Rues de Villeneuve-lès-Avignon
336 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Belle Croix
patrimoineAllée Canto Cigalo
patrimoineAllée de l'Abbé Joseph Persat
patrimoineAllée de la Chênaie
patrimoineAllée de la Claire Fontaine
patrimoineAllée de la Férigoule
patrimoineAllée de la Ferigoulette
patrimoineAllée de la Garenne
patrimoineAllée de la Guyonne
patrimoineAllée de la Providence
patrimoineAllée de la Roseraie
patrimoineAllée de la Souste
patrimoineAllée de la Vraie Détente
patrimoineAllée de l'Hermitage
patrimoineAllée des Alpilles
patrimoineAllée des Asphodèles
patrimoineAllée des Aubépines
patrimoineAllée des Bartavelles
patrimoineAllée des Bastides Neuves
patrimoineAllée des Buis
patrimoineAllée des Cavalières
patrimoineAllée des Centaures
patrimoineAllée des Charmes
patrimoineAllée des Chênes Verts
natureAllée des Chèvrefeuilles
patrimoineAllée des Genévriers
patrimoineAllée des Lentisques
patrimoineAllée des Magnans
patrimoineAllée des Magnolias
patrimoineAllée des Martines
patrimoineAllée des Micocouliers
patrimoineAllée des Muriers
patrimoineAllée des Myrtes
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Platanes
patrimoineAllée des Romarins
patrimoineAllée des Tilleuls
natureAllee du Basilic
patrimoineAllée du Chevrier
patrimoineAllée du Grand Chêne
natureAllée Maurice Utrillo
patrimoineAllée Paul Cézanne
patrimoineAllée Paul Gauguin
patrimoineAllée Pierre Louis Loisil
patrimoineAllée Vincent Van Gogh
patrimoineAncienne Route d'Aramon
patrimoineAvenue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue de la Gare
patrimoineAvenue de Rheinbach
patrimoineAvenue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Avenue des Cèdres
patrimoineAvenue des Cévennes
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue du Château
patrimoineAvenue du Docteur Paul Gache
patrimoineAvenue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue du Grand Chêne
natureAvenue du Mont Ventoux
patrimoineAvenue du Pont
patrimoineAvenue Gabriel Péri
patrimoineAvenue Jules Ferry
patrimoineAvenue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Avenue Paul Ravoux
patrimoineAvenue Pierre Mendès France
patrimoineBoulevard Abbé Valla
patrimoineBoulevard Calmette
patrimoineBoulevard Clemenceau
patrimoineBoulevard de la Magnaneraie
patrimoineBoulevard de Lattre de Tassigny
patrimoineBoulevard des Frères Carpanédo
patrimoineBoulevard des Frères Reboul
patrimoineBoulevard du Mont Aigoual
patrimoineBoulevard du Nord
patrimoineBoulevard Edmond Ducros
patrimoineBoulevard Frédéric Mistral
patrimoineBoulevard Georges Clemenceau
patrimoineBoulevard Guynemer
patrimoineBoulevard Léon Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Carrefour des Maréchaux
patrimoineChemin Alfred Vieillot
patrimoineChemin de Bourbon
patrimoineChemin de Cabrion
patrimoineChemin de Carles
patrimoineChemin de Labadier
patrimoineChemin de la Calvette
patrimoineChemin de la Combe
patrimoineChemin de la Croix de Roudier
patrimoineChemin de la Grande Bastide
patrimoineChemin de la Grande Motte
patrimoineChemin de la Justice
patrimoineChemin de la Motte
patrimoineChemin de la Musardière
patrimoineChemin de la Pinède
patrimoineChemin de la Samaritaine
patrimoineChemin de la Savoye
patrimoineChemin de la Seigneurette
patrimoineChemin de la Vallée
patrimoineChemin de l'Avion
patrimoineChemin de l'Espagne
patrimoineChemin de Mervelin
patrimoineChemin de Monteau
patrimoineChemin de Pierre Longue
patrimoineChemin de Safrus
patrimoineChemin des Amandiers
patrimoineChemin des Arbousiers
patrimoineChemin des Biches
patrimoineChemin des Castors
patrimoineChemin des Cavaliers
patrimoineChemin des Charbonnières
patrimoineChemin des Chartreux
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Falaises
patrimoineChemin des Jardins de l'Abbaye
patrimoineChemin des Mouflons
patrimoineChemin des Oliviers
patrimoineChemin des Perrières
patrimoineChemin des Poilus
patrimoineChemin des Rocailles
patrimoineChemin des Sableyes
patrimoineChemin des Vergers de l'Abbaye
patrimoineChemin du Bois de Monsieur Héraud
patrimoineChemin du Bois du Devois
patrimoineChemin du Bourg Saint-André
patrimoineChemin du Carrat
patrimoineChemin du Coquier
patrimoineChemin du Devois
patrimoineChemin du Fangas
patrimoineChemin du Grand Montagné
patrimoineChemin du gymnase Jean Alesi
