Rues de Valdallière
376 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée du Château de la Rocque
patrimoineAvenue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue de la Mairie
patrimoineAvenue de Maisoncelles
patrimoineAvenue du Château de Pierres
patrimoineChemin aux Grains
patrimoineChemin d'Aligny
patrimoineChemin de Bellefontaine
patrimoineChemin de Canresort
patrimoineChemin de Carcel
patrimoineChemin de Courteil
patrimoineChemin de Creuley
patrimoineChemin de Fouchène
natureChemin de la Bazourdière
patrimoineChemin de la Boëlle
patrimoineChemin de la Buotière
patrimoineChemin de la Busnellière
patrimoineChemin de la Cancerie
patrimoineChemin de la Carrière
patrimoineChemin de la Chaise
patrimoineChemin de la Cibotière
patrimoineChemin de la Cosnerie
patrimoineChemin de la Denaiserie
patrimoineChemin de la Diane
patrimoineChemin de la Duverie
patrimoineChemin de la Grainonnière
patrimoineChemin de la Grotte
patrimoineChemin de la Haillerie
patrimoineChemin de la Halloterie
patrimoineChemin de la Houellerie
patrimoineChemin de la Houssaye
patrimoineChemin de la Mahière
patrimoineChemin de la Mercerie
patrimoineChemin de la Michellerie
patrimoineChemin de la Minfrie
patrimoineChemin de la Moissonnière
patrimoineChemin de la Monterie
patrimoineChemin de l'Angotière
patrimoineChemin de la Painière
patrimoineChemin de la Pépinière
patrimoineChemin de la Personnerie
patrimoineChemin de la Poterie
patrimoineChemin de la Poulardière
patrimoineChemin de la Poulinière
patrimoineChemin de la Poutellière
patrimoineChemin de la Restoudière
patrimoineChemin de la Ritière
patrimoineChemin de la Roche Chauvin
patrimoineChemin de la Rochelle
patrimoineChemin de la Roquette
patrimoineChemin de la Rousselière
patrimoineChemin de la Saumonnière
patrimoineChemin de la Teinturerie
patrimoineChemin de l'Ebaudière
patrimoineChemin des Acres
patrimoineChemin des Bleuets
patrimoineChemin des Buttes
patrimoineChemin des Coquelicots
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Forgues
patrimoineChemin des Hauts Vents
patrimoineChemin des Mottes Morin
patrimoineChemin des Pensées
patrimoineChemin des Pestils
patrimoineChemin des Peupliers
natureChemin des Prés
patrimoineChemin des Seigneurs
patrimoineChemin des Vallées
patrimoineChemin des Vosges
patrimoineChemin de Villeneuve
patrimoineChemin d'Hérolles
patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin du Bois Rouvel
patrimoineChemin du Haut Cagny
patrimoineChemin du Pirier
patrimoineChemin Haie Martin
patrimoineChemin Le Comte
patrimoineChemin Sur Le Mont
patrimoineImpasse Champ de la Croix
patrimoineImpasse d'Avilly
patrimoineImpasse de Brémesnil
patrimoineImpasse de Gourguesson
patrimoineImpasse de la Basse Criquetière
patrimoineImpasse de la Bertinière
patrimoineImpasse de la Bosnière
patrimoineImpasse de la Boterie
patrimoineImpasse de la Bourdelière
patrimoineImpasse de la Caverie
patrimoineImpasse de la Chaperie
patrimoineImpasse de la Cointerie
patrimoineImpasse de la Conardière
patrimoineImpasse de la Cour de Presles
patrimoineImpasse de la Druerie
patrimoineImpasse de la Durandière
patrimoineImpasse de la Fainière
patrimoineImpasse de la Ferme du Bourg
patrimoineImpasse de la Fossardière
patrimoineImpasse de la Fosse
patrimoineImpasse de la Grellerie
patrimoineImpasse de la Grincelle
patrimoineImpasse de la Gueslière
patrimoineImpasse de la Haute Bosnière
patrimoineImpasse de la Haute Criquetière
patrimoineImpasse de la Heuzerie
patrimoineImpasse de la Hunière
patrimoineImpasse de la Lamerie
patrimoineImpasse de la Mansardière
patrimoineImpasse de la Mignonnière
patrimoineImpasse de la Moinerie
patrimoineImpasse de la Motte
patrimoineImpasse de la Paragère
patrimoineImpasse de la Petitière
patrimoineImpasse de la Pilière
patrimoineImpasse de la Portière
patrimoineImpasse de la Ribée
patrimoineImpasse de la Rochetière
patrimoineImpasse de la Roseraie
patrimoineImpasse de la Sauvagère
