Rues de UP 3.3 Calixte II de Quingey
463 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Campanules
patrimoineAllée des Églantines
patrimoineAllée des Iris
patrimoineAllée des Sauges
patrimoineAux Crais
patrimoineAvenue de la Saline
patrimoineBois Détourné
patrimoineChamp Sous Vigne
natureChaux du Bois
patrimoineChemin aux Bêtes
patrimoineChemin aux Vignes de Bien
natureChemin Bas de Rougeolle
patrimoineChemin Champ Gros
patrimoineChemin Champ Gros Pain
patrimoineChemin ddes Monts de Cessey aux Granges du Fourneau
patrimoineChemin de Baremont
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Besançon à Rurey
patrimoineChemin de Brères Dessous
patrimoineChemin de Champ Brégon
patrimoineChemin de Champs Girard
patrimoineChemin de Chantelibas
patrimoineChemin de Chevanne
patrimoineChemin de Cravaux
patrimoineChemin de Dallouey
patrimoineChemin de Fontaine
patrimoineChemin de Fresse
patrimoineChemin de Galvaux
patrimoineChemin de Grésille
patrimoineChemin de la Bochaille
patrimoineChemin de l'Abreuvoir
patrimoineChemin de la Caillette
patrimoineChemin de la Cascade
patrimoineChemin de la Chaux
patrimoineChemin de la Combe
patrimoineChemin de la Combe au Prost
patrimoineChemin de la Combe Bani
patrimoineChemin de la Combe Faney
patrimoineChemin de la Combe Lambey
patrimoineChemin de la Comtesse
patrimoineChemin de la Creuse
patrimoineChemin de la Fenotte
patrimoineChemin de la Ferme de Buillon
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Forêt de la Chaux
natureChemin de la Forge
patrimoineChemin de la Fougère
patrimoineChemin de la Grande Corvée
patrimoineChemin de la Grande Fin
patrimoineChemin de la Grange du Combat
patrimoineChemin de la Groteille
patrimoineChemin de Lahièr
patrimoineChemin de la Lavière
patrimoineChemin de la Millière
patrimoineChemin de la Parouse
patrimoineChemin de la Prairie
natureChemin de la Riotte
patrimoineChemin de la Traversaine
patrimoineChemin de la Tuilerie
patrimoineChemin de la Vieille Grange
patrimoineChemin de l'École
patrimoineChemin de l'Enclos
patrimoineChemin de l'Entourné
patrimoineChemin de l'Épine
patrimoineChemin de Malpas
patrimoineChemin de Mesmay
patrimoineChemin de Mesmeray
patrimoineChemin de Néprune
patrimoineChemin de Palatine
patrimoineChemin de Reculoz
patrimoineChemin de Remasse
patrimoineChemin de Saint-Renobert
patrimoineChemin des Arbeux
patrimoineChemin de Saumon
patrimoineChemin des Bords de Loue
patrimoineChemin des Bosses
patrimoineChemin des Champs Blonds
patrimoineChemin des Champs de Fourche
patrimoineChemin des Champs Mafraux
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Érables
patrimoineChemin des Essarts
patrimoineChemin des Essarts de la Route
patrimoineChemin des Forges
patrimoineChemin des Fourniers
patrimoineChemin des Fresses
patrimoineChemin des Gadouires
patrimoineChemin des Grands Prés
patrimoineChemin des Longues Rayes
patrimoineChemin des Mollués
patrimoineChemin des Monfordes
patrimoineChemin des Mûriers
patrimoineChemin de Sous les Haies
patrimoineChemin de Sous Moyle
patrimoineChemin des Pièces
patrimoineChemin des Planches du Dessus
patrimoineChemin des Prélots
patrimoineChemin des Prés
patrimoineChemin des Prés du Ranchot
patrimoineChemin des Raquenailles
patrimoineChemin des Ronchottes
patrimoineChemin des Routes
patrimoineChemin des Vergers Charmet
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Traverse
patrimoineChemin de Traverse du Chouzelot
patrimoineChemin de Vauthiau
patrimoineChemin de Villars
patrimoineChemin de Voitey
patrimoineChemin du Bas
patrimoineChemin du Bas de Chirey
patrimoineChemin du Bas des Combes
patrimoineChemin du Billard
patrimoineChemin du Bois de la Grande Côte
patrimoineChemin du Bois du Baron
patrimoineChemin du Bout d'Amont
patrimoineChemin du Carron
patrimoineChemin du Chalet
patrimoineChemin du Chalet d'Arguel
patrimoineChemin du Château d'Arc
patrimoineChemin du Château de Roche
patrimoineChemin du Clos Gredely
patrimoineChemin du Craquelin
patrimoineChemin du Crotot
patrimoineChemin du Dauphiné
patrimoineChemin du Dessus du Geai
patrimoineChemin du Gouffre
patrimoineChemin du Grand Saunier
patrimoineChemin du Lieu Dieu
patrimoineChemin du Lison
patrimoineChemin du Mont
patrimoineChemin du Montailloux
patrimoineChemin du Mont de Ronchaux
patrimoineChemin du Mont Petrus