patrimoineChemin du Lozet
patrimoineChemin du Montagné
patrimoineChemin du Mourion
patrimoineChemin du Polygone
patrimoineChemin Raphaël Garcin
patrimoineChemin Saint-Honoré
patrimoineClos Sainte-Thérèse
patrimoineCour des Femmes
patrimoineDépose Minute
patrimoineDomaine de la Tour
patrimoineImpasse Alfred Coulondres
patrimoineImpasse Auguste Allard
patrimoineImpasse Beausoleil
patrimoineImpasse Carnot
patrimoineImpasse de Beaumarchais
patrimoineImpasse de l'Abbé Soumille
patrimoineImpasse de la Bugade
patrimoineImpasse de la Combe de Nicoti
patrimoineImpasse de la Combe Obscure
patrimoineImpasse de la Jasse
patrimoineImpasse de la Livrée
patrimoineImpasse de la Santoline
patrimoineImpasse de la Thurroye
patrimoineImpasse de l'Harmas
patrimoineImpasse de l'Hostellerie
patrimoineImpasse des 3 Garages
patrimoineImpasse des Auberts
patrimoineImpasse des Canaris
patrimoineImpasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Chamois
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Chênes
natureImpasse des Chèvres
patrimoineImpasse des Cyclamens
patrimoineImpasse des Églantiers
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Frères Lumière
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Gravières
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Ifs
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Issambres
patrimoineImpasse des Jardins du Grès
patrimoineImpasse des Kermes
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Lavandes
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Oliviers
patrimoineImpasse des Pervenches
patrimoineImpasse des Pinsons
patrimoineImpasse des Piverts
patrimoineImpasse des Récollets
patrimoineImpasse des Roches
patrimoineImpasse des Roitelets
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Rossignols
patrimoineImpasse des Rouges-Gorges
natureOn le connaît tous sans forcément savoir son nom. Cette petite boule de plumes brunes au poitrail orange vif qui vous observe, tête penchée, pendant que vous bêchez le potager — c'est lui. Le rouge-gorge familier, Erithacus rubecula pour les intimes, l'un des oiseaux les plus attachants de nos jardins. Un compagnon de jardinier. S'il vous suit à la trace quand vous retournez la terre, ce n'est pas par affection : c'est un opportuniste. À l'origine, le rouge-gorge suivait les grands mammifères — sangliers, cerfs — qui fouissaient le sol et faisaient remonter vers en surface vers et insectes. En Grande-Bretagne, où il est particulièrement apprivoisé, on l'a même élu oiseau national. Sur le continent, il reste un peu plus farouche, mais reste tout aussi curieux. Rareté chez les oiseaux : le roue-gorge chante presque douze mois sur douze, y compris en plein hiver. Sa voix flûtée, mélancolique, un peu triste, résonne dans les matins gris de novembre alors que tous les autres se sont tus. Mâle et femelle chantent tous deux — autre curiosité — chacun défendant son propre territoire hors saison des amours. Sous ses airs mignons, c'est une petite terreur. Territorial jusqu'à l'obsession, il chasse sans pitié tout intrus de son domaine, y compris ses propres congénères. Les combats sont parfois mortels — on estime qu'une part non négligeable des rouges-gorges meurent tués par d'autres rouges-gorges. La couleur orange du poitrail, loin d'être un simple ornement, est le signal qui déclenche l'agression : présentez à un mâle une simple touffe de plumes rouges, il l'attaquera. Dans le folklore chrétien, le rouge-gorge aurait pris cette teinte en tentant de retirer une épine de la couronne du Christ, tachant sa poitrine à jamais. Dans le monde anglo-saxon, il est indissociable de Noël — vous le verrez sur toutes les cartes de vœux britanniques, souvent perché sur une pelle enneigée. Une tradition qui remonte au XIXe siècle, quand les facteurs britanniques portaient des uniformes rouges et étaient surnommés… « robins ». L'espérance moyenne d'un rouge-gorge sauvage ne dépasse guère les deux ans. Le froid, les prédateurs, les vitres, les chats, et surtout les autres rouges-gorges ont vite raison de lui. Mais pendant ces quelques saisons, il aura chanté sans relâche, tenu son bout de haie contre vents et marées, et accompagné en silence les gestes du jardinier. Peu d'oiseaux méritent autant qu'on leur laisse une place.
