Rues de UP 4.4 Marchaux - Rigney
225 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès Piéton à l'Aire d'Autoroute de Marchaux
patrimoineAire de Besançon Champoux
patrimoineAire de Besançon Marchaux
patrimoineBikeTrial Franc-Comtois
patrimoineChemin de Chaudefontaine
patrimoineChemin de Cromary
patrimoineChemin de Derrière la Ville
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patrimoineChemin de la Croix
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patrimoineChemin de l'Écluse
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patrimoineChemin des Cerisiers
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patrimoineChemin des Fontaines
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patrimoineChemin des Varennes
patrimoineChemin des Vergers
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Tiouze
patrimoineChemin du Barrage
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Clos Savot
patrimoineChemin du Fays
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Muguet
patrimoineChemin du Pautet
patrimoineChemin du Tilleul
natureChemin du Viaduc
patrimoineDomaine de Champoux
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse des Champs Dey
patrimoineImpasse des Charbonniers
patrimoineImpasse des Chenevières
natureImpasse des Contours
patrimoineImpasse des Craies
patrimoineImpasse des Grandes Vignes
natureImpasse des Planches
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse du Canal
patrimoineImpasse du Sentier
patrimoineLa Comtoise
patrimoineLa Têtotte
patrimoineLe Verjoulot
patrimoineLotissement Champs Marius
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace des Lavandières
patrimoinePlace du Souvenir
patrimoinePont des Crasses
patrimoineRoute de Aix-lès-Cromary
patrimoineRoute de Bellevaux
patrimoineRoute de Besançon
patrimoineRoute de Champoux
patrimoineRoute de Cirey
patrimoineRoute de la Craye
patrimoineRoute de la Mairie
patrimoineRoute de Marchaux
patrimoineRoute de Marloz
patrimoineRoute de Moncey
patrimoineRoute de Palise
patrimoineRoute de Pouligney
patrimoineRoute de Rignosot
patrimoineRoute de Rioz
patrimoineRoute des Étangs
natureRoute de Thurey
patrimoineRoute de Valleroy
patrimoineRoute de Vandelans
patrimoineRoute du Grand Pont
patrimoineRue Abel Marlet
patrimoineRue André Fournaud
patrimoineRue Auguste Grange
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Bouloy
patrimoineRue Champ La Paule
patrimoineRue Champ Sera
patrimoineRue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue Côte Villot
patrimoineRue de Bauffremont
patrimoineRue de Besançon
patrimoineRue de Cendrey
patrimoineRue de CHampoux
patrimoineRue de Champs Lavaux
patrimoineRue de Châtillon
patrimoineRue de Chauchot
patrimoineRue de Cromary
patrimoineRue de Flagey
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Bussière
patrimoineRue de la Chazelle
patrimoineRue de la Clairière
patrimoineRue de la Combe Fleurie
patrimoineRue de la Comtesse
patrimoineRue de la Corvée
patrimoineRue de la Craie
patrimoineRue de la Craye
patrimoineRue de la Distillerie
patrimoineRue de la Faïencerie
patrimoineRue de la Ferme
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de la Forge
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Grappe
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Miroiterie
patrimoineRue de l'Amitié
patrimoineRue de la Molle Côte
patrimoineRue de l'Ancien Abreuvoir
patrimoineRue de l'Ancien Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue de l'Angle
patrimoineRue de la Riotte
patrimoineRue de la Rose
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Tuilerie
patrimoineRue de la Vaivre
patrimoineRue de la Vierge
patrimoineRue de l'Écluse
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Hêtre
natureRue de l'Ognon
patrimoineRue de l'Oratoire
patrimoineRue de l'Orée du Bois
patrimoineRue de l'Ume
patrimoineRue de Riotte
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue de Saint-Germain
patrimoineRue des Arcades
patrimoineRue des Argentières
patrimoineRue des Barres
patrimoineRue des Blés d'Or
patrimoineRue des Cazards
patrimoineRue des Chaillots
patrimoineRue des Charmilles
patrimoineRue des Combottes
patrimoinerue des Coquelicots
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Fontaines
patrimoineRue des Fougères
patrimoineRue des Grands Prés
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jardins de Chailluz
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Myottes
patrimoineRue des Néfliers
patrimoineRue des Neuves Granges
patrimoineRue des Noyers
patrimoineRue des Oudots
patrimoineRue des Planches
patrimoineRue des Planchottes
patrimoineRue des Ponts
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Quatre Vents
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue Dessus
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Trois Marcel
patrimoineRue des Tuileries
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue des Verney
patrimoineRue des Vignes
natureRue des Vignottes
patrimoineRue de Vieilley
patrimoineRue du Bois Joli
patrimoineRue du Champ de Foire
patrimoineRue du Champ des Vignes
natureRue du Champ Nouveau
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chatelard
patrimoineRue du Clos
patrimoineRue du Cray
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Fourney
patrimoineRue du Gravier
patrimoineRue du Gueuty
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Lereux
patrimoineRue du Lièvre
patrimoineRue du Lotissement Champ La Paule
patrimoineRue du lotissement Clos Champ La Paule
patrimoineRue du Lotissement Clos Champ La Paule
patrimoineRue du Many
patrimoineRue du Maréchal Moncey
patrimoineRue du Mont Bichoux
patrimoineRue du Quart
patrimoineRue du Roussot
patrimoineRue du Sabotier
patrimoineRue du Sentier
patrimoineRue du Treuil
patrimoineRue du Vernois
patrimoineRue Eugène Pauchard
patrimoineRue Georges Caubert
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Maréchal Moncey
patrimoineRue Principale
patrimoineRue Rouge
patrimoineRue Saint-Justin
patrimoineRue Saint-Martin
patrimoineRue Vieille Vie
patrimoineRue Vignes Barraches
natureSentier découverte du bois de la Grande Côte
patrimoineSentier découverte du Bois de la Grande Côte
patrimoineViaduc de Corcelle
patrimoineVTT Exercices d'Agilité (Trial)
patrimoine