Rues de Vienne
585 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès Parking Effia +1
patrimoineAccès Parking Effia -1
patrimoineAllée Charles Martel
patrimoineAllée de Provence
patrimoineAllée des Centaures
patrimoineAllée des Charmettes
patrimoineAllée des Cyprès
patrimoineAllée des Francs
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Lombards
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pins
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée des Thuyas
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée du Parc
patrimoineAllée Pépin Le Bref
patrimoineAutoroute du Soleil
patrimoineAvenue Beauséjour
patrimoineAvenue Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue Georges et Louis Frêrejean
patrimoineAvenue Jean de la Fontaine
patrimoineAvenue Jean Monnet
patrimoineAvenue Marcellin Berthelot
patrimoineBon Accueil
patrimoineBoulevard Asiaticus
patrimoineBoulevard de la République
patrimoineBoulevard des Alpes
patrimoineBoulevard du Rhône
patrimoineBoulevard du Rhône Nord
patrimoineBoulevard Eugène Arnaud
patrimoineBoulevard Fernand Point
patrimoineBoulevard Georges Pompidou
patrimoineBoulevard Henri Fleury
patrimoineBoulevard Maupas
patrimoineBoulevard Michel Servet
patrimoineBoulevard Pacatianus
patrimoineC. Bernard
patrimoineCentre social
patrimoineChamp de Mars
patrimoineCharlemagne
patrimoineChemin Bourricat
patrimoineChemin de Beauregard
patrimoineChemin de Bechevienne
patrimoineChemin de Bel Air
patrimoineChemin de Champ de Bras
patrimoineChemin de Charavel
patrimoineChemin de Charvanay
patrimoineChemin de Collonge
patrimoineChemin de Combe Goure
patrimoineChemin de Combe Roche
patrimoineChemin de Combodon
patrimoineChemin de Coupe Jarret
patrimoineChemin de Durandal
patrimoineChemin de Grange Neuve
patrimoineChemin de la Balay
patrimoineChemin de la Batie
patrimoineChemin de la Belle Aude
patrimoineChemin de la Corniche
patrimoineChemin de la Couronne
patrimoineChemin de la Gloire de Dieu
patrimoineChemin de la Gravière
patrimoineChemin de Lagrima
patrimoineChemin de la Loge
patrimoineChemin de la Musardière
patrimoineChemin de la Papette
patrimoineChemin de la Passardière
patrimoineChemin de la Petite Rente
patrimoineChemin de la Ravat
patrimoineChemin de la Raze
patrimoineChemin de la Reclusière
patrimoineChemin de la Réglane
patrimoineChemin de la Rente
patrimoineChemin de l'Argentière
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de la Verge
patrimoineChemin de l'Octroi
patrimoineChemin de l'Octroi Ouest
patrimoineChemin de l'Olifant
patrimoineChemin de Malacombe
patrimoineChemin de Massier
patrimoineChemin de Mépée
patrimoineChemin de Mérode
patrimoineChemin de Montarnaud
patrimoineChemin de Pocacha
patrimoineChemin de Roisson
patrimoineChemin des Adouses
patrimoineChemin de Saint-Alban
patrimoineChemin de Saint-Avour
patrimoineChemin de Saint-Benoît
patrimoineChemin de Sainte-Blandine
patrimoineChemin de Sainte-Maxime
patrimoineChemin de Saint-Gervais
patrimoineChemin de Saint-Ignace
patrimoineChemin de Saint-Just
patrimoineChemin de Saint-Marcel
patrimoineChemin de Saint-Vincent
patrimoineChemin des Amoureux
patrimoineChemin des Aqueducs
patrimoineChemin des Bœufs
patrimoineChemin des Burgondes
patrimoineChemin des Castors
patrimoineChemin des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Dîmes
patrimoineChemin de Seigne
patrimoineChemin des Girelles
patrimoineChemin des Glycines
patrimoineChemin des Grandes Vignes
