Rues de Val d'Arry
121 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Bruyères
patrimoineChemin de Bretagne
patrimoineChemin de Brettevillette
patrimoineChemin de Sallen
patrimoineChemin des Nouillons
patrimoineChemin du Colombier
patrimoineChemin du Lieu Robinet
patrimoineChemin du Prieuré
patrimoineChemin du Val
patrimoineChemin sur le Mont
patrimoineClos Bellandière
patrimoineClos de Caligny
patrimoineClos des Celtes
patrimoineClos des Épis du Vent
patrimoineClos des Peupliers
natureClos des Sources
patrimoineClos du Pont Lattu
patrimoineImpasse Beljambe
patrimoineImpasse de l'Abbé Henri Robine
patrimoineImpasse de la Felière
patrimoineImpasse de la Flaguais
patrimoineImpasse de la Prairie
natureImpasse de l'Étang
natureImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Mandarins
patrimoineImpasse de Tesnières
patrimoineImpasse du Hameau Paris
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Le mot vient du latin molinum, dérivé de mola — la meule, cette lourde pierre ronde qui broie le grain. De la même racine sont nés le verbe moudre, la mouture, le meunier, le moulinet, et jusqu'à nos dents molaires, ces meules de chair qui écrasent la nourriture. Toute une famille de mots pour dire une seule chose : broyer, réduire en poudre. Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de deux mille ans. Le moulin à vent, lui, gagne l'Europe au XIIᵉ siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile de noix et d'olive, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan. Mais le moulin n'a pas vraiment disparu : leurs descendants, les alternateurs des centrales hydroélectriques, tournicotent tout autant pour fournir l'énergie de nos maisons. Ce sont les mêmes principes — la force de l'eau, du vent, transformée en mouvement utile — qui font aujourd'hui tourner nos vies.
Impasse du Roquet
patrimoineImpasse du Soleil
patrimoineImpasse du Val Hébert
patrimoineImpasse la Croix du Mesnil
patrimoineImpasse le Bas des Perrelles
patrimoineImpasse le Haut des Perrelles
patrimoineImpasse le Près Clos
patrimoineImpasse les Coulons
patrimoineImpasse Roty
patrimoineImpasse Saint-Jean-Baptiste
patrimoineImpasse sous le Bois
patrimoineLotissement de Bonnières
patrimoineLotissement des Chardronnets
patrimoinePlace de l'Église
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.Pont d'Houlgate
patrimoineRésidence de la Croix Picard
patrimoineRoute d'Arry
patrimoineRoute de Beljambe
patrimoineRoute de Bougy
patrimoineRoute de Bretagne
patrimoineRoute de Cheux
patrimoineRoute de la Bruyère
patrimoineRoute de la Campagne
patrimoineRoute de Landes
natureRoute de la Vallée
patrimoineRoute de la Vallée de l'Odon
patrimoineRoute de le Locheur
patrimoineRoute de Missy
patrimoineRoute de Monts-en-Bessin
patrimoineRoute de Noyers-Bocage
patrimoineRoute de Parfouru
patrimoineRoute d'Épinay
patrimoineRoute de Sénevière
patrimoineRoute des Pucets
patrimoineRoute des Sablons
patrimoineRoute de Tessel
patrimoineRoute de Tournay
patrimoineRoute de Vendes
patrimoineRoute du Bocage
patrimoineRoute du Douet Banneville
patrimoineRoute du Mesnil
patrimoineRoute du Pont
patrimoineRoute du Rozet
patrimoineRoute Saint-Pierre
patrimoineRue Bellandière
patrimoineRue de Cachy
patrimoineRue de la Cosnardière
patrimoineRue de la Cour d'O
patrimoineRue de la Crête Poussin
patrimoineRue de la Croix Picard
patrimoineRue de la Felière
patrimoineRue de la Flaguais
patrimoineRue de la Montée
patrimoineRue de Landelles
natureRue de la Pigacière
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de le Londet
patrimoineRue de l'Odon
patrimoineRue de Ragny
patrimoineRue des Avettes
patrimoineRue des Canadiens
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Coutures
patrimoineRue des Dentellières
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Forges
patrimoineRue des Gadelles
patrimoineRue des Grands Champs
patrimoineRue des Jâonats
patrimoineRue des Jardins d'eau
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue de Sourdeval
patrimoineRue des Pigeonniers
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Vamôques
patrimoineRue de Villodon
patrimoineRue du 13 Juin 1944
patrimoineRue du Bas de Sourdeval
patrimoineRue du Bourg
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Carrelet
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Domaine du Val
patrimoineRue du Douet Patra
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Petit Village
patrimoineRue du Pont de Houlgatte
patrimoineRue du Relais
patrimoineRue du Val Chesnel
patrimoineRue Froide
patrimoineRue Gustave Flaubert
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineSente aux Lièvres
patrimoine