Rues de Toury
79 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée du Luteau
patrimoineAllée Gaston Couté
patrimoineAllée Julien Mercier
patrimoineAllée Saint-Martin
patrimoineAvenue d'Armonville
patrimoineAvenue de la Borde
patrimoineAvenue de la Chapelle
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Sucrerie
patrimoineAvenue de Saint-Peravy
patrimoineAvenue du Carrouge
patrimoineAvenue du Docteur Mathet
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue du Pavillon
patrimoineAvenue du Pressoir
patrimoineAvenue Louis le Gros
patrimoineAvenue Maupertuis
patrimoineBoulevard du Couvent
patrimoineChemin du Télégraphe
patrimoineClos des Sentinelles
patrimoineCour Gallard
patrimoineImpasse Paul Decauville
patrimoineImpasse Saint-Louis
patrimoineLe Petit Boissay
patrimoinePlace Bleriot
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Place du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Place du Jeu de Paume
patrimoinePlace Suger
patrimoineRampe du Pont
patrimoineRésidence Saint-Blaise
patrimoineRoute de Janville
patrimoineRoute de Teillay
patrimoineRoute du Luteau
patrimoineRue Arthur Lambert
patrimoineRue aux Daims
patrimoineRue Bleriot
patrimoineRue de Boissay
patrimoineRue de l'Abbaye Saint-Denis
patrimoineRue de la Belle Arrivée
patrimoineRue de la Croix Auger
patrimoineRue de la Croix Saint-Jacques
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Maladrerie
patrimoineRue de la Plaine
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Esperon
patrimoineRue de Pithiviers
patrimoineRue des Casernes
patrimoineRue des Franchises
patrimoineRue des Hortensias
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Rosiers
patrimoineRue des Sentinelles
patrimoineRue de Tivernon
patrimoineRue du Bois de la Perche
patrimoineRue du Canon
patrimoineRue du Cerf
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Dix Neuf Mars 1962
patrimoineRue du Docteur Marcel Piquard
patrimoineRue du Huit Mai 1945
patrimoineRue du Nord
patrimoineRue du Onze Novembre 1918
patrimoineRue du Plat d'Étain
patrimoineRue du Renard
patrimoineRue du Vert Galant
patrimoineRue Gondrelier
patrimoineRue Jean Feugereux
patrimoineRue Jean Monnet
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Nationale
patrimoineRue Saint-Jacques
patrimoineSentier du Télégraphe
patrimoineSquare des Peupliers
nature