Rues de Vannes
1167 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
4 Août-Ville Ruault
patrimoine50 Rue Eugène Delacroix 56000 Vannes
patrimoineAllée Agnès de la Barre de Nanteuil
patrimoineAllée Aimé Césaire
patrimoineAllée Alexandre Fumechon
patrimoineAllée Alfred de Musset
patrimoineAllée Alfred de Vigny
patrimoineAllée Amédée Ozenfant
patrimoineAllée André de Chenier
patrimoineAllée André Dunoyer de Segonzac
patrimoineAllée André Malraux
patrimoineAllée Anna Karina
patrimoineAllée Antoine Montalent
patrimoineAllée Arthur de La Borderie
patrimoineAllée Arthur Rimbaud
patrimoineAllée Baden Powell
patrimoineAllée Barbara
patrimoineAllée Baudelaire
patrimoineAllée Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. On dit qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Allée Bon Accueil
patrimoineAllée Camille Muffat
patrimoineAllée Capitaine Jacky Thomas
patrimoineAllée Catherine de Francheville
patrimoineAllée Charles Gounod
patrimoineAllée Charlotte Perriand
patrimoineAllée Claude Lebrun
patrimoineAllée Clément Marot
patrimoineAllée Corn er Verger
patrimoineAllée d'Anjou
patrimoineAllée d'Aquitaine
patrimoineAllée Darius Milhaud
patrimoineAllée Daubenton
patrimoineAllée de Bot Couarch
patrimoineAllée de Calmont
patrimoineAllée de Camsquel
patrimoineAllée de Fétan Blay
patrimoineAllée de Floringhem
patrimoineAllée de Goalères
patrimoineAllée de Jussieu
patrimoineAllée de Kergolven
patrimoineAllée de Kergypt
patrimoineAllée de Kérino
patrimoineAllée de Kérivarho
patrimoineAllée de Kérizel
patrimoineAllée de Kerlann
patrimoineAllée de Kermain
patrimoineAllée de Kerniol
patrimoineAllée de Kernoguet
patrimoineAllée de Kerpayen
patrimoineAllée de la Bonne Humeur
patrimoineAllée de la Butte
patrimoineAllée de la Cidrerie
patrimoineAllée de la corderie
patrimoineAllée de la Corderie
patrimoineAllée de la Croix du Sud
patrimoineAllée de la Fontaine de Bernus
patrimoineAllée de L'Aigrette
patrimoineAllée de la Lande de Liziec
natureAllée de la Mare
patrimoineAllée de la Noiseraie
patrimoineAllée de la Prairie
natureAllée de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Allée de Laroiseau
patrimoineAllée de la Ville Ruault
patrimoineAllée de l'Écluse
patrimoineAllée de l'Île Creizic
patrimoineAllée de l'Île Drénec
patrimoineAllée de l'Île Godec
patrimoineAllée de l'Île Holavre
patrimoineAllée de l'Île Méaban
patrimoineAllée de l'Île Trohennec
patrimoineAllée de Limoges
patrimoineAllée de Lorraine
patrimoineAllée Denis Diderot
patrimoineAllée de Normandie
patrimoineAllée de Park Kerh
patrimoineAllée de Provence
patrimoineAllée des Anciens Combattants Harkis
patrimoineAllée des Bégonias
patrimoineAllée des Charmes
patrimoineAllée des Combattants des Deux Guerres
patrimoineAllée des Cormorans
patrimoineAllée des Déportés et des Fusillés
patrimoineAllée des Évadés de Guerre
patrimoineAllée des Fauvettes
patrimoineAllée des FFI
patrimoineAllée des Frères Jolivel
patrimoineAllée des Glaïeuls
patrimoineAllée des Herbiers
patrimoineAllée des Héros de l'Union Française
patrimoineAllée des Iris
patrimoineAllée des Maquisards
histoireAllée des Oriels
patrimoineAllée des Paludiers
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pinsons
patrimoineAllée des Pivoines
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Prisonniers de Guerre
patrimoineAllée des Saint-Cyriens
patrimoineAllée des Saulniers
patrimoineAllée des Semailles
patrimoineAllée des Sternes
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée des Tourterelles
patrimoineAllée des Troènes
patrimoineAllée des Tulipes
patrimoineAllée des Villas d'Atlantis
patrimoineAllée de Touraine
patrimoineAllée de Tréhornec
patrimoineAllée Didier Daurat
patrimoineAllée Dora Maar
patrimoineAllée du Berger
patrimoineAllée du Bois du Vincin
patrimoineAllée du Boisy
patrimoineAllée du Buzo
patrimoineAllée du Champ du Bois
patrimoineAllée du Clos de Bernus
patrimoineAllée du Clos des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée du Couëdic
patrimoineAllée du Docteur Mauricet
patrimoineAllée du Docteur Zamenhof
patrimoineAllée du Dolmen
patrimoineAllée du Foso
patrimoineAllée du Général Le Troadec
patrimoineAllée du Grador
patrimoineAllée du Hécheno
patrimoineAllée du Lac
patrimoineAllée du Lavoir
patrimoineAllée du Manoir de Bot Couarc'h
patrimoineAllée Dumont d'Urville
patrimoineAllée du Noroît
patrimoineAllée du Parc de Kérizel
patrimoineAllée du Pargo
patrimoineAllée du Petit Beaupré
patrimoineAllée du Petit Cormelen
patrimoineAllée du Poitou
patrimoineAllée du Ponant
patrimoineAllée du Rocher Plat
patrimoineAllée du Sous-Lieutenant Maisonneuve
patrimoineAllée du Souvenir Français
patrimoineAllée du Stade
patrimoineAllée du Suroît
patrimoineAllée du Vallon de Cliscouët
patrimoineAllée du Vieux Pré
patrimoineAllée du Village de Ténénio
patrimoineAllée Edgar Degas
patrimoineAllée Edmond Michelet
patrimoineAllée Édouard André
patrimoineAllée Eileen Gray
patrimoineAllée Élisa Mercœur
patrimoineAllée Émilie du Châtelet
patrimoineAllée Ernest Albiges
patrimoineAllée Eudo de Kerlivio
patrimoineAllée Fétan Venec