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin de Bellerive
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pin
patrimoineChemin du Postulant
patrimoineChemin du Pré du Bief
patrimoineChemin du Réré
patrimoineChemin du Sentier
patrimoineChemin du Tartre
patrimoineChemin du Vieux Château
patrimoineChemin du Vignoble
patrimoineChemin Foireux
patrimoineChemin la Grande Plaine
patrimoineChemin Neuf
patrimoineChemin Sous la Grande Vigne
natureChemin sous les Vignes
natureChemin Sur les Curtils
patrimoineCombe au Clerc
patrimoineCombe Poirier
patrimoineCorvée de Malpas
patrimoineFaubourg Saint-Anne
patrimoineGrande Rue
patrimoineGrand'Rue
patrimoineImpasse Combe Marin
patrimoineImpasse Couteret
patrimoineImpasse de la Curé
patrimoineImpasse de l'Aiguille
patrimoineImpasse de la Scabieuse
patrimoineImpasse de Miville
patrimoineImpasse des Alliés
patrimoineImpasse des Barberottes
patrimoineImpasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Émiguettes
patrimoineImpasse des Granges
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Noyers
patrimoineImpasse de Sombaval
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse des Vignes Dessous
natureImpasse du Champ Bernard
patrimoineImpasse du Chanoine
patrimoineImpasse du Charron
patrimoineImpasse du Monument
patrimoineImpasse du Mottier
patrimoineImpasse du Pré de la Motte
patrimoineImpasse du Puits
patrimoineImpasse du Tombois
patrimoineImpasse du Verger
patrimoineImpasse Fontaine
patrimoineImpasse Les Pièces
patrimoineImpasse Mathey Doret
patrimoineImpasse Sauveur
patrimoineImpasse Tisserand
patrimoineLe Martinet
patrimoineLes Arbeux
patrimoineLes Chemins des Planches
patrimoineLes Promenades
patrimoineLotissement de l'Échelotte
patrimoineLotissement Les Planches
patrimoineLotissement les Saules
patrimoinePassage de l'École
patrimoinePassage du Sonneur
patrimoinePlace Auguste Besançon
patrimoinePlace Belle Eau
patrimoinePlace d'Armes
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Marronniers
patrimoinePlace des Rives de la Loue
patrimoinePlace Saint-Étienne
patrimoinePlanches du Montgardot
patrimoinePont de Fer
patrimoinePont de Pierre
patrimoinePont de Reculot
patrimoinePont de Roz
patrimoinePont du Moulin d'Arenthon
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Prés de l'Étang
natureRoute de Besançon
patrimoineRoute de Brères
patrimoineRoute de Breux
patrimoineRoute de Busy
patrimoineRoute de By
patrimoineRoute de Byans
patrimoineRoute de Cessey
patrimoineRoute de Charnay
patrimoineRoute de Chay
patrimoineRoute de Fourg
patrimoineRoute de Jouffroy d'Abbans
patrimoineRoute de la Chapelle
patrimoineRoute de la Grotte
patrimoineRoute de la Saline
patrimoineRoute de Lyon
patrimoineRoute d'Epeugney
patrimoineRoute de Quingey
patrimoineRoute de Rans
patrimoineRoute de Rennes
patrimoineRoute de Routelle
patrimoineRoute de Samson
patrimoineRoute des Fontaines
patrimoineRoute des Grottes
patrimoineRoute des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Route de Torpes
patrimoineRoute de Villars
patrimoineRoute d'Ornans
patrimoineRoute du Bras
patrimoineRoute du Châtelard
patrimoineRoute du Jura
patrimoineRoute du Mont Gardot
patrimoineRoute du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Pont
patrimoineRoute du Val
patrimoineRoute du Village
patrimoineRoute Forestière du Défois
patrimoineRoute Forestière Guy Gloriod
patrimoineRoute Nationale
patrimoineRue Albert 1er
patrimoineRue au Maire
patrimoineRue Aux Chouettes
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Calixte II
patrimoineRue Chaillolet
patrimoineRue Charles Belle
patrimoineRue Charles Dornier
patrimoineRue Charles Prillard
patrimoineRue Château Grillot
patrimoineRue Combe Tollin
patrimoineRue de Bartherans
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Besançon
patrimoineRue de Bourg-Sec
patrimoineRue de Buffard
patrimoineRue de Busy
patrimoineRue de Dole
patrimoineRue de la Bergère
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Burgonde
patrimoineRue de la Carrière
patrimoineRue de la Chaux
patrimoineRue de la Combe
patrimoineRue de la Corvée
patrimoineRue de la Cude
patrimoineRue de la Cure
patrimoineRue de la Doumange
patrimoineRue de la Fin du Milieu
patrimoineRue de la Fonderie
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Forge
