Rues de Venelles
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patrimoineAllée André Magnan
patrimoineAllée de Bourgogne
patrimoineAllée de Bretagne
patrimoineAllée de Castellas
patrimoineAllée de Champagne
patrimoineAllée de Joliferme
patrimoineAllée de la Draille
patrimoineAllée de la Gascogne
patrimoineAllée de la Roberte
patrimoineAllée de la Savoie
patrimoineAllée de la Vigne
natureAllée de l'Île-de-France
patrimoineAllée de Normandie
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Allée de Saint-Hippolyte
patrimoineAllée des Amandiers
patrimoineAllée des Arlésiens
patrimoineAllée des Bancaous
patrimoineAllée des Bergers
patrimoineAllée des Bouleaux
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Clapier
patrimoineAllée des Clémentines
patrimoineAllée des Croustières
patrimoineAllée des Cyprès Bleus
patrimoineAllée des Écureuils
patrimoineAllée des Figueirasses
patrimoineAllée des Flandres
patrimoineAllée des Forsythias
patrimoineAllée des Jardins du Papillon
patrimoineAllée des Micocouliers
patrimoineAllée des Pruneliers
patrimoineAllée des Rabasses
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Treilles
patrimoineAllée du Bel Horizon
patrimoineAllée du Gros Pin
patrimoineAllée du Languedoc
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAllée du Petit Prince
patrimoineAllée du Poitou
patrimoineAllée du Romarin
patrimoineAllée du Sergent Bourrelly
patrimoineAllée du Vallon
patrimoineAllée du Verdon
patrimoineAllée du Vieux Canal
patrimoineAllée Sainte-Victoire
patrimoineAncien Chemin de Montravail
patrimoineAncien Chemin du Stade
patrimoineAutoroute du Val de Durance
patrimoineAvenue de la Bosque Sainte-Croix
patrimoineAvenue de la Ferrage
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Grande Begude
patrimoineAvenue de la Grande Terre
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patrimoineAvenue des Faurys
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patrimoineAvenue des Logissons
patrimoineAvenue des Ribas
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patrimoineAvenue du Pigeonnier
patrimoineAvenue Madeleine Bonnaud
patrimoineAvenue Maurice Plantier
patrimoineAvnenu de Mouliero
patrimoineCanyon Redon
patrimoineChemin Collet Redon
patrimoineChemin de Carlues
patrimoineChemin de Fontcuberte
patrimoineChemin de Garaguay
patrimoineChemin de Garenne
patrimoineChemin de la Campane
patrimoineChemin de la Carraire
patrimoineChemin de la Draille
patrimoineChemin de la Futale
patrimoineChemin de la Passerelle
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patrimoineChemin de la Resquillette
patrimoineChemin de la Touravelle
patrimoineChemin de la Trevaresse
patrimoineChemin de l'Aubère
patrimoineChemin de l'Oratoire
patrimoineChemin des 4 Tours
patrimoineChemin de Saint-Hyppolyte
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patrimoineChemin des Cabanons
patrimoineChemin des Carlues
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patrimoineChemin des Gailles
patrimoineChemin des Geines
patrimoineChemin des Grandes Vignes
natureChemin des Logissons
patrimoineChemin des Oliviers
patrimoineChemin des Pierres Plates
patrimoineChemin des Pitchounets
patrimoineChemin des Plaines
patrimoineChemin des Terres Longues
patrimoineChemin des Vieux Cabassols
patrimoineChemin de Violaine
patrimoineChemin du Barry
patrimoineChemin du Bosquet
patrimoineChemin du Bout des Plaines
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Claou
patrimoineChemin du Gros Collet
patrimoineChemin du Mûrier
patrimoineChemin du Papillon
patrimoineChemin du Pigonnet
patrimoineChemin du Plan
patrimoineChemin du Stade
patrimoineChemin du Vallon des Rouves
patrimoineChemin Fernand Gibert
patrimoineÉchangeur de Meyrargues
patrimoineÉchangeur des Platanes
patrimoineÉchangeur de Venelles
patrimoineEsplanade Cézanne