patrimoineAllée Fragonard
patrimoineAllée François Couperin
patrimoineAllée François-Joseph Broussais
patrimoineAllée François-Marie Luzel
patrimoineAllée François Perigaud
patrimoineAllée François Rabelais
patrimoineAllée François Salomon
patrimoineAllée François Villon
patrimoineAllée Gabriel Deshayes
patrimoineAllée Gabrielle Rejane
patrimoineAllée Gabriel Lippmann
patrimoineAllée Gaston Bonnier
patrimoineAllée Gaston Danielo
patrimoineAllée Georges Hilliet
patrimoineAllée Gérard de Nerval
patrimoineAllée Gérard Philipe
patrimoineAllée Gérard Verdeau
patrimoineAllée Ghislain Malolepszy
patrimoineAllée Gilbert Cesbron
patrimoineAllée Grieu Venec
patrimoineAllée Guillaume Hayneuve
patrimoineAllée Guy Cotten
patrimoineAllée Guy de Maupassant
patrimoineAllée Guy Roparz
patrimoineAllée Henri Cartier-Bresson
patrimoineAllée Irma Levasseur
patrimoineAllée Jacqueline Auriol
patrimoineAllée Jacques Boyceau de la Barauderie
patrimoineAllée Jacques Briard
patrimoineAllée Jean Antoine Villemin
patrimoineAllée Jean-Baptiste Bouvet de Lozier
patrimoineAllée Jean-Baptiste de la Quintinie
patrimoineAllée Jean-Charles Alphand
patrimoineAllée Jean de Brunhoff
patrimoineAllée Jean de la Bruyère
patrimoineAllée Jean-Émile Laboureur
patrimoineAllée Jean Gabin
patrimoineAllée Jean-Jacques Rousseau
patrimoineAllée Jean L'Helgouach
patrimoineAllée Jean Louis Foncine
patrimoineAllée Jeanne Bohec
patrimoineAllée Jeanne Moreau
patrimoineAllée Jeanne Vialatte
patrimoineAllée Jean-Nicolas Billet
patrimoineAllée Jean-René Bolloré
patrimoineAllée Jean-Vincent Lhermitais
patrimoineAllée Joachim du Bellay
patrimoineAllée Joseph Loth
patrimoineAllée Jules Tellier
patrimoineAllée Ker Cécile
patrimoineAllée Lann en Dias
patrimoineAllée Lann Godern
patrimoineAllée Le Doris
patrimoineAllée Léonard de Vinci
patrimoineAllée Lisette Model
patrimoineAllée Loïc Caradec
patrimoineAllée Louis Aubert
patrimoineAllée Louis-Martin Berthault
patrimoineAllée Louis Vigne
natureAllée Lyli Herse
patrimoineAllée Marcel Le Gentil
patrimoineAllée Marguerite Chabay
patrimoineAllée Maria Montessori
patrimoineAllée Marie-Angélique Duchemin
patrimoineAllée Marie Marvingt
patrimoineAllée Maryse Bastié
patrimoineAllée Mathieu Le Clerc
patrimoineAllée Mathurin Méheut
patrimoineAllée Mathurin Onno
patrimoineAllée Michel-Ange
patrimoineAllée Nathanaël Delaune
patrimoineAllée Nicolas Appert
patrimoineAllée Nicolas Leblanc
patrimoineAllée Nicole Girard-Mangin
patrimoineAllée Nord du Bois du Vincin
patrimoineAllée Océane
patrimoineAllée Paul Féval
patrimoineAllée Pauline Kergomard
patrimoineAllée Paul Le Flem
patrimoineAllée Paul Sébillot
patrimoineAllée Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Allée Pierre Bayle
patrimoineAllée Pierre Bouguer
patrimoineAllée Pierre de Marivaux
patrimoineAllée Pierre et Paul Cadoret
patrimoineAllée Pierre Fauchard
patrimoineAllée Pierre Legris
patrimoineAllée Pierre Maupertuis
patrimoineAllée Pierre Servel
patrimoineAllée Pierre-Simon Laplace
patrimoineAllée Prad Bihan
patrimoineAllée Prad Douar
patrimoineAllée René Desury
patrimoineAllée Robert Capa
patrimoineAllée Robert Doisneau
patrimoineAllée Roger Grand
patrimoineAllée Romain Rolland
patrimoineAllée Sableguy
patrimoineAllée Sadi Célo
patrimoineAllée Saint-Bili
patrimoineAllée Sainte-Angèle Merici
patrimoineAllée Saint-Guen
patrimoineAllée Simone Signoret
patrimoineAllée Sœur Suzanne Guays
patrimoineAllée Sœur Yvonne Aimée
patrimoineAllée Stendhal
patrimoineAllée Stéphane Mallarmé
patrimoineAllée Sud du Bois du Vincin
patrimoineAllée Sydney Bechet
patrimoineAllée Théophile Gautier
patrimoineAllée Véfa de Bellaing
patrimoineAllée Verte
patrimoineAllée Victor Segalen
patrimoineAllée Xavier de Langlais
patrimoineAllée Yves de Kerguelen
patrimoineAllée Zénaïde Fleuriot
patrimoineAvenue de Geispolsheim
patrimoineAvenue de Keranguen
patrimoineAvenue de la Marne
patrimoineAvenue des Ormes
patrimoineAvenue de Tohannic
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue du 4 Août 1944
patrimoineAvenue du Général Borgnis Desbordes
patrimoineAvenue du Général Delestraint
patrimoineAvenue du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue du Maréchal Juin
patrimoineAvenue du Président Édouard Herriot
patrimoineAvenue Edgar Degas
patrimoineAvenue Édouard Michelin
patrimoineAvenue Favrel et Lincy
patrimoineAvenue Franklin Roosevelt
patrimoineAvenue Général Delestraint
patrimoineAvenue Georges Pompidou
patrimoineAvenue Gontran Bienvenu
patrimoineAvenue Jean-Marie Bécel
patrimoineAvenue Jean Monnet
patrimoineAvenue Louis de Cadoudal
patrimoineAvenue Paul Cézanne
patrimoineAvenue Paul Duplaix
patrimoineAvenue Pierre-André de Suffren
patrimoineAvenue Raymond Kergrohenne
patrimoineAvenue Raymond Marcellin
patrimoineAvenue René de Kerviler
patrimoineAvenue Saint-Émilion
patrimoineAvenue Saint-Symphorien
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Beg er Yard-Brassens
patrimoineBello
patrimoineBois de Lisa
patrimoineBoulevard de la Paix
patrimoineBoulevard de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Boulevard des Îles
