Rues de Villard-de-Lans
265 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Chaulange
patrimoineAllée de la Brua
patrimoineAllée de la Forêt des Touches
natureAllée des Chamois
patrimoineAllée des Charbonniers
patrimoineAllée des Chevreuils
patrimoineAllée des Glovettes
patrimoineAllée des Mouflons
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée du Rocher de l'Ours
patrimoineAllée Jean Prévost
patrimoineAvenue de la Molière
patrimoineAvenue de Prénatier
patrimoineAvenue des Bains
patrimoineAvenue des Francs Tireurs
patrimoineAvenue des Sagnes
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue du Professeur Nobécourt
patrimoineAvenue du Royans
patrimoineAvenue Impératrice Zita
patrimoineAvenue Jean-Séraphin Achard-Picard
patrimoineAvenue Professeur Nobecourt
patrimoineboa
patrimoinebord de falaise
patrimoineBouquetin
patrimoineBourgon
patrimoineBrêche de Chalimont
patrimoineCanyon
patrimoineChaberts Conversaria
patrimoineCharpichon
patrimoineChemin aux Plantées
patrimoineChemin d'accès au terrain de tennis des Glovettes
patrimoineChemin de Bessia
patrimoineChemin de Bois Damier
patrimoineChemin de Bonneton
patrimoineChemin de Charpichon
patrimoineChemin de Combe Pourouze
patrimoineChemin de Combe Vert
patrimoineChemin de Fravelet
patrimoineChemin de Frier
patrimoineChemin de Galizon
patrimoineChemin de la Bessia
patrimoineChemin de la Bonnetière
patrimoineChemin de la Bourne
patrimoineChemin de l'Achard
patrimoineChemin de la Croix
patrimoineChemin de la Croix Margot
patrimoineChemin de la Fauge
patrimoineChemin de la Garria
patrimoineChemin de la Martinière
patrimoineChemin de la Patinoire
patrimoineChemin de l'Écluse
patrimoineChemin de Liorin
patrimoineChemin de Lou Pra Vert
patrimoineChemin de Méaudret
patrimoineChemin de Payonère
patrimoineChemin de Pompeillon
patrimoineChemin des Arriberts
patrimoineChemin des Bartavelles
patrimoineChemin des Bernards
patrimoineChemin des Blachons
patrimoineChemin des Bonnets
patrimoineChemin des Bouchards
patrimoineChemin des Breux
patrimoineChemin des Cochettes
patrimoineChemin des Cochettes à Roybon
patrimoineChemin des Cochettes au Platre
patrimoineChemin des Églantines
patrimoineChemin de Serviotz
patrimoineChemin des Eymards
patrimoineChemin des Gentianes
patrimoineChemin des Girards
patrimoineChemin des Guillets
patrimoineChemin des Jeandiats
patrimoineChemin des Lombards
patrimoineChemin des Montauds
patrimoineChemin des Mourets
patrimoineChemin des Nobles
patrimoineChemin des Olivets
patrimoineChemin des Pierres
patrimoineChemin des Planches
patrimoineChemin des Plâtres
patrimoineChemin des Poulats
patrimoineChemin des Pouteils
patrimoineChemin des Prés
patrimoineChemin des Prés Longs
patrimoineChemin des Rochers
patrimoineChemin des Sables
patrimoineChemin des Traces
patrimoineChemin des Trémières
patrimoineChemin des Verdoux
patrimoineChemin de Villard-de-Lans au Col Vert
patrimoineChemin de Ville Vieille
patrimoineChemin du Bois de Blâche
patrimoineChemin du Col Vert
patrimoineChemin du Père Noël
patrimoineChemin du Peuil
patrimoineChemin du Pré du Grenier
patrimoineChemin du Rojasset
patrimoineChemin du Sapey
patrimoineChemin du Valet
patrimoineChemin Vert
patrimoineChevreuil
patrimoineClots
patrimoineCombe Charbonière
patrimoineCombe Chaulange
patrimoinecorde
patrimoineCôte 2000 Parking 1
patrimoineCôte 2000 Pied des Pistes
patrimoineCouleur Soleil - Grand Adret
patrimoinecrête
patrimoinecrête de Bouveyron
patrimoinecrête des Rochettes
patrimoineDaim
patrimoineDouble Brèche
patrimoineEscalier
patrimoineFont Noire
patrimoineGTV
patrimoineImpasse de Fillaud
patrimoineImpasse de Font Noire
patrimoineImpasse de la Conterie
patrimoineImpasse de la Moucherolle
patrimoineImpasse de l'Aquila
patrimoineImpasse de Mayfray
patrimoineImpasse de Meillarot
patrimoineImpasse des 4 Montagnes
patrimoineImpasse des Anémones
patrimoineImpasse des Charmettes
patrimoineImpasse des Charpennes
patrimoineImpasse des Côteaux de l’Achard
patrimoineImpasse des Gauchets
patrimoineImpasse des Grands Champs