patrimoineImpasse de la Sonardière
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse de la Tallière
patrimoineImpasse de la Tellerie
patrimoineImpasse de la Titelière
patrimoineImpasse de la Triboudière
patrimoineImpasse de la Varinière
patrimoineImpasse de la Vitonnière
patrimoineImpasse de la Vonderie
patrimoineImpasse de l'Épronnière
patrimoineImpasse de l'Hospice
patrimoineImpasse de l'Oblinière
patrimoineImpasse de Maine
patrimoineImpasse de Panvée
patrimoineImpasse de Romilly
patrimoineImpasse des Beaumonts
patrimoineImpasse des Berteries
patrimoineImpasse des Capucines
patrimoineImpasse des Chenevières
natureImpasse des Clos
patrimoineImpasse des Coqs
patrimoineImpasse des Crières
patrimoineImpasse des Écolières
patrimoineImpasse des Fieffes
patrimoineImpasse des Fleurs
patrimoineImpasse des Grippes
patrimoineImpasse des Havetières
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Logettes
patrimoineImpasse des Marguerites
patrimoineImpasse des Tulipes
patrimoineImpasse des Vallées Hébert
patrimoineImpasse de Videfleur
patrimoineImpasse du Bas Cagny
patrimoineImpasse du Boscq
patrimoineImpasse du Botavel
patrimoineImpasse du Boulley Hubert
patrimoineImpasse du Bourg Lottin
patrimoineImpasse du Buscq
patrimoineImpasse du Canal
patrimoineImpasse du Champ aux Femmes
patrimoineImpasse du Hamel
patrimoineImpasse du Hamel au Roy
patrimoineImpasse du Hamel aux Durands
patrimoineImpasse du Muguet
patrimoineImpasse du Petit Cagny
patrimoineImpasse du Petit Vivier
patrimoineImpasse du Pont à l'Écrivain
patrimoineImpasse du Presbytère
patrimoineImpasse du Tripot
patrimoineImpasse du Val de la Rocque
patrimoineImpasse du Vaucornet
patrimoineImpasse Joël Queruel
patrimoinePlace de l'Europe
patrimoinePlace du 13 Août 1944
patrimoinePlace du Canal
patrimoinePlace du Colonel Candau
patrimoinePlace du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place Gaston de Coupigny
patrimoinePlace Henri Morel
patrimoinePlace Pierre Maubant
patrimoinePlace René Jouenne
patrimoinePlace Robert de Presles
patrimoinePlace Thomas Hudson
patrimoineRoute Arthur Guillouet
patrimoineRoute d'Aignaux
patrimoineRoute d'Amboisne
patrimoineRoute d'Anfernel
patrimoineRoute d'Aunay
patrimoineRoute d'Aunay-sur-Odon
patrimoineRoute de Bernières
patrimoineRoute de Bully
patrimoineRoute de Campinots
patrimoineRoute de Canteloup
patrimoineRoute de Carpiquet
patrimoineRoute de Cavignaux
patrimoineRoute de Clairefougère
patrimoineRoute de Condé
patrimoineRoute de Coquard
patrimoineRoute de Courtacon
patrimoineRoute de Courte
patrimoineRoute de Courtoux
patrimoineRoute de Flers
patrimoineRoute de Fresnay
patrimoineRoute de Fréval
patrimoineRoute de Goupillet
patrimoineRoute de Guemonville
patrimoineRoute de la Barbairie
patrimoineRoute de l'Abbaye
patrimoineRoute de la Berthaudière
patrimoineRoute de la Bigne
patrimoineRoute de la Bijude
patrimoineRoute de la Bouillante
patrimoineRoute de la Bretonnière
patrimoineRoute de la Brouillerie
patrimoineRoute de la Caussonerie
patrimoineRoute de la Chapelle Engerbold
patrimoineRoute de la Chasse
patrimoineRoute de la Chenottée
patrimoineRoute de la Colomberie
patrimoineRoute de la Commanderie
patrimoineRoute de la Coquerie
patrimoineRoute de la Cosnonnière
patrimoineRoute de la Costarderie
patrimoineRoute de la Couarde
patrimoineRoute de la Croix aux Lièvres
patrimoineRoute de la Croix Fillette
patrimoineRoute de la Croix Marie
patrimoineRoute de la Doyenne
patrimoineRoute de la Faverie
patrimoineRoute de la Ferronnière
patrimoineRoute de la Fosse
patrimoineRoute de la Garenterie
patrimoineRoute de la Halboudière
patrimoineRoute de la Hamelière
patrimoineRoute de la Houdenguerie
patrimoineRoute de la Jarrière
patrimoineRoute de la Jouberie
patrimoineRoute de la Jouvine
patrimoineRoute de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Route de l'Allière
patrimoineRoute de la Martinière
patrimoineRoute de la Marvindière
patrimoineRoute de la Mauberdière