patrimoineFour Hundred
patrimoineGrand Rue
patrimoineImpasse
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse de Garenne
patrimoineImpasse de la Cabro
patrimoineImpasse de la Carraire
patrimoineImpasse de la Cascade
patrimoineImpasse de la Clairière
patrimoineImpasse de la Coopérative
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de l'Agnel
patrimoineImpasse de la Pomme de Pin
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse de l'Espidgoullier
patrimoineImpasse des 2 Chasseurs
patrimoineImpasse des Adrets
patrimoineImpasse des Agasses
patrimoineImpasse des Albizzias
patrimoineImpasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Amandines
patrimoineImpasse des Arbousiers
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Cigales
patrimoineImpasse des Claudes
patrimoineImpasse des Cottages
patrimoineImpasse des Eyguesiers
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Oliviers
patrimoineImpasse des Pampres
patrimoineImpasse des Pescadoux
patrimoineImpasse des Poiriers
patrimoineImpasse des Résidences
patrimoineImpasse des Salliers
patrimoineImpasse des Surgeons
patrimoineImpasse des Vignerons
natureImpasse Didier
patrimoineImpasse du Bosquet
patrimoineImpasse du Clos de la Bosque
patrimoineImpasse du Clos des Logis
patrimoineImpasse du Garlaban
patrimoineImpasse du Plateau de la Gare
patrimoineImpasse E Daladier
patrimoineImpasse Eissero
patrimoineImpasse Lebrun Moussier
patrimoineImpasse Les Cépages
patrimoineImpasse Méditerranée
patrimoineImpasse Reynaud Déri
patrimoineImpasse Terre Isnarde
patrimoineJeu, Set Et Match
patrimoineLa Bouclette
patrimoineLa Bûcheronne
patrimoineLâche Les Freins
patrimoineLa Jéjé
patrimoineLa Piscine
patrimoineLa tanière de l'Ours
patrimoineLa Voie Serrée
patrimoineLe Canal
patrimoineLe Mail
patrimoineLe Pitifa
patrimoineLe Rollercollet
patrimoineLes Grand Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Le Toboggan V
patrimoineLotissement de Garenne
patrimoineLotissement les Hauts de Venelles
patrimoineLotissement Lou Capitan
patrimoineLotissement Lou Coulet
patrimoineLotissement Pontevest
patrimoineMontée de la Sève
patrimoinePlace Aurore
patrimoinePlace de la Grande Terre
patrimoinePlace des Héliades
patrimoinePlace des Sauges
patrimoinePlace du Château
patrimoinePlace du Vieux Four
patrimoinePlace Jean-Pierre Saez
patrimoinePlace Marius Trucy
patrimoinePlace Saint-Jean
patrimoineRedon Connection
patrimoineRésidence des Platanes
patrimoineRond-Point de la Gare
patrimoineRond-Point de la Grande Terre
patrimoineRond-Point de la Resquillette
patrimoineRond-Point des Figueirasses
patrimoineRond-Point des Michelons
patrimoineRond-Point du Clos Davin
patrimoineRond-Point du Pré Coste
patrimoineRond-Point Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rond-Point Jean Mermoz
patrimoineRond-Point Paul Cézanne
patrimoineRoute de Couteron
patrimoineRoute de la Croix de Pierre
patrimoineRoute de l'Arbitelle
patrimoineRoute de Pertuis
patrimoineRoute de Saint-Canadet
patrimoineRoute des Pinchinats
patrimoineRue Abbé Singerle
patrimoineRue Amédée Étienne Signoret
patrimoineRue Bertrand
patrimoineRue de la Bergerie
patrimoineRue de la Carraire
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patrimoineRue de la Gare
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patrimoineRue de l'Orée
patrimoineRue des Alpilles
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patrimoineRue des Michelons
patrimoineRue des Piboules
patrimoineRue des Santolines
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patrimoineRue du Claou
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patrimoineRue du Côteau
patrimoineRue du Grand Logis
patrimoineRue du Grand Puits
patrimoineRue du Luberon
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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