Rues de UP 10.3 Passavent - Corre - Jonvelle
218 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Balladine
patrimoineCharrière de la Vignotte
patrimoineCharrière de Vougécourt
patrimoineCharrière du Bas
patrimoineCharrière Mariotte
patrimoineChemin de Demangevelle à Frisémont
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Nava
patrimoineChemin de la Quincenne
patrimoineChemin de la Vinée
patrimoineChemin des Blochers
patrimoineChemin des Cordes
patrimoineChemin de Seroux
patrimoineChemin des Grands Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Osiers
patrimoineChemin des Ronds Champs
patrimoineChemin des Sources
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin d'Exploitation Forestiére
patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin du Chanissieux
patrimoineChemin du Cotet
patrimoineChemin du Hay
patrimoineChemin du Morillon
patrimoineChemin du Petit Vennot
patrimoineChemin du Pré Voilleron
patrimoineChemin du Trot
patrimoineChemin Neuf
patrimoineChemin Saint-Valbert
patrimoineFaubourg Louis Boulanger
patrimoineFaubourg Sainte-Croix
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de la Saône
patrimoineImpasse des Ceugnots
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Roches
patrimoineImpasse des Ronds Champs
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Pont
patrimoineImpasse du Port
patrimoineImpasse du Puisard
patrimoineImpasse du Sentier
patrimoineImpasse Saint-Genêt
patrimoineImpasse sous la Ville
patrimoineLa Ferme
patrimoineLa Grange des Champs
patrimoineLa Ruelle
patrimoineLa Verrerie de Selles
patrimoineLe Frisemont
patrimoineLe Pré Saônier
patrimoineLigne de Jussey à Darnieulles - Uxegney
patrimoineLotissement de l'Épinotte
patrimoineLotissement les Fleurs
patrimoineMartinvelle à Passavant
patrimoinePassage des Bleuets
patrimoinePetite Charrière
patrimoinePlace de la Fontaine
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Place Dieu
patrimoinePlace du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place du Petit Magny
patrimoinePlace Gaston Guyot
patrimoinePlace Jeanne d'Arc
patrimoinePlace Raymond Senillé
patrimoinePont de Devez
patrimoinePont Tournant sur le Canal de l'Est
patrimoineRoute d'Amance
patrimoineRoute de Bourbévelle
patrimoineRoute de Bourbonne
patrimoineRoute de Claudon
patrimoineRoute de Jonvelle
patrimoineRoute de la Basse Vaivre
patrimoineRoute de la Poussinière
patrimoineRoute de Montcourt
patrimoineRoute de Passavant
patrimoineRoute de Saponcourt
patrimoineRoute de Selles
patrimoineRoute de Vittel
patrimoineRoute d'Ormoy
patrimoineRoute du Barrage
patrimoineRue Abbé Descourvières
patrimoineRue André Monneret
patrimoineRue André Parisse
patrimoineRue Antoine Lumière
patrimoineRue Aux Pêcheurs
patrimoineRue Bernard Froeliger
patrimoineRue Brocherey
patrimoineRue Campredon
patrimoineRue Charrière des Fosses
patrimoineRue Couelle
patrimoineRue Dame Jeannotte
patrimoineRue Débauchée
patrimoineRue de Champcey
patrimoineRue de Chavanne
patrimoineRue de Dijon
patrimoineRue de Jonvelle
patrimoineRue de la Brasserie
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Charlotte
patrimoineRue de la Charrière
patrimoineRue de la Corvée
patrimoineRue de la Cote Villon
patrimoineRue de la Cure
patrimoineRue de l'Adjoint
patrimoineRue de la Filature
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Forge
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Grande Fontaine
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Morteau
patrimoineRue de la Nava
patrimoineRue de la Plante
patrimoineRue de la Pompe
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Poterne
patrimoineRue de la Rochère
patrimoineRue de la Scierie
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de la Tuilerie
patrimoineRue de la Tuilerie Montchanin
patrimoineRue de la Verrerie
patrimoineRue de la Vigne
natureRue de la Vigne des Crais
natureRue de la Violette
patrimoineRue de la Voge
patrimoineRue de la Volmaire
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Pont du Bois
patrimoineRue de Prêle
patrimoineRue de Raincourt
patrimoineRue de Regnévelle
patrimoineRue Derrière le Château
patrimoineRue des Auquaires
patrimoineRue des Canes
patrimoineRue des Cannes
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Champs Carnaux
patrimoineRue des Chènevières
natureRue des Coeurdassier
patrimoineRue des Creuses
patrimoineRue des Croisettes
patrimoineRue de Selles
patrimoineRue des Entes
patrimoineRue des Forges
patrimoineRue des Forges en Haut
patrimoineRue des Grandes Bergères
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Marronniers
patrimoineRue des Mays Brochot
patrimoineRue des Montants
patrimoineRue des Montgenets
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Potiers
patrimoineRue des Prés Verney
patrimoineRue des Ronds Champs
patrimoineRue Dessous
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Vergers
patrimoineRue des Verriers
patrimoineRue des Vosges
patrimoineRue de Vougécourt
patrimoineRue du Bas
patrimoineRue du Bois d'Ageot
patrimoineRue du Bois de la Main
patrimoineRue du Bourg
patrimoineRue du Canal
patrimoineRue du Champ de Foire
patrimoineRue du Champ le Saint
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Côney
patrimoineRue du Cornot
patrimoineRue du Crais Martinot
patrimoineRue du Dessus
patrimoineRue du Grillon
patrimoineRue du Marchemont
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Paradis
patrimoineRue du Pâteux
patrimoineRue du Pâtis
patrimoineRue du Petit Mont
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Pot Clair
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Rougeot
patrimoineRue du Sorveux
patrimoineRue du Tremblay
patrimoineRue Émile Hauviller
patrimoineRue Fernand Galmiche
patrimoineRue Georges Humbert
patrimoineRue Henri Fleisch
patrimoineRue Jardinot
patrimoineRue Jean Monasson
patrimoineRue Jeoffroy
patrimoineRue Mafioli
patrimoineRue Maurice Boulanger
patrimoineRue Mauvaise
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Pierre Billecard
patrimoineRue Principale
patrimoineRue Raymond Bertrand
patrimoineRue Royale
patrimoineRue Saint-Antoine
patrimoineRue Saint-Isidore
patrimoineRue Saint-Nicolas
patrimoineRue Saint-Pierre
patrimoineRue Traversière
patrimoineRue Veille
patrimoineSentier du Pré Au Prêtre
patrimoineVoie Communale de Bousseraucourt à Regnévelle
patrimoineVoie Communale de Martinvelle à Passavant par le Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Voie d'Aisey
patrimoine