Rues de Tresserve
73 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Daniel Rops
patrimoineAllée des Panoramas
patrimoineAllée du Champ de Bois
patrimoineAllée Elvire
patrimoineAllée Graziella
patrimoineAllée Laurence
patrimoineAllée Raphaël
patrimoineAllée Verte
patrimoineAvenue de Tresserve
patrimoineAvenue du Petit Port
patrimoineAvenue Verte Nord de Chambéry
patrimoineBord du Lac
patrimoineBoulevard du Docteur Jean Charcot
patrimoineBoulevard Jean Charcot
patrimoineBoulevard Lepic
patrimoineChemin de Belledonne
patrimoineChemin de Coëtan
patrimoineChemin de la Combe
patrimoineChemin de la Laitière
patrimoineChemin de l'Allemande
patrimoineChemin de la Thiébaude
patrimoineChemin de la Tour
patrimoineChemin de l'Observatoire
patrimoineChemin de Milly
patrimoineChemin de Pierre Morte
patrimoineChemin des Cavaliers
patrimoineChemin des Cochets
patrimoineChemin des Fortiers
patrimoineChemin des Liquines
patrimoineChemin des Maraîchers
patrimoineChemin des Mollières
patrimoineChemin des Primevères
patrimoineChemin des Pringets
patrimoineChemin des Rousses
patrimoineChemin des Viollets
patrimoineChemin d'Hugo
patrimoineChemin du Grumeau
patrimoineChemin du Lac
patrimoineChemin du Parc
patrimoineChemin du Poète
patrimoineChemin Sous-le-Bois
patrimoineClos de l'Observatoire
patrimoineClos des Lombardets
patrimoineClos des Mésanges
patrimoineClos des Vignes
natureImpasse de la Cascade
patrimoineImpasse de la Tour
patrimoineImpasse des Capucines
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Fleurs
patrimoineImpasse des Fruits
patrimoineImpasse des Maraîchers
patrimoineImpasse des Prés
patrimoineImpasse des Pringets
patrimoineImpasse Jean Charcot
patrimoineImpasse Jocelyn
patrimoineImpasse Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Impasse Sur Mare
patrimoineLa Roseraie
patrimoineLa Vie du Chêne
natureLes Hauts de Tresserve
patrimoineLotissement de Belledonne
patrimoineMontée de la Reine Victoria
patrimoineMontée des Lombardets
patrimoineMontée de Tresserve
patrimoinePromenade de la Reine Victoria
patrimoineRésidence Beau Soleil
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue Général Férrié
patrimoineRue Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue les Hauts de Tresserve
patrimoineRue Pierre Favre
patrimoineVoie Verte du Lac du Bourget
patrimoine