Rues de Valognes
233 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Charles Rislon
patrimoineAllée de La Poste
patrimoineAllée des Jardins
patrimoineAllée des Troënes
patrimoineAllée du Ruisseau
natureAllée du Stade
patrimoineAllée du Vieux Chêne
natureAvenue de Gisors
patrimoineAvenue de la Fontenelle
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Quesnay
patrimoineAvenue Flandres Dunkerque
patrimoineAvenue Jean Monnet
patrimoineAvenue Kenneth Mac Donald
patrimoineBoulevard de Verdun
patrimoineBoulevard Division Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Boulevard Félix Buhot
patrimoineBoulevard Tivoli
patrimoineChasse Allix
patrimoineChasse Anthonne
patrimoineChasse aux Aulnées
patrimoineChasse aux Chèvres
patrimoineChasse Boisnel
patrimoineChasse Come
patrimoineChasse de Chanteloup
patrimoineChasse de la Croix Varin
patrimoineChasse de la Rivière
natureChasse des Amourettes
patrimoineChasse des Ruettes
patrimoineChasse des Vaux Robert
patrimoineChasse du Dallot
patrimoineChasse Giot
patrimoineChasse Jeanne d'Arc
patrimoineChasse Pinelle
patrimoineChasse Saint-Aintoine
patrimoineChemin de la Bijude
patrimoineChemin de la Blancherie
patrimoineChemin de la Chesnée
patrimoineChemin de la Petite Route
patrimoineChemin de la Planque Saint-Jean
patrimoineChemin de la Tassinerie
patrimoineChemin de la Victoire
patrimoineChemin de l'Enclos de Bellefonds
patrimoineChemin des Miquelets
patrimoineChemin des Monts
patrimoineChemin des Pendus
patrimoineChemin du Bas des Monts
patrimoineChemin du Castelet
patrimoineChemin du Clos Jacques
patrimoineChemin du Gravier
patrimoineChemin du Long Clos
patrimoineChemin du Petit Bois
patrimoineChemin du Pont Saint-Jean
patrimoineChemin du Tôt
patrimoineChemin Pierre Joseph Dunod
patrimoineImpasse Bernadette Quillet
patrimoineImpasse de la Grimonière
patrimoineImpasse de la Voie Ferrée
patrimoineImpasse des Diables Rouges
patrimoineImpasse des Frênes
patrimoineImpasse des Marettes
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse du Chemin Vert
patrimoineImpasse du Tremblay
patrimoineImpasse du Tue Vaques
patrimoineImpasse Fleury
patrimoineImpasse le Broc
patrimoineImpasse Maurice Pigeon
patrimoineLe Haut Pirou
patrimoineLes Champs de la Haye
patrimoinePassage Digard
patrimoinePlace Croix Cassot
patrimoinePlace du Château
patrimoinePlace du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place du Puits Artésien
patrimoinePlace Gustave Lerouge
patrimoinePlace Vicq d'Azir
patrimoineRésidence des Hortensias
patrimoineRésidence du Grand Saint-Lin
patrimoineRésidence du Petit Hamel
patrimoineRésidence Ecoute s'Il Pleut
patrimoineRésidence Les Lys
patrimoineRésidence Maire Lemarquand
patrimoineRoute de Bellevue
patrimoineRoute de Bricquebec
patrimoineRoute de Chiffrevast
patrimoineRoute de la Bergerie
patrimoineRoute de la Bretonnerie
patrimoineRoute de la Brique
patrimoineRoute de la Chasse Pommiers
patrimoineRoute de la Croix du Faulx
patrimoineRoute de la Ferme
patrimoineRoute de la Lande de Beaumont
natureRoute de la Toulouserie
patrimoineRoute de Montebourg
patrimoineRoute de Prémesnil
patrimoineRoute de Saint-Pierre
patrimoineRoute de Saint-Sauveur
patrimoineRoute de Sottevast
patrimoineRoute de Valognes
patrimoineRoute du Blanc Pignon
patrimoineRoute du Bois
patrimoineRoute du Bois de la Coudre
patrimoineRoute Hue de Caligny
patrimoineRue Abbé Lemire
patrimoineRue Alauna
patrimoineRue Alexis de Tocqueville
patrimoineRue Alfred Noël
patrimoineRue Antoine Barthélemy
patrimoineRue Aristide Frémine
patrimoineRue Aubert
patrimoineRue Barbey d'Aurevilly
patrimoineRue Beaurepaire
patrimoineRue Binguet
patrimoineRue Bon Dacier