patrimoineImpasse des Granges
patrimoineImpasse des Laiches
patrimoineImpasse des Lupins
patrimoineImpasse des Quatre Montagnes
patrimoineImpasse des Rhodos
patrimoineImpasse des Roybons
patrimoineImpasse des Sapins
patrimoineImpasse des Serres
patrimoineImpasse des Tamagnards
patrimoineImpasse du Bois Dumoulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Camp d'Ambel
patrimoineImpasse du Cornafion
patrimoineImpasse du Fournet
patrimoineImpasse du Fred
patrimoineImpasse du Gerbier
patrimoineImpasse du Laçât et Gêner
patrimoineImpasse du Rond de Pins
patrimoineImpasse du Rosé des Prés
patrimoineImpasse Fleur des Alpes
patrimoineImpasse Meillarot
patrimoineJean Prévost
patrimoineJonction Haute Cornafion-Ours
patrimoineLa Balmette
patrimoineLa Combe du Furon
patrimoineLa Croix Margaut
patrimoineLe Grand Adret
patrimoineLe Peuil
patrimoineLes Bains
patrimoineLes Choucas
patrimoineLes Gémeaux 2
patrimoineLes Geymonds
patrimoineLes Gorges du Méaudret
patrimoineLes Jarrands
patrimoineLes Violettes
patrimoineLotissement les Églantines
patrimoineLoup
patrimoineMarmotton
patrimoinePassage
patrimoinePassage de la Poste
patrimoinePassage des Bessonnets
patrimoinePassage du Bassin
patrimoinePerdrix Blanche
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place des Martyrs
histoirePlace Mure Ravaud
patrimoinePlace Pierre Chabert
patrimoinePlacette des Écureuils
patrimoinePont de l'Amour
patrimoinePont de l'Essarton
patrimoinePont des Aniers
patrimoinePont des Olivets
patrimoinePont de Valchevrière
patrimoineRetour Villard Village
patrimoineRond-Point des Geymonds
patrimoineRoute de Bois Barbu
patrimoineRoute de Corrençon
patrimoineRoute de la Balmette
patrimoineRoute de la Conversaria
patrimoineRoute de la Côte 2000
patrimoineRoute de Méaudre
patrimoineRoute des Chaberts
patrimoineRoute des Clots
patrimoineRoute des Espinasses
patrimoineRoute des Geymonds
patrimoineRoute des Glovettes
patrimoineRoute des Gorges de la Bourne
patrimoineRoute des Jarrands
patrimoineRoute des Vières
patrimoineRoute d'Herbouilly
patrimoineRoute du Bois Noir
patrimoineRoute forestière de Château Julien
patrimoineRoute forestière de la Grande Allée
patrimoineRoute forestière des Charbonnières
patrimoineRoute forestière du Fouillet
patrimoineroybon
patrimoineRue Abbé Ravaud
patrimoineRue Albert Piètri
patrimoineRue Albert Soboul
patrimoineRue Antoine Roux-Fouillet
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Ferveilley
patrimoineRue de la Chapelle en Vercors
patrimoineRue de l'Adret
patrimoineRue de la Fleur du Roy
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Échaufaire
patrimoineRue des Agnelons
patrimoineRue des Beaumonts
patrimoineRue des Jeux Olympiques 1968
patrimoineRue des JO de 1968
patrimoineRue des Mâchurons
patrimoineRue des Pionniers
patrimoineRue des Tamagnards
patrimoineRue de Tintaine
patrimoineRue de Vassieux-en-Vercors
patrimoineRue du Col de l'Arc
patrimoineRue du Cossie
patrimoineRue du Docteur Bévière
patrimoineRue du Docteur Lefrançois
patrimoineRue du Docteur Pierret
patrimoineRue du Ferveilley
patrimoineRue du Lycée Polonais
patrimoineRue du Pas de l'Oeille
patrimoineRue du Professeur André Beaudoing
patrimoineRue du Professeur Lesne
patrimoineRue du Professeur Robert Debré
patrimoineRue du Vercors
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Girard
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jules Masson
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Pouteil-Noble
patrimoineRue Vaucanson
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Salamandre
patrimoinesente balcon
patrimoineSentier de la Double Brèche
patrimoineSentier des deux cols
patrimoineSentier des Parapentistes
patrimoineSentier du Pas du Fouillet
patrimoineSentier Gobert
patrimoineSentier Péronnard
patrimoineTancanière
patrimoineTraversée Crête des Crocs
patrimoineVia vercors Lans-Villard
patrimoinevia vercors : villard - meaudre
patrimoinevieille vire
patrimoineVillard-de-Lans − Gare Routière
patrimoinevire
patrimoineVire des Crocs
patrimoineVoie Verte
patrimoine