patrimoineBoulevard du Colonel Rémy
patrimoineBoulevard du Général de Monsabert
patrimoineBoulevard du Général Guillaudot
patrimoineCale de mise à l’eau de Kérino
patrimoineChemin Alphonse Allais
patrimoineChemin de Bilaire
patrimoineChemin de Bourmehiec au Porho
patrimoineChemin de Cliscouët à Conleau
patrimoineChemin de Kerbourbon
patrimoineChemin de Kergrain
patrimoineChemin de Kerpeter
patrimoineChemin de Kersec
patrimoineChemin de la Haie
patrimoineChemin de l'Hermitage
patrimoineChemin des Aubépines
patrimoineChemin des Rives du Vincin
patrimoineChemin des Salines
patrimoineChemin du Borgne
patrimoineChemin du Gorzec
patrimoineChemin du Moulin de Campen
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Porho
patrimoineChemin Michel Vermersch
patrimoineCité d'Armorique
patrimoineCour Saint-Émilion
patrimoineDomaine de l'Île Huric
patrimoineEspace Saint-Jean-des-Prés
patrimoineEsplanade Jean Bertho
patrimoineEsplanade Simone Veil
patrimoineFantin-Latour - Cézanne
patrimoineGenevoix - Kerniol
patrimoineGiratoire Avel Dro
patrimoineGiratoire Breiz Santel
patrimoineGiratoire Christiane Le Cerf
patrimoineGiratoire d'Arcal
patrimoineGiratoire de Beaupré
patrimoineGiratoire de Bohalgo
patrimoineGiratoire de Boisy
patrimoineGiratoire de Keranguen
patrimoineGiratoire de Kerbiquette
patrimoineGiratoire de Kercado
patrimoineGiratoire de Kerchopine
patrimoineGiratoire de Kergrain
patrimoineGiratoire de Kerlann
patrimoineGiratoire de Kerniol
patrimoineGiratoire de Kersec
patrimoineGiratoire de la France Libre
patrimoineGiratoire de la Gare
patrimoineGiratoire de La Lande
natureGiratoire de la Légion d'Honneur
patrimoineGiratoire de la Mare
patrimoineGiratoire de l'Armor
patrimoineGiratoire de Laroiseau
patrimoineGiratoire de l'Évéché
patrimoineGiratoire de l'Université
patrimoineGiratoire de Luscanen
patrimoineGiratoire de Sainte-Anne
patrimoineGiratoire des Îles
patrimoineGiratoire de Tohannic
patrimoineGiratoire de Tréalvé
patrimoineGiratoire du Bilaire
patrimoineGiratoire du Chapeau Rouge
patrimoineGiratoire du Général Le Troadec
patrimoineGiratoire du Liziec
patrimoineGiratoire du Moulin du Roy
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Giratoire du Palais des Arts
patrimoineGiratoire du Poignat
patrimoineGiratoire du Racker
patrimoineGiratoire du Rumor
patrimoineGiratoire du Vincin
patrimoineGiratoire Édouard Herriot
patrimoineGiratoire Florence Arthaud
patrimoineGiratoire François René de Châteaubriand
patrimoineGiratoire Georges Cadoret
patrimoineGiratoire Germaine de Staël
patrimoineGiratoire Jacques Rueff
patrimoineGiratoire Jean Maurel
patrimoineGiratoire Lann Bihan
patrimoineGiratoire Pompidou
patrimoineImpasse Ar Velin Avel
patrimoineImpasse Branly
patrimoineImpasse Charles de Gourcy
patrimoineImpasse Chevalier Bayard
patrimoineImpasse d'Armorique
patrimoineImpasse de Bernus
patrimoineImpasse de Bohalgo
patrimoineImpasse de Keravelo
patrimoineImpasse de Keravy
patrimoineImpasse de Kerblay
patrimoineImpasse de Kersec
patrimoineImpasse de la Brise
patrimoineImpasse de la Confiance
patrimoineImpasse de la Marne
patrimoineImpasse de l'Amiral Pierre Ronarc'h
patrimoineImpasse de la Psalette
patrimoineImpasse de L'Arsenal
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Lutins
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Mouettes
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse des Vénètes
patrimoineImpasse des Vieux Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse du Bondon
patrimoineImpasse du Bon Repos
patrimoineImpasse du Château La Motte
patrimoineImpasse du Colonel Leveque
patrimoineImpasse du Commandant Marchand
patrimoineImpasse du Jointo
patrimoineImpasse du Moulin de Campen
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Père Mabon
patrimoineImpasse du Petit Conleau
patrimoineImpasse du Rohu
patrimoineImpasse du Rumor
patrimoineImpasse du Sergent Chef Jean Billaud
patrimoineImpasse Émile Richard
patrimoineImpasse François d'Argouges
patrimoineImpasse François Rio
patrimoineImpasse Georges Brassens
patrimoineImpasse Henri Cochet
patrimoineImpasse Henri Duchêne
natureImpasse Jacques Brugnon
patrimoineImpasse Jean Borotra
patrimoineImpasse Jean-Marie Allanic
patrimoineImpasse Joseph Loth
patrimoineImpasse Kerfer
patrimoineImpasse Laumailler
patrimoineImpasse Lucien Georges Mazan
patrimoineImpasse Lucien Priou
patrimoineImpasse Marcelin Berthelot
patrimoineImpasse Marie Houdré
patrimoineImpasse Nouvel de Glavignac
patrimoineImpasse Philippe Lebon
patrimoineImpasse Pierre de Coubertin
patrimoineImpasse Prad Er Rohig
patrimoineImpasse Président Thomas Wilson
patrimoineImpasse Raymond Le Vigouroux
patrimoineImpasse Renée Eveno
patrimoineImpasse Sainte-Barbe
patrimoineImpasse Saint-Symphorien
patrimoineImpasse Tal Er Mor
patrimoineImpasse Théodore Botrel
patrimoineImpasse Théophraste Renaudot
patrimoineKerniol - Allais
patrimoineLa Détente
patrimoineLe Jardin du Pargo
patrimoineLes Trois Rois
patrimoineManet - 4 Août 1944
patrimoineManet - Degas
patrimoineMontherlant - Brel
patrimoinePassage de Fareham