natureChemin des Guillemottes
patrimoineChemin des Hauts de Charavel
patrimoineChemin des Lilas
patrimoineChemin des Lones
patrimoineChemin des Maladières
patrimoineChemin des Mines
patrimoineChemin des Murieux
patrimoineChemin des Pasquettes
patrimoineChemin des Plantées
patrimoineChemin des Roches
patrimoineChemin des Sylphides
patrimoineChemin des Vieilles Vignes
natureChemin des Vignes
natureChemin d'Ortis
patrimoineChemin du Bois du Loup
patrimoineChemin du Bois Royal
patrimoineChemin du Boucon
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Comte Roland
patrimoineChemin du Crassier
patrimoineChemin du Donat
patrimoineChemin du Fort
patrimoineChemin du Fort du Diable
patrimoineChemin du Gravier Rouge
patrimoineChemin du Mas de Charavel
patrimoineChemin du Mas de Massier
patrimoineChemin du Mas de Versailles
patrimoineChemin du Pont Baudrand
patrimoineChemin du Port au Prince
patrimoineChemin du Réservoir
patrimoineChemin du Télégraphe
patrimoineChemin Girard de Vienne
patrimoineChemin Henri Frenay
patrimoineChemin Noir
patrimoineCité Jardin
patrimoineCollège de l'Isle
patrimoineCollonge
patrimoineCollonge D538
patrimoineComte Rolland
patrimoineCôteau St Hélène
patrimoineCour de l'Ambulance
patrimoineCour du Saint
patrimoineCour Saint-André Le Bas
patrimoineCours Brillier
patrimoineCours de Verdun
patrimoineCours Romestang
patrimoineCuvière
patrimoineDenfert-Rochereau
patrimoineDépose Rapide
patrimoineDesserte de Pipet
patrimoineDiderot
patrimoineÉcole Maupas
patrimoineEsplanade de la Légion d'Honneur
patrimoineEstressin Ctre Commercial
patrimoineEtienne Rey
patrimoineFonderie d’Argent
patrimoineGalerie Clément Ader
patrimoineGalerie Jacques Lemercier
patrimoineGalerie Jean Rostand
patrimoineGalerie Pierre de Boissat
patrimoineGalerie Pierre Lescot
patrimoineGare d'Estressin
patrimoineGare de Vienne
patrimoineGare Routière Allobroges
patrimoineGrapillat de Coupe Jarret
patrimoineGuillemottes
patrimoineHameau de Saint-Just
patrimoineHameau Guillemottes
patrimoineHôpital-Gérontologie
patrimoineIME La Bâtie
patrimoineImpasse Asinienne
patrimoineImpasse Cité de Charlemagne
patrimoineImpasse Cornemuse
patrimoineImpasse Corporon
patrimoineImpasse de Bonnardel
patrimoineImpasse de Collonge
patrimoineImpasse de Foncheri
patrimoineImpasse de la Poterne
patrimoineImpasse de la Réclusière
patrimoineImpasse de la Rocheclaire
patrimoineImpasse de la Tour Peinte
patrimoineImpasse de l'Échapade
patrimoineImpasse des Burgondes
patrimoineImpasse des Carmes
patrimoineImpasse des Guillemottes
patrimoineImpasse des Hauts de Bon Accueil
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Orfèvres
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Vergers
patrimoineImpasse du Bois du Loup
patrimoineImpasse du Clos des Champs
patrimoineImpasse du Mas de Versailles
patrimoineImpasse du Plein Vent
patrimoineImpasse du Tri
patrimoineImpasse du Triangle
patrimoineImpasse du Vigneron
natureImpasse Fetuque
patrimoineImpasse Gustave Courbet
patrimoineImpasse Hélène Boucher
patrimoineImpasse Louis Meunier
patrimoineImpasse Manin
patrimoineImpasse Michel-Ange
patrimoineImpasse Michel Petrucciani
patrimoineImpasse Munifican
patrimoineImpasse Oscar Peterson
patrimoineImpasse Pegeron
patrimoineImpasse Quinquinet
patrimoineImpasse Renoir
patrimoineImpasse Saint-André Le Haut
patrimoineImpasse Saint-Benoit
patrimoineImpasse Saint-Laurent
patrimoineImpasse Saint-Sévère
patrimoineImpasse Sauge
patrimoineImpasse Timon
