Rues de Vaugneray
199 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Fontanières
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Lavandes
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée du Grand Pré
patrimoineAllée du Soleil
patrimoineAvenue du Docteur Sérullaz
patrimoineBerlandine
patrimoineBoulevard des Lavandières
patrimoineChemin de Bel-Air
patrimoineChemin de Chantemerle
patrimoineChemin de Charpieux
patrimoineChemin de Châteauvieux
patrimoineChemin de Clavigny
patrimoineChemin de Combe d'Urieux
patrimoineChemin de Combe Fusil
patrimoineChemin de Combevent
patrimoineChemin de Cunieux
patrimoineChemin de Grands Champs
patrimoineChemin de la Charlisse
patrimoineChemin de la Chartreuse
patrimoineChemin de la Chicane
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de la Coursière
patrimoineChemin de la Detorbe
patrimoineChemin de la Fleur
patrimoineChemin de la Fonruche
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de Lafoy
patrimoineChemin de la Garenne
patrimoineChemin de la Girardière
patrimoineChemin de la Goutte de Malval
patrimoineChemin de la Goyette
patrimoineChemin de la Grande Serve
patrimoineChemin de la Guise
patrimoineChemin de Lais
patrimoineChemin de la Milonière
patrimoineChemin de la Motte
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de l'Araire
patrimoineChemin de l'Aube Rose
patrimoineChemin de la Vore
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de l'Évêque
patrimoineChemin de Montferrat
patrimoineChemin de Monthus
patrimoineChemin de Pellerou
patrimoineChemin de Pierre Folle
patrimoineChemin de Piragoy
patrimoineChemin de Pucet
patrimoineChemin de Roche Cocu
patrimoineChemin des Adrets
patrimoineChemin des Aiguillons
patrimoineChemin de Saint Bonnet
patrimoineChemin de Saint-Bonnet
patrimoineChemin des Alouettes
patrimoineChemin de Samazange
patrimoineChemin des Arnauds
patrimoineChemin des Aumones
patrimoineChemin des Barcelles
patrimoineChemin des Chasseurs
patrimoineChemin des Demoiselles
patrimoineChemin des Gouttes
patrimoineChemin des Gouttes Noires
patrimoineChemin des Hauts de Cunieux
patrimoineChemin des Jumeaux
patrimoineChemin des Maraîchers
patrimoineChemin des Ondines
patrimoineChemin des Roches
patrimoineChemin des Terres
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin du Biojolais
patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin du Bois des Pins
patrimoineChemin du Bourg
patrimoineChemin du Clos
patrimoineChemin du Clos des Aiguillons
patrimoineChemin du Cumet
patrimoineChemin du Facteur
patrimoineChemin du Haut Cumet
patrimoineChemin du Hérisson
patrimoineChemin du Martin
patrimoineChemin du Michon
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pigeonnier
patrimoineChemin du Plat Saint-Romain
patrimoineChemin du Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Chemin du Seibel
patrimoineChemin du Soupat
patrimoineChemin du Stade
patrimoineChemin du Vallier
patrimoineChemin du Vernay
patrimoineChemin Louis Valentin
patrimoineChemin Pinay
patrimoineChemin Vieux
patrimoineCircuit Marietton Vaugneray
patrimoineCoursière d'Yseron
patrimoineImpasse de la Loge
patrimoineImpasse de la Mitonnière
patrimoineImpasse des 2 Vallées
patrimoineImpasse des Esselards
patrimoineImpasse du Bourg
patrimoineImpasse du Chardon
patrimoineImpasse du Midi
patrimoineImpasse du Recret
patrimoineImpasse du Rozard
patrimoineLotissement Chardonnet
patrimoineLotissement de Drut
patrimoineLotissement de Verville
patrimoineLotissement du Vallon
patrimoineLotissement Les Cagettes Fleuries
patrimoineLotissement Les Iris
patrimoineLotissement Le Vallier
patrimoineLotissement Plein Sud
patrimoineLotissement Sous Maison Blanche
patrimoineLotissement Vue des Alpes
patrimoineParc d'activités Les Deux Vallées
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de Verdun
patrimoinePlace du 11 Novembre 1918
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace Lumiere
patrimoinePlace Saint-Laurent