patrimoinePassage Saint-Tropez
patrimoinePiste cyclable Georges Pompidou
patrimoinePlace Albert Einstein
patrimoinePlace Anatole France
patrimoinePlace André Chamson
patrimoinePlace An Eizh Ty
patrimoinePlace Antonio Vivaldi
patrimoinePlace Armand Guillaumin
patrimoinePlace Avel Dro
patrimoinePlace Bir Hakeim
patrimoinePlace Bougainville
patrimoinePlace Brulée
patrimoinePlace Cabello
patrimoinePlace Christian Decatoire
patrimoinePlace de Bretagne
patrimoinePlace de Cuxhaven
patrimoinePlace de Fareham
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Garenne
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de la Madeleine
patrimoinePlace de la Métairie
patrimoinePlace de la Poissonnerie
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de Mons
patrimoinePlace de Rhuys
patrimoinePlace des Cèdres
patrimoinePlace des Lices
patrimoinePlace des Moissons
patrimoinePlace Docteur Grosse
patrimoinePlace du Colonel Le Ménac'h
patrimoinePlace du Général de Gaulle
patrimoinePlace Duguay Trouin
patrimoinePlace du Maréchal Joffre
patrimoinePlace du Maréchal Lyautey
patrimoinePlace du Moulin De L'Évêque
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Place du Poids-Public
patrimoinePlace du Pont Douar
patrimoinePlace Édouard Manet
patrimoinePlace Fantin-Latour
patrimoinePlace Fred Régnier
patrimoinePlace Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Place Henri Auffret
patrimoinePlace Henri IV
patrimoinePlace Jean Bart
patrimoinePlace Jean XXIII
patrimoinePlace Lucien Laroche
patrimoinePlace Magellan
patrimoinePlace Maurice Marchais
patrimoinePlace Maurice Touzé
patrimoinePlace Nazareth
patrimoinePlace Olivier Delourme
patrimoinePlace Sainte-Catherine
patrimoinePlace Saint-Emilion
patrimoinePlace Saint-Pierre
patrimoinePlace Stalingrad
patrimoinePlace Théodore Decker
patrimoinePlace Valencia
patrimoinePont de Kérino
patrimoinePorte Calmont
patrimoinePorte Saint-Vincent
patrimoinePromenade de la Rabine
patrimoinePromenade Paul Chapel
patrimoineQuai Bernard Moitessier
patrimoineQuai Éric Tabarly
patrimoineRenoir - Van Gogh
patrimoineRésidence Clair Vallon
patrimoineRésidence Clos Saint-Martin
patrimoineRésidence de Kerarden
patrimoineRésidence du Golfe
patrimoineRésidence Fromentin
patrimoineRésidence Gwened II
patrimoineRésidence Henri Dunant
patrimoineRésidence Jacques Cassard
patrimoineRésidence Les Jardins du Port 1
patrimoineRésidence Les Jardins du Port 2
patrimoineRésidence Les Vénètes
patrimoineRésidence Montaigne
patrimoineRives du Vincin
patrimoineRoute de Bernard
patrimoineRoute de Keravy
patrimoineRoute de Kernaval
patrimoineRoute de Kernipitur
patrimoineRoute de la Côte du Vincin
patrimoineRoute de la Ville aux Pies
patrimoineRoute de Rennes
patrimoineRoute de Rosvelec
patrimoineRoute de Sainte-Anne
patrimoineRoute de Tréhuinec
patrimoineRoute du Haliguen
patrimoineRoute du Moulin de Tréhuinec
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Abel le Roy
patrimoineRue Achille Martine
patrimoineRue Adjudant Jean-Roger Chotard
patrimoineRue Adolphe Beaufrère
patrimoineRue Adolphe Thiers
patrimoineRue Adrienne Bolland
patrimoineRue Agnès de la Barre de Nanteuil
patrimoineRue Alain Gerbault
patrimoineRue Alain Le Grand
patrimoineRue Alain René Lesage
patrimoineRue Albert 1er
patrimoineRue Albert Roussel
patrimoineRue Albert Schweitzer
patrimoineRue Alexandra David-Néel
patrimoineRue Alexandra David-Nell
patrimoineRue Alexandre Le Menez de Kerdellau
patrimoineRue Alexandre Le Pontois
patrimoineRue Alexandre Muiron
patrimoineRue Alexis de Lamarzelle
patrimoineRue Alexis Leguillon
patrimoineRue Alfred Kastler
patrimoineRue Alfred Roth
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Alphonse Guérin
patrimoineRue Alphonse Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Anatole France
patrimoineRue Anatole Le Braz
patrimoineRue André Bouler
patrimoineRue André Chamson
patrimoineRue André Glon
patrimoineRue André Le Maitre
patrimoineRue André Le Nôtre
patrimoineRue André Lwoff
patrimoineRue André-Marie Ampère
patrimoineRue Angèle Vannier
patrimoineRue Angélique du Coudray
patrimoineRue Ange-Xavier Guillo Du Bodan
patrimoineRue Anita Conti
patrimoineRue Antoine Condorcet
patrimoineRue Aristide Boucicaut
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Arthur de La Borderie
patrimoineRue Arthur de Richemont
patrimoineRue Audren de Kerdel
patrimoineRue Auguste Jégourel
patrimoineRue Auguste Le Goff
patrimoineRue Auguste Piccard
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Auguste Rodin
patrimoineRue Barthélemy-Ange-Xavier Guillo Dubodan
patrimoineRue Benjamin Roysard
patrimoineRue Berthe Morisot
patrimoineRue Bertrand du Guesclin
patrimoineRue Bienheureux Pierre-René Rogue
patrimoineRue Billault
patrimoineRue Blaise Cendrars
patrimoineRue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Rue Brizeux
patrimoineRue Camille Pissaro
patrimoineRue Camille Saint-Saëns
