Rues de Vals-près-le-Puy
148 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Belvedère du Mont Ronzon
patrimoineAncienne Route de Saugues
patrimoineAvenue Charles Massot
patrimoineAvenue de l'Europe
patrimoineAvenue des Droits de l'Homme
patrimoineAvenue de Vals
patrimoineAvenue du Chambon
patrimoineAvenue du Val Vert
patrimoineAvenue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Avenue Jeanne d'Arc
patrimoineBoulevard Alexandre Clair
patrimoineChemin Champ du Journal
patrimoineChemin de Barlière
patrimoineChemin de Bonnassou
patrimoineChemin de Compostelle
patrimoineChemin de la Borie Blanche
patrimoineChemin de la Girette
patrimoineChemin de la Loubateyre
patrimoineChemin de la Passerelle
patrimoineChemin de la Sermone
patrimoineChemin de la Sermone Haute
patrimoineChemin de Pouvignac
patrimoineChemin de Pranlary
patrimoineChemin de Saint-Gilles
patrimoineChemin des Brioudes
patrimoineChemin des Chibottes
patrimoineChemin des Crêtes
patrimoineChemin des Rois
patrimoineChemin d'Eycenac
patrimoineClos des Gravières
patrimoineClos Jeanne d'Arc
patrimoineClos Valladier
patrimoineImpasse Belle Plaine
patrimoineImpasse Charles Rocher
patrimoineImpasse Clair Matin
patrimoineImpasse de l'Académie
patrimoineImpasse de la Ciergerie
patrimoineImpasse de la Fabrique
patrimoineImpasse de La Falaise
patrimoineImpasse de la Régordane
patrimoineImpasse de la Rivière
natureImpasse de la Verveine
patrimoineImpasse de la Vianette
patrimoineImpasse de l'Enclos
patrimoineImpasse de Louvignau
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Balcons
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Buissons
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Coteaux
patrimoineImpasse des Dentellières
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Frênes
patrimoineImpasse des Grands Cèdres
patrimoineImpasse des Gravières
patrimoineImpasse des Grottes
patrimoineImpasse des Lavandières
patrimoineImpasse des Merisiers
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Pâturages
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Pommiers
patrimoineImpasse des Prédeaux
patrimoineImpasse des Prunelous
patrimoineImpasse des Rochers
patrimoineImpasse des Roses Trémières
patrimoineImpasse des Tamaris
patrimoineImpasse des Tourterelles
patrimoineImpasse des Usines
patrimoineImpasse des Volcans
patrimoineImpasse du Basalte
patrimoineImpasse du Bief
patrimoineImpasse du Champ de la Barde
patrimoineImpasse du Communal
patrimoineImpasse du Levant
patrimoineImpasse du Petit Vals
patrimoineImpasse du Pont
patrimoineImpasse Duranton
patrimoineImpasse du Raza
patrimoineImpasse du Vallon
patrimoineImpasse Ladry
patrimoineImpasse Le Chantilly
patrimoineImpasse le Rosier Sud
patrimoineImpasse les Terrasses
patrimoineImpasse Le Verger
patrimoineImpasse Machabert
patrimoineImpasse Pra Gavon
patrimoineImpasse Saint-Benoit
patrimoineImpasse Vidil
patrimoineParking du Cimetière
patrimoinePassage de la Minoterie
patrimoinePassage de la Rive
patrimoinePassage des Deux Ruisseaux
naturePassage des Lauriers
patrimoinePassage des Lys
patrimoinePassage des Mûriers
patrimoinePassage du Romarin
patrimoinePlace de la Mutualité
patrimoinePlace des Anciens Combattants d'Afrique
patrimoinePlace du Couvige
patrimoinePlace du Pont
patrimoineQuai du Dolaizon
patrimoineRond-Point Aielo de Malferit
patrimoineRoute de Bauzy
patrimoineRoute de la Côte
patrimoineRoute de Pranlary
patrimoineRoute de Saint-Christophe
patrimoineRoute du Carmel
patrimoineRue André Bernard
patrimoineRue Centrale
patrimoineRue Charles Martin
patrimoineRue Danton
patrimoineRue Deferne
patrimoineRue de la Coste Delpy
patrimoineRue de l'École Normale
patrimoineRue des Anciens Combattants
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue de Sinety
patrimoineRue des Jardiniers
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Marronniers
patrimoineRue Docteur Charles Nicolle
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Beal
patrimoineRue du Bel Anis
patrimoineRue du Charirou
patrimoineRue du Général Beaugier
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Riou
patrimoineRue du Val Fleuri
patrimoineRue Francisque Enjolras
patrimoineRue Guillaume Chabalier
patrimoineRue Jacques Viscomte
patrimoineRue Jean Monnet
patrimoineRue Jeanne Milhit Enjolras
patrimoineRue Joseph Rumillet
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patrimoineRue Louis Brioude
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Saint-Benoît
patrimoineTraverse du Béal
patrimoineVia Dolaizon
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