Rues de Vic-le-Comte
258 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Boulevard André Boste
patrimoineBoulevard de Beussat
patrimoineBoulevard du Chambon
patrimoineBoulevard du Comté
patrimoineBoulevard du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Boulevard du Jeu de Paume
patrimoineBoulevard du Pont des Goules
patrimoineBoulevard du Pontel
patrimoineBoulevard Guyot Lavaline
patrimoineBoulevard Jean-Baptiste-Edmond Bargoin
patrimoineChemin de Binet
patrimoineChemin de Brolac à Vic-le-Comte
patrimoineChemin de Chabasse
patrimoineChemin de la Banarde
patrimoineChemin de Lachaux
patrimoineChemin de la Croix
patrimoineChemin de la Fontaine des Orleaux
patrimoineChemin de la Font du Fer
patrimoineChemin de Langlade
patrimoineChemin de la Patente
patrimoineChemin de la Petite Molière
patrimoineChemin de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Chemin de la Renardière
patrimoineChemin de Moulu
patrimoineChemin de Neufond
patrimoineChemin de Parent
patrimoineChemin de Penlierras
patrimoineChemin des Charbonniers
patrimoineChemin des Chaumes
patrimoineChemin des Cordeliers
patrimoineChemin des Courailles
patrimoineChemin des Garennes
patrimoineChemin des Suquets
patrimoineChemin de Vénérat
patrimoineChemin du Bas d'Écouyat
patrimoineChemin du Bois de la Comté
patrimoineChemin du Domaine
patrimoineChemin du Four de Lachaux
patrimoineChemin du Macharat
patrimoineChemin du Mas
patrimoineChemin du Paradis
patrimoineCours de la République
patrimoineHameau des Conteaux
patrimoineHameau du Vignolat
patrimoineHameau Les Orleaux
patrimoineHLM les Creux Nord
patrimoineHLM Les Creux Nord
patrimoineImpasse Bargoin
patrimoineImpasse de Beauvat
patrimoineImpasse de Beussat
patrimoineImpasse de la Chaussade
patrimoineImpasse de la Côte Sailhant
patrimoineImpasse de La Croix du Vent
patrimoineImpasse de la Halle
patrimoineImpasse de Penlierras
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Cordeliers
patrimoineImpasse des Cours
patrimoineImpasse des Dames
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Meuliers
patrimoineImpasse des Moissons
patrimoineImpasse des Nobles
patrimoineImpasse des Petites Varennes
patrimoineImpasse des Rives d'Allier
patrimoineImpasse des Rochers Bleus
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Terrasses
patrimoineImpasse des Treilles
patrimoineImpasse des Vergers
patrimoineImpasse des Vicaires
patrimoineImpasse de Thiaulat
patrimoineImpasse du Babory
patrimoineImpasse du Boequillon
patrimoineImpasse du Clos Sainte Marguerite
patrimoineImpasse du Courtias
patrimoineImpasse du lavoir
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Marché
patrimoineImpasse du Mont Mouchet
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Parc
patrimoineImpasse du Petit Vignolat
patrimoineImpasse du Pontel
patrimoineImpasse du Pressoir
patrimoineImpasse du Puits
patrimoineImpasse du Sabotier
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse du Vallon
patrimoineImpasse Guyot-Lavaline
patrimoineImpasse Jean Mouly
patrimoineImpasse Rue Neuve
patrimoineJardins de Fontevrault
patrimoineLes Plantiers
patrimoineLes Vignes de la Cité
natureLotissement Côte des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Lotissement le Clos
patrimoineLotissement le Clos de Beauvat
patrimoineLotissement le Clos Sainte Marguerite
patrimoineLotissement le Colombier
patrimoineLotissement le Petit Chambon
patrimoineLotissement Les Côteaux des Varennes
patrimoineLotissement Les Côteaux de Vignolat
patrimoineLotissement Les Creux Nord
patrimoineLotissement Le Serpanoux
patrimoineLotissement les Mottes
patrimoineLotissement Les Rochers Bleus
patrimoineLotissement Les Terrasses de Vic
patrimoineLotissement Les Varennes
patrimoineLotissement Vignolat
patrimoineParking Prévert
patrimoinePassage Côte Sailhant
patrimoinePassage de la Chalin
patrimoinePassage de la Molière
patrimoinePassage de la Traverse
patrimoinePassage des Caves
patrimoinePassage des Creux
patrimoinePassage de Setelle
patrimoinePassage des Graves
patrimoinePassage des Lavandières
patrimoinePassage des Moissons
patrimoinePassage des Rampeaux