cultureEntré au Conservatoire à l'âge de treize ans, Camille Saint-Saëns (1835-1921) acquit rapidement une renommée significative auprès de grands compositeurs comme Rossini ou Berlioz. Organiste titulaire de la Madeleine à Paris pendant vingt ans, puis professeur de piano, il composa dans tous les genres : les opéras Samson et Dalila (1877) et Déjanire (1898) assirent sa notoriété, tandis que le Carnaval des animaux — qu'il refusa de publier de son vivant, le jugeant trop léger — reste aujourd'hui son œuvre la plus jouée à travers le monde. Souvent en opposition avec le wagnérisme, son style contribua au développement du poème symphonique, genre nouveau également porté par Liszt. Pris par l'élan patriotique qui succéda à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne, Saint-Saëns fonda en 1871 la Société nationale de musique pour promouvoir les compositeurs de l'hexagone. Fait notable dans l'histoire du cinéma, il fut aussi le premier à composer spécialement une musique pour un film — celle de L'Assassinat du duc de Guise, en 1908.
Rue Capitaine Jude
patrimoineRue Carnot
patrimoineRue Charles-Armand de Wolbock-Chastillon
patrimoineRue Charles-Augustin de Coulomb
patrimoineRue Charles Demars
patrimoineRue Charles de Montesquieu
patrimoineRue Charles Géniaux
patrimoineRue Charles-Joseph Le Sueur
patrimoineRue Charles Le Goffic
patrimoineRue Charles Le Quintrec
patrimoineRue Charles Levens
patrimoineRue Charles Lindbergh
patrimoineRue Charles Manac'h
patrimoineRue Charles-Marie Guillois
patrimoineRue Charles-Marie Pleyber
patrimoineRue Charles Marin
patrimoineRue Charles Nungesser
patrimoineRue Charles Riou
patrimoineRue Christiane Desroches Noblecourt
patrimoineRue Christophe-Paul de Robien
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Claude Hermant de Saint-Benoist
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue Colonel Bourgoin
patrimoineRue Constant Reynier
patrimoineRue Cugnot
patrimoineRue d'Alembert
patrimoineRue d'Alsace
patrimoineRue Daniel Danielis
patrimoineRue Daniel Gilard
patrimoineRue Danielle Darrieux
patrimoineRue d'Arcal
patrimoineRue de Beg er Yard
patrimoineRue de Bel-Air
patrimoineRue de Bellébat
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Bernus
patrimoineRue de Bilaire
patrimoineRue de Bourgerel
patrimoineRue de Brocéliande
patrimoineRue de Campen
patrimoineRue de Cliscouët
patrimoineRue de Fétan Blay
patrimoineRue de Kerbiquette
patrimoineRue de Kerfranc
patrimoineRue de Kergolven
patrimoineRue de Keriann
patrimoineRue de Kerizac
patrimoineRue de Kérizel
patrimoineRue de Kerlosquet
patrimoineRue de Kermesquel
patrimoineRue de Kerozen
patrimoineRue de Kerquer
patrimoineRue de Kersec
patrimoineRue de Keruhella
patrimoineRue de Kervégan
patrimoineRue de Kervénic
patrimoineRue de Kervilet
patrimoineRue de l'Abbé Jacob
patrimoineRue de l'Abbé René Moisan
patrimoineRue de la Bienfaisance
patrimoineRue de la Boucherie
patrimoineRue de la Brigantine
patrimoineRue de la Brise
patrimoineRue de la Carrière
patrimoineRue de la Coutume
patrimoineRue de la Fée Viviane
patrimoineRue de la Fenaison
patrimoineRue de la Fonderie
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Fontaine Budo
patrimoineRue de la Galiote
patrimoineRue de la Lande
natureRue de la Loi
patrimoineRue de la Métairie
patrimoineRue de l'Amiral Defforges
patrimoineRue de l'Amiral Pierre Ronarc'h
patrimoineRue de la Monnaie
patrimoineRue de la Nouette
patrimoineRue de la Petite Garenne
patrimoineRue de la Poissonnerie
patrimoineRue de Larmor-Gwened
patrimoineRue de la Salle d'Asile
patrimoineRue de la Tannerie
patrimoineRue de la Tour d'Auvergne
patrimoineRue de l'Espérance
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Évéché
patrimoineRue de l'Hermine
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de l'Île aux Moines
patrimoineRue de l'Île Bailleron
patrimoineRue de l'Île Baliran
patrimoineRue de l'Île Boëdic
patrimoineRue de l'Île d'Arz
patrimoineRue de l'Île Gavrinis
patrimoineRue de l'Île Huric
patrimoineRue de l'Île Tascon
patrimoineRue de l'Océan
patrimoineRue de l'Unité
patrimoineRue de Luscanen
patrimoineRue de Menez-Meur
patrimoineRue de Metz
patrimoineRue Denis et Eugène Bühler
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Nomeny
patrimoineRue de Normandie
patrimoineRue de Poignant
patrimoineRue de Pont Calleck
patrimoineRue de Port Nabat
patrimoineRue de Rohan
patrimoineRue des 2 Frères Joubaud
patrimoineRue des 4 Frères Crapel
patrimoineRue des 4 Frères Creac'h
patrimoineRue des 4 Frères Creach
patrimoineRue de Sainte-Anne
patrimoineRue de Saint-Tropez
patrimoineRue des Alizés
patrimoineRue des Armateurs Le Fol
patrimoineRue des Castors
patrimoineRue des Chanoines
patrimoineRue des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Espaliers de Limoges
patrimoineRue des Fleurs d'Ajoncs
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue des Frères Montgolfier
patrimoineRue des Goélands
patrimoineRue des Grandes Murailles
patrimoineRue des Halles
patrimoineRue des Hautes Folies
patrimoineRue des Hautes Plaines
patrimoineRue des Îles Logoden
patrimoineRue des Imprimeurs Galles
patrimoineRue des Korrigans
patrimoineRue des Lutins
patrimoineRue des Orfèvres
patrimoineRue des Paras De La 1ère B.C.C.P.