patrimoineRue Burnouf
patrimoineRue Calas
patrimoineRue Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Rue Charlotte de la Vigne
natureRue Cité d'Alleaume
patrimoineRue Clos des Triolettes
patrimoineRue Clos du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Côtis-Capel
patrimoineRue de Bouvreuils
patrimoineRue de Gerville
patrimoineRue de Gréville
patrimoineRue de l'Abbé Tollemer
patrimoineRue de la Bouchetterie
patrimoineRue de la Clé des Champs
patrimoineRue de la Croix du Bois
patrimoineRue de la Foulerie
patrimoineRue de la Pépinière
patrimoineRue de la Poterie
patrimoineRue de la Synagogue
patrimoineRue de l'Écoute S'Il Pleut
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Letourmy
patrimoineRue de l'Hotel-Dieu
patrimoineRue de l'Officialité
patrimoineRue de l'Oraille
patrimoineRue de Poterie
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Bergeronnettes
patrimoineRue des Capucins
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Cordeliers
patrimoineRue des Droits de l'Homme
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Entrepreneurs
patrimoineRue des Fours à Chaux
patrimoineRue des Mélèzes
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Meslands
patrimoineRue des Obiers
patrimoineRue des Oiseaux
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue des Osiers
patrimoineRue des Petits Fourneaux
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pins
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Religieuses
patrimoineRue des Résistants
patrimoineRue des Serres
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue de Wéléat
patrimoineRue du 20 Juin 1944
patrimoineRue du Balnéaire
patrimoineRue du Bourg Fleury
patrimoineRue du Bourgneuf
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chemin Vert
patrimoineRue du Clos Carré
patrimoineRue du Docteur Lebouteiller
patrimoineRue du Docteur Leprieur
patrimoineRue du Facteur Chaussé
patrimoineRue du Forum
patrimoineRue du Général Legentilhomme
patrimoineRue du Général Meslin
patrimoineRue du Grand Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Grand Pré
patrimoineRue du Grand Saint-Lin
patrimoineRue du Grismarais
patrimoineRue du Hamelotin
patrimoineRue du Haut-Gallion
patrimoineRue du Marché Couvert
patrimoineRue du Mont Rouge
patrimoineRue du Palais de Justice
patrimoineRue du Pavillon
patrimoineRue du Petit Versailles
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Rocher
patrimoineRue du Train Renard
patrimoineRue du Vieux Château
patrimoineRue Eugène Lebel
patrimoineRue Ferdinand Desbuissons
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Gilles de Gouberville
patrimoineRue Henri Cornat
patrimoineRue Jean-Baptiste Lecarpentier
patrimoineRue Jean Pontas Duméril
patrimoineRue Joachim Langlois
patrimoineRue Julien Travers
patrimoineRue Laurent de la Hyre
patrimoineRue Léopold Delisle
patrimoineRue Madeleine de Ravalet
patrimoineRue Mangon du Houguet
patrimoineRue Marcelle Blanchard
patrimoineRue Marguerite Besnard
patrimoineRue Marie Ravenel
patrimoineRue Mauquet de la Motte
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Nicolas-Joseph
patrimoineRue Nicolas Joseph Foucault
patrimoineRue Pelouze
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre Godefroy
patrimoineRue Pierre Letourneur
patrimoineRue Saint-Antoine
patrimoineRue Saint-Didace
patrimoineRue Sainte-Geneviève
patrimoineRue Saint-François
patrimoineRue Saint-Lin
patrimoineRue Saint-Malo
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Villault Duchesnois
patrimoineRue Viridovix
patrimoineSquare des Anciens Combattants d'Afrique du Nord
patrimoineSquare Wimborne
patrimoine