Rues de Varennes-Vauzelles
233 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Achille Millien
patrimoineAllée Jacques Prévert
patrimoineAllée Louise de Vilmorin
patrimoineAllée Marcel Paul
patrimoineAllée Simone de Beauvoir
patrimoineAvenue Danielle Casanova
patrimoineAvenue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Avenue des Arbres de Judée
patrimoineAvenue des Cytises
patrimoineAvenue des Érables
patrimoineAvenue des Frênes
patrimoineAvenue des Marronniers
patrimoineAvenue des Pins
patrimoineAvenue des Pruniers
patrimoineAvenue des Sorbiers
patrimoineAvenue des Sycomores
patrimoineAvenue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Avenue du Colonel Fabien
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue François Mitterrand
patrimoineAvenue Jean Baudry
patrimoineAvenue Jean-Jacques Rousseau
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Joseph Jacob
patrimoineAvenue Julien Giraud
patrimoineAvenue Louis Fouchere
patrimoineAvenue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Avenue Maurice Thorez
patrimoineAvenue Montorge
patrimoineAvenue Pierre Semard
patrimoineAvenue Romain Rolland
patrimoineAvenue Saint-Just
patrimoineAvenue Salvador Allende
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Boulevard Camille Dagonneau
patrimoineBoulevard Maréchal Juin
patrimoineChemin de Cheugny
patrimoineChemin de Germignon
patrimoineChemin de la Beue
patrimoineChemin de la Cour Basse
patrimoineChemin de la Grenouillère
patrimoineChemin de la Molette
patrimoineChemin des Bourdons
patrimoineChemin des Cavaliers
patrimoineChemin des Malbornes
patrimoineChemin des Murgers
patrimoineChemin des Sables
patrimoineChemin des Tambours
patrimoineChemin des Vignes Blanches
natureChemin du Château des Bourdons
patrimoineChemin du Clos Radon
patrimoineChemin du Vieux Vauzelles
patrimoineChemine de la Croix d'Or
patrimoineImpasse Ambroise Croizat
patrimoineImpasse André-Marie Ampère
patrimoineImpasse Camille Corot
patrimoineImpasse Daniel Bollon
patrimoineImpasse des Boulaizes
patrimoineImpasse Jean Lurcat
patrimoineImpasse Louis Bodin
patrimoineImpasse Louis-Michaud
patrimoineImpasse Maurice Ravel
patrimoineImpasse Nicephore Niepce
patrimoineImpasse Paul Cézanne
patrimoineImpasse René Laennec
patrimoineLa Rocherie
patrimoineL'Autoroute de l'Arbre
patrimoineMail des Carpeaux
patrimoineMcDrive
patrimoinePainloup
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de l'Est
patrimoinePlace de l'Ouest
patrimoinePlace des Droits de l'Homme et du Citoyen
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Place du 19 Mars 1962
patrimoinePlace Montorge
patrimoinePlace Paul Langevin
patrimoinePlace Pierre Tachon
patrimoineRond-point André Périnaud
patrimoineRond-Point Curtea de Argeș
patrimoineRond-point Joséphine Baker
patrimoineRoseraie
patrimoineRoute de Chaulgnes
patrimoineRoute de Chaume
patrimoineRoute de Foncelin
patrimoineRoute de Fourchambault
patrimoineRoute de Garchizy
patrimoineRoute de la Bert
patrimoineRoute de la Brosse
patrimoineRoute de la Guesse
patrimoineRoute de la Plaine
patrimoineRoute de Niffon
patrimoineRoute de Paris
patrimoineRoute de Pougues les Eaux
patrimoineRoute de Priez
patrimoineRoute de Saint-Fargeux
patrimoineRoute de Vernuche
patrimoineRoute du Bois Sabot
patrimoineRue Adam Billaut
patrimoineRue Alain Gerbault
patrimoineRue Ambroise Croizat
patrimoineRue Ambroise Paré
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue André Desvignes
natureRue André Malraux
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Benoit Frachon
patrimoineRue Benoît Frachon
patrimoineRue Camille Baynac