Impasse des Sources
patrimoineImpasse des Termes
patrimoineImpasse des Tuileries
patrimoineImpasse des Vieux Oliviers
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse du Boulodrome
patrimoineImpasse du Chapitre
patrimoineImpasse du Goulet
patrimoineImpasse du Grès
patrimoineImpasse du Mervelin
patrimoineImpasse du Pont
patrimoineImpasse du Postillon
patrimoineImpasse du Raidillon
patrimoineImpasse du Rhône
patrimoineImpasse du Safre
patrimoineImpasse du Serpolet
patrimoineImpasse Émile Ranquet
patrimoineImpasse Gaston Moutardier
patrimoineImpasse Henri Bouvet
patrimoineImpasse Honoré d'Estiennes d'Orves
patrimoineImpasse Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Impasse Jean Roussière
patrimoineImpasse Joseph-Noël Clamon
patrimoineImpasse Jules Ferry
patrimoineImpasse Laennec
patrimoineImpasse Louis Blériot
patrimoineImpasse Magali
patrimoineImpasse Marie Viroulet
patrimoineImpasse Paul Valéry
patrimoineImpasse Pierre Massé
patrimoineImpasse Saint-Simon
patrimoineImpasse Simone Michel-Lévy
patrimoineImpasse Thiers
patrimoineImpasse Vasse
patrimoineImpasse Vert Pré
patrimoineImpasse Yvonne Leroux
patrimoineLa Chartreuse de l'Ermitage
patrimoineLe Clos de Monteau
patrimoineLe Clos des Amandiers
patrimoineLes Angles
patrimoineLotissement des Cades
patrimoineLotissement Le Parc
patrimoineLotissement les Jardins de Saint-Benoit
patrimoinePassage des Récollets
patrimoinePassage du Cardinal Jean de la Grange
patrimoinePlace Bir Hakeim
patrimoinePlace Charles David
patrimoinePlace de la Chartreuse
patrimoinePlace de la Croix
patrimoinePlace de l'Oratoire
patrimoinePlace du 7e Génie
patrimoinePlace du Chapitre
patrimoinePlace du Château
patrimoinePlace du Haras
patrimoinePlace du Mont Serein
patrimoinePlace du Mont Ventoux
patrimoinePlace du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Place Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Place Saint-Marc
patrimoinePlace Saint-Pons
patrimoinePlace San Miniato
patrimoinePlace Victor Basch
patrimoinePromenade Luis Alvarez
patrimoineRéidence du Levant
patrimoineRésidence les Hauts Arbousiers
patrimoineRésidence Les Héliotropes
patrimoineRésidence les Terrasses sous les Pins
patrimoineResidences les Arbousiers
patrimoineRond-Point des Anciens Combattants
patrimoineRond-Point du Félibrige
patrimoineRond-Point Guy Devaux
patrimoineRoute d'Aramon
patrimoineRoute d'Avignon
patrimoineRoute de Bagnols
patrimoineRoute de l'Islon
patrimoineRoute Departemenatale 980
patrimoineRoute de Sauveterre
patrimoineRoute Joffre
patrimoineRue Abbé Valla
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Bel Air
patrimoineRue Camp de Bataille
patrimoineRue Chabrel
patrimoineRue Crillon
patrimoineRue de la Foire
patrimoineRue de la Laune
patrimoineRue de l'Amelier
patrimoineRue de la Monnaie
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de Montolivet
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue des Colibris
patrimoineRue des Cyprès
patrimoineRue des Greniers
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Poètes
patrimoineRue des Récollets
patrimoineRue des Rouges-Gorges