patrimoinePassage des Vignerons
naturePassage du Collège
patrimoinePassage du Colombier
patrimoinePassage du Couris
patrimoinePassage du Mont Mouchet
patrimoinePassage du Poids de Ville
patrimoinePassage Louis Aragon
patrimoinePassage Paul Begon
patrimoinePassage Sainte-Chapelle
patrimoinePassage Saint-Pierre
patrimoinePavillons Banque de France
patrimoinePlace de la Croix
patrimoinePlace de la Croix du Vent
patrimoinePlace de la Fontaine
patrimoinePlace de la Halle
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de la Molière
patrimoinePlace de la Petite Molière
patrimoinePlace de la Prada
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de la Roche
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace de l'Olme
patrimoinePlace du Vieux Marché
patrimoinePlace Saint-Jean
patrimoinePlace Saint-Pierre
patrimoinePont de la Raquette
patrimoinePont de Longues
patrimoinePont des Goules
patrimoinePorte du Mazaux
patrimoineRésidence Bois de la Comte
patrimoineRésidence le Clos des Mottes
patrimoineRoute d'Ambert
patrimoineRoute de Benaud
patrimoineRoute de Clermont
patrimoineRoute de Clermont Ferrand
patrimoineRoute de Coudes
patrimoineRoute de la Condamine
patrimoineRoute d'Enval
patrimoineRoute de Pardines
patrimoineRoute de Parent
patrimoineRoute de Parsberg
patrimoineRoute de Saint-Babel
patrimoineRoute des Anciens Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route de Sugères
patrimoineRoute de Thiers
patrimoineRoute de Vic le Comte
patrimoineRoute d'Issoire
patrimoineRoute Parsberg
patrimoineRue Alexis Chavarot
patrimoineRue Antoine Fabre
patrimoineRue de Beauvat
patrimoineRue de Coulogne
patrimoineRue de la Breche
patrimoineRue de la Chaussade
patrimoineRue de Lachaux de Vins
patrimoineRue de la Côte Sailhant
patrimoineRue de la Croix du Vent
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Malautière
patrimoineRue de la Pierre à Grain
patrimoineRue de la Porte Robin
patrimoineRue de la Queyria
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de la Sainte-Chapelle
patrimoineRue de la Taille
patrimoineRue de la Thioule
patrimoineRue de l'Écluse
patrimoineRue de l'Épeautre
patrimoineRue de l'Orge
patrimoineRue des Conteaux
patrimoineRue des Cours
patrimoineRue des Douhaires
patrimoineRue des Farges
patrimoineRue des Fontaines
patrimoineRue des Grands Creux
patrimoineRue des Granieux
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Meuliers
patrimoineRue des Nobles
patrimoineRue des Onze Caves
patrimoineRue des Orleaux
patrimoineRue des Petites Varennes
patrimoineRue des Petits Creux
patrimoineRue des Rampeaux
patrimoineRue des Rives d'Allier
patrimoineRue des Rochers Bleus
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue des Treilles
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue des Vicaires
patrimoineRue des Vignolettes
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue de Vignolat
patrimoineRue du 19 mars 1962
patrimoineRue du Cep
patrimoineRue du Chai
patrimoineRue du Chardonnay
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chevalier
patrimoineRue du Clos
patrimoineRue du Clos Sainte Marguerite
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Conseiller
patrimoineRue du Creux du Mas
patrimoineRue du Docteur Malterre
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Froment
patrimoineRue du Gamay
patrimoineRue du Huit Mai
patrimoineRue du Jeu du Paume
patrimoineRue du Marché
patrimoineRue du Mont Mouchet
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Onze Novembre
patrimoineRue du Palais
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patrimoineRue du Pozemain
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patrimoineRue du Sancy
patrimoineRue du Sauzet
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patrimoineRue du Tambour de Ville
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patrimoineRue Jean Mouly
patrimoineRue Lucien Jarrige
patrimoineRue Marc-Antoine Bargoin
patrimoineRue Michel Couturier
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Saint-Pierre
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patrimoine