patrimoineRue des Patriotes
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Salines
patrimoineRue de Strasbourg
patrimoineRue des Tribunaux
patrimoineRue des Ursulines
patrimoineRue des Vénètes
patrimoineRue des Vierges
patrimoineRue de Vendée
patrimoineRue Docteur Leonce Franco
patrimoineRue du 10e Régiment d'Artillerie
patrimoineRue du 116e Régiment d'Infanterie
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 18 Juin 1940
patrimoineRue du 1er Bataillon F.F.I.
patrimoineRue du 28e R.A.
patrimoineRue du 35ème R.A.
patrimoineRue du 505e R.C.C.
patrimoineRue du 65e Régiment d'Infanterie
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bois du Vincin
patrimoineRue du Bondon
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Capitaine Charles Labordette
patrimoineRue du Capitaine de Vaisseau Le Mintier
patrimoineRue du Caporal Marcel Amaru
patrimoineRue du Carré des Vosges
patrimoineRue du chanoine Joseph Mahé
patrimoineRue du Chapeau Rouge
patrimoineRue du Chasse Marée
patrimoineRue du Clos Bihan
patrimoineRue du Clos des Ormes
patrimoineRue du Clos Tilhen
patrimoineRue du Colonel Arnaud Beltrame
patrimoineRue du Colonel Bourgoin
patrimoineRue du Colonel Pobéguin
patrimoineRue du Commandant Charcot
patrimoineRue du Commandant Marchand
patrimoineRue du Commandar André Le Maître
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Condat
patrimoineRue du Docteur Émile Roux
patrimoineRue du Docteur Joseph Audic
patrimoineRue du Docteur Letoux
patrimoineRue du Drezen
patrimoineRue du Fety
patrimoineRue du Forban
patrimoineRue du Fortin Beauséjour
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Général Audibert
patrimoineRue du Général Baron Fabre
patrimoineRue du Général Dio
patrimoineRue du Général Giraud
patrimoineRue du Général Weygand
patrimoineRue du Général Wood
patrimoineRue du Grador
patrimoineRue du Jointo
patrimoineRue du Lieutenant Carado
patrimoineRue du Lieutenant-Colonel Louis Mairet
patrimoineRue du Lieutenant-Colonel Maury
patrimoineRue du Lieutenant de Police Régis Ryckebusch
patrimoineRue du Lieutenant François Fromentin
patrimoineRue du Manoir
patrimoineRue du Marché Couvert
patrimoineRue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue du Mené
patrimoineRue du Misainier
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Narhouet
patrimoineRue du Parc Fetan Berre
patrimoineRue du Pont d'Argent
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Pot d'Étain
patrimoineRue du Poulfanc
patrimoineRue du Prat
patrimoineRue du Président Thomas Wilson
patrimoineRue Duquesne
patrimoineRue du Révérend Père Adolphe Pillon
patrimoineRue du Révérend Père Alphonse Pillon
patrimoineRue du R.I.C.M
patrimoineRue du Rohic
patrimoineRue du Roi Arthur
patrimoineRue du Safran
patrimoineRue du Sinagot
patrimoineRue Dutenos le Verger
patrimoineRue du Val Beaupré
patrimoineRue du Vincin
patrimoineRue Edmond Bassac
patrimoineRue Édouard Vuillard
patrimoineRue Élisabeth Vigée Le Brun
patrimoineRue Ella Maillart
patrimoineRue Émile Burgault
patrimoineRue Émile Jourdan
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Emmanuel Desgrées Du Loû
patrimoineRue Erik Satie
patrimoineRue Ernest Cognacq-Jay
patrimoineRue Ernest Renan
patrimoineRue Eugéne Boudin
patrimoineRue Eugène Delacroix
patrimoineRue Eugène Guillevic
patrimoineRue Ferdinand Le Dressay
patrimoineRue Flandres Dunkerque
patrimoineRue Fleuriot de Langle
patrimoineRue Francis Decker
patrimoineRue Francisque Poulbot
patrimoineRue François-Charles Oberthur
patrimoineRue François d'Argouges
patrimoineRue Françoise d'Amboise
patrimoineRue Françoise Dolto
patrimoineRue François Nédellec
patrimoineRue François René de Chateaubriand
patrimoineRue François René de Châteaubriand
patrimoineRue François Rio
patrimoineRue François Rude
patrimoineRue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue Fred Scamaroni
patrimoineRue Gabriel Fauré
patrimoineRue Garigliano
patrimoineRue Général Louis Jules Trochu
patrimoinerue Geneviève de Gaulle-Anthonioz
patrimoineRue Geneviève de Gaulle-Anthonioz
patrimoineRue Geneviève de Wouilt
patrimoineRue Geoffroy-Saint-Hilaire
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Georges Buffon
sciencesLe comte de Buffon, de son nom complet Georges-Louis Leclerc (1707-1788), se destinait initialement aux mathématiques. Il publia des travaux remarqués, mais finit par s'opposer à la philosophie scientifique cartésienne qu'il considérait comme réductrice. Souhaitant une plus grande proximité de l'expérience et de l'observation, il se tourna vers les sciences naturelles et réussit à devenir intendant du Jardin Royal des Plantes, fondé au début du XVIIᵉ siècle par Louis XIII. Il en fera l'ancêtre du prestigieux Muséum d'Histoire naturelle en y rapportant des espèces végétales du monde entier. Il consacra parallèlement quarante ans de sa vie à son Histoire naturelle, immense inventaire du vivant en trente-six volumes qui fit sa gloire dans toute l'Europe des Lumières. Monarchiste et proche des rois Louis XV et Louis XVI, il resta distant des problèmes politiques de son époque. On peut regretter qu'il dénigra les travaux de Linné et se brouilla avec Daubenton, qui par chance possèdent des rues se trouvant dans le quartier…