patrimoineJardin de Ville
patrimoineJean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Jean Monnet
patrimoineJean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Jeu de Paume
patrimoineLafayette
patrimoineLa Passardière
patrimoineLa Petite Rente
patrimoineLa Pyramide
patrimoineLa Ravat
patrimoineLa Réclusière
patrimoineLe Pont
patrimoineLes Cèdres
patrimoineLes Célestes
patrimoineLes Charavelles
patrimoineLes Hameaux de Malissol
patrimoineLes Hauts de Charavel
patrimoineLes Hauts de Charlemagne
patrimoineLes Hauts de Malissol
patrimoineLes Jardins de Saint-Benoit
patrimoineLes Portes de Lyon
patrimoineLes Tupinières
patrimoineL'Horloge
patrimoineL'Octroi
patrimoineLotissement de la Balay
patrimoineLotissement de la Ceriseraie
patrimoineLotissement du Clos Farenheit
patrimoineLotissement La Reglane
patrimoineLotissement Le Durandal
patrimoineLotissement Le Mas de Charlemagne
patrimoineLotissement le Petit Coteau
patrimoineLotissement Les Chanterelles
patrimoineLotissement Les Églantines
patrimoineLotissement Les Genêts
patrimoineLotissement Les Jardins de Charlemagne
patrimoineLotissement les Terrasses des Tupinières
patrimoineLotissement Mas des Seignes
patrimoineLouis Revol
patrimoineLycée Galilée
patrimoineMaison d’Enfants
patrimoineMalissol La Ferme
patrimoineMalissol La Gère
patrimoineMalissol Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Michel Servet
patrimoineMontée Bon Accueil
patrimoineMontée Charlemagne
patrimoineMontée de Beaumur
patrimoineMontée de Coupe-Jarret
patrimoineMontée de Gravier Rouge
patrimoineMontée de la Petite Vitesse
patrimoineMontée de la Poterne
patrimoineMontée de l'Hôpital Lucien Hussel
patrimoineMontée de l'Odéon
patrimoineMontée de Malissol
patrimoineMontée des Épies
patrimoineMontée des Grands Prés
patrimoineMontée des Pénitents
patrimoineMontée des Rames
patrimoineMontée des Tupinières
patrimoineMontée du Docteur Maurice Chapuis
patrimoineMontée Lucien Magnat
patrimoineMontée Saint-Mamert
patrimoineMontée Saint-Marcel
patrimoineMontée Timon
patrimoineMont-Salomon
patrimoineNicolas Chorier
patrimoineNotre-Dame de l'Isle
patrimoineParvis Jean-Paul II
patrimoinePassage de la Poterne
patrimoinePassage de la Vieille Halle
patrimoinePassage des Collégiens
patrimoinePassage du Commmandant Porret
patrimoinePassage du Mont
patrimoinePassage Ferdinand Fargeot
patrimoinePassage Saint-Antoine
patrimoinePasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Petite Rue de la Cocarde
patrimoinePetite Rue Mercière
patrimoinePetite vitesse - Gare SNCF
patrimoinePierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Place Andrée Viollis
patrimoinePlace André Rivoire
patrimoinePlace Aristide Briand
patrimoinePlace Auguste Perret
patrimoinePlace Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place d'Arpot
patrimoinePlace de la Cocarde
patrimoinePlace de la Ferme
patrimoinePlace de la Fûterie
patrimoinePlace de la Gère
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace des Capucins
patrimoinePlace Diderot
patrimoinePlace Drapière
patrimoinePlace du 19 Mars 1962
patrimoinePlace du 505e Régiment du Train
patrimoinePlace du 9e Spahis Algérien
patrimoinePlace du Château
patrimoinePlace du Docteur Marmonnier
patrimoinePlace du Docteur Schweitzer
patrimoinePlace du Jeu de Paume
patrimoinePlace du Mail
patrimoinePlace du Pilori
patrimoinePlace Francisque Chirat
patrimoinePlace François Jacques de Larderel
patrimoinePlace François Mitterrand
