Rues de Villemoirieu
110 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Salamandres
patrimoineAncien Chemin de Fer de l'Est de Lyon
patrimoineChemin de Beptenoud
patrimoineChemin de Besseye
patrimoineChemin de Blied
patrimoineChemin de Buisson Rond
patrimoineChemin de Chozeau
patrimoineChemin de Genave
patrimoineChemin de Jarnay
patrimoineChemin de la Chaide
patrimoineChemin de la Chévrerie
patrimoineChemin de la Croix
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Gare
patrimoineChemin de la Mare
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de la Roche de Montbracon
patrimoineChemin de la Rupière
patrimoineChemin de Paradis
patrimoineChemin de Plan Rion
patrimoineChemin de Ruiselant
patrimoineChemin des Abattoirs
patrimoineChemin des Bergères
patrimoineChemin des Sources
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Traverse
patrimoineChemin du Marais
patrimoineImpasse Commanderie
patrimoineImpasse de la Combe Chaude
patrimoineImpasse de la Cornaz
patrimoineImpasse de la Soie
patrimoineImpasse de la Treille
patrimoineImpasse des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Impasse des Champs
patrimoineImpasse des Chevaliers
patrimoineImpasse des Cistudes
patrimoineImpasse des Croisés
patrimoineImpasse des Destriers
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Écuyers
patrimoineImpasse des Granges
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Libellules
patrimoineImpasse des Menestrels
patrimoineImpasse des Murets
patrimoineImpasse des Muriers
patrimoineImpasse des Palis
patrimoineImpasse des Pierres Sèches
patrimoineImpasse des Prés
patrimoineImpasse des Salamandres
patrimoineImpasse des Sapins
patrimoineImpasse des Sénecons
patrimoineImpasse des Templiers
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Troubadours
patrimoineImpasse du Bec du Roi
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Grand Champ
patrimoineImpasse du Muet
patrimoineImpasse du Pivert
patrimoineImpasse du Ru
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse du Stade
patrimoineImpasse du Verger
patrimoineMontée du Sigalet
patrimoinePassage du Sentier
patrimoinePasse des Palis
patrimoinePlace de l'Adoubement
patrimoinePlace du Content
patrimoinePlace du Petit Café
patrimoineProjet Déviation Pont de Chéruy
patrimoineRoute de Bourgoin
patrimoineRoute de Bourgoin-Jallieu
patrimoineRoute de Genas
patrimoineRoute Départementale 24
patrimoineRoute Départementale 75
patrimoineRoute de Poisieu
patrimoineRoute de Satolas
patrimoineRoute de Villemoirieu
patrimoineRoute de Volgeat
patrimoineRoute du Stade
patrimoineRue Commanderie
patrimoineRue de Bienassis
patrimoineRue de Diable
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Maison Forte
patrimoineRue de la Reynière
patrimoineRue de Moirieu
patrimoineRue de Montiracle
patrimoineRue des Aremes
patrimoineRue des Douves
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Obertières
patrimoineRue des Palis
patrimoineRue des Pierres Sèches
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue des Templiers
patrimoineRue des Tournesols
patrimoineRue du Château de Mallin
patrimoineRue du Chemin de Ronde
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Planchet
patrimoineRue du Puits de la Pape
patrimoineRue du Reluisant
patrimoineRue du Village
patrimoineRue Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Sentier de Plan Bion
patrimoineVoie Verte des Balcons du Dauphiné
patrimoineZone Artisanale de Beptenoud Nord
patrimoineZone Artisanale de Buisson Nord
patrimoine