patrimoinePont Jacquemet
patrimoineRoute de Bénévent
patrimoineRoute de Bordeaux
patrimoineRoute de Brindas
patrimoineRoute de Chatanay
patrimoineRoute de la Bruyère
patrimoineRoute de la Chana
patrimoineRoute de la Croix de Chatanay
patrimoineRoute de la Mitonnière
patrimoineRoute de la Planche Billée
patrimoineRoute de la Pommeraie
patrimoineRoute de la Prouty
patrimoineRoute de Malval
patrimoineRoute de Saint-Bonnet
patrimoineRoute de Saint-Laurent
patrimoineRoute des Crêtes
patrimoineRoute des Granges
patrimoineRoute de Vaugneray
patrimoineRoute du Barthelemy
patrimoineRoute du Cholli
patrimoineRoute du Crozier
patrimoineRoute du Godard
patrimoineRoute du Pont Pinay
patrimoineRoute du Raimonet
patrimoineRoute d'Yzeron
patrimoineRue Buissonnière
patrimoineRue Claude Gros
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Charpieux
patrimoineRue de la Baviodière
patrimoineRue de La Deserte
patrimoineRue de la Loge
patrimoineRue de la Maletière
patrimoineRue de l'Artisanat
patrimoineRue de Lyon
patrimoineRue de Malval
patrimoineRue des 2 Vallées
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Chaponnières
patrimoineRue des Chardons
patrimoineRue des Chèvrefeuilles
patrimoineRue des Compagnons
patrimoineRue des Droits de l'Homme
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Églantiers
patrimoineRue des Fontanières
patrimoineRue des Forges
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Néfliers
patrimoineRue des Pruneliers
patrimoineRue de Verville
patrimoineRue Docteur Aude
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Babillon
patrimoineRue du Chalombard
patrimoineRue du Chardonnet
patrimoineRue du Dronaud
patrimoineRue du Laval
patrimoineRue du Mont-Blanc
patrimoineRue du Monument
patrimoineRue du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pantin
patrimoineRue du Recret
patrimoineRue du Rozard
patrimoineRue du Vercors
patrimoineRue du Vieux Puits
patrimoineRue Jean Bonnard
patrimoineRue Jean Moine
patrimoineRue Joseph Vialatoux
patrimoineRue La Boétie
cultureHumaniste précoce et homme de lettres brillant, Étienne de La Boétie (1530-1563) fut à la fois magistrat au Parlement de Bordeaux dès l'âge de vingt-trois ans, poète en latin et en français, et surtout penseur politique d'un texte génial qu'il écrivit entre dix-huit et vingt-trois ans : le Discours de la servitude volontaire, aussi appelé Le Contr'Un. Dans ce texte fulgurant, il retourne la question classique de la tyrannie : et si le vrai problème n'était pas la cruauté du tyran, mais le consentement du peuple à sa propre soumission ? « D'où a-t-il pris tant d'yeux dont il vous épie, si vous ne les lui baillez ? » interroge-t-il vertigineusement. Sa thèse frappe encore aujourd'hui : les dominés sont les premiers responsables de leur domination — car il suffirait qu'ils cessent de servir pour que les tyrans tombent. D'où sa formule légendaire, appel à la désobéissance civile qui inspirera Gandhi, Thoreau, Rousseau et toute la tradition de la résistance non-violente : « Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. » Écrit en pleine Renaissance, publié seulement onze ans après sa mort, en 1574, dans le contexte tourmenté des guerres de religion — les protestants monarchomaques s'en emparèrent comme d'un manifeste anti-royaliste — le Discours traverse depuis les siècles comme un feu qu'aucun régime n'a réussi à éteindre. La Boétie ne connut pas sa gloire : il mourut d'une dysenterie le 18 août 1563, à seulement trente-deux ans, veillé par son ami Michel de Montaigne qui laissa de son agonie un récit bouleversant. Cette amitié fut si intense qu'elle devint pour Montaigne le paradigme même de l'amitié parfaite, résumée par la phrase la plus célèbre des Essais : « Parce que c'était lui, parce que c'était moi. » Une phrase qui, à elle seule, aurait suffi à faire entrer La Boétie dans l'éternité.
Rue Louise Labé
patrimoineRue Montaigne
patrimoineRue Rabelais
patrimoineVoie Romaine
patrimoine