patrimoineRue de la Fourotelle
patrimoineRue de la Fourquette
patrimoineRue de la Fromagerie
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Grande Fontaine
patrimoineRue de la Grande Vye
patrimoineRue de la Grotte
patrimoineRue de la Jonchère
patrimoineRue de la Laiterie
patrimoineRue de la Lanternière
patrimoineRue de la Lavandière
patrimoineRue de la Levée
patrimoineRue de la Louvotiére
patrimoineRue de la Lue
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Mal-Tournée
patrimoineRue de la Maridelle
patrimoineRue de la Messe
patrimoineRue de l'Ancienne Fontaine
patrimoineRue de la Nésillière
patrimoineRue de la Parouse
patrimoineRue de la Pépinière
patrimoineRue de la Pérouse
patrimoineRue de la Perrière
patrimoineRue de la Place
patrimoineRue de la Planchotte
patrimoineRue de la Prairie
natureRue de la Providence
patrimoineRue de l'Arboretum
patrimoineRue de la Ruotte
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de la Vieille Barque
patrimoineRue de la Vierge
patrimoineRue de Layer
patrimoineRue de l'Écluse
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Epaule
patrimoineRue de l'Esparcette
patrimoineRue de l'Espérance
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Isle
patrimoineRue d'Entre Deux Villes
patrimoineRue de Pérouse
patrimoineRue de Perrouse
patrimoineRue de Pointvillers
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue de Sainte-Nicole
patrimoineRue des Angles
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Bons Enfants
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Chailles
patrimoineRue des Champs Limbas
patrimoineRue des Charrières
patrimoineRue des Chazeaux
patrimoineRue des Combes
patrimoineRue des Combes Marins
patrimoineRue des Communaux
patrimoineRue des Coulets
patrimoineRue des Cras
patrimoineRue des Creux Boulis
patrimoineRue des Dolines
patrimoineRue des Épines Vinettes
patrimoineRue des Essarts
patrimoineRue des Favorges
patrimoineRue des Forges
patrimoineRue des Fossés
patrimoineRue des Gabelous
patrimoineRue des Genevriers
patrimoineRue des Génévriers
patrimoineRue des Graduations
patrimoineRue des Grands Prés
patrimoineRue des Grands Terreaux
patrimoineRue des Grands Vergers
patrimoineRue des Granges
patrimoineRue des Granges Mathieu
patrimoineRue des Huit Aviateurs
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Marnières
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Murailles Neuves
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Palouses
patrimoineRue des Perrières
patrimoineRue des Petits Terreaux
patrimoineRue des Pies Gris
patrimoineRue des Planches
patrimoineRue des Promenades
patrimoineRue des Roches
patrimoineRue des Salines
patrimoineRue des Sauniers
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue des Tanneries
patrimoineRue des Terroux
patrimoineRue des Tilles
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Topes
patrimoineRue des Tuileries
patrimoineRue des Vallières
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue des Vignes
natureRue de Travers
patrimoineRue de Traverse
patrimoineRue de Vaucenous
patrimoineRue de Ville
patrimoineRue du Bas
patrimoineRue du Bois Joli
patrimoineRue du Bourg
patrimoineRue du Canton d'Aval
patrimoineRue du Centre Bourg
patrimoineRue du Cerisier
patrimoineRue du Chalet
patrimoineRue du Champ de Foire
patrimoineRue du Champ de la Croix
patrimoineRue du Champs de la Raye
patrimoineRue du Charmille
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chatelot
patrimoineRue du Chaurmont
patrimoineRue du Chazal
patrimoineRue du Chemin Blanc
patrimoineRue du Clos
patrimoineRue du Colombier
patrimoineRue du Deffois
patrimoineRue du Fer à Cheval
patrimoineRue du Foitey
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Frêne
patrimoineRue du Gey
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Mont
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin Toussaint
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Georges Colomb
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patrimoineRue sur la Roche
patrimoineRue Sur La Roche
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Vincent
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patrimoineVoie des salines
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