patrimoinePlace Hector Guimard
patrimoinePlace Joseph Labbé
patrimoinePlace Joseph Muray et Jean Tardy
patrimoinePlace Jouvenet
patrimoinePlace Jussieu
patrimoinePlace Lacépède
patrimoinePlace Linné
patrimoinePlace Louis Revol
patrimoinePlace Miremont
patrimoinePlace Notre-Dame-de-l'Isle
patrimoinePlace Pichat
patrimoinePlace Pierre Semard
patrimoinePlace Saint-Ferréol
patrimoinePlace Saint-Louis
patrimoinePlace Saint-Martin
patrimoinePlace Saint-Maurice
patrimoinePlace Saint-Paul
patrimoinePlace Saint-Pierre
patrimoinePlace Saint-Sévère
patrimoinePlace Simone Veil
patrimoinePlace Vauban
patrimoinePont de Lattre de Tassigny
patrimoinePont Saint-Martin
patrimoinePont suspendu de Vienne
patrimoinePort au Prince
patrimoinePort des Jacobins
patrimoineQuai Anatole France
patrimoineQuai Claude Bernard
patrimoineQuai Étienne Rey
patrimoineQuai Frédéric Mistral
patrimoineQuai Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Quai Pajot
patrimoineQuai Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Quai Riondet
patrimoineQuartier Saint-Germain
patrimoineRabelais
patrimoineRésidence de Cancanne
patrimoineRésidence Les Hauts d'Estressin
patrimoineRoche Claire
patrimoineRoncevaux
patrimoineRond-Point de la Pyramide
patrimoineRond-Point des Murieux
patrimoineRond-Point Malissol
patrimoineRoute Aimé Césaire
patrimoineRoute Alfred de Terrebasse
patrimoineRoute de Béchevienne
patrimoineRoute de Bérardier
patrimoineRoute de Chasse
patrimoineRoute de Collonge
patrimoineRoute de Grange Basse
patrimoineRoute de la Balise
patrimoineRoute de la Gravière
patrimoineRoute de Leveau
patrimoineRoute de l'Evequa
patrimoineRoute Départementale 41 b
patrimoineRoute de Pauphile
patrimoineRoute de Sainte-Maxime
patrimoineRoute de Saint-Sorlin
patrimoineRoute de Vossere
patrimoineRoute du Stade
patrimoineRoute du Tonkin
patrimoineRue Abbé Pierre Calès
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Albert Thomas
patrimoineRue Alexandra David Neel
patrimoineRue Allmer
patrimoineRue Amadéo Modigliani
patrimoineRue Amiral Marc De Joybert
patrimoineRue Ampère
patrimoineRue André Colombier
patrimoineRue Auguste Bartholdi
patrimoineRue Auguste Donna
patrimoineRue Beaufort Chopin
patrimoineRue Beausoleil
patrimoineRue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
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histoireLa Convention nationale est une assemblée qui détint le pouvoir exécutif et législatif de 1792 à 1795. Elle proclama la Première République en rédigeant la Constitution de l'an I, mettant fin à la monarchie constitutionnelle concédée difficilement par Louis XVI depuis 1789. C'est de la Convention Nationale qu'est issu le Comité de Salut Public, responsable des nombreuses exécutions pendant la Terreur. La Convention fut dissoute en 1795 et laissa la place au Directoire, lui même dissout après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.
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patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
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patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
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histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
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patrimoineSquare de la Résistance et de la Déportation
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
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