Rues de Vers
72 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Beauregard
patrimoineAllée de Coppet
patrimoineAllée de la Picarde
patrimoineAllée des Blossons
patrimoineAllée des Coudriers
patrimoineAllée des Cyprès
patrimoineAllée des Hirondelles
natureAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Morilles
patrimoineAllée du Cèdre
patrimoineAllée du Dahu
patrimoineAllée du Pré Berthet
patrimoineAllée du Tremblay
patrimoineAllée du Verger
patrimoineAncien Passage
patrimoineA Robalot
patrimoineAvenue Henri et Suzanne Vitrier
patrimoineAvenue Vitrier
patrimoineChemin Bédoni
patrimoineChemin de Bellossy
patrimoineChemin de Bracosson
patrimoineChemin de Germagny
patrimoineChemin de l'Abîme
patrimoineChemin de la Colletaz
patrimoineChemin de la Forge
patrimoineChemin de Longeraie
patrimoineChemin des Carrières
patrimoineChemin des Chardonnerets
patrimoineChemin des Lilas
patrimoineChemin des Louveresses
patrimoineChemin des Rogniers
patrimoineChemin de Voyageurs
patrimoineChemin Diavalo
patrimoineChemin du Batteuses
patrimoineChemin du Bé d'Lé
patrimoineChemin du Cortillet
patrimoineChemin du Poirier Longet
patrimoineChemin du Vieux Bellossy
patrimoineChemin jugy
patrimoineChemin rural dit des Essertoux
patrimoineChemin rural du Mont-Sion
patrimoineLa Pierre du Renard
patrimoineMont Sion
patrimoinePetite Rue
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace des Quatre Jeudis
patrimoineRoute de Chez Buet
patrimoineRoute de Chez Jeantet
patrimoineRoute de Corlay
patrimoineRoute de Frangy
patrimoineRoute de la Croix Biche
patrimoineRoute de la Fruitière
patrimoineRoute de la Motte
patrimoineRoute de Pré Paradis
patrimoineRoute des Contamines
patrimoineRoute des Syndics
patrimoineRoute de Valleiry
patrimoineRoute de Vers
patrimoineRoute de Viry
patrimoineRoute du Col des Chèvres
patrimoineRoute du Thouvet
patrimoineRue Bonneaud
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de l'Église
patrimoineRue de Porches
patrimoineRue des Rondeaux
patrimoineRue de Vers
patrimoineRue Passage Étroit
patrimoineRue Saint-Félix
patrimoineRue Saint-Georges
patrimoineVy de Viry
patrimoine