Rues de Val-d'Arc
106 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aiguebelle Gare
patrimoineAllée de Chaventon
patrimoineAllée d'entre Deux Ponts
patrimoineAllée des Basmonts
patrimoineAllée des Houx
patrimoineAllée du Boiban
patrimoineAllée du Château
patrimoineAutoroute de la Maurienne
patrimoineChemin Bellacha
patrimoineChemin de Charbonière
patrimoineChemin de Chaventon
patrimoineChemin de la Blancherie
patrimoineChemin de la Centrale
patrimoineChemin de la Centrale EDF
patrimoineChemin de la Christine
patrimoineChemin de la Digue
patrimoineChemin de la Goutte d'Or
patrimoineChemin de la Maisonnette
patrimoineChemin de la Motte
patrimoineChemin de la Petite Prairie
natureChemin de la Prévauté
patrimoineChemin de l'Arc
patrimoineChemin de l'Arcandy
patrimoineChemin de l'Epinglette
patrimoineChemin de l'Huilerie
patrimoineChemin de Marlièry
patrimoineChemin de Mollard Vachet
patrimoineChemin de Motte
patrimoineChemin des Althéas
patrimoineChemin des Caroches
patrimoineChemin des Durnières
patrimoineChemin des Lauriers
patrimoineChemin des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Chemin des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin des Muriers
patrimoineChemin des Thuiles
patrimoineChemin des Thuyas
patrimoineChemin des Verneys
patrimoineChemin des Verneys d'en Haut
patrimoineChemin du Bouchet
patrimoineChemin du Canal
patrimoineChemin du Château d'Aiguebelle
patrimoineChemin du Grand Arc
patrimoineChemin du Péry
patrimoineChemin privé
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de la Digue
patrimoineImpasse de la Résidence
patrimoineImpasse de la Vanoise
patrimoineImpasse des Abymes
patrimoineImpasse des Noyers
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse du Châpitre
patrimoineImpasse du Platane
patrimoineImpasse Entre Deux Ponts
patrimoineLotissement entre deux ponts
patrimoineLotissement la Petite Vallée
patrimoineMontée des Durnières
patrimoinePassage des Hirondelles
naturePassage Sainte-Geneviève
patrimoinePassage Saint-Germain
patrimoinePlace Albert Bernard
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace du Souvenir
patrimoinePlace Franchise
patrimoineRoute d’Aiguebelle
patrimoineRoute d'Aiton
patrimoineRoute d'Argentine
patrimoineRoute de Bonvillaret
patrimoineRoute de Chantemerle
patrimoineRoute de Charbonnière
patrimoineRoute de Coisse
patrimoineRoute de la Blancherie
patrimoineRoute de la Digue
patrimoineRoute de la Fabrique
patrimoineRoute de la Groba
patrimoineRoute de la Prevote
patrimoineRoute de Montfort
patrimoineRoute de Montgilbert
patrimoineRoute de Montsapey
patrimoineRoute Départementale 1006
patrimoineRoute des Arcs
patrimoineRoute des Combes
patrimoineRoute du Replat
patrimoineRue Carret
patrimoineRue Charles Girod
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de l’Église
patrimoineRue de l'Hôtel de Ville
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue des Abymes
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Artisans
patrimoineRue des Chevaliers de Malte
patrimoineRue des Communaux
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Fours
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Mont-Cenis
patrimoineRue du Parc
patrimoineRuelle du Péry
patrimoineRue Sainte-Catherine
patrimoineRue Séverin Joseph Meunier
patrimoine