patrimoineRoute de la Mazure
patrimoineRoute de la Mulotière
patrimoineRoute de la Paverie
patrimoineRoute de la Planquerie
patrimoineRoute de la Poussinière
patrimoineRoute de la Rillerie
patrimoineRoute de la Rufaudière
patrimoineRoute de la Saffrie
patrimoineRoute de Lassy
patrimoineRoute de la Tournée
patrimoineRoute de Montchamp
patrimoineRoute de Montchauvet
patrimoineRoute de Montfroux
patrimoineRoute de Noron
patrimoineRoute de Pavée
patrimoineRoute de Perriers
patrimoineRoute de Plaisance
patrimoineRoute de Pontécoulant
patrimoineRoute de Presles
patrimoineRoute de Presles - Saint-Charles
patrimoineRoute de Rully
patrimoineRoute de Saint-Germain
patrimoineRoute de Saint-Vigor
patrimoineRoute des Bonfaits
patrimoineRoute des Coutures
patrimoineRoute des Ecoublets
patrimoineRoute des Éoliennes
patrimoineRoute des Fosses
patrimoineRoute des Grands Champs
patrimoineRoute de Sieurmoux
patrimoineRoute de Solier
patrimoineRoute de Sourdevalle
patrimoineRoute des Templeries
patrimoineRoute des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Route de Tesson
patrimoineRoute de Tracy
patrimoineRoute de Vaumousse
patrimoineRoute de Vire
patrimoineRoute de Vire-Aunay
patrimoineRoute d'Houssemagne
patrimoineRoute du Bois du Fils
patrimoineRoute du Boulley aux Chats
patrimoineRoute du Brieu
patrimoineRoute du Château de Vassy
patrimoineRoute du Cimetière Britannique
patrimoineRoute du Coisel
patrimoineRoute du Colombier
patrimoineRoute du Halley
patrimoineRoute du Hamelet
patrimoineRoute du Hom
patrimoineRoute du Mesnillet
patrimoineRoute du Parc
patrimoineRoute du Parc Mallouin
patrimoineRoute du Parc Pic
patrimoineRoute du Pont Allière
patrimoineRoute du Pont de la Lande
natureRoute du Pont Esnault
patrimoineRoute du Pont Foucard
patrimoineRoute du Vieux Theil
patrimoineRoute du Vittard
patrimoineRoute du Vivier
patrimoineRoute Gaston de Coupigny
patrimoineRoute Julien Hamel
patrimoineRoute Raymond Dommergue
patrimoineRoute Victor Bertrand
patrimoineRue Alcide Delalande
natureRue Camille Vengeon
patrimoineRue de Caligny
patrimoineRue de la 11e Division Blindée Britannique
patrimoineRue de la Bruyère
patrimoineRue de la Crête
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Grange
patrimoineRue de la Lasserie
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de l'Ancienne Gare
patrimoineRue de l'Ancienne Gendarmerie
patrimoineRue de la Poterie
patrimoineRue de la Prairie
natureRue de la Salle des Fêtes
patrimoineRue de la Tirardière
patrimoineRue de la Tirelière
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de la Vieille Ville
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Équerre
patrimoineRue de l'If
patrimoineRue de Montmargotin
patrimoineRue de Montsecret
patrimoineRue de Saint-Quentin
patrimoineRue des Allaux
patrimoineRue des Chevrettes
patrimoineRue des Clos
patrimoineRue des Croix
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Joncs
patrimoineRue des Landes
natureRue des Lavandières
patrimoineRue des Licoudiens
patrimoineRue des Mares
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Normons
patrimoineRue des Roquets
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue d'Estry
patrimoineRue des Vaux
patrimoineRue de Tinchebray
patrimoineRue du Bois
patrimoineRue du Buisson
patrimoineRue du Canal
patrimoineRue du Chêne
natureRue du Collège
patrimoineRue du Manoir
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Petit Champ
patrimoineRue du Rosaire
patrimoineRue du Vieux Presbytère
patrimoineRue Édouard Sicot
patrimoineRue François Caulet
patrimoineRue Froide
patrimoineRue Joseph Requeut
patrimoineRue Lemonnier
patrimoineRue Lucien Lepainteur
patrimoineRue Marcel Lepage
patrimoineRue Maurice Ballon
patrimoineRue Paul Anquetil
patrimoineRue Pierre Ménochet
patrimoineRue Raymond Legrix
patrimoineRue Roger Dubois
patrimoineRue Saint-Gerbold
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Vieille Rue
patrimoine