natureOn le connaît tous sans forcément savoir son nom. Cette petite boule de plumes brunes au poitrail orange vif qui vous observe, tête penchée, pendant que vous bêchez le potager — c'est lui. Le rouge-gorge familier, Erithacus rubecula pour les intimes, l'un des oiseaux les plus attachants de nos jardins. Un compagnon de jardinier. S'il vous suit à la trace quand vous retournez la terre, ce n'est pas par affection : c'est un opportuniste. À l'origine, le rouge-gorge suivait les grands mammifères — sangliers, cerfs — qui fouissaient le sol et faisaient remonter vers en surface vers et insectes. En Grande-Bretagne, où il est particulièrement apprivoisé, on l'a même élu oiseau national. Sur le continent, il reste un peu plus farouche, mais reste tout aussi curieux. Rareté chez les oiseaux : le roue-gorge chante presque douze mois sur douze, y compris en plein hiver. Sa voix flûtée, mélancolique, un peu triste, résonne dans les matins gris de novembre alors que tous les autres se sont tus. Mâle et femelle chantent tous deux — autre curiosité — chacun défendant son propre territoire hors saison des amours. Sous ses airs mignons, c'est une petite terreur. Territorial jusqu'à l'obsession, il chasse sans pitié tout intrus de son domaine, y compris ses propres congénères. Les combats sont parfois mortels — on estime qu'une part non négligeable des rouges-gorges meurent tués par d'autres rouges-gorges. La couleur orange du poitrail, loin d'être un simple ornement, est le signal qui déclenche l'agression : présentez à un mâle une simple touffe de plumes rouges, il l'attaquera. Dans le folklore chrétien, le rouge-gorge aurait pris cette teinte en tentant de retirer une épine de la couronne du Christ, tachant sa poitrine à jamais. Dans le monde anglo-saxon, il est indissociable de Noël — vous le verrez sur toutes les cartes de vœux britanniques, souvent perché sur une pelle enneigée. Une tradition qui remonte au XIXe siècle, quand les facteurs britanniques portaient des uniformes rouges et étaient surnommés… « robins ». L'espérance moyenne d'un rouge-gorge sauvage ne dépasse guère les deux ans. Le froid, les prédateurs, les vitres, les chats, et surtout les autres rouges-gorges ont vite raison de lui. Mais pendant ces quelques saisons, il aura chanté sans relâche, tenu son bout de haie contre vents et marées, et accompagné en silence les gestes du jardinier. Peu d'oiseaux méritent autant qu'on leur laisse une place.
Rue du Bourguet
patrimoineRue du Bout de la Ville
patrimoineRue du Camp de Bataille
patrimoineRue du Col de Vars
patrimoineRue du Docteur André Morel
patrimoineRue du Docteur Roux
patrimoineRue du Grand Bourguet
patrimoineRue du Pré aux Clercs
patrimoineRue du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Francis Pouzol
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Gérard Philipe
patrimoineRue Jean-Baptiste Franque
patrimoineRue Jean Guehenno
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Lieutenant Vincent Rouvière
patrimoineRue Louis Aragon
patrimoineRue Loys Masson
patrimoineRue Marcel Fabrigoule
patrimoineRue Maria Casares
patrimoineRue Marius Rey
patrimoineRue Montée de la Tour
patrimoineRue Montée du Fort
patrimoineRue Olivier de Serres
patrimoineRue Paul Buffet
patrimoineRue Pente Rapide
patrimoineRue Pierre Brossolette
patrimoineRue Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
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histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
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