautes
patrimoineImpasse du Chapitre
patrimoineImpasse du Chemin de la Jasse
patrimoineImpasse du Mas des Oliviers
patrimoineImpasse du Rat de Merle
patrimoineImpasse du Triolveire
patrimoineImpasse Françoise Barré-Sinoussi
patrimoineImpasse Rue Neuve
patrimoineLa Passerelle du Pilou
patrimoinePetit Chemin de la Causside
patrimoinePetit Chemin du Boulidou
patrimoinePetit chemin du Flés
patrimoinePetit Chemin du Mas de Maigret
patrimoinePetit Chemin du Mas Neuf
patrimoinePetit Chemin du Péras
patrimoinePetit Chemin du Pilou
patrimoinePetit Chemin du Puech-Garou
patrimoinePlace de la Borie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des 4 Vents
patrimoinePlace des Héros
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace Jeanne d'Arc
patrimoinePlan de l'Anse du Moujan
patrimoinePlan des Aramons
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patrimoinePlan des Hauts de l'Arnel
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naturePlan des Ortolans
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naturePlan du Colombier
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patrimoinePlan du Triolveire
patrimoineRond-Point des 4 Vents
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute de Maguelone
patrimoineRoute de Sète
patrimoineRoute du Pont de Villeneuve
patrimoineRue Belle Maguelone
patrimoineRue Clair Soleil
patrimoineRue Condamine Majour
patrimoineRue de Corossol
patrimoineRue de l'Abbaye
patrimoineRue de la Bonté
patrimoineRue de la Borie
patrimoineRue de la Brèche
patrimoineRue de la Capelette
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Charité
patrimoineRue de la Cité
patrimoineRue de la Concorde
patrimoineRue de la Figuière
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patrimoineRue de la Nation
patrimoineRue de l'Anse du Gifran
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Patrie
patrimoineRue de l'Aumorne
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de l'Espérance
patrimoineRue de l'Orée du Littoral
patrimoineRue de l'Union
patrimoineRue de Montfleury
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Aigrettes
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patrimoineRue des Albatros
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patrimoineRue des Anémones
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patrimoineRue des Asphodèles
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patrimoineRue des Chanterelles
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patrimoineRue des Colverts
patrimoineRue des Combattants
patrimoineRue des Condamines
patrimoineRue des Cormorans
patrimoineRue des Cyclamens
patrimoineRue des Flamants Roses
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patrimoineRue des Fusains
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patrimoineRue des Ormeaux
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patrimoineRue des Parades
patrimoineRue des Patelles
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natureRue des Pivoines
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patrimoineRue des Quatre Vents
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patrimoineRue du 19 Mars 1962
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patrimoineRue du Marigny
patrimoineRue du Martinet
patrimoineRue du Plein Soleil
patrimoineRue du Puits du Fabre
patrimoineRue du Séchoir
patrimoineRue du Serpolet
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Font Majour
patrimoineRue François Voltaire
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Gustave Courbet
patrimoineRue Jacques Prévert
patrimoineRue Jean-François Lescure
patrimoineRue Maguelone
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Marius Bouladou
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Paul Éluard
patrimoineRue Porte Saint-Laurent
patrimoineRue René Bert
patrimoineRue Sidonie Colette
patrimoineZAE du Larzat
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