Rue Georges Cadoudal
patrimoineRue Georges Caldray
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Georges Guynemer
patrimoineRue Georges Seurat
patrimoineRue Germaine Houbé-Limbourg
patrimoineRue Gertrude Bell
patrimoineRue Gilbert Gasnier
patrimoineRue Gilles Gahinet
patrimoineRue Gillot de Kerarden
patrimoineRue Gisèle Casadesus
patrimoineRue Guillaume Le Bartz
patrimoineRue Gustave Courbet
patrimoineRue Gustave Flaubert
patrimoineRue Gustave Thomas de Closmadeuc
patrimoineRue Guyot Jomard
patrimoineRue Guy Rouxel
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Helen Keller
patrimoineRue Henri Becquerel
patrimoineRue Henri de Parcevaux
patrimoineRue Henri Dufeu
patrimoineRue Henri Dunant
patrimoineRue Henri Guillaumet
patrimoineRue Henri Jumelais
patrimoineRue Henri Matisse
patrimoineRue Henri Navier
patrimoineRue Henri Queffélec
patrimoineRue Henry de Monfreid
patrimoineRue Henry de Montherlant
patrimoineRue Henry Moret
patrimoineRue Honoré Daumier
patrimoineRue Honoré de Balzac
patrimoineRue Irène Joliot-Curie
patrimoineRue Isabelle Autissier
patrimoineRue Jacquard
patrimoineRue Jacques Buchet
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jacques Cassard
patrimoineRue Jacques de Thézac
patrimoineRue Jacques-Henri Lartigue
patrimoineRue Jacques Rueff
patrimoineRue James Bouillé
patrimoineRue Jean-Baptiste Carpeaux
patrimoineRue Jean-Baptiste Corot
patrimoineRue Jean Bazaine
patrimoineRue Jean Bouin
patrimoineRue Jean et Yves Texier Lahoulle
patrimoineRue Jean-François de Surville
patrimoineRue Jean Frelaut
patrimoineRue Jean Gougaud
patrimoineRue Jean Guyomarc'h
patrimoineRue Jean IV de Montfort
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Le Guil Dit Petit Jean
patrimoineRue Jean Le Moal
patrimoineRue Jean-Marie Allanic
patrimoineRue Jean-Marie Goasmat
patrimoineRue Jean Martin
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jeanne Marie Barbey
patrimoineRue Jeanne Rongier
patrimoineRue Jean Oberlé
patrimoineRue Jean Perrin
patrimoineRue Jean-Philippe Rameau
patrimoineRue Jean-Pierre Calloc'h
patrimoineRue Jean Racine
patrimoineRue Jean Robic
patrimoineRue Jean-Vincent Lhermitais
patrimoineRue Jehan de Bazvalan
patrimoineRue Jérôme d'Arradon
patrimoineRue Jollivet-Castelot
patrimoineRue Joseph Jubin
patrimoineRue Joseph Kessel
patrimoineRue Joseph Le Brix
patrimoineRue Joseph Marie Fily
patrimoineRue Joseph-Pierre Tiret
patrimoineRue Joseph Sauveur
patrimoineRue Jules Henriot
patrimoineRue Jules Renard
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Julien Marie Crozet
patrimoineRue Lallement
patrimoineRue Lancelot du Lac
patrimoineRue La Pérouse
patrimoineRue Laurent Fignon
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue Lazare Hoche
patrimoineRue Le Blévec
patrimoineRue Le Hellec
patrimoineRue Léo Lagrange
patrimoineRue Léon Le Bihan
patrimoineRue Léopold Hulot
patrimoineRue Lieutenant Jean Franco
patrimoineRuelle de Keréliza
patrimoineRuelle de la Porte Notre-Dame
patrimoineRuelle des Capucins
patrimoineRuelle du Champ Gauchard
patrimoineRuelle du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Ruelle du Pont Vert
patrimoineRuelle du Recteur
patrimoineRue Loïc Bouvard
patrimoineRue Louis Armstrong
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Braille
patrimoineRue Louis David
patrimoineRue Louis de Broglie
patrimoineRue Louise de Bettignies
patrimoineRue Louise d'Épinay
patrimoineRue Louise Foulon
patrimoineRue Louis Garin
patrimoineRue Louis Goudon
patrimoineRue Louis Joseph Gay-Lussac
patrimoineRue Louis Jouvet
patrimoineRue Louis Lefèvre-Utile
patrimoineRue Louis Lépine
patrimoineRue Louis-Marie Autissier
patrimoineRue Louis-Martin Chauffier
patrimoineRue Louison Bobet
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Lucie Aubrac
patrimoineRue Madame de Ségur
patrimoineRue Madame Lagarde
patrimoineRue Madame Molé
patrimoineRue Madeleine Blanc
patrimoineRue Madeleine Brès
patrimoineRue Mahé de Villeneuve
patrimoineRue Marcel Cerdan
patrimoineRue Marc Elder
patrimoineRue Marcelin Berthelot
patrimoineRue Marc-Joseph Marion Dufresne
patrimoineRue Marc Sangnier
patrimoineRue Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue Marie Laurencin
patrimoineRue Marie Le Franc
patrimoineRue Marie-Thérèse Tarkoy
patrimoineRue Maurice et Roger Joubaud
patrimoineRue Maurice Genevoix
