Rues de UP 10.1 Pays de Vauvillers
195 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Ancien Chemin de la Charrière
patrimoineCharrière Vallory
patrimoineChemin aux Cailloux
patrimoineChemin d’Anchenoncourt
patrimoineChemin de Bézinvelle
patrimoineChemin de Briscou
patrimoineChemin de Clairefontaine à Anchenoncourt
patrimoineChemin de Crottes de Brebis
patrimoineChemin de derrière les Vignes
natureChemin de Halage
patrimoineChemin de la Fosse Savoux
patrimoineChemin de la Garonne
patrimoineChemin de la Maladière
patrimoineChemin de la Planchotte
patrimoineChemin de la Prauduc
patrimoineChemin de la Quiquengrogne à Gruey-lès-Surance
patrimoineChemin de la Tranchée Grandjean
patrimoineChemin de la Tuilerie
patrimoineChemin de la Vignotte
patrimoineChemin de l'Écluse
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de Polaincourt
patrimoineChemin des Carrières
patrimoineChemin des Champs Beaux
patrimoineChemin des Grandes Raies
patrimoineChemin des Machinveaux
patrimoineChemin des Maizes
patrimoineChemin des Mougeules
patrimoineChemin des Petits Communaux
patrimoineChemin des Prés sous-la-Ville
patrimoineChemin des Prieurs
patrimoineChemin des Rançonnières
patrimoineChemin des Réserves
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin des Vignes Cantot
natureChemin de Veau de Chaney
patrimoineChemin du Champ du Rang
patrimoineChemin du Jard
patrimoineChemin du Mont Joyant
patrimoineChemin du Moulin Rouge
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Thierion
patrimoineChemin du Tillon
patrimoineChemin la Vaux Cloux
patrimoineChemin le Petit Bois
patrimoineEspace Quentin
patrimoineGrande Rue
patrimoineGranges Grillot
patrimoineGranges Jean Mourey
patrimoineHameau du Morillon
patrimoineImpasse de la Goulotte
patrimoineImpasse des Hanchuttes
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Saules
patrimoineImpasse sur la Herselle
patrimoineImpasse Vaux Volant
patrimoineLa Forge
patrimoineLe Peu d'Aquet
patrimoineLes Grandes Haies
patrimoineLotissement Aux Corvées
patrimoineLotissement du Blandinbois
patrimoineLotissement du Cratey
patrimoinePlace de la Grande Fontaine
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Fontaines
patrimoinePlace d'Onormont
patrimoinePlace du Bailli
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace du Vieux Puits
patrimoineRoute d'Alaincourt
patrimoineRoute d'Anchenoncourt
patrimoineRoute de Betoncourt
patrimoineRoute de Clairefontaine
patrimoineRoute de Cuve
patrimoineRoute de la Forge
patrimoineRoute de Melincourt
patrimoineRoute de Montdoré
patrimoineRoute d'Épinal
patrimoineRoute de Polaincourt
patrimoineRoute de Saint-Loup
patrimoineRoute de Saint-Roch
patrimoineRoute de Saponcourt
patrimoineRoute des Vosges
patrimoineRoute de Vauvillers
patrimoineRoute du Champ Jacquerey
patrimoineRoute du Chanois
patrimoineRoute du Chenimont
patrimoineRoute du Peu d'Acquêt
patrimoineRue Bertrand Foliguet
patrimoineRue Charrière du Loup
patrimoineRue Charrières des Vergers
patrimoineRue Claude Dubuisson
patrimoineRue Clément Thomassin
patrimoineRue de Betoncourt
patrimoineRue de Bétoncourt
patrimoineRue de Fontenois la Ville
patrimoineRue de Fontenoy
patrimoineRue de l'Abbé Lambert
patrimoineRue de la Charrière
patrimoineRue de la Clé des Champs
patrimoineRue de la Faïencerie
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Grande Charrière
patrimoineRue de la Grande Fontaine
patrimoineRue de la Harpe
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Maison de Justice
patrimoineRue de la Maladière
patrimoineRue de la Noue Mourot
patrimoineRue de la Petite Charrière
patrimoineRue de la Rigole
patrimoineRue de la Traverse
patrimoineRue de la Valotte
patrimoineRue de la Vaux Pinot
patrimoineRue de la Vierge
patrimoineRue de la Vignotte
patrimoineRue de la Voie Romaine
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Épine
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue des Bons Amis
patrimoineRue des Bouilleurs
patrimoineRue des Bretons
patrimoineRue des Deux Frères
patrimoineRue des Fermes
patrimoineRue des Fontaines Fleuries
patrimoineRue des Hortensias
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Petits Clous
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Tanneurs
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Vignes
natureRue du Binveau
patrimoineRue du Bouvot
patrimoineRue du Breuilleromont
patrimoineRue du C.E.G
patrimoineRue du Châlet
patrimoineRue du Chanois
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chatelet
patrimoineRue du Clos
patrimoineRue du Coucou
patrimoineRue du Craie
patrimoineRue du Cratey
patrimoineRue du Docteur Fournier
patrimoineRue du Faubourg
patrimoineRue du Général Marcot
patrimoineRue du Gros Chêne
natureRue du Jard
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Lotissement des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue du Lotissement du Blandinbois
patrimoineRue du Marronnier
patrimoineRue du Pautet
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Pont de Pierre
patrimoineRue du Pont du Bois
patrimoineRue du Pré Colelle
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Soleil Levant
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Tezin
patrimoineRue du Tilleul
natureRue du Versailles
patrimoineRue du Vieux Château
patrimoineRue du Vigneron
natureRue du Vignoble
patrimoineRue Émile Rigal
patrimoineRue Entre Les Deux Voies
patrimoineRue Eugène Revillou
patrimoineRue Genevoix
patrimoineRue Jean Claude Sommier
patrimoineRue Jules Bailly
patrimoineRue Lâchait
patrimoineRue Léon Graves
patrimoineRuelle de Chenevry
natureRuelle de la Fontaine
patrimoineRuelle des halles
patrimoineRuelle des Halles
patrimoineRuelle des Roulottes
patrimoineRuelle du Breuilla
patrimoineRue Mastreich
patrimoineRue Moulin Rubis
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Nicolas Bourgogne
patrimoineRue Nicolas Cordier
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineRue Saint-Isidore
patrimoineRue Saint-Nicolas
patrimoineTranchée de Gruey
patrimoineVoie du Tram
patrimoine