Rues de Valergues
77 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Claude Marais
patrimoineAllée des Poilus Guerre 14-18
patrimoineAllée Edouard Manet
patrimoineAllée Etienne Monteil
patrimoineAvenue Charles de Tourtoulon
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de Montpellier
patrimoineAvenue des Pins
patrimoineAvenue des Platanes
patrimoineAvenue du Mas de Baron
patrimoineAvenue du Petit-Nice
patrimoineAvenue du Stade
patrimoineAvenue Eugène Delacroix
patrimoineAvenue Frédéric Mistral
patrimoineChemin de Bouisset
patrimoineChemin de Bourgidou
patrimoineChemin de Cascabel
patrimoineChemin de la Métairie de Roué
patrimoineChemin de la Monnaie (Ancienne Voie Romaine)
patrimoineChemin de Nabriguas
patrimoineChemin de Saint-Brès
patrimoineChemin de Saint-Brès à Lansargues
patrimoineChemin de Sainte-Aubine
patrimoineChemin de Sainte-Colombe
patrimoineChemin des Benouides
patrimoineChemin des Cazals
patrimoineChemin des Charrettes
patrimoineChemin des Lognes
patrimoineChemin des Olivettes
patrimoineChemin de Sommières
patrimoineChemin des Ormes
patrimoineChemin des Pierrières
patrimoineChemin du Bois
patrimoineGrand Rue
patrimoineImpasse Cantonat
patrimoineImpasse Claude Lorrain
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse Georges Bizet
patrimoineImpasse Hector Berlioz
patrimoineImpasse Honoré Daumier
patrimoineImpasse Paul Gauguin
patrimoineImpasse Toulouse-Lautrec
patrimoineImpasse Virgen de la Macarena
patrimoineLa Languedocienne
patrimoinePlace Alfred Rivière
naturePlace Auguste Renoir
patrimoinePlace de l'Horloge
patrimoineRond-Point Gérard Royer
patrimoineRoute de Lansargues
patrimoineRoute de Saint-Geniès-des-Mourgues
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue de la Chapelle
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Renaissance
patrimoineRue de l'Épi
patrimoineRue de l'Occitanie
patrimoineRue de l'Oliveraie
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Encierros
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue des Moissons
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue du Berbian
patrimoineRue du Millénaire
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue Fernand Marioge
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Gustave Courbet
patrimoineRue Jean Lurçat
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Joseph Delteil
patrimoineRue Joséphine Baker
patrimoineRue la Grand Terre
patrimoineRue Sainte-Agathe
patrimoineRue Simone Weil
patrimoineVoie Verte du Pays de l'Or
patrimoine