Rues de Vendargues
221 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée des Arènasses
patrimoineAllée des Jardins d'Hiver
patrimoineAllée du Bois du Juge
patrimoineAllée Hector Berlioz
patrimoineAncien Chemin de Meyrargues
patrimoineAncienne Route de Sommières
patrimoineAvenue de Bigos
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Saladelle
patrimoineAvenue de Meyrargues
patrimoineAvenue de Montpellier
patrimoineAvenue de Nîmes
patrimoineAvenue de Saint-Aunès
patrimoineAvenue des Cocardières
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Tamarou
patrimoineAvenue Georges Brassens
patrimoineAvenue Georges Pompidou
patrimoineAvenue Jacques-Yves Cousteau
patrimoineAvenue Jean-Baptiste Charcot
patrimoineAvenue Jean-Louis Étienne
patrimoineAvenue Mendès France
patrimoineAvenue Monteroni d'Arbia
patrimoineBoulevard Frédéric Mistral
patrimoineCarrefour Jean-Marcel Castet
patrimoineChemin de Baillargues
patrimoineChemin de Bannières
patrimoineChemin de Castries à Saint-Aunés
patrimoineChemin de la Cadoule
patrimoineChemin de la Monnaie
patrimoineChemin de Maoumarit
patrimoineChemin de Meyrargues
patrimoineChemin de Meyrargues à Castries
patrimoineChemin de Montpellier à Nîmes
patrimoineChemin des 4 Coins
patrimoineChemin de Saint-Antoine
patrimoineChemin de Saint-Aunès
patrimoineChemin des Carrières
patrimoineChemin des Rêves
patrimoineChemin de Vendargues
patrimoineChemin de Vendargues à Saint-Antoine
patrimoineChemin du Salaison
patrimoineClos de la Lucque
patrimoineClos de l'Hermitage
patrimoineEnclos de la Bruyère
patrimoineEspace Léopold Olivier
patrimoineImpasse Aimé Reboul
patrimoineImpasse Caizergues
patrimoineImpasse Castillon
patrimoineImpasse Chopin
patrimoineImpasse Cocarde
patrimoineImpasse Conserverie Anchois Belmonte
patrimoineImpasse de Bigos
patrimoineImpasse de Hauts de Vendargues
patrimoineImpasse de la Bertassade
patrimoineImpasse de l'Amandier
patrimoineImpasse de la Sarriette
patrimoineImpasse de l'Aspic
patrimoineImpasse de l'Aubépine
patrimoineImpasse de Millepertuis
patrimoineImpasse des Aubes
patrimoineImpasse des Cinsaults
patrimoineImpasse des Coteaux
patrimoineImpasse des Crépuscules
patrimoineImpasse des Écoles Laïques
patrimoineImpasse des Flamants Roses
patrimoineImpasse des Lauriers Roses
patrimoineImpasse des Mouettes
patrimoineImpasse des Romarins
patrimoineImpasse du Berry
patrimoineImpasse du Clos des Oliviers
patrimoineImpasse du Maset
patrimoineImpasse du Phénix
patrimoineImpasse du Pressoir
patrimoineImpasse Escuret
patrimoineImpasse Gérard Philipe
patrimoineImpasse Henri Matisse
patrimoineImpasse Itier
patrimoineImpasse Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Impasse Jean Vilar
patrimoineImpasse Joseph Roumanille
patrimoineImpasse Léon Blum
patrimoineImpasse Mariotte
patrimoineImpasse Olivier
patrimoineImpasse Paul-Luc Sabatier
patrimoineImpasse Saint-Roch
patrimoineImpasse Théodore Aubanel
patrimoineLa Languedocienne
patrimoineLe Camp du Sire
patrimoineLes Chataigniers
patrimoineLotissement Les Jardins d'Ondine
patrimoineMail Acadie
patrimoineMail Lhassa
patrimoineMail Mekong
patrimoineMail Québec
patrimoineMail Tibet
patrimoineParc Gouneaud
patrimoineParcours de Santé du Bois de Saint-Antoine
patrimoineParcours Sportif de Lou Bosc de Saint-Antoine
patrimoineParc Serre
patrimoineParvis Jean Paul II
patrimoinePassage de la Coquille
patrimoinePassage de la Santa Maria
patrimoinePassage de l'Astrolabe
patrimoinePassage des Dragons
patrimoinePassage des Fées
patrimoinePassage des Gobelins
patrimoinePassage du Pourquoi Pas
patrimoinePassage Yvonne Barre
patrimoinePlace Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place de la Frigoule
patrimoinePlace de la mairie
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace des Écoles Laïques
patrimoinePlace du Louvre
patrimoinePlace Gilbert Hermet
patrimoinePlacette de la Calypso
patrimoineRond-Point de l'Ordre National du Mérite
patrimoineRond-Point des Anciens Combattants
patrimoineRond-Point Garibaldi
patrimoineRond point Melvin Jones
patrimoineRoute de Jacou
patrimoineRoute de Sommières
patrimoineRoute de Teyran
patrimoineRue Albert Dubout
patrimoineRue Alexandra David Néel
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Bernard Buffet
patrimoineRue Boby Lapointe
patrimoineRue Charles Flahault
patrimoineRue Charles Trenet
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Clément Pouget
patrimoineRue de l'Abrivado
patrimoineRue de la Cadoule
patrimoineRue de la Calade
patrimoineRue de la Cave Coopérative
patrimoineRue de l'Aficion
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Licorne
patrimoineRue de la Marbrerie
patrimoineRue de la Monnaie
patrimoineRue de la Picholine
patrimoineRue de la Roussataïo
patrimoineRue de Las Carretas
patrimoineRue de l'Oliveraie
patrimoineRue de l'Olivette
patrimoineRue de l'Orée du Bois
patrimoineRue de Massacan
patrimoineRue des 4 Coins
patrimoineRue des Agasses
patrimoineRue des Aires
patrimoineRue des Arts
patrimoineRue des Balances
patrimoineRue des Bergeries
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Bourbouissous
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Chevaliers de Malte
patrimoineRue des Cistes
patrimoineRue des Clauzes
patrimoineRue des Devèzes
patrimoineRue des Gramenous
patrimoineRue des Grenadiers
patrimoineRue des Horts
patrimoineRue des Lavandins
patrimoineRue des Mûriers
patrimoineRue des Pins
patrimoineRue des Porches
patrimoineRue des Portes Domitiennes
patrimoineRue des Razeteurs
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Servants
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Général Berthezène
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Paradis
patrimoineRue du Parc Abbé Deleuze
patrimoineRue du Petit Chemin Vert
patrimoineRue du Peyrou
patrimoineRue du Poète
patrimoineRue du Recantou
patrimoineRue du Réservoir
patrimoineRue du Salaison
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Teyron
patrimoineRue du Trident
patrimoineRue Eugène Delacroix
patrimoineRue Francis Garnier
patrimoineRue Gaston Baissette
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Gustave Courbet
patrimoineRue Henri Matisse
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jacques Offenbach
patrimoineRue Jean-Baptiste Camille Corot
patrimoineRue Jean-François Millet
patrimoineRue Jean Giono
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean-Pierre Chabrol
patrimoineRue Joseph Delteil
patrimoineRue Joseph Roumanille
patrimoineRue Lamasse
patrimoineRue Léon Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Louis David
patrimoineRue Marcelin Albert
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Paul Valéry
patrimoineRue Pinta
patrimoineRue Terre de Roy
patrimoineRue Terre Mégère
patrimoineRue Vieille
patrimoineRue Walt Disney
patrimoineVia Tolosana
patrimoine