patrimoineRue Camille Corot
patrimoineRue Charles Baudelaire
patrimoineRue Charlie Chaplin
patrimoineRue Claude Bernard
patrimoineRue Colette
patrimoineRue Daniel Bollon
patrimoineRue Danton
patrimoineRue de Boulorges
patrimoineRue de la Bonne Dame de l'Orme
patrimoineRue de la Chaume du Poirier
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de l'Ancienne Chapelle
patrimoineRue de la Ravière
patrimoineRue Denis Diderot
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue des Grands Jardins
patrimoineRue des Quatre Cheminées
patrimoineRue des Senets
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue des Thureaux
patrimoineRue de Veninges
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue de Volleron
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Bengy
patrimoineRue du Bourg
patrimoineRue du Champ Martin
patrimoineRue du Colonel Rimailho
patrimoineRue du Docteur Michel Gaulier
patrimoineRue du Plessis
patrimoineRue du Pre Cottignon
patrimoineRue du Pré du Ry
patrimoineRue Édouard Branly
patrimoineRue Einstein
patrimoineRue Elsa Triolet
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Erik Satie
patrimoineRue Eugène Delacroix
patrimoineRue Ferdinand Gambon
patrimoineRue Fernand Léger
patrimoineRue François Rabelais
patrimoineRue Galilée
patrimoineRue Gaston Morel
patrimoineRue Gay Lussac
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Gérard Philippe
patrimoineRue Guy Moquet
patrimoineRue Haroun Tazieff
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Angelard
patrimoineRue Henri Barbusse
patrimoineRue Henri Choquet
patrimoineRue Henri Matisse
patrimoineRue Henry Bouquillard
patrimoineRue Honore de Balzac
patrimoineRue Hubert Giraud
patrimoineRue Isaac Newton
patrimoineRue Jacques Duclos
patrimoineRue Jacques Monod
patrimoineRue Jean-Baptiste Clément
patrimoineRue Jean Baptiste Poquelin
patrimoineRue Jean Cocteau
patrimoineRue Jean Giono
patrimoineRue Jean Henri Fabre
patrimoineRue Jean Macé
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jeanne Labourbe
patrimoineRue Jean Rostand
patrimoineRue Jean Zay
patrimoineRue Joliot Curie
patrimoineRue Joseph Marie Jacquard
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Guesde
patrimoineRue Jules Renard
patrimoineRue Jules Vallès
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Lavoisier
patrimoineRue Léo Lagrange
patrimoineRue Léonard de Vinci
patrimoineRue Léon Blum
patrimoineRue Louis Aragon
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Bodin
patrimoineRue Louise de Vilmorin
patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Louis Michaud
patrimoineRue Marcel Cachin
patrimoineRue Marcel Grenet
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Marcel Robin
patrimoineRue Marcel Turpin
patrimoineRue Marguerite Audoux
patrimoineRue Marie-Claude Vaillant Couturier
patrimoineRue Maurice Genevoix
patrimoineRue Montaigne
patrimoineRue Nicolas Copernic
patrimoineRue Pablo Neruda
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Paul Éluard
patrimoineRue Pierre Brossolette
patrimoineRue Pierre Patey
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue Robespierre
patrimoineRue Roger Lespicier
patrimoineRue Roger Salengro
patrimoineRue Roger Tiphaine
patrimoineRue Rosa Parks
patrimoineRue Thomas Edison
patrimoineRue Victor Rocher
patrimoineRue Victor Schoelcher
patrimoineRue Vincent Van Gogh
patrimoineRue Voltaire
patrimoineSentier de Découverte du Domaine de La Beue - Lépido le Papillon
patrimoineSentier de Découverte du Domaine de La Beue - Robin le Rouge-Gorge
patrimoineSquare Louis Bernard
patrimoineSquare Roland Champenier
patrimoine