patrimoineRue Maurice Le Scouëzec
patrimoineRue Maurice Noguès
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Maurice Utrillo
patrimoineRue May Renault
patrimoineRue Michael Faraday
patrimoineRue Michel de Montaigne
patrimoineRue Micheline Ostermeyer
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Monseigneur de Pancemont
patrimoineRue Monseigneur Tréhiou
patrimoineRue Monseigneur Yves Plumey
patrimoineRue Nadar
patrimoineRue Nicéphore Nièpce
patrimoineRue Nicolas Appert
patrimoineRue Nicolas Boileau
patrimoineRue Nicolazic
patrimoineRue Nissim de Camondo
patrimoineRue Noé
patrimoineRue Nominoé
patrimoineRue Odette Loyen du Puigaudeau
patrimoineRue Olivier Debré
patrimoineRue Olivier de Clisson
patrimoineRue Paul Chenailler
patrimoineRue Paul Doumer
patrimoineRue Paul-Émile Victor
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Paul Helleu
patrimoineRue Paul Ihuel
patrimoineRue Paul Signac
patrimoineRue Paul Valéry
patrimoineRue Perceval
patrimoineRue Per Jackez Helias
patrimoineRue Philippe Lebon
patrimoineRue Philippe Tassier
patrimoineRue Pierre Aché
patrimoineRue Pierre Corneille
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre de la Gorce
patrimoineRue Pierre Dubreuil
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre-Georges Latécoère
patrimoineRue Pierre Loti
patrimoineRue Pierre Maréchal
patrimoineRue Pierre Matard
patrimoineRue Pierre Parissot
patrimoineRue Pierre-Roland Giot
patrimoineRue Pierre Servel
patrimoineRue Pierre Thomas-Lacroix
patrimoineRue Pont Bugalé
patrimoineRue Porte Poterne
patrimoineRue Porte Prison
patrimoineRue Prat Lann
patrimoineRue Président René Coty
patrimoineRue Prosper Mérimée
patrimoineRue Raoul Follereau
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue René Descartes
patrimoineRue René du Plessis de Grenédan
patrimoineRue René Lacoste
patrimoineRue René Laennec
patrimoineRue René-Louis Moreau
patrimoineRue René Roeckel
patrimoineRue Robert Schuman
patrimoineRue Robert Surcouf
patrimoineRue Roger Launay
patrimoineRue Roland Garros
patrimoineRue Rose Adler
patrimoineRue Rouget de L'Isle
patrimoineRue Rumor
patrimoineRue Ryckebusch
patrimoineRue Sainte-Catherine
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Saint-Fiacre
patrimoineRue Saint-Gildas
patrimoineRue Saint-Guénhael
patrimoineRue Saint-Jean-Baptiste de la Salle
patrimoineRue Saint-Léonard
patrimoineRue Saint-Louis
patrimoineRue Saint-Nicolas
patrimoineRue Saint-Patern
patrimoineRue Saint-Pie X
patrimoineRue Saint-Pol Roux
patrimoineRue Saint-Salomon
patrimoineRue Saint-Vincent
patrimoineRue Sébastien de Rosmadec
patrimoineRue Simonne Mathieu
patrimoineRue Sœur Odette Josse
patrimoineRue Sonia Delaunay
patrimoineRue Stanislas Dupuy de Lôme
patrimoineRue Stéphane Faye
patrimoineRue Suzanne Lenglen
patrimoineRue Suzanne Noël
patrimoineRue Suzanne Valadon
patrimoineRue Tamara de Lempicka
patrimoineRue Taslé
patrimoineRue Théodore Botrel
patrimoineRue Théodore Géricault
patrimoineRue Théodore Hersart de la Villemarque
patrimoineRue Théophraste Renaudot
patrimoineRue Tourville
patrimoineRue Toussaint Guillaume La Motte Picquet
patrimoineRue Traversière
patrimoineRue Ty Coët
patrimoineRue Victor Basch
patrimoineRue Victor Massé
patrimoineRue Vincent Rouillé
patrimoineRue Voltaire
patrimoineRue Winston Churchill
patrimoineRue Wolfgang Amadeus Mozart
patrimoineRue Xavier Fraval de Coatparquet
patrimoineRue Xavier Grall
patrimoineRue Yves de Kerguelen
patrimoineRue Yves Guillou
patrimoineRue Yves Mainguy
patrimoineRue Yvonne Jean-Haffen
patrimoineSous Giratoire du Palais des Arts
patrimoineSquare Bertrand Frélaut
patrimoineSquare Dauphiné
patrimoineSquare de Francheville
patrimoineSquare de la Bourdonnaye
patrimoineSquare de l'Île Berder
patrimoineSquare de l'Île Brannec
patrimoineSquare de l'Île Govéan
patrimoineSquare de Port Nabat
patrimoineSquare de Rohan
patrimoineSquare des Hautes Plaines
patrimoineSquare des Trois Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Square Émile Bernard
patrimoineSquare Flore
patrimoineSquare Frédéric Bazille
patrimoineSquare Henry de Montherlant
patrimoineSquare Jacques Brel
patrimoineSquare Jean de la Fontaine
patrimoineSquare le Pré Du Bondon
patrimoineSquare Mazarine
patrimoineSquare Michel de Galzain
patrimoineSquare Michel de Montaigne
patrimoineSquare Rive Gauche
patrimoineSquare Vincent Van Gogh
patrimoineTunnel de Kérino
patrimoineVan Gogh - Degas
patrimoineVannes - Gare Routière SNCF
patrimoineVenelle de la Tour-Trompette
patrimoineVoie de liaison Bir-Hakeim - Étang
natureVoie de liaison Martin Herriot
patrimoineVoie Express de Nantes à Brest
patrimoineVoie Express de Vannes à Ploërmel
patrimoineVoie Verte Vannes - Sainte-Anne-d'Auray
patrimoineVoie Verte Vannes / Sainte-Anne-d